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Playlist du mois de décembre 2022
Bonjour.
Bonne écoute,
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Cherchant un titre français présentable à la petite cantate de Prokofiev (on me proposait "Bûcher d'hiver", je ne suis pas fan, une traduction automatique dit "Feu de joie d'hiver", pourquoi pas), je suis tombé sur la recension d'une parution CD de 2012 se vantant de proposer en premier enregistrement mondial le texte original en sus de la musique. Un article de Gramophone m'apprend que le musicologue chargé de l'affaire, ne sachant pas trop où devait se placer le texte de Samouil Martchak, le dit sur la musique façon Pierre et le Loup. Le musicologue aurait bien dû écouter notre enregistrement soviétique où il est joué avant les mouvements, comme semblait le demander Prokofiev
. Si je peux faire ma langue de vipère, même sans parler russe il me semble que les bambins disent quitter Moscou au début de l'oeuvre et se réjouissent d'y retourner à la fin. Curieux comme, dans cet assemblage démocratique de républiques toutes égales qu'était l'URSS, on parlait quand même beaucoup plus de Moscou que de, mettons, Kiev.
Par ailleurs, comme on avait pu le constater il y a peu pour une Symphonie de Lyatochinsky, la stéréo était livrée au compte goutte pour les petites républiques. Les oeuvres de Ciurlionis, même enregistrées en 1968, ne semblent pas avoir bénéficié de la stéréo. Nib de renseignements sur l'orgue mais ça pourrait bien être celui de la cathédrale de Riga, souvent capté chez Melodiya. Ciurlionis était lituanien, Riga est la capitale de la Lettonie, ça n'est pas bien loin.
Le Concerto pour violon de Saint-Saëns par Grumiaux était originellement accompagné de la redécouverte du 4e Concerto de Paganini. Si vous voulez écouter le couplage paru à l'époque, vous trouverez cet enregistrement du Paganini dans la Bibliothèque Musicale.
Le Quatuor de Beethoven est coupé en deux pour vous permettre de choisir : opus 130 d'un seul tenant tel que publié à l'époque, ou bien dernier mouvement remplacé par la Grande Fugue tel que le voulait au départ Beethoven avant d'en être dissuadé par son éditeur, c'est à vous de choisir en programmant le player. Pour mémoire, Peter Schickele (P.D.Q. Bach) raconte que, à la sortie d'un concert où ce quatuor avec été joué avec la Grande Fugue en final, un de ses amis lui a dit dans un soupir : "son éditeur avait raison". 
C'est toujours une joie de chercher des renseignements de dates pour les enregistrements Melodiya, même quand ils sont repris par Deutsche Grammophon. Ma parution sous licence de 1974 indique une publication en URSS en 1962 pour le Glazounov et en 1973 pour les Liadov. Peu plausible en ce dernier cas : en 1973, Konstantin Ivanov n'était plus chef de l'Orchestre d'Etat de l'URSS, "propriété" de Svetlanov et... je suis l'heureux propriétaire du 25 centimètres Melodiya d'origine, dont le numéro de catalogue ne laisse pas de doutes. 1973 est en fait l'année de réédition des deux enregistrements sur un seul disque (la Symphonie de Glazounov était aussi parue seule sur un 25 centimètres). Saluons l'exploit : ça n'est pas tous les jours qu'une face de disque Melodiya atteignait les 30 minutes.
Le récital Marian Anderson provient d'une réédition Pearl du début des années '80. Je me suis permis de nettoyer un peu le signal sonore, Pearl étant connu pour ne quasiment pas filtrer le rendu de ses 78 tours. A l'époque, c'était une politique pouvant se comprendre pour éviter des nettoyages à la truelle. Désormais, le simple pékin a de jolis outils informatiques efficaces et sans danger, inaccessibles alors aux plus riches seigneurs... D'aucuns vous expliqueront nonobstant que c'était mieux avant. Le programme comportait deux versions du premier air de Dalila. Je vous ai supprimé l'enregistrement le plus ancien. Andreson l'avait gravé pour une toute petite firme : le son est médiocre, l'orchestre plus encore, et il est chanté en anglais.
Enfin le Berlioz a suivi un chemin assez long pour arriver jusqu'à vous : j'ai une édition américaine (Nonesuch) achetée à San Francisco d'une production créditée à la firme Fono (Zürich), laquelle semble être la Guilde Internationale du Disque, pour un enregistrement sans doute effectué à Paris, à quelques kilomètres de l'endroit où je l'ai numérisé (non Leb, je ne suis pas toujours à Saint-Julien-Molin-Molette). Je n'ose penser au bilan carbone de cette affaire 
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