Suite au grand succès critique de la nouvelle production de Faust au MET, on souligne le travail du jeune chef montréalais Yannick Nezet-Seguin à sa deuxième collaboration avec le MET (Carmen il y a deux saisons, je crois, fut sa première). YNS n’est pas le premier chef Montréalais – non plus le premier artiste Montréalais – à dorer la scène du MET.
La grande cantatrice Dame Emma Albani (née Marie-Louise-Emma-Cécile Lajeunesse à Chambly en banlieue Sud de Montréal) fit ses débuts au MET le 20 novembre 1891, chantant Valentine dans Les Huguenots. Suivront d’autres grandes voix de Montréal et du Québec: le couple Léopold Simoneau et Pierrette Alarie, Raoul Jobin, Louis Quillico et «la petite fille de la rue Masson», la contralto anglo-montréalaise Maureen Forrester. Plus récemment, les noms du chef trifluvien Jacques Lacombe (Werther et plus récemment Die Fledermaus) et du metteur en scène Robert Lepage (maître d’œuvre de la nouvelle production du MET de la tétralogie du Ring) nous viennent à l’esprit.
Toutefois, le nom le plus mémorable est celui de l’éminent chef Wilfrid Pelletier qui eût une longue association avec le MET comme pianiste-répétiteur, chef assistant et, finalement, chef en résidence couvrant plus de 30 ans (1919-1950).
Maestro Pelletier fut l’objet d’un éphéméride musical particulier sur mon blog Blogspot plus tôt cette année, mais permettez-moi de répéter quelques unes de mes notes biographiques à son sujet:
Pelletier est né à Montréal dans une famille de musiciens amateurs. Il commença des leçons de piano à l'âge de sept ans, et devint pianiste dans les théâtres de son voisinage. Après une audition de Mignon, un Pelletier adolescent est convaincu qu'il désire poursuivre carrière, mais ne voit pas sa ville natale ni son pays natal comme étant un incubateur de choix. Après avoir remporté le Prix d'Europe de 1915, Pelletier voyage à Paris, puis est recommandé comme pianiste-répétiteur avec le Metropolitan Opera de New York. En 1934, il est pressenti pour fonder un orchestre, celui de la Société des Concerts Symphoniques de Montréal – l’ancêtre de l’OSM d’aujourd’hui. Réticent, il est encouragé par son père d'accepter le défi afin de "rembourser Montréal" pour l'appui qu'il a reçu quinze ans auparavant. Il devient donc le directeur-fondateur de ce qui deviendra l'OSM, et dirigera l'orchestre jusqu'en 1941, et devient premier directeur du Conservatoire de Musique et d'Arts Dramatiques de Montréal. En 1966, il donnera son nom à ce qu'on appela jusqu’alors la Grande Salle de la Place des Arts de Montréal.
Je vous propose une entrevue datant d’une quarantaine d’années, des archives ausio de Radio-Canada qui présente un Pelletier plein d’anecdotes et de souvenirs mémorables:
http://archives.radio-canada.ca/arts...ue/clips/3545/
Et voici un nyperlien à l’un des nombreux enregistrements commerciaux qui mettent en vedette Maestro Pelletier
http://www.amazon.com/Thomas-Mignon-.../dp/B005LK8NR6

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