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Discussion: Händel

  1. #61
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    Passons à Lucio Cornelio Silla, HWV 10 (1713)


    Livret (avec pas mal de fautes de frappe ou de reconnaissance de caractères, me semble-t-il) : http://www.haendel.it/composizioni/l.../pdf/silla.pdf


    Le mauvais est le dictateur romain Sylla, une espèce de Harvey Weinstein à qui il faut toutes les femmes qui n'ont pas encore atteint l'âge canonique, mais à la fin il se repent, chante avec sa femme un hymne à la fidélité conjugale et se retire du pouvoir. Tous les autres personnages sont des bons qui mettent beaucoup de vertu dans leurs amours.


    L'opinion générale est que le livret est sans valeur dramatique, mais il y a quelques voix discordantes. D'autre part, on ne connaît aucune attestation d'une représentation du vivant de Händel.


    "Silla is the opera that never was. Score, libretto and wordbook have survived, but there are no records of an actual performance. Critics have suggested a private performance or a last-minute cancellation could explain matters: though neither seems likely, we simply don’t know. What is certain is that Handel composed the music in the late spring of 1713 and that Giacomo Rossi supplied the libretto. The libretto, which outlines Lucio Cornelio Silla’s deranged dictatorship in first century BC Rome, is very weak. There is little characterisation and the plot becomes increasingly implausible. Yet Handel’s music rises above the banality to remain lively and engaging throughout. Highlights include an affecting love duet (‘Sol per te, bell’idol mio’), a stirring trumpet aria (‘Con tromba guerriera’) and a moving lament (‘Sei già morto’). This premiere recording comes from a live concert performance in London in April 2000. With the exception of James Bowman’s ripe Silla, I found both singing and playing too understated, even bland at times. Still, lack of flair aside, these discs do provide a largely enjoyable account of a genuine Handel rarity." (Graham Lock, http://www.classical-music.com/review/handel-6 )


    Voici d'autres commentaires sur l'oeuvre elle-même ou sur des représentations :


    https://theidlewoman.net/2015/06/08/...c-handel-1713/
    https://www.bsecs.org.uk/criticks-re...ornelio-silla/ (Ivan Ćurković)
    https://operabritanniauk.wordpress.c...e-2015-report/ (Sandra Bowdler).
    https://www.forumopera.com/silla-hal...n-do-it-better (Bernard Schreuders)
    https://www.gramophone.co.uk/review/...cornelio-silla (David Vickers)


    --------------------------------------
    Il y a deux intégrales sur YouTube.
    Tout d'abord celle-ci :

    (SULLA, THE OPERA 1713 - HWV 10 - Handel)


    L'auteur de cette vidéo n'a pas dit quels sont les interprètes, mais c'est sans doute la version Darlow; comparez 35:14 avec l'échantillon 18 de la version Darlow qu'on trouve ici :
    https://www.allmusic.com/album/hande...a-mw0001839933


    Ensuite une version de Fabio Biondi avec Europa Galante (2017) (je sais pas si c'est le disque, il y a une speakerine qui intervient entre les actes) :

    (Handel “Lucio Cornelio Silla, HWV. 10” (Sonia Prina & Fabio Biondi • Europa Galante) )


    L'Ouverture n'est pas la même d'une version à l'autre. Idem, d'ailleurs pour la Sinfonia qui, vers la fin, salue l'apparition du dieu Mars : chez Darlow (1:52:02 à 1:52:43), c'est la même musique qui, dans Teseo, me semblait évoquer la purification de l'atmosphère à l'arrivée de Minerve; chez Biondi (1:52:33 à 1:53:27), c'est autre chose. Faut-il comprendre que ces parties manquent dans les manuscrits (très lacunaires, paraît-il) et que chacun va puiser selon son propre goût dans d'autres partitions de Händel pour boucher les trous ?


    Voici les parties que je conseillerais.


    Darlow 21:02 à 25:50; Biondi 18:30 à 23:51 : air de Flavia "Un sol raggio", sur un ternaire serein.


    Biondi 25:19 à 30:17 : air "Senti, bell'idol mio" de Claudio, d'une tendresse émerveillée.
    Ici, la voix de Martina Belli me plaît bien.
    Voici une vidéo isolée de Nathalie Stutzman :

    (Senti bell'idol mio (Handel) Nathalie Stutzmann)


    Darlow 34:56 à 39:45; Biondi 34:52 à 39:34 : air de Claudio "Con tromba guerriera", avec d'élégantes parties de trompettes.


    Darlow 43:54 à 45:39; Biondi 44:23 à 46:56 : air de Silla "Dolce nume de' mortali", agréable évocation de la douceur du sommeil.


    Darlow 53:24 à 59:15; Biondi 54:57 à 1:01:04 : duo "Sol per te, bell'idol mio", un de ces duos d'une félicité extatique comme Händel en a écrit plusieurs.
    Pour les voix, je conseillerais plutôt cette version de Joyce DiDonato et Patrizia Ciofi (air à partir de 0:37) :

    (Mio diletto che pensi?...Sol per te, bell'idol mio)


    Darlow 1:09:43 à 1:11:14; Biondi 1:10:16 à 1:11:41 : duo de Flavia et Lepido "Ti lascia, idolo mio" : "ultra court et d'autant plus saisissant Adagio où les amants se disent adieu" (Bernard Schreuders)


    Darlow 1:15:30 à 1:17:02; Biondi 1:16:02 à 1:17:50 : air de Claudio "Se 'l mio mal", où l'allure implacable de la musique évoque peut-être l'implacabilité des dieux envers Claudio. Je préfère la version Biondi, aussi bien pour la voix (Martina Belli) que pour l'orchestre.


    Darlow 1:32:55 à 1:37:03; Biondi 1:32:12 à 1:36:06 : air de Celia"Sei già morto", "plainte délicate" (Bernard Schreuders).


    Darlow 1:41:45 à 1:44:16; Biondi : 1:40:31 à 1:44:20 : air de Flavia "Stelle rubelle". Air chanté par Flavia en prison. Surtout la partie centrale "Ma infelice", en style de récitatif ou d'arioso (Darlow 1:42:32 à 1:43:29; Biondi 1:41:54 à 1:42:55). Cette partie centrale revient un peu plus loin, au cours d'un récitatif : Darlow 1:45:10 à 1:46:09; Biondi 1:45:30 à 1:46:34.


    P. Kaminski (Mille et un opéras, p. 554) met au nombre des atouts de Silla les airs de Metella (épouse de Silla). Ces airs me semblent en effet plutôt bons, mais je ne les accueillerais pas dans une anthologie. Par exemple, l'air "Io non ti chiedo più" (Darlow 1:22:19 à 1:28:04; Biondi 1:24:06 à 1:27:18) se laisse écouter, mais son rythme pointé me semble bizarre. Parlant du rythme pointé de cet air et d'un autre, Peter Williams (Bach, Handel, Scarlatti 1685-1985) dit : "It is hard to see how either text justifies such rythmic piquancy." (Trouvable par Google.)
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  2. #62
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    Handel, Amadigi, HWV 11.


    Création en 1715. Reprise en 1717, avec quelques nouveaux numéros. Cela explique peut-être que ce livret : http://www.haendel.it/composizioni/l...df/amadigi.pdf


    ne concorde pas tout à fait avec le texte de cette vidéo :



    (AMADIS OF THE GALI, OPERA - HWV 11 - Handel)


    L'auteur de cette vidéo n'a pas indiqué les interprètes, mais d'après un commentateur, c'est la version enregistrée sous la direction de Banzo :


    Eduardo López Banzo, Al Ayre Español; Amadigi: Maria Riccarda Wesseling; Oriana: Elena de la Merced; Melissa & Orgando: Sharon Rostorf-Zamir


    et je crois, en effet, que cela résulte clairement de la comparaison du passage commençant à 2:17:05 avec celui qui commence à 1:35 dans cette vidéo :



    (Cangia al fine - Wesseling&Merced - Amadigi - Handel)
    Eduardo López Banzo, Al Ayre Español Amadigi: Maria Riccarda Wesseling Oriana: Elena de la Merced Melissa & Orgando: Sharon Rostorf-Zamir


    Comme noté par un commentateur de la vidéo, cette interprétation a été éreintée par David Vickers (Gramophone) :
    https://www.gramophone.co.uk/review/...adigi-di-gaula


    mais Nicholas Anderson (BBC Music Magazine) en a parlé très favorablement :
    http://www.classical-music.com/review/handel-237


    Pour ma part, je trouve cette version très honorable, aussi bien pour l'orchestre que pour les chanteurs.


    L'histoire ramène des éléments de Rinaldo : l'enchanteresse Melissa fait une drague effrénée à Amadis mais Amadis n'en pince que pour Oriana (qui a d'ailleurs le statut de princesse, autre chose qu'enchanteresse). Melissa fait tout le mal qu'elle peut à tout le monde, mais à la fin, ce n'est nulle moindre que l'ombre du Prince de Thrace qui vient lui annoncer que les dieux ont pris le parti de ses victimes. (La situation fait un peu penser à l'arrivée de la statue du Commandeur dans Giovanni. Je vous laisse apprécier si la musique de Händel, de 2:22:55 à 2:24:25, annonce celle de Mozart.) Je vous fais grâce du reste du scénario.


    Voici les parties que je conseillerais. Je suis peut-être injuste envers les airs de fureur, mais n'étant pas très porté sur ce genre, je préfère ne pas en parler. Je dois dire aussi que la qualité d'ensemble de cet opéra me semble assez bonne et que quand je ne mentionne pas une partie, cela ne signifie pas qu'elle ne mérite pas d'être écoutée.


    10:33 à 11:51 puis 11:53 à 15:14 : récitatif accompagné d'Amadigi "Oh notte ! oh cara notte" et air du même "Notte, amica dei riposi". Un des passages qui, selon P. Kaminski (Mille et un opéras, p. 555-556), nous rendent Amadis proche et touchant.


    21:55 à 27:56 : air de Melissa "Ah! spietato! e non ti muove". Tendrement suppliant dans les deux parties extrêmes, furieux au centre. Comme d'habitude, la partie furieuse me plaît moins que le reste. Notamment à cause du rôle du hautbois, cet air me rappelle l'air "Ah ! crudel" d'Armida dans Rinaldo.
    Voici une vidéo isolée :

    (Ah! spietato! e non ti muove (Handel) Sandrine Piau)
    Sandrine Piau, soprano Les Talens Lyriques under Christophe Rousset


    40:50 à 43:55 : air d'Oriana "Gioie, venite in sen". Climat de bonheur.


    56:56 à 1:03:59 : air d'Amadigi "O rendetemi il mio bene". Selon P. Kaminski, p. 555-556, les pulsions suicidaires d'Amadis à la fin du premier acte sont une des choses qui nous le rendent proche.
    Voici une version isolée :

    (Amadigi di Gaula (Handel) - O rendetemi il mio bene)
    Conductor: Marc Minkowski. Ensemble: Les musicicens du Louvre. Singer: Natalie Stutzmann


    1:04:47 à 1:08:23 : air d'Amadigi "Sussurrate, onde vezzose" (Murmurez, belles eaux). Avec l'orchestre bucolique qu'on a déjà entendu dans l'arioso d'Othon "Vaghe fonti" (Agrippina).


    Vidéos isolées :

    (Sussurate, from Amadigi di Gaula, Handel, sung by Jose Maria lo Monaco)
    La Sfera Armoniosa, cond. Mike Fentross Maria Jose lo Monaco, mezzo Soprano



    (Georg Friedrich Händel - Sussurrate, onde vezzose)
    Amadigi di Gaula HWV 11. Nathalie Stutzmann. Les Musiciens du Louvre, dir. Minkowski.


    Ensuite, jusquà 1:10:12, intéressant récitatif où la basse continue (c'est le cas de le dire) toute seule après qu'Amadis s'est évanoui.


    1:11:33 à 1:19:55 : air d'Oriana "S'estinto è l'idol mio". Oriana est désespérée parce qu'elle croit qu'Amadigi est mort. Très bel air tragique.


    1:38:15 à 1:44:51 : air de Dardano "Pena tiranna", belle sarabande plaintive, un peu comme "Lascia ch'io pianga" dans Rinaldo.


    Vidéo isolée :

    (SARA MINGARDO. Pena Tiranna dell'opera Amadigi di Gaula di Händel)
    Sara Mingardo, contralto Concerto Italiano & Rinaldo Alessandrini Del Disco "Duetti e arie d'opera", Naïve 2009


    1:50:57 à 1:54:35 : air de Dardano "Tu mia speranza". Je suppose que c'est cet air que P. Kaminski (p. 556) désigne comme un irrésistible air rustique. L'orchestre fait penser à une vielle ou à un bourdon, ou à je ne sais quoi de rustique, en effet. Mais pourquoi Händel a-t-il donné un caractère rustique à cet air ?



    2:00:41 à 2:06:26 : air de Melissa "Desterò dall’empia Dite", avec un agréable accompagnement de trompette.


    2:07:35 à 2:12:35 : air d'Oriana "Dolce vita del mio petto". Réemploi de l'air de Flavia "Un sol raggio" dans Silla. Même climat serein.


    2:17:05 à 2:22:24 : duo d'Oriana et Amadigi "Cangia alfine il tuo rigore". Réemploi du duo "Sol per te, bell'idol mio", dans Silla. Ici encore, climat de félicité.


    2:25:28 à 2:29:16 : récitatif accompagné de Melissa "Addio, crudo Amadigi". Dernière plaint exhalée par Melissa, qui s'est poignardée. Très expressif, avec orchestre délicatement funèbre.


    2:31:13 à 2:35:29 : air d'Amadigi "Sento la gioia". Avec trompettes rutilantes. Je préfère les phyltres de mélancholye, mais dans une grande exécution, cet air me semble d'une joie irrésistible :



    (BEJUN MEHTA: Handel. Sento la Gioia)
    Freiburger Barockorchester & René Jacobs


    2:35:50 à 2:38:11 : choeur "Godete, oh cori amanti". L'enchanteur Orgando (un bon, celui-là) a ordonné des "danze campestri" et Händel nous sert un choeur frénétique et dionysiaque.
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  3. #63
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    Acis and Galatea, HWV 49.


    On saute du HWV 11 au 49 parce que, j'imagine, les auteurs du catalogue HWV n'ont pas considéré Acis and Galatea comme un opéra. J'en parle ici parce que P. Kaminski l'a inclus dans son livre "Mille et un opéras".


    La création est de 1718.


    Händel avait déjà écrit une "serenata" italienne Aci, Gaatea e Polifemo HWV 72 (1708), qui est d'ailleurs sur YouTube. Je ne l'ai pas écoutée et j'ignore si Händel a réutilisé des parties de l'oeuvre italienne dans l'oeuvre de langue anglaise dont on s'occupe maintenant.


    Le livret se trouve ici : http://opera.stanford.edu/iu/libretti/acis.htm


    L'argument provient d'Ovide : Acis est un berger, Galat(h)ée est une nymphe, ils s'aiment tous deux mais le monstrueux Polyphème (je ne sais pas si c'est un cyclope chez Ovide comme c'en est un chez Homère) convoite Galatée et tue Acis. Galatée divinise Acis et fait de son sang une rivière qui porte son nom.


    Les fervents de Händel placent très haut les airs d'Acis and Galatea. Pour ma part, s'il faut comparer Acis and Galatea aux opéras dont il a déjà été question sur ce fil, je dirais que, dans Acis and Galatea, tout est meilleur que ce qu'il y a de moins bon dans ces opéras, mais que rien n'est aussi bon que ce que ces opéras ont de meilleur (par exemple l'air "Ah crudel" d'Armida, dans Rinaldo).


    Il y a tout de même une exception : le choeur qui lamente la mort d'Acis ne me semble pas indigne de Purcell. Dans cette version :



    (Georg Friedrich Händel - Acis and Galatea, HWV 49)
    Danielle de Niese, Charles Workman The Royal Opera, Covent Garden The Royal Ballet Choreogr. Wayne McGregor Orchestra of the Age of Enlightenment Cond. Christopher Hogwood (Vers. 2009)


    la mort d'Acis et la déploration chorale vont de 1:16:56 à 1:22:12.
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  4. #64
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    Passons à Radamisto. Cet opéra fut créé en avril 1720. Une version remaniée fut représentée en décembre 1720. Il y eut également une reprise remaniée en 1721, puis une en 1728, retravaillée en profondeur d'après P. Kaminski, p. 558. Je ne sais trop ce qui, dans tout ça, est HWV 12, HWV 12a, HWV 12b et peut-être que ça continue.


    Sur l'histoire de l'oeuvre, l'argument et quelques représentations, voyez
    https://operabaroque.fr/HAENDEL_RADAMISTO.htm


    ou encore
    http://www.haendel.it/composizioni/opere/radamisto.htm


    Radamisto, fils du roi de Thrace, est l'époux aimant et aimé de Zenobia, mais Tiridate, roi d'Arménie, fait la guerre au roi de Thrace pour s'emparer de Zenobia, qu'il "aime". Finalement, Tiridate se repent et tout finit bien. Je vous fais grâce des détails.


    Il y a ici un livret donné comme le texte de HWV 12a :

    http://www.haendel.it/composizioni/l...pdf/hwv_12.pdf
    Il y a également un livret ici :
    http://www.operone.de/libretto/haenrait.html ; il y a la mention "Uraufführung: 08.05.1720 " Faut-il comprendre que c'est le livret de la première représentation ?


    Il y a deux interprétations "complètes" sur YouTube :
    1° celle de Norrington (enregistrée en 1984, éditée en 2007), avec Janet Baker dans le rôle de Radamisto :

    Le texte correspond assez mal au livret HWV 12a lié ci-dessus. Pour des commentaires sur cet enregistrement, voyez
    http://www.musicweb-international.co...#ixzz5BAJju4C6


    2° celle de la Wiener Akademie, dirigée par Martin Haselböck (2002) :

    Le texte correspond au livret HWV 12a lié ci-dessus, mais avec des coupures.


    Une vidéo intitulée "RADAMIST, OPERA, 1720 - HWV 12 - Handel" (chaîne BEST OF CLASSICAL MUSIC), qui n'indique pas les interprètes, reproduit clairement la version de la Wiener Akademie (n° 2 ci-dessus).


    Puisque la version 2° correspond au livret de HWV 12a lié ci-dessus, c'est cette version que je vais suivre.


    Voici les trois airs que je mettrais dans une anthologie. Les spécialistes de Händel en disent du bien. Il y a d'autres airs dont on dit du bien, mais que je ne mentionnerai pas parce qu'ils me laissent froid.


    48:38 à 51:23 : cavatine de Zenobia "Quando mai, spietata sorte". P. Kaminski, p. 558, la dit magique. On la rapproche de l'air "Ombra mai fu", du futur Xerxès, bien que les sentiments exprimés dans les deux airs soient différents : tristesse ici, tendresse extatique dans "Ombra mai fu". Disons que les deux airs ont en commun la douceur.
    Voici une vidéo isolée :

    (G.F.Händel: Radamisto Act II Aria Zenobia)
    Alan Curtis, Il Complesso Barocco. Zenobia: Maite Beaumont, mezzo-soprano.
    53:44 à 1:02:04 : air de Radamisto "Ombra cara di mia sposa". Radamisto croit que son épouse Zenobia est morte; il promet de la venger et de la rejoindre bientôt. Sûrement le plus bel air de la partition, d'un ton éploré à la voix, sur de sombres chromatismes à l'orchestre.
    Voici des vidéos isolées :



    (Händel Radamisto "Ombra cara" - Max Emanuel Cencic)
    I Barocchisti, dir. Diego Fasolis.



    (G.F. Händel - Ombra cara di mia sposa - Bejun Mehta - countertenor)
    Bejun Mehta - countertenor Freiburger Barockorchester Conductor - Rene Jacobs Harmonia Mundi


    Il y a aussi sur YouTube d'autres belles versions (Sara Mingardo, Joyce DiDonato... mais je ne les lie pas pour ne pas trop alourdir la présente page.


    [Il y a un air "Troppo sofferse" de Zenobia dont on dit du bien, mais je n'en trouve sur YouTube qu'une version assez mal enregistrée de Delphine Galou, donc je n'ai pas d'opinion.]


    2:15:01 à 2:19:42 : air de Zenobia "Deggio dunque", "où s'affrontent un adagio désolé et un allegro furieux" (P. Kaminski, p. 558).
    Vidéo isolée :

    (Deggio dunque, oh Dio, lasciarti)
    Maite Beaumont (Je suppose que c'est l'enregistrement dirigé par Alan Curtis.)


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  5. #65
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    Muzio Scevola, HWV 13, créé en 1721.


    Händel n'est l'auteur que du troisièmes acte de cet opéra, le premier acte est de Filippo Amadei et le second de Bononcini.
    L'intrigue vient de Tite-Live. Le roi Porsenna, trompé par le mauvais Tarquin, agit contre les bons (Mucius Scaevola, Clélie, Horatius Coclès et Irène) et, de plus, louche du côté de Clélie, qui, elle, ne veut entendre parler que de Mucius. A la fin, Porsenna est détrompé sur Tarquin et il permet à chacun d'épouser la chacune de son coeur.


    Livret :
    http://www.haendel.it/composizioni/l...pdf/hwv_13.pdf


    Vidéo :

    (L'auteur n'indique pas les interprètes dans la description de la vidéo, mais il le fait dans un commentaire : il s'agit de l'enregistrement du Brewer Baroque Chamber Orchestra sous la direction de Rudolph Palmer, avec notamment la charmante voix de Julianne Baird dans le rôle de Clelia.)


    Je ne sais pas pourquoi l'auteur de cette vidéo a laissé tomber l'air de Clelia "Lungo pensar" et ce qui le précède dans la partie de l'opéra écrite par Händel. Il a commencé aux mots "Eccessi di Virtù" (Porsena).


    Cet opéra (dont P. Kaminski, p. 560, vante l'inspiration puissante et l'écriture soignée) ne contient rien que j'emporterais sur l'île déserte mais il y a au moins quatre morceaux qui méritent d'être écoutés :


    10:46 à 11:57 et 11:57 à 16:40 : récitatif "Io d'altro regno" et air "Dimmi, crudele Amore" de Clelia. L'air n'a pas même ton éloquent que le récitatif.


    19:15 à 23:03 : air de Porsenna "Volate più de’ venti", où l'orchestre, à la basse, suggère assez bien une forte ventilation.


    53:49 à 59:28 : air d'Irene "Ah dolce nome". Bel air triste. Le voici chanté par un autre type de mezzo (Fabiana Katz) :



    1:09:01 à 1:14:51 : duo de Clelia et Muzio "Ma come amar". Duo dans un climat de bonheur comme Hände savait en faire. Le voici chanté par Sandrine Piau et Gloria Banditelli :

    (Europa Galante under the direction of Fabio Biondi(1996))


    Sandrine Piau, c'est très bien, mais je crois que j'aime mieux la voix de Julianne Baird.
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  6. #66
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    Händel, Il Floridante, HWV 14.


    Créé en 1721. Il y a eu des reprises, avec des remaniements.



    Oronte, tyran perse, convoite Elmire, fiancée à Floridante, met Floridante en prison et menace de le tuer, mais tout finit bien. Désolé, je n'ai pas envie d'entrer dans les détails.


    Livret : http://www.haendel.it/composizioni/l...floridante.pdf


    Il semble que Händel, agacé par le succès de Bononcini, ait voulu lui damer le pion. Comme Bononcini est en réputation de fadeur, cela explique peut-être que Il Floridante me semble lui aussi un peu fade.


    Hungaroton a mis à la disposition de YouTube 65 vidéos, qui, si je ne me trompe, constituent la totalité de la version McGegan. Ces vidéos sont mises en ordre dans la playlist que voici :
    https://www.youtube.com/playlist?lis...ONoXad4MT4pEg8


    Je suppose qu'il s'agit de la version Göttingen – 1990 – Capella Savaria – dir. Nicholas McGegan – avec Drew Minter (Floridante), Annette Markert (Elmira), Kattaline Farkas (Rossane), Maria Zadori (Timante), István Gáti (Oronte), József Moldvay (Coralbo). Cette version est mentionnée sur le site Opéra baroque :
    https://operabaroque.fr/HAENDEL_FLORIDANTE.htm



    Voici les quatre numéros qui me semblent les plus beaux.


    1° Duo de Floridante et Elmira "Ah mia cara", "un duo exquis dans un grand style pathétique" (Charles Burney, cité par P. Kaminski, p. 561). Vidéo Hungaroton :





    2° air (ou arioso) d'Elmira "Notte cara", bel air nocturne un peu étrange, coupé par un récitatif. C'est le numéro que je préfère dans toute la partition. Vidéo Hungaraton :





    3° air de Floridante "Se dolce m'era già viver", sicilienne douce-amère.
    Vidéo Hungaraton (on a pataugé dans le titre, je crois) :





    4° air de Floridante "Questi ceppi" : Floridante, emprisonné, dit que ses chaînes lui sont douces (parce que, si je comprends bien, elles contribuent au bonheur d'Elmira). La musique me semble bien suggérer l'ambiguïté de la situation.
    Vidéo Hungaroton :





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  7. #67
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    Händel, Ottone HWV 15, créé en 1723.



    Il n'y a pas de version complète sur YouTube et je n'ai pas eu la patience de chercher toutes les vidéos fragmentaires qu'on peut y trouver. Comme je n'ai pas d'autre source que YouTube, je ne peux donc pas jurer que je n'ai pas omis une perle que j'ignore.


    Peu importe le livret, concentrons-nous sur la musique.


    1° Air de Gismonda "Vieni, o figlio", d'une tendresse presque extatique, un peu comme le le fameux "Ombra mai fu" (Xerxès) (Au sujet de je ne sais plus quelle vidéo, un commentaire notait que Händel excelle à exprimer la tendresse, ce qui n'est peut-être pas mal vu.)


    Voici trois versions.



    (Vieni, o figlio (Handel) Ann Hallenberg)
    Ann Hallenberg as Gismonda Il pomo d'oro under George Petrou



    (Händel - Vieni, o figlio - Lorraine Hunt Lieberson - mezzo soprano)
    Lorraine Hunt Lieberson - (mezzo) soprano Philharmonia Baroque Orchester Nicholas McGegan Harmonia Mundi



    (HANDEL ARIAS BERNADETTE GREEVY Contralto)
    The Academy Of St Martin-In-The-Fields Leader- Neville Marriner Raymond Leppard- Harpsichord
    (L'air proprement dit va de 0:28 à 6:45.)


    2° Air de Matilda " Ah! tu non sai quant’il mio cor sospira". Expressif. (C'est peut-être la partie orchestrale, délicatement lancinante, que je préfère.)



    (Ah! tu non sai quant’il mio cor sospira Matilda)


    D'après des mentions qui s'affichent sur la vidéo, les interprètes sont Anna Starushkevych, Il Pomo d'Oro & George Petrou .


    3° Air d'Ottone "Dove sei", "lyrique et puissant" (P. Kaminski, p. 563.)

    (Handel - Dove sei (Air)
    Festival di Beaune Christophe Dumaux Ensemble Les Dominos Direction Florence Malgoire


    Rien que pour Dumaux... P. Kaminski dit que dans la scène qui suit, Ottone chante un lamento poignant, mais comme il n'indique pas les paroles, je n'ai pas cherché sur YouTube.


    4° Air de Teofane "Falsa imagine" : ici aussi, de la tendresse, mais mêlée d'inquiétude :



    (Handel - Falsa imagine (Rosa Mannion))




    5° Air de Teofane "Affanni del pensier", sicilienne désolée sur un accompagnement assez dissonant.
    Il y a beaucoup de versions sur YouTube, mais cet air semble avoir tenté peu de grands interprètes. Je ne me suis pas infligé une écoute exhaustive.


    a) avec accompagnement au piano :

    (Sonia Theodoridou - Affanni del pensier by Handel)


    Je ne sais pas qui joue l'accompagnement au piano.


    b) Voici une version plus orthodoxe, avec accompagnement à l'orchestre, mais le son est assez lointain :



    (G.F.Handel - Affanni del pensier - Natasa Jovovic)
    Dirigent: Elisabeth Attl


    c) A titre de curiosité, une version a capella qui ne me déplaît pas :



    ( Affanni del pensier)
    Chanté par tilopsia (titulaire de la chaîne YouTube où la vidéo a été publiée)


    d) De nouveau avec accompagnement au piano (et le pianiste n'aide pas les dissonances à passer...) On peut peut-être chicaner tel ou tel détail d'émission du chanteur (je n'en sais trop rien), mais c'est une de ces voix russes auxquelles je ne résiste pas :



    (Николай Землянских "Affani del pensier" Georg Friedrich Händel)


    Je suppose que le nom du chanteur se translittère "Nikolaï Zemlinsky", mais Google ne donne rien.
    Voici une traduction Google d'un des commentaires : "très beau et émotif !! c'est le vrai bel canto. surpris que le gars est si jeune. Je ne pensais même pas que j'entendrais un si beau baryton sur ce disque. merci Je me demande quel âge avez-vous?" Je suis d'accord.


    e) Je suis un peu étonné que ceci n'ait été vu que 685 fois depuis 2012 :



    (affanni del pensier Haendel Benjamin alexandre sopraniste)


    6° Duo "Notte cara"

    (Handel : Ottone "Notte cara")
    Juliana Gondek, Patricia Spence, Freiburger Barockorchester dir. N. McGegan


    C'est sans doute le "délicieux duo nocturne Gismonda/Matilda (...) qui termine le IIe acte" dont parle Kaminski, p. 563. Je trouve ce duo agréable mais je n'irais pas jusqu'à le dire délicieux.


    P. Kaminski signale encore comme captivant un air suppliant "Lascia che nel suo viso", confié à un personnage secondaire. Cet air figure comme numéro 90 dans cette playlist :
    https://www.youtube.com/playlist?lis...E2ofFZ6PpjnEJ6
    mais la vidéo est bloquée dans mon pays.


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  8. #68
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    Flavio, Rè de' Longobardi, HWV 16.


    Créé en 1723.
    Livret : http://www.haendel.it/composizioni/l...pdf/flavio.pdf


    Il y a une bonne présentation de l'oeuvre et de la version Curnyn par Richard Wigmore ici :
    https://www.gramophone.co.uk/review/handel-flavio


    Bonne présentation de l'oeuvre et de la version René Jacobs par Stanley Sadie ici :
    https://www.gramophone.co.uk/review/handel-flavio-0


    Voir aussi :
    https://www.chandos.net/chanimages/Booklets/CH0773.pdf


    Bonne présentation de l'oeuvre en italien : http://www.haendel.it/composizioni/opere/flavio.htm


    L'argument mêle le comique au tragique et c'est à cela qu'on attribue le peu de succès que cet opéra eut du vivant de Händel (le public anglais avait donc bien changé depuis l'époque élizabéthaine ?)
    Le roi Flavio est de nouveau une sorte de Harvey Weinstein.
    Une partie de l'intrigue se souvient visiblement de celle du Cid. Je rappelle celle-ci : Rodrigue et Chimène sont fiancés, le roi octroie un poste au père de Chimène, le père de Rodrigue, qui convoitait ce poste et qui se croit apparemment protégé par ses cheveux blancs, a l'insolence de reprocher au père de Chimène d'avoir été injustement favorisé par le roi, et le père de Chimène répond par une gifle. Le père de Rodrigue va pleurer auprès de son fils, qui accomplit le devoir de tout fils : tuer ceux qui donnent à son père une gifle méritée.
    Cela met Chimène dans une position délicate : comment, maintenant, épouser Rodrigue sans risquer d'être surnommée L'orpheline joyeuse ?
    Vous connaissez peut-être le sonnet hérédiaque par lequel Georges Fourest a exprimé le dilemme de Chimène :


    Le palais de Gormaz, comte et gobernador,
    est en deuil : pour jamais dort couché sous la pierre
    l’hidalgo dont le sang a rougi la rapière
    de Rodrigue appelé le Cid Campeador.


    Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre
    Chimène, en voiles noirs, s’accoude au mirador
    et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière
    regardent, sans rien voir, mourir le soleil d’or…


    Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :
    sur la plaza Rodrigue est debout devant elle !
    Impassible et hautain, drapé dans sa capa,


    le héros meurtrier à pas lents se promène :
    « Dieu ! » soupire à part soi la plaintive Chimène,
    « qu’il est joli garçon l’assassin de Papa ! »


    Mais avec le temps tout s'arrange et on nous laisse savoir que Rodrigue gagnera sur les deux tableaux : tuer le père puis épouser la fille.


    Ici, Guido et Emilia sont fiancés, mais le père (Lotario) d'Emilia, frustré dans ses ambitions politiques, gifle le père (Ugone) de Guido et Guido tue le père d' Emilia. Emilia fait un peu de manières, mais elle finit tout de même par être à Guido.


    La seule version complète en une seule vidéo sur YouTube est celle que René Jacobs a enregistrée, c'est donc elle que je suivrai :



    (Georg Friedrich Händel - Flavio HWV 16)
    FLAVIO: Jeffrey Gall. GUIDO: Derek Lee Ragin. EMILIA: Lena Lootens. TEODATA: Bernarda Fink. VITIGE: Christina Högman. UGONE: Gianpaolo Fagotto. LOTARIO: Ulrich Messthaler. ENSEMBLE 415 - René Jacobs


    D'après l'article de R. Wigmore cité plus haut, René Jacobs est assez "interventionniste", donc si on s'extasie sur un détail d'écriture sans avoir de version de comparaison, on risque de créditer Händel de ce qui revient à René Jacobs.


    La qualité d'ensemble de la composition est assez bonne, tous ou presque tous les numéros se laissent au moins écouter. Les amateurs de Händel parlent de Flavio comme d'un petit chef-d'oeuvre.


    Les commentateurs semblent unanimes à considérer que le sommet de cet opéra est
    1:39:44 à 1:47:25 l'air d'Emilia "Ma chi punir desio ?", une très belle sicilienne plaintive.


    Dans le même climat, je mentionnerais
    2:11:46 à 2:12:39 : belle sinfonia affligée
    2:15:52 à 2:22:14 : air de Guido "Amor, nel mio penar", chant désespéré avec une belle partie d'orchestre doucement désolée. Derek Lee Ragin chante très bien, mais j'aime mieux la voix plus corsée de Christophe Dumaux (dans un enregistrement pas très bon, malheureusement) :

    (Handel - Amor nel mio penar (Air))
    Amor, nel mio Penar - da FLAVIO Festival di Beaune Christhophe Dumaux Ensamble Les Dominos Direction Florence Malgoire


    Voilà pour le premier choix (selon mon goût en tout cas).


    À côté de cette veine plaintive, il y a des airs auxquels des détails rythmiques, notamment à l'orchestre, confèrent un dynamisme très agréable. (Peut-être René Jacobs accentue-t-il cet aspect.)
    La page italienne que j'ai liée plus haut dit par exemple :
    "L’aria “Benché povera donzella” spicca per efficacia di penetrazione psicologica: ai ripetuti “no” della donna fanno eco i violini, in uno squisito gioco concertante."
    Cet air de Teodata "Benché povera donzella" va de 23:47 à 28:10. De 24:39 à 24:45, il y a une petite figure qui me fait un peu penser à la marche et surtout à l'étrange fandango des Noces de Figaro :



    (17. No 23. Finale: Ecco la marcia)
    René Jacobs


    marche : 0:13 - 0:16, 0:19- 0:21 etc.
    fandango : 3:19 - 3:25, 3:51-3:54.


    Comme autres exemples de rythmes savoureux, parfois un peu cahotants, ou de participation active de l'orchestre, je citerais :
    34:12 à 36:55 : air de Flavio "Di quel bel che m'innamora"
    42:31 à 47:29 : air de Guido "L'armellin vita non cura"


    Si on aime le genre "éléments déchaînés dans une tempête prométhéenne", on peut écouter
    57:02 à 1:00:15 : air d'Ugone "Fato tiranno e crudo".


    Enfin, il y a deux agréables duos de bonheur amoureux comme Händel en a fait beaucoup :
    4:14 à 9:00 : duo de Vitige et Teodata "Ricordati mio ben"
    2:25:26 à 2:32:32 duo de Guido et Emilia "Deh, perdona"
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  9. #69
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    Comme c'est l'anniversaire de Keith Jarrett, paraît-il, je rappelle qu'il a magnifiquement joué certaines pièces de Händel. Malheureusement, les vidéos YouTube semblent indisponibles pour certains pays.

  10. #70
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    Giulio Cesare in Egitto, HWV 17


    Livret :
    http://www.librettidopera.it/zpdf/giulio_ces.pdf


    Résumé de l'intrigue sur :
    http://www.lamediatheque.be/travers_sons/op_han01.htm


    En gros : César a vaincu Pompée, qu'il a poursuivi jusqu'en Égypte, et se montre disposé à traiter généreusement le vaincu, sa femme Cornelia et son fils Sextus, mais Ptolémée, qui règne sur l'Égypte, a fait couper la tête de Pompée et l'envoie en cadeau à César, qui n'en conçoit que du mépris pour Ptolémée. Cornelia et Sextus ne pensent plus qu'à venger Pompée en tuant Ptolémée. Ils trouvent une alliée en Cléopâtre, qui estime qu'elle seule a le droit de régner sur l' Égypte et que son frère Ptolémée est un usurpateur. Intrigue supplémentaire : Cléopâtre est amoureuse de César (on ne dit pas si le pouvoir de César joue son rôle d'aphrodisiaque), va-t-elle arriver à le séduire ? Sextus finit par tuer Ptolémée, tout le monde trouve que c'est bien fait et César et Cléopâtre filent le parfait amour. Il y a aussi des personnages secondaires qui convoitent Cornelia, mais ils n'arrivent pas à leurs fins.


    Étude musicale dans le livre de Donald Burrows : Handel, 2012, p. 176 à 192 :
    https://books.google.be/books?id=8fHja-D-FvsC&pg=PA176


    Il y a plusieurs versions complètes sur YouTube. Je suivrai celle de Minkowski, parce qu'il faut bien en choisir une :

    (Handel: Giulio Cesare. Mijanović, Kožená, von Otter, Hellekant, Minkowski)
    Giulio cesare - Marijana Mijanović Cleopatra - Magdalena Kožená Sesto - Anne Sofie von Otter Cornelia - Charlotte Hellekant Tolomeo - Bejun Mehta Achilla - Alan Ewing Nireno - Pascal Bertin Curio - Jean-Michel Ankaoua Les Musiciens du Louvre, on period instruments, conducted by Marc Minkowski


    Voici les parties de cet opéra qui me semblent les plus remarquables :


    36:49 à 40:30 : récitatif accompagné de César : "Alma del gran Pompeo".
    Oraison funèbre de César sur Pompée qu'il a vaincu et que Ptolémée a fait tuer. Belles harmonies imprévues à l'orchestre, qui avaient déjà frappé Burney (voyez le livre de Burrows lié plus haut, p. 183).


    50:19 à 53:44 : air de Cornelia "Nel tuo seno, amico sasso".
    Cornelia se recueille sur la tombe de son époux. "a short but powerful aria" (Burrows, p. 191)


    1:02:26 à 1:08:44 : air de César : "Va tacito e nascosto".
    Je ne le mets pas au premier plan parce qu'il me semble un peu pédestre, mais il est célèbre et le cor concertant est agréable. Burrows, p. 185, note la parenté thématique avec l'air "The flocks shall leave the mountain", d'Acis and Galatea.


    1:16:33 à 1:25:15 duo de Cornelia et Sextus "Son nata a lagrimar".
    Cornelia et Sextus, que Ptolémée a décidé d'emprisonner, s'attendent à ne plus se revoir. Très beau duo désespéré.
    Il y a plusieurs belles versions isolées sur YouTube, par exemple :

    (Handel's Giulio Cesare Duet)
    Cornelia (Mary Westbrook-Geha) and Sesto (Lorraine Hunt)
    (Le duo commence à 0:49.)


    1:26:59 à 1:34:02 : air de Cléopâtre "V'adoro, pupille".
    Cléopâtre organise un spectacle où, aux sons d'une charmante symphonie ("vaga sinfonia"), elle incarne la Vertu, qui drague César. C'est en effet assez charmant.


    1:35:20 à 1:42:45 : air de César "Se in fiorito ameno prato l'augellin tra fiori, e fronde".
    Avec imitation d'oiseau au violon. Cela ne me semble pas plus mauvais que des zoiseautages plus célèbres.


    1:42:50 à 1:44:59 : arioso de Cornelia "Deh piangete, oh mesti lumi"
    Assez beau climat dépressif.


    2:16:20 à 2:25:35 : air de Cléopâtre "Se pietà di me non senti".
    Très bel air suppliant.
    Voici une version isolée :

    (Natalie Dessay: "Se pietà" (Giulio Cesare) - recording session!)
    Natalie Dessay records Cleopatra's aria "Se pietà di me non senti" from Handel's "Giulio Cesare". Emmanuelle Haïm conducts Le Concert d'Astrée.


    Attention : il y a sur ce forum un oukase contre Natalie Dessay.


    2:46:01 à 2:51:59 : air de Cléopâtre "Piangerò la sorte mia".
    Bel air plaintif (avec centre furieux).


    Voici une version isolée de la même interprétation :

    (Piangero la sorte mia. Händel. M. Kozena. Giulio Cesare)
    Magdalena Kožená, Marc Minkowski & Les Musiciens du Louvre.


    3:12:01 à 3:14:40 : récitatif accompagné de Cléopâtre "Voi, che mie fide ancelle".
    Beau climat éploré, notamment grâce au hautbois.


    3:31:59 à 3:36:18 : duo de Cléopâtre et César "Caro ! Bella!"
    Duo exultant auquel je ne résiste pas. (Au début de ce fil, je l'ai rapproché d'un choeur de paysans dans Don Giovanni.)


    3:36:41 à 3:39:18 : choeur "Ritorni omai nel nostro core".
    Agréable choeur de réjouissance.


    Voilà une vidéo avec le duo et le choeur :



    (Caro... Bella - Inger Dam-Jensen & Andreas Scholl)
    Giulio Cesare: Andreas Scholl Cleopatra: Inger Dam-Jensen
    Conductor: Lars Ulrik Mortensen Concerto Copenhagen


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  11. #71
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    Tout d'abord, remercions le Seigneur de nous faire vivre à une époque où un gosse de quatre ans (trois ans et demi d'après certaines sources) qui tombe du cinquième ou du sixième étage se raccroche ("miraculeusement") à un garde-fou grillagé du quatrième étage (qui n'est même pas en saillie par rapport à l'immeuble) et attend paisiblement qu'on vienne le tirer de là, sans pleurer ni crier. Et remercions les médias dominants qui culpabilisent tous ceux qui osent ne pas croire cette belle histoire.


    Cela fait, passons à Tamerlano, HWV 18.


    Création en 1724, remaniementen 1731.


    Livret :
    http://www.librettidopera.it/zpdf/tamerlano.pdf
    http://www.librettidopera.it/zpdf/tamerlano_bn.pdf
    http://www.haendel.it/composizioni/l...pdf/hwv_18.pdf


    Article de Christophe Schuwey sur la version dirigée par R. Minasi : https://www.forumopera.com/cd/pas-besoin-de-remaniement


    Article de David Vickers sur la version de Trevor Pinnock :
    http://gfhandel.org/recordings/revie...018pinnock.htm


    Je suivrai l'enregistrement de la marque "naïve" :



    (Opera Tamerlano, HWV18 Dramma per musica in tre atti. 1731 version Libretto: Nicola Francesco Haym after Agostino Piovene The first performance at the King's Theatre, Haymarket London on 31 October 1724. Personaggi: Tamerlano, Emperor of the Tartars by Xavier Sabata, countertenor Andronico, Greek prince by Max Emanuel Cencic, countertenor Bajazet, Sultan of the Turks by John Mark Ainsley, tenor Asteria, Bajazet's daughter by Karina Gauvin, soprano Irene, Princess of Trebizond, betrothed to Tamerlano by Ruxandra Donose, mezzo-soprano Leone, friend of Andronico and Tamerlano by Pavel Kudinov, bass)


    Intrigue : le sultan ottoman Baiazete (Bajazet Ier, pas le Bajazet de Racine) a été vaincu et fait prisonnier par le conquérant turco-mongol Tamerlano (Tamerlan) en 1402. Tamerlan est fiancé à Irène, princesse de Trébizonde, mais il a envie d'épouser Asteria, fille de Bajazet, ce pour quoi il a besoin du consentement de Bajazet. (Le Tamerlan historique n'a pa fait tant de manières : il a mis la femme et les filles de Bajazet dans son harem.) Tamerlan charge le général grec Andronic d'obtenir le consentement de Bajazet, en récompense de quoi Tamerlan lui laissera volontiers Irène, mais Asteria est la promise d'Andronic, qui l'aime d'un amour partagé. Bajazet, lui non plus, ne veut pas que son sang soit souillé par celui de Tamerlan. À l'instigation de Bajazet, Asteria verse du poison dans la coupe de Tamerlan. Irène la surprend et la cafte à Tamerlan. Asteria, prise ainsi le doigt dans le pot de confiture, nie impudemment, mais Tamerlan ordonne que la coupe soit vidée par Bajazet ou par Andronic, au choix d'Asteria. Bajazet décide de boire lui-même le poison et meurt. Ému par la fin de Bajazet, Tamerlan permet qu'Asteria et Andronic se marient et, quant à lui, il se contente d'Irène pour tout potage. Comme d'habitude, j'ai omis beaucoup d'éléments.


    Voici les parties que je conseillerais.


    4:59 à 6:58 : Andronic invite Bajazet à sortir de sa prison. L'orchestre met une atmosphère tragique, menaçante, implacable.
    9:19 à 13:14 : air de Bajazet "Forte e lieto a morte andrei". Bajazet dit envisager la mort avec force et joie. La musique exprime assez bien ces sentiments.
    31:50 à 37:37 air d'Asteria "Se non mi vuol amar". Agréable sicilienne.
    44:38 à 50:45 : air d'Asteria "Deh ! lasciatemi il nemico". Ternaire bien balancé, avec accompagnement parfois arpégé.
    Voici une vidéo isolée de la même interprétation :

    (Karina Gauvin, Haendel, Tamerlano, "Deh, lasciatemi")


    1:21:52 à 1:27:43 : air d'Irène "Par che mi nasca in seno". Irène sent naître dans son âme un rayon d'espérance. La musique a en effet quelque chose de radieux.
    1:33:28 à 1:40:03 : air de Bajazet : A' suoi piedi padre esangue". Bajazet croit qu'Asteria l'a trahi. Les tourments de l'angoisse sont assez bien exprimés, notamment par les heurts et les grands intervalles de l'orchestre.
    1:55:29 à 1:57:01 : ariette de Bajazet "No, il tuo sdegno mi placò". Bajazet apprend que sa fille ne l'a pas trahi. Cette brève ariette n'est peut-être pas grand-chose, mais j'aime bien son climat heureux, cordial.
    2:07:25 à 2:16:43 : air d'Asteria "Cor di padre e cor d'amante". Asteria craint de perdre aussi bien que son père que son fiancé. Bel air désolé, avec des iambes implacables à l'orchestre.
    Vidéo isolée de la même interprétation :

    (Karina Gauvin, Haendel, Tamerlano, "Cor di padre")


    2:26:58 à 2:33:38 : duo d'Asteria et Andronico "Vivo in te". Beau duo où les amoureux expriment leur bonheur de mourir l'un pour l'autre.
    Vidéo isolée de la même interprétation :

    (Karina Gauvin, Max Emanuel Cencic "Vivo in te" (Händel))


    Il y a plusieurs autres versions sur Youtube, par exemple :

    (Handel Tamerlano Julia Lezhneva, Dmitry Sinkovsky)
    23.01.2015 Herkulessaal (München) Helsinki Baroque Orchestra dir. Aapo Häkkinen


    2:38:09 à 2:43:06 : air (de Leone, je suppose) "Nel mondo e nell'abisso". D'après l'article de David Vickers que j'ai cité plus haut, Händel n'a inséré cet air qu'en 1731. Je suppose que c'est un réemploi d'un air chanté par Isaccion dans Riccardo Primo. Du caractère dans la partie vocale et un accompagnement assez soigné.


    Les scènes 8 à 10 de l'Acte III roulent sur la mort de Bajazet. Il y a surtout des récitatifs accompagnés et des ariosos.


    2:50:22 à 2:51:07 et 2:51:09 à 2:52:53 : récitatif accompagné d'Asteria "Padre, amante", éloquent, puis arioso de la même "Folle sei, se la consenti", dans un beau climat de désolation (avec quelques interjections qui me semblent rompre le charme...).
    3:02:05 à 3:03:09 : récitatif accompagné très expressif de Bajazet.
    3:04:12 à 3:05:59 : arioso de Bajazet "Figlia mia, non pianger, no". Bajazet, qui est sur le point de mourir, console sa fille. Touchant.
    Vidéo isolée de la même interprétation :

    (John Mark Ainsley "Figlia mia" (Händel))


    3:10:14 à 3:13:04 : choeur final "D'atra notte già mirarsi a scorno". Tamerlan, ému par la fin de Bajazet, a permis à Andronic et Asteria de s'épouser et va, quant à lui, épouser Irène, ce qui fait au moins le bonheur d'Irène. Le choeur célèbre le jour qui succède à la nuit. En fait, le ton ne me semble pas triomphal, il y a comme une note de déploration.
    Voici une autre version :

    (D'atra notte già mirasi a scorno - C.Dumaux, D.Galou, A.Hallenberg, N.Berg)
    • Tamerlano: Christophe Dumaux • Bajazete: Jeremy Ovenden • Asteria: Sophie Karthäuser • Andronico: Delphine Galou • Irene: Ann Hallenberg • Leone: Nathan Berg • Zaide: Caroline D’Haese __ Les Talens Lyriques Conducted by Christophe Rousset Director: Pierre Audi Feb 2015, Théâtre de La Monnaie / De Munt de Bruxelles


    P.S. Quand j'ai parlé de Giulio Cesare in Egitto, je n'ai rien dit de l'air de Cléopâtre "Da tempeste" parce que c'est surtout un air de virtuosité et que la virtuosité me laisse habituellement froid, mais un air de virtuosité qui rend ceci possible :

    (Handel: Da tempeste (Julia Lezhneva, Helsinki Baroque Orchestra))


    c'est tout de même quelque chose.
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  12. #72
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Tout d'abord, remercions le Seigneur de nous faire vivre à une époque où un gosse de quatre ans (trois ans et demi d'après certaines sources) qui tombe du cinquième ou du sixième étage se raccroche ("miraculeusement") à un garde-fou grillagé du quatrième étage (qui n'est même pas en saillie par rapport à l'immeuble) et attend paisiblement qu'on vienne le tirer de là, sans pleurer ni crier. Et remercions les médias dominants qui culpabilisent tous ceux qui osent ne pas croire cette belle histoire.
    Ignete n'aurait pas fait mieux. Bravo, l'ami

  13. #73
    - Avatar de mah70
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    Bonjour.
    Je trouve totalement incohérent politiquement de glisser cette remarque réellement patriotique dans un fil consacré à Händel. Qui était Händel? Un vil Saxon, ne réussissant pas à vivre de sa plume dans son pays, ayant pris un bateau pour s'échouer sur les côtes du Royaume-Uni afin de s'y introduire dans la vie musicale et d'y écrire des opéras en italien sur de la musique allemande à la place des bons patriotes britanniques. Osons le dire, Händel était un chantre du multiculturalisme honni, vivant peut-être en situation irrégulière, soutenu par l'ignoble Palmarès Officiel, un membre de cette cinquième colonne mise en place pour accomplir le Grand Remplacement de la musique réellement nationale de Purcell et de Byrd par un fond de sauce venu de l'étranger. Un métèque, en gros, tellement apatride qu'on écrit son nom de plein de manières différentes. Honnissons Händel, qui a utilisé les médias dominants pour se faire sa publicité à coup de musique sur l'eau et de feux d'artifices royaux destinés à empêcher le rassemblement national d'un peuple qui aurait dû renvoyer chez lui par bateau charter en criant "on est chez nous".


    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  14. #74
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    Citation Envoyé par mah70 Voir le message
    Bonjour.
    Je trouve totalement incohérent politiquement de glisser cette remarque réellement patriotique dans un fil consacré à Händel. Qui était Händel? Un vil Saxon, ne réussissant pas à vivre de sa plume dans son pays, ayant pris un bateau pour s'échouer sur les côtes du Royaume-Uni afin de s'y introduire dans la vie musicale et d'y écrire des opéras en italien sur de la musique allemande à la place des bons patriotes britanniques. Osons le dire, Händel était un chantre du multiculturalisme honni, vivant peut-être en situation irrégulière, soutenu par l'ignoble Palmarès Officiel, un membre de cette cinquième colonne mise en place pour accomplir le Grand Remplacement de la musique réellement nationale de Purcell et de Byrd par un fond de sauce venu de l'étranger. Un métèque, en gros, tellement apatride qu'on écrit son nom de plein de manières différentes. Honnissons Händel, qui a utilisé les médias dominants pour se faire sa publicité à coup de musique sur l'eau et de feux d'artifices royaux destinés à empêcher le rassemblement national d'un peuple qui aurait dû renvoyer chez lui par bateau charter en criant "on est chez nous".
    Si votre idéologie a besoin du "miracle" (ce n'est pas moi qui le dis) du Spider-Man de quatre ans, c'est mauvais signe pour elle.

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  15. #75
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    La vôtre n'a pas besoin de vos stupidités pour être ignoble, en tout cas
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  16. #76
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    La vôtre n'a pas besoin de vos stupidités pour être ignoble, en tout cas

    Les gens stupides et ignobles, ce sont qui criminalisent l'esprit critique. Pas étonnant si le quotient intellectuel moyen a baissé drastiquement en Europe depuis que votre idéologie y est au pouvoir.
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  17. #77
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Les gens stupides et ignobles, ce sont qui criminalisent l'esprit critique.
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    Etrange syntaxe. Une "faute de frappe", nul doute. Ou les neurones qui lâchent, c'est aussi une possibilité vraisemblable.

    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Tout d'abord, remercions le Seigneur de nous faire vivre à une époque où un gosse de quatre ans (trois ans et demi d'après certaines sources) qui tombe du cinquième ou du sixième étage se raccroche ("miraculeusement") à un garde-fou grillagé du quatrième étage (qui n'est même pas en saillie par rapport à l'immeuble) et attend paisiblement qu'on vienne le tirer de là, sans pleurer ni crier. Et remercions les médias dominants qui culpabilisent tous ceux qui osent ne pas croire cette belle histoire.
    Qu'est-ce que cela a à voir avec Haendel ?
    Et avec "le Seigneur", qui que ce soit dont il s'agisse ?

    On pensait jusqu'à présent que le plus grand abysse au monde était la fosse des Mariannes.
    Ceux qui pensent cela devraient venir sur ce forum : la lecture des posts d'un dénommé InnocentParadis leur montrerait que sa connerie est bien plus abyssale encore et est l'illustration parfaite du qualificatif 'insondable'.
    L'humanité doit être reconnaissante à IP de toujours repousser les limites de la stupidité au-delà de ce qu'il est raisonnable de croire possible. Il est mûr pour certaines présidences d'états étrangers sous différentes latitudes, les actuels détenteurs des postes ne pèseront pas lourd face à lui. En ces temps de beauferie et de bêtise crasses, une belle carrière lui est ouverte.

    NB : media est déjà un pluriel. "Médias" est également une étrangeté ...
    TLF :
    MASS(-)MEDIA, subst. masc. plur.
    MASS(-)MEDIA, (MASS MEDIA, MASS-MEDIA)subst. masc. plur.
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 15/06/2018 à 21h57.
    I'd rather be hated for who I am than be loved for who I am not (K.C.)

  18. #78
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    NB : media est déjà un pluriel. "Médias" est également une étrangeté ...
    TLF :
    MASS(-)MEDIA, subst. masc. plur.
    MASS(-)MEDIA, (MASS MEDIA, MASS-MEDIA)subst. masc. plur.

    Toujours la cuistrerie du philologue en peau de lapin. Le Petit Larousse 2009 et le Petit Robert 2011 donnent "un média" et "des médias" et ne signalent "un medium", "des media" que comme des graphies qu'on rencontre aussi.
    Et comme d'habitude, dès que des huiles du forum déversent leur bile sur moi, celui-ci croit son heure venue et se joint à la meute. On a vu ça lors des dévergondages sur "distinction without a difference" et on le verra encore.
    IP

  19. #79
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Les gens stupides et ignobles, ce sont qui criminalisent l'esprit critique. Pas étonnant si le quotient intellectuel moyen a baissé drastiquement en Europe depuis que votre idéologie y est au pouvoir.
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    Vous en êtes une manifestation éclatante, au point que vous ne vous en rendez même pas compte. En plus d'être un imbécile inculte sans le secours de son internet, vous êtes d'une bassesse morale remarquable. Non qu'il ait fallu attendre aujourd'hui pour le savoir, mais j'avoue que je suis à chaque fois surpris par l'ampleur du désastre.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  20. #80
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Vous en êtes une manifestation éclatante, au point que vous ne vous en rendez même pas compte. En plus d'être un imbécile inculte sans le secours de son internet, vous êtes d'une bassesse morale remarquable. Non qu'il ait fallu attendre aujourd'hui pour le savoir, mais j'avoue que je suis à chaque fois surpris par l'ampleur du désastre.

    Puisque vous avez mis plus de deux jours pour ne trouver à me répondre que de nouvelles injures, cela me confirme dans mes opinions.
    IP

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