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Thread: "Monsieur Croche"

  1. #1
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    "Monsieur Croche"

    En ouvrant ce fil, je ne fais que tenir la "promesse" que j'ai risquée au post 62 de celui intitulé "Frodo Delius, the bad guy", section "Compositeurs" ().

    En puisqu'il faut un commencement à tout, je l'inaugure avec ce compte rendu de concert rédigé par Debussy le 1er juin 1901 dans "La Revue blanche" (ce n'est peut-être pas ce qu'il a écrit de plus "fracassant", mais c'est déjà très caractéristique de sa manière et "ça met dans l'ambiance") :


    "Le dimanche 19 mai, il faisait un soleil outrecuidant et irrésistible qui semblait narguer toute tentative d'entendre n'importe quelle musique. L'Orchestre philharmonique de Berlin, sous la direction de M. A. Nikisch, en profita pour donner son premier concert. J'espère que le bon Dieu me pardonnera d'avoir menti à mes résolutions et que d'autres, plus heureux, auront rendu hommage à l'herbe qu'il dispense généralement aux peaux de saucisson et aux dénouements logiques des idylles.

    Tout ce que Paris compte d'oreilles fameuses et attentives était là, les étranges et chères madames surtout ! C'est le meilleur des «bon public» à qui sait s'en servir; il suffit presque d'une attitude élégante ou d'une mèche de cheveux romanesquement tourmentée pour s'en assurer l'enthousiasme.

    M. A. Nikisch a l'attitude et la mèche, il y joint heureusement de plus sérieuses qualités; en outre, son orchestre est merveilleusement discipliné, on se sent en présence de gens qui ne se préoccupent que de faire sérieusement de la musique; ils sont graves et simples, comme les personnages d'une primitive fresque... c'est d'une rareté touchante.

    M. Nikisch est un virtuose incomparable; il apparaît même que sa virtuosité lui fait oublier ce que l'on doit au bon goût ! J'en prendrai un exemple dans son exécution de l'ouverture du Tannhäuser, où il oblige les trombones à des «ports de voix» dignes, tout au plus, de la grosse dame chargée de la sentimentalité au Casino de Suresnes, et où il fait surgir les cors à des endroits où rien ne les désignait spécialement à l'attention. Ce sont là des «effets» sans cause bien appréciable et qui étonnent du musicien averti qu'est M. A. Nikisch partout ailleurs. Avant cela, il avait prouvé la rareté de ses dons dans les équipées de Till Eulenspiegel, de Richard Strauss. Ce morceau ressemble à «Une heure de musique nouvelle chez les fous» : des clarinettes y décrivent des trajectoires éperdues, des trompettes y sont à jamais bouchées, et les cors, prévenant un éternuement latent, se dépêchent de leur répondre poliment : «À vos souhaits»; une grosse caisse fait des «boum-boum» qui semblent souligner le coup de pied des clowns; on a envie de rire aux éclats ou de hurler à la mort, et l'on s'étonne de retrouver les choses à leur place habituelle; car si les contrebasses soufflaient à travers leur archet, si les trombones frottaient leurs cylindres d'un archet imaginaire et si l'on retrouvait M. Nikisch assis sur les genoux d'une ouvreuse, il n'y aurait là rien d'extraordinaire. Cela n'empêche nullement que ce morceau ne soit génial par certains côtés, et d'abord par sa prodigieuse sûreté orchestrale et de mouvement frénétique, qui nous emporte du commencement à la fin et nous oblige à passer par toutes les équipées du héros. M. Nikisch en a dirigé l'ordonnance tumultueuse avec un sang-froid merveilleux et l'ovation qui les saluait, lui et son orchestre, était on ne peut plus justifiée.

    On ne sait plus qu'inventer pour déformer la symphonie en ut mineur de Beethoven. M. Nikisch en a restitué quelques parties de beauté oubliées. Pendant l'exécution de la symphonie inachevée de Schubert, un vol de moineaux s'était abattu aux fenêtres du Cirque et s'est livré à un pépiage qui n'était pas sans agrément. M. Nikisch a eu le bon goût de ne pas demander que l'on fît sortir ces irrespectueux mélomanes, ivres d'azur probablement; peut-être n'étaient-ils qu'une innocente critique contre cette symphonie qui ne peut se décider, une fois pour toutes, à être inachevée..."

    ()

    Jacques


  2. #2
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    Voilà qui commence très bien !
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  3. #3
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    C'est petit bras comparé à cette citation de Claudel (lettre à André Suarès) - je viens de la découvrir, je m'en voudrais de ne pas la partager:

    "Autant j’aime Tannhäuser [...], autant les braiements de ce grand âne de Tristan qui s’imagine trouver le paradis de Schopenhauer entre les bras de son gros édredon d’Isolde me sont insupportables."

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  4. #4
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    Wagner se prêterait-il à la caricature de la part de welches malintentionnés?
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  5. #5
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    D'après des sources fiables, Claudel est né à Villeneuve-sur-Fère, ça en fait un welche de l'ouest - très à l'ouest - non?

    Allons bon: on est déjà en train de polluer le fil de Jacques
    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  6. #6
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    tout ce qui est à l'ouest de la ligne bleue des Vosges, et une partie de ce qui est à l'est, est welche
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  7. #7
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    Ainsi donc les welches ont essaimé à l'insu de tous. D'où l'expression anglaise "Welche done!" quand une action osée a été particulièrement réussie.
    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  8. #8
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    Suite des réjouissances debussystes:

    "La Société des Grandes Auditions de France ne m’a pas admis à l’honneur d’entendre l’exécution de Parsifal qu’elle vient de donner au Nouveau-Théâtre par les soins de M. Alfred Cortot. M. Cortot est le chef d’orchestre français qui a le mieux profité de la pantomime habituelle aux chefs d’orchestre allemands... Il a la mèche de Nikisch (celui-ci est d’ailleurs Hongrois) et cette mèche est attachante au dernier point par le mouvement passionné qui l’agite à la moindre nuance... Voici qu’elle tombe mélancolique et lassée aux endroits de douceur, de façon à intercepter toute communication entre M. Cortot et l’orchestre... puis voici qu’elle se relève fièrement aux endroits belliqueux... à ce moment M. Cortot avance sur l’orchestre et pointe un menaçant bâton, ainsi que font les « Banderilleros » lorsqu’ils veulent déconcerter le taureau... (Les musiciens d’orchestre ont un sang-froid de Groënlandais, ils en ont vu bien d’autres). Comme Weingartner, il se penche affectueusement sur les premiers violons en leur murmurant d’intimes confidences ; se retourne vers les trombones, les objurgue d’un geste dont l’éloquence peut se traduire ainsi : « Allons, mes enfants, du nerf ! Tâchez d’être plus trombones que nature », et les trombones dociles avalent consciencieusement leurs cylindres.
    "Il est juste d’ajouter que M. Cortot connaît Wagner dans ses moindres replis et qu’il est parfait musicien. Il est jeune, son amour de la musique est très désintéressé ; voilà assez de raisons pour ne pas lui tenir rigueur de gestes plus décoratifs qu’utiles."

    Cette volonté de ne pas voir les chefs se donner en spectacle inutilement doit expliquer pourquoi Debussy s'est particulièrement bien entendu avec Monteux ou Toscanini.
    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  9. #9
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    "grand chef, petits gestes, grands gestes, petit chef", disent d'aucuns...
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  10. #10
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    ou une variante :

    un serpent et un lapin se rencontrent dans la nuit noire et ne savent pas qui ils sont ; le serpent explore le lapin du bout de sa langue, et conclut "tu as de grandes oreilles, de grandes dents, une queue en pompon, tu dois être un lapin" et le lapin "tu n'as pas de bras, pas d'oreille, tu te tortilles dans tous les sens, tu dois être un chef d'orchestre".
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  11. #11
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    Quote Originally Posted by lebewohl View Post
    "grand chef, petits gestes, grands gestes, petit chef", disent d'aucuns...
    Ça se discute dans ce cas précis

    YouTube - Rossini Semiramide Overture Guido Cantelli
    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  12. #12
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    ça se discute dans plein de cas, bien sûr ; comme beaucoup de proerbes!

    (je garde un souvenir ému de Böhm, certes très âgé, se levant de 5 cm de sa chaise dans les moments d'hyperexcitation straussienne...)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  13. #13
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    Histoire de revenir au sujet de ce fil, et des posts qui en ont provoqué apparemment la création par Jacques, à mon tour de faire mon intéressant : comme tout le monde, j'apprécie beaucoup l'alacrité de la plume de monsieur Croche, et c'est toujours un régal de le lire. Cependant, je persiste à penser qu'à l'instar de S. Guitry ou de T. Beecham, il ne peut jamais résister à la tentation de faire un bon mot, de préférence aux dépens des compositeurs ou des artistes, quitte à se montrer injuste et même désobligeant.

    Par exemple, j'imagine comment un fan de Schubert (j'en suis un mais mon cuir s'est épaissi avec l'âge) peut réagir à la lecture de ses propos sur la symphonie inachevée...

    Musicalement,
    l'obsédé-des-incunables

  14. #14
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    Quote Originally Posted by mah70 View Post
    "Autant j’aime Tannhäuser [...], autant les braiements de ce grand âne de Tristan qui s’imagine trouver le paradis de Schopenhauer entre les bras de son gros édredon d’Isolde me sont insupportables."
    Je crois que Berlioz, donc bien avant Claudel, a dit aussi des choses affreuses sur Tristan. Mais sans cet humour.

    Je ne me rappelle plus en quels termes, mais je me souviens qu'un "wagnérien" inconditionnel que j'avais comme prof de biologie (sic) en suffoquait d'indignation 120 ans plus tard encore ().

    Jacques

  15. #15
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    Berlioz a écrit des choses plutôt amusantes comme:
    "Voici vos partitions de Wagner; je vous remercie. J’ai peur que les septièmes diminuées qu’elles contiennent ne s’échappent et ne rongent mes meubles. Prenez garde aux vôtres." (Lettre à Pauline Viardot, 10 février 1860)
    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  16. #16
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    Merci, Mah70 , d'avoir fourni ces précisions à propos de Berlioz. Contrairement à ce que je pensais, l'humour était quand même bien présent.

    Pour revenir à "Monsieur Croche", on peut voir dans cet hommage qu'il rend dans Gil Blas le 2 février 1903 à Augusta Holmès (compositrice) et à Robert Planquette (auteur de la célèbre opérette Les Cloches de Corneville), décédés quelques jours auparavant, qu'il restait fidèle à sa manière même en d'aussi spéciales circonstances.

    Voici l'hommage en question :

    " Mme Augusta Holmès est morte subitement la semaine dernière. Le monde de la musique peut s'en attrister sincèrement. Elle fut très belle et avait probablement tout ce qu'il faut pour être heureuse; elle préféra faire de la musique malgré ce que cela représente de sûrs déboires et d'indicibles tristesses.

    Wagnérienne au point d'avoir manqué d'épouser ce titan - les causes qui rompirent ce mariage sont restées inconnues - elle conserva néanmoins le culte de Wagner, sans être insensible au charme de Massenet. Elle laisse d'innombrables mélodies qui témoignent d'une belle sensualité et d'une musicalité intense. Un opéra : La Montagne noire, n'eut point de succès; ça n'a aucune importance et ne peut faire oublier ce qu'on lui doit de musique charmante et robuste.

    À propos d'Augusta Holmès, M. V. Joncières, dans une interview publiée dans Le Petit Bleu, prétend que j'ai traité Wagner de raseur et lui-même de vieille barbe...

    C'est d'abord inexact et c'est contraire à mes habitudes de bienséance envers les personnes âgées. M. V. Joncières me fera l'honneur de croire qu'il m'était impossible d'appliquer à Wagner une épithète qui s'applique si justement à ceux qui l'imitèrent d'un peu trop près... M. V. Joncières ne peut que déplorer ce fait et avec plus d'autorité que moi.

    Je n'ai jamais vu ni connu M. R. Planquette et n'ai entendu Les Cloches de Corneville qu'en russe."

    ()


    Jacques

  17. #17
    En attente de confirmation
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    tout ce qui est à l'ouest de la ligne bleue des Vosges, et une partie de ce qui est à l'est, est welche
    Pour revenir brièvement aux welches :
    "welsch" en allemand désigne péjorativement tout ce qui est de langue latine, romane, francique, italique... Hans Sachs dans sa dernière intervention fustige la 'welsche Majestät' futile et arrogante qui risquerait de venir dissoudre l'identité culturelle germanique. On est en 1867, le II° Empire Français héritier du I° de mémoire honnie est le voisin - 1870 et Sedan viendront rassurer Wagner !

    M. Croche est délicieux de rosserie élégante. A travers Chants et plus encore Les Soirées de l'Orchestre du bouillant Hector sont d'un mordant et d'une férocité dont je ne vois pas l'existence d'un équivalent aujourd'hui !

    PS : Sachs brait-il ?...

  18. #18
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    Quote Originally Posted by The Fierce Rabbit View Post
    Pour revenir brièvement aux welches :
    "welsch" en allemand désigne péjorativement tout ce qui est de langue latine, romane, francique, italique...
    En Helvétie, les Suisses allemands désignent sous le terme de "welches" tous leurs compatriotes romands (francophones ou italophones) .

    J'en sais quelque chose, pour avoir un jour suscité, au service militaire, l'ire d'un adjudant uranais (le canton d'Uri est la patrie de Guillaume Tell) qui me lança la remarque suivante parce que je n'arrivais pas à allumer un feu lors d'un exercice en plein air (j'essaie de transcrire ça dans le dialecte original, mais sans garantie) :

    "Ach ! Das isch tüpisch welsch ! Die könne(n) nüte mache(n) !" (= "Ah ! C'est typique des welches ! Ils ne savent rien faire !")

    Remarquez que nous autres, helvètes francophones, le leur rendons bien en appelant nos compatriotes du nord de la "Rösti Graben" (en français "barrière de röstis", du nom d'un mets suisse allemand avec pommes de terre et oignons) : les "schtôbirnes", les "totos" (dérivé du mot "teuton"), les "casques à boulons", les "mâcheurs de gravier" ou les "bourbines" .

    Jacques

  19. #19
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    Je voulais dire encore que le dialecte suisse allemand varie beaucoup d'un canton à l'autre.

    Ma grand-mère paternelle, qui parlait le dialecte bernois, trouvait par exemple très à son goût celui d'Alsace. Et je fus ravi de l'entendre un jour échanger, dans un étonnant mélange des deux, toutes sortes de plaisanteries avec de vieilles personnes venant de Colmar et rencontrées par hasard dans un restaurant ().

    Mais si on ajoute à ça que nos "totos", pour des raisons de fierté nationale, rechignent à s'exprimer en bon allemand aussi bien entre eux que devant les romands (alors que c'est cette langue que ceux-ci apprennent à l'école), on saisit pourquoi l'usage de l'anglais, n'en déplaise à Claude Hagège (), en arrive à être le seul moyen de les comprendre et d'être compris d'eux.

    Etant de toute façon bien plus à l'aise en anglais qu'en allemand, j'en ai fait l'expérience il n'y a pas si longtemps avec de lointains parents suisses allemands ne parlant pas un mot de français, rencontrés pour la première fois à l'occasion d'un mariage. Je me suis senti "tout bête", mais ça m'a permis d'échapper au mutisme presque complet auquel je craignais d'être astreint au départ .

    Jacques

  20. #20
    En dehors de Monsieur Croche et des hagiographies facilement accessibles dans le commerce, quelqu'un sait si on peut trouver en ligne Le Cas Debussy de Charles-Francis Caillard et José de Bérys ?

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