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Discussion: Nouveautés de la Bibliothèque musicale (copie)

  1. #161
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Nouveau package « Un peu de tout » avec cette fois une attention toute particulière à l'oeuvre pianistique de Smetana et de Roussel - ainsi qu'un hommage à Wilhelm Kempff (dont nous célébrons aujourd'hui le décès en 1991, à l'âge de 95 ans) - et bien d'autres « hommages » suivront : j'ai une admiration sans borne pour Kempff ...

    Le piano de Roussel est une intégrale (liste des oeuvres ici, donc), enregistrée par Lucette Descaves en 1957 et publiée en 1959 sur des vinyles d'origine des disques Versailles pour le 20e anniversaire de la mort de Roussel (catalogue raisonné de l'oeuvre d'Albert Roussel par Nicole Labelle, Université de Louvain-la-Neuve, Département d'archéologie et d'histoire de l'art du Collège Erasme, Publications d'histoire de l'art et d'archéologie de l'Université catholique de Louvain).

    Celui de Smetana n'en est, à ma connaissance, pas une, mais comporte une particularité : celle d'avoir été entièrement réalisé par Věra Řepková.
    Née en 1910 et décédée en 1990, Věra était une pianiste tchèque et une importante promotrice de l'oeuvre pour piano de Smetana ; elle devint la première pianiste tchèque à étudier cette oeuvre dans son intégralité.
    En 1914, elle commence à apprendre à jouer du piano et se produit pour la première fois en concert à l'âge de six ans.
    En raison de son talent exceptionnel, elle a été acceptée à l'École de Maître de piano du Conservatoire de Prague, sans avoir à être diplômée du Conservatoire. Elle termine ses études en 1928. De 1929 à 1964, elle travaille comme soliste à la radio tchécoslovaque.

    Afin de ne pas se « limiter » au piano (en dépit du caractère exceptionnel de ces deux corpus ) je vous propose quelques menues autres choses

    Pour commencer, Castor et Pollux de Rameau. Les enregistrements d'opéras de Rameau d'avant 73 ne sont pas nombreux, la « redécouverte » ne faisant que commencer dans les années 70. Harnoncourt apparaît donc ici, comme ailleurs, tel un précurseur.
    Le Chevalier avare est un opéra en un acte de Rachmaninov d'après Pouchkine, divisé en trois scènes distinctes. Dans la première scène, Albert, un jeune jouteur, se plaint de l'avarice de son père qui refuse de renouveler son matériel pour participer au prochain tournoi. Il est le fils d'un homme riche mais il est condamné à vivre pauvrement, jusqu'à l'excès, à cause de l'avarice de son père. Un prêteur sur gage lui propose de l'argent en échange d'une garantie dont Albert ne dispose pas. Albert refuse une offre de tuer son père, le Baron, pour hériter de sa fortune de son père mais Albert refuse : il n'aime pas son père mais est horrifié par l'idée d'un tel parricide. Dans la deuxième scène, le Baron descend dans sa cave pour contempler sa fortune, qu'il a extorquée aux pauvres de son fief. Dans la troisième scène, Albert se rend chez le Duc, le suzerain de son père, pour demander de l'aide. Le Baron apparaît également, accusant son fils de vouloir l'empoisonner pour hériter de sa fortune. Le Baron provoque Albert en duel et le fils relève le gant. Le Duc met fin à cette querelle indigne et fait emmener Albert. Au moment où le Baron se retire, il est assailli d'une crise qui le terrasse sur place sous le regard impavide du Duc : il expire en cherchant fiévreusement ses clefs ... les clés de ses coffres forts ...
    Quant à Lucia di Lammermoor de Donizetti, on ne le présente plus - si ce n'est pour souligner l'excellence de l'interprétation de Richard Bonynge et de la distribution

    Enfin, pour sortir un peu du piano solo et de l'opéra, un peu de musique de chambre avec quatre trios de Haydn, jusqu'à présent inédits en BM, par le Beaux Arts Trio, dont le fondateur (en 1955 avec Daniel Guillet et Bernard Greenhouse), Menahem Pressler, nous a quittés le samedi 6 de ce mois à l'âge respectable de 99 ans ; un immense hommage à lui également

    D'autre part et pour terminer « en beauté » (ce qui n'engage pas le reste ), une intégrale des Concertos pour piano de Beethoven par deux musiciens un tout petit peu connus : un certain Wilhelm Kempff, dont je vous parlais un peu plus haut, et un certain Paul van Kempen (interprétation de 1953)

    La liste complète pour cette fois :
    • Beethoven : Intégrale des Concertos pour piano (Wilhelm Kempff et Paul van Kempen, 1953)
    • Donizetti : Lucia di Lammermoor
    • Haydn : Trio avec piano n°41
    • Haydn : Trio avec piano n°42
    • Haydn : Trio avec piano n°44
    • Haydn : Trio avec piano n°45
    • Rachmaninov : Le Chevalier avare
    • Rameau : Castor et Pollux
    • Roussel : Intégrale de l'oeuvre pour piano (Lucette Descaves, 1959)
    • Smetana : Bagatelles et Impromptus
    • Smetana : Danses tchèques
    • Smetana : Esquisses
    • Smetana : Etudes variées
    • Smetana : Fantaisie sur des chants populaires tchèques
    • Smetana : Feuillets d'album, 1844-1862
    • Smetana : Feuillets d'album, op. 2
    • Smetana : Impromptus
    • Smetana : Macbeth et les Sorcières
    • Smetana : Pièces caractéristiques op. 1
    • Smetana : Polkas de salon
    • Smetana : Polkas variées
    • Smetana : Rêves
    • Smetana : Scènes de noces
    • Smetana : Sonate pour piano en sol mineur
    • Smetana : Souvenir de Bohême en forme de Polkas
    Bonnes écoutes



    Menahem Pressler


    Wilhelm Kempff

  2. #162
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Pour ce nouveau package, « Un peu de tout » comme j'ai pris l'habitude d'intituler ce genre de livraison.

    Mathis der Maler est une oeuvre symphonique de Paul Hindemith, créée en 1934. Elle a été écrite en relation avec l'opéra Mathis der Maler, qui traite de la vie de Matthias Grünewald. Hindemith a écrit les trois mouvements de la symphonie avant l'achèvement du livret auto-écrit et les a ensuite incorporés dans l'opéra. La symphonie représente une sorte de « triptyque sonore », qui traduit musicalement divers motifs picturaux du retable d'Issenheim de Matthias Grünewald dans les mouvements individuels.
    La partition (comme la musique de Hindemith en général) n'a aucun signe. De cette façon, le compositeur indique clairement qu'il ne se déplace plus dans le cadre de la tonalité conventionnelle majeure-mineure, mais pratique une tonalité libre sur la base de la gamme chromatique comme gamme d'utilité. En conséquence, il ne connaît plus le do majeur ou le do mineur comme désignations clés, mais seulement le do, - incluant en cela les deux. Hindemith explique les fondements théoriques de sa musique dans son enseignement de la composition et démontre sa mise en oeuvre pratique dans son Ludus tonalis.
    Je veux en propose ici deux versions : l'une par Cantelli (1950), l'autre par Karajan (1962).

    Fra Diavolo de Auber nous conte l'histoire de Zerlina, la fille d'un aubergiste de Terracina, éprise de Lorenzo, un brigadier des gendarmes pauvre. Cependant, son père souhaite la marier à Francesco, un vieux propriétaire terrien. Alors que Lorenzo est à la recherche du fameux brigand Fra Diavolo, il se déguise en marquis et vole deux voyageurs anglais, Lord et Lady Rocburg, à l'auberge de Zerlina. Bien que Lorenzo récupère une partie de leurs biens volés, il est récompensé par Lady Rocburg avec une somme de 10 000 scudi, qu'il peut utiliser pour la dot de Zerlina.
    Dans l'acte 2, Fra Diavolo est déterminé à voler les voyageurs anglais et la dot de Zerlina avec l'aide de Giacomo et Beppo, deux de ses complices. Pendant la nuit, les trois se glissent dans la chambre de Zerlina pour voler sa dot. Lorenzo arrive, mais Fra Diavolo, qui se fait passer pour le marquis de San Marco, parvient à le convaincre qu'il est son rival amoureux, l'amant de Zerlina et de Lady Rocburg. Lorenzo relève le défi et les deux s'affrontent en duel.
    L'acte 3 se déroule le lendemain. Zerlina, qui a été privée de sa dot et a été abandonnée par Lorenzo, accepte d'épouser Francesco. Fra Diavolo ordonne à ses deux complices de l'avertir lorsque Lorenzo et sa troupe quittent la ville, afin de voler à nouveau les Anglais en toute tranquillité. Cependant, Zerlina les reconnaît et les fait arrêter par Lorenzo. Ce dernier découvre finalement les manoeuvres de Fra Diavolo et élabore un plan pour l'arrêter. Zerlina peut enfin épouser Lorenzo, et la paix est rétablie dans la ville de Terracina.
    Cette histoire met en avant les thèmes de l'amour, de la trahison et de la loyauté. Les personnages sont confrontés à des choix difficiles, mais finissent par faire ce qui est juste, ce qui mène à une fin heureuse pour tous.
    L'opéra est né comme opéra-comique, c’est-à-dire comme un genre théâtral, très populaire en France au XIXe siècle, dans lequel les épisodes chantés alternent avec les chansons récitées. Bien que le titre rappelle le surnom d'un brigand et chef militaire ayant réellement existé, Michele Pezza, qui a combattu les Français et a été pendu à Naples en 1806, les événements racontés dans le livret sont inspirés de ceux de l’opéra "La Caverne ou le Repentir", tiré de l’Histoire de Gil Blas de Santillana, mis en musique en 1793 par Jean-François Lesueur sur un livret de Paul Dercy.
    Leibowitz a commenté l'oeuvre en ces termes : C'est une partition non sans mérites : il y a une élégance décontractée, un naturel de discours qui laisse parfois entrevoir des accents rossiniens, mais qui dans l’ensemble présente une authentique originalité. L'écriture vocale, qui fait très rarement un usage prudent du bel canto, est peut-être l’élément le plus personnel de cette composition courte mais évocatrice.
    On peut lire, sur Wiki, en italien (merci Google ), une longue biographie de Fra Diavolo personnage historique (Itri, 7 avril 1771 - Naples, 11 novembre 1806), qui fut un brigand et militaire italien, connu pour avoir participé aux insurrections des mouvements légitimistes sanfedisti.

    I Quattro rusteghi est un opéra bouffe en trois actes composé par Ermanno Wolf-Ferrari. Il a été créé en 1906 à Munich en Allemagne.
    L'intrigue se déroule à Venise et suit les aventures de quatre maris jaloux qui tentent de surveiller leurs épouses afin de les empêcher de les tromper. Cependant, les femmes sont également déterminées à bénéficier de leur liberté et de leur indépendance.
    Cette oeuvre est considérée comme l'un des opéras les plus populaires de Wolf-Ferrari, souvent apprécié pour sa légèreté et son humour. Sa musique est influencée par le style classique italien et utilise des motifs mélodiques vénitiens ; bien accueilli lors de sa première, il continue d'être régulièrement joué dans les salles d'opéra du monde entier.

    Autre opéra présenté cette fois : Olympie, un opéra en quatre actes de Gaspare Spontini, dont la première représentation a eu lieu le 22 décembre 1819 à l'Opéra de Paris.
    L'histoire de l'opéra se déroule dans la Grèce antique, où l'empereur romain Maxime est amoureux d'Olympie, une prêtresse de Vesta. Cependant, Olympie est déjà amoureuse d'Alcide, un jeune guerrier. Les événements se compliquent lorsque Maxime, jaloux de la relation d'Olympie et Alcide, ordonne l'exécution du guerrier. Olympie, désespérée, accepte d'épouser Maxime en échange de la vie d'Alcide, mais elle se suicide peu de temps après.
    L'oeuvre est considérée comme l'une des meilleures de Spontini avec La Vestale, célèbre pour son utilisation de la musique pour renforcer le drame de l'intrigue. La partition contient de nombreux choeurs puissants et des airs expressifs pour les solistes, notamment l'air d'Olympie "Dieux, protégez le fils que j'adore". L'opéra a été largement salué pour sa musique grandiose et dramatique, et a été d'une influence majeure sur plusieurs opéras français du XIXe siècle - notamment les Troyens de Berlioz.

    Célébrissime version pour suivre de La Flûte enchantée de Mozart par Solti, dont on connaît bien l'énergie et la précision - des qualités qu'apprécie particulièrement l'Orchestre philharmonique de Vienne. L'excellence de certains solistes a été maintes fois louée (notamment le Tamino de Stuart Burrows, le Sarastro de Martti Talvela, le Papageno d'Hermann Prey, la Pamina de Pilar Lorengar ou encore le Monostatos de Gerhard Stolze).
    Bref, une version parfois qualifiée de « magique », que tout le monde je l'espère trouvera plaisir à réécouter

    Remarque similaire pour Children Corner de Debussy et 3 Sonnets de Pétrarque de Liszt, deux oeuvres bien connues, ici par deux artistes dont on ne se lasse pas : Arturo Benedetti Michelangeli et Wilhem Kempff

    Le Roman de Fauvel quant à lui est un "roman satirique" et un grand "classique" de la musique d'Europe occidentale du XIVe siècle. Il a été composé par plusieurs auteurs, dont le poète Gervais du Bus et le musicien Philippe de Vitry.
    L'oeuvre est un mélange de poésie, de musique et d'illustrations racontant l'histoire de Fauvel, un âne qui parvient à atteindre des positions de pouvoir et de richesse grâce à la corruption et à la flatterie. Cette histoire est une satire de la société médiévale de l'époque, souvent corrompue et hypocrite (donc pas du tout comme aujourd'hui hein ).
    Le Roman de Fauvel est également connu pour sa musique écrite dans le style Ars Nova, un style musical caractéristique de la musique française du XIVe siècle, notamment par par l'utilisation de rythmes complexes, de polyphonie et d'harmonie sophistiquée ; très influente dans la musique européenne occidentale, l'oeuvre a été souvent copiée et adaptée au fil des siècles, et est toujours considérée comme importante dans la culture musicale européenne occidentale.

    Pour terminer cette présentation, personne ne regrettera je l'espère la présence ici de deux célèbres concertos pour violon : le Concerto pour violon et orchestre n°1 de Bruch et le Concerto pour violon et orchestre n°2 de Mendelssohn, notamment grâce à deux interprétations de Suk et Ancerl ; de même la présence de deux Messes de Schubert dans des interprétations célèbres de Wolfgang Sawallish, des Ariettes oubliées avec Suzanne Danco, de deux Concertos de Schoenberg par Kubelik (merci Leb ), et d'un Concerto pour deux pianos et orchestre de Mozart par Tito et Bruno Aprèa et ... Celibidache - entre autres.
    Quelques mots peut-être sur Bruno Aprea (né à Naples en 1941), un chef d'orchestre et pianiste italien, qui a commencé à étudier le piano avec son père Tito Aprea au Conservatoire de Santa Cecilia à Rome et a fait ses débuts en tant que pianiste.
    Après avoir joué, tant en récital pour piano seul qu'en tant que soliste dans des concertos pour piano et orchestre, en Italie et dans plusieurs pays européens, c'est en 1968 qu'il joue en 1968, avec son père, le Concerto pour deux pianos et orchestre de Mozart avec l'Orchestra della Rai di Roma dirigé par Sergiu Celibidache. L'enregistrement a ensuite été publié sur disque par Fonit Cetra : c'est cette version que vous trouverez ici
    Vers la fin des années 1960, il étudie la direction d'orchestre avec Franco Ferrara tout en poursuivant son activité de pianiste. En 1970, il fait ses débuts en tant que chef d'orchestre au Festival dei Due Mondi à Spoleto en commençant sa nouvelle activité qui l'amène à quitter celle de pianiste. C'est ainsi qu'a commencé sa carrière de chef d'orchestre qui l'a amené à se produire en Europe, aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud - et à remporter en 1977 le prix Koussevitzky aux États-Unis.
    Il a été directeur artistique et permanent du Palm Beach Opera de 2005 à 2012. Son activité l'a vu se produire aussi bien dans le domaine de la musique symphonique que dans celui de l'opéra.

    Plusieurs menues autres choses aussi ... la liste complète ci-dessous :
    • Auber : Fra Diavolo
    • Bach et al. : Petit Livre d'Anna-Magdalena Bach
    • Bruch : Concerto pour violon et orchestre n°1
    • Debussy : Ariettes oubliées
    • Debussy : Children's corner
    • Dukas : Variations, interlude et final sur un thème de Rameau
    • Haydn : Symphonie n°21
    • Hindemith : Symphonie "Mathis der Maler"
    • Le Roman de Fauvel
    • Liszt : 3 Sonnets de Pétrarque pour piano
    • Mendelssohn : Concerto pour violon et orchestre n°2
    • Mozart : Concerto pour deux pianos et orchestre n°10
    • Mozart : La Flûte enchantée
    • Novak : Chants d'une nuit d'hiver
    • Respighi : Quatuor à cordes n°3
    • Schmidt : Symphonie n°4
    • Schoenberg : Concerto pour piano et orchestre
    • Schoenberg : Concerto pour violon et orchestre
    • Schubert : Messe n°5
    • Schubert : Messe n°6
    • Spontini : Olympie
    • Wolf-Ferrari : I Quattro rusteghi
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  3. #163
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Aujourd'hui, package très spécial puisqu'il est consacré à un seul thème : Pelléas et Mélisande - d'après la pièce de théâtre en cinq actes souvent qualifiée de symboliste, de Maurice Maeterlinck, créée en 1893 au Théâtre des Bouffes-Parisiens ; un drame intemporel et une atmosphère de légende : les personnages apparaissent sans histoire, on ne connaît pas leur passé (source).
    L'oeuvre a été servie et souvent avec beaucoup de talent par de nombreuses adaptations musicales.
    Cette fois, ce seront Debussy, Fauré, Schoenberg et Sibelius qui seront « retenus ».

    DEBUSSY

    À tout seigneur tout honneur ; la version de l'opéra de Debussy par Roger Désormière, moult fois déjà vénérée et encensée, déjà présente en BM depuis ... 2011 - n'est pourtant pas la seule digne d'être écoutée. Il en existe de nombreuses autres versions, toutes aussi respectables ; sans tarder en voici la liste que je vous propose aujourd'hui - par ordre chronologique et en me limitant aux chefs, d'autres informations suivront en suivant cet ordre.
    • Ansermet 1952
    • Karajan 1954
    • Cluytens 1957
    • Inghelbrecht 1962
    • Karajan 1962
    • Ansermet 1964
    • Maazel 1969
    • Boulez 1970
    La version d'Ansermet 52 va nous permettre d'entendre plusieurs interprètes emblématiques : Suzanne Danco - qui avait deux grands mérites : elle chantait merveilleusement et elle était Belge ! une artiste suave qui, avec une grande sagesse, ne céda jamais à la tentation de prendre des rôles pour lesquels sa voix n'était pas faite ; Pierre Mollet (1920-2007) ; Heinz Rehfuss, qui entre autres fit les beaux soirs du Festival d'Aix dans des productions restées légendaires, au temps où Aix se consacrait à Mozart ; et enfin Hélène Bouvier : faut-il encore présenter cette grandissime mezzo tant sa notoriété est bien étable ?

    Karajan 54 : Est-il nécessaire de présenter Elisabeth Schwarzkopf ? mais avec l'image qu'on lui a collée de « mozartienne » (?) ou de « straussienne » (?), - qui se serait attendu à la trouver dans la musique française en général et dans Mélisande en particulier ? une curiosité, peut-être.
    Idem pour Ernst Haefliger, qu'on ne présente plus non plus. Il a aussi chanté Mozart, Rossini, Smetana, Kodaly, Janacek, Orff, Pfitzner, Schoeck, Frank Martin, pour ne citer que ceux-là. Dans la version ténor de Pelléas, il n'est pas déplacé. Autre curiosité.
    Michel Roux, déjà évoqué, reste l'un des Golaud emblématiques de son temps.

    Cluytens 57 : Là encore, faut-il présenter Victoria de Los Angeles, dont la voix et le style siéent si bien à Mélisande ? ou Jacques Jansen, déjà présent chez Désormière, mais peut-être ici moins empesé, plus souple, moins vieux style français un peu désuet ? ou Gérard Souzay, qu'on peut à juste titre trouver ailleurs - la mélodie ou le lied, par exemple - ampoulé et précieux, mais qui ici dans Golaud nous présente un personnage sans afféterie, dans la douceur comme dans la violence.

    Inghelbrecht 62 : Cet enregistrement permet de retrouver : le Pelléas légendaire de Jacques Jansen (1913-2002), dix ans après son enregistrement avec Désormière et avec une voix intacte ; une Mélisande par une interprète qui marqua le rôle, Micheline Grancher (1929-2013), une mezzo pour changer, comme Debussy avait indiqué qu'il était possible ; un Golaud exemplaire, Michel Roux (1924-1998), de multiples fois sollicité pour chanter le rôle en France comme à l'étranger ; et Solange Michel (1912-2010) en Geneviève, grande mezzo française, Carmen « de référence », mais aussi Charlotte, Dalila, Marguerite (Berlioz), Orphée ... rôles qu'elle chanta tant en France qu'en Europe et en Outre-Mer.

    Chez Karajan 62, Henri Gui est tout particulièrement associé au rôle de Pelléas.
    Après la représentation ici donnée à entendre, un critique l'a décrit comme « un Pelléas presque parfait - timide et renfermé, tendre dans son amour et émouvant dans sa souffrance. Et qui chante très bien. » Il tient le rôle à Paris en alternance avec Jacques Jansen dans la production du centenaire de Debussy en décembre 62. En mai 63, il est à Glyndebourne aux côtés de Denise Duval en Mélisande et Michel Roux en Golaud, sous la direction de son homonyme Vittorio Gui. Il tient le rôle au festival d'Aix en 1972. En novembre 69 il le chante au San Francisco War Memorial Opera House et la même année, il participe à un enregistrement pour la radio italienne à Rome aux côtés de Gabriel Bacquier en Golaud avec à la baguette Lorin Maazel dirigeant son premier Pelléas et Mélisande.

    L'enregistrement Ansermet 64 permet de retrouver un autre Pelléas de légende : Camille Maurane - ainsi qu'un Golaud assez surprenant, lui aussi une légende du chant, mais qu'on n'attend pas forcément dans ce type de rôle : George London. Dans un tout, tout petit rôle, le tout jeune John Shirley-Quirk, à l'aube de la brillante carrière que l'on sait ; et dans Maazel 69, deux interprètes vocaux emblématiques de leurs rôles et qu'on n'entend pas dans les autres versions : Jeannette Pilou, dont la discographie n'est pas pléthorique, ce qui ne diminue en rien le fait qu'elle mena une brillante carrière internationale pendant un quart de siècle, et Gabriel Bacquier, qu'on ne présente plus, l'un des plus brillants barytons français et internationaux de son temps, et dont le Golaud fut marquant.

    Quant à Boulez 70, la dernière version en date (éligible) présente ici, est-il besoin de présenter des stars comme Söderström, MacIntyre, Minton, Ward ? George Shirley, délicieux ténor, est en revanche moins connu. La direction de Boulez et l'orchestre sont topissimes.

    FAURÉ

    Pelléas et Mélisande, suite symphonique, op. 80.1, de Gabriel Fauré est une pièce orchestrale composée en 1898. Tirée de la musique qu'il a écrite pour la pièce de Maeterlinck, elle a été créée la même année.
    Cette suite symphonique se compose de quatre mouvements : Prélude, qui évoque le mystère et la tristesse de l'histoire de Pelléas et Mélisande ; Fileuse, qui décrit la jeune Mélisande en train de filer son fuseau ; Sicilienne, une danse élégante et gracieuse qui suggère la romance entre Pelléas et Mélisande ; et enfin Mort de Mélisande, un mouvement poignant et émouvant qui décrit la mort de Mélisande.
    L'oeuvre de Fauré est l'une de ses plus populaires et l'une des plus accessibles. Elle est caractérisée par une mélodie simple et mélancolique, ainsi que par des harmonies élégantes et sophistiquées, qui sont typiques du style de Fauré.

    En voici quelques versions, destinées à compléter celles de Munch et de Baudo, déjà présentes en BM :
    • Sébastian 53
    • Inghelbrecht 55
    • Fournet 56
    • Le Conte 56
    • Barbirolli 58
    Toutes ces versions sont évidemment présentes dans le thread Fauré, ici.

    SCHOENBERG

    Cas de figure similaire avec Schoenberg, qui lui aussi a écrit une pièce sur ce thème intitulée Pelléas et Mélisande, pour orchestre de chambre.
    La pièce de Schoenberg a été composée en 1902, la même année que la création de l'opéra de Debussy, et elle a été créée pour la première fois en 1905. Comme Fauré et Debussy, Schoenberg s'est inspiré de la pièce de Maeterlinck, mais comme on s'en doutera sa version est beaucoup plus abstraite et moderniste que les deux précédentes.
    L'oeuvre est nouvelle en BM, elle se trouve ici, en quatre versions :
    • Mitropoulos 53
    • Maderna 60
    • Barbirolli 67
    • Böhm 69
    SIBELIUS

    Sibelius a lui aussi écrit Pelléas et Mélisande, suite pour orchestre, op. 46.1, dont nous avons déjà une version en BM par Beecham (clic), une musique de scène spécialement composée pour la pièce de théâtre de Maeterlinck.
    Une autre version ici-même, par Guennadi Rojdestvensky.
    • Rojdestvensky 67
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Nouveau package "Un peu de tout" avec toutefois une petite particularité : la présence de plusieurs intégrales. Je vous avais promis il y a qq temps de prolonger l'hommage consacré à Kempff que revoici donc, avec les Sonates pour piano de Schubert (clic) - une interprétation remarquable comme on ne pouvait que s'y attendre.

    À côté de cela, non qu'on puisse parler de nouveau « fil rouge » comme ce fut le cas avec la Hongrie, il y aura dorénavant toute une série d'intégrales des Suites pour violoncelle seul de Bach , l'un des classiques incontournables de Bach et j'imagine l'un des corpus préférés par les amateurs du maître. Nous avons déjà en BM : Starker. C'est déjà pas mal ; mais d'autres interprétations suivront ; parmi elles et parmi celles qu'on ne présentera plus : Casals, Fournier, Gendron, Harnoncourt ou Rostro ; Cassado, quant à lui, bien qu'un des tout grands de son temps, est moins couru ; quant à Lévy, c'est un inconnu quasi total. Rendez-vous pour qqs commentaires à propos de ce dernier le moment venu, au fil des publications.
    Pour aujourd'hui, vous avez droit aux intégrales de Fournier et de Harnoncourt.
    Et pour en revenir à l'oeuvre elle-même, et pour qui souhaiterait en apprendre un peu plus sur cet ensemble remarquable, cette page peut être lue avec intérêt.

    À côté de cela, deux opéras relativement méconnus, raison pour laquelle j'en effectue ici une brève présentation : Ivan IV de Bizet et Clitennestra de Pizzetti.

    En 1856, l'administrateur général de l'Opéra de Paris offre à Gounod un livret sur le thème du tsar de Russie Ivan IV "Le Terrible". Gounod y travailla et acheva l'oeuvre vers 1857 ou 1858, mais l'opéra ne fut pas représenté, ce qui conduisit Gounod à utiliser des parties de la partition dans certaines de ses oeuvres ultérieures.
    Vers 1862, avec les encouragements de Gounod, Bizet commença à travailler sur le même livret mais, une fois de plus, Ivan IV fut oublié.
    Après de multiples péripéties, et révisions, l'oeuvre est jouée au Grand Théâtre de Bordeaux en 1951, la compagnie donnant deux représentations de leur production à l'Opéra-Comique de Paris en décembre.
    La version présentée ici est en cinq actes, dont voici un résumé succinct de chaque acte : l'oeuvre débute dans le Caucase, où des femmes puisent de l'eau à une source. Un inconnu égaré demande de l'aide, et Marie, fille de Temrouk, se propose de lui montrer le chemin. Un deuxième inconnu, Ivan déguisé, apparaît et disparaît avec le jeune inconnu. Les soldats russes arrivent et ordonnent à Temrouk de leur remettre sa fille. Marie les accompagne pour sauver les enfants. Igor arrive et jure de venger leur sort.
    Dans l'acte 2, au cours d'un banquet au Kremlin, les boyards célèbrent la victoire d'Ivan sur les Tartares. Des criminels condamnés implorent en vain la clémence du tsar. Ivan félicite Yorloff pour avoir découvert un complot et ordonne au jeune Bulgare de chanter sa patrie. Ivan recherche la plus belle fille du pays pour en faire sa femme. Les jeunes filles dévoilent leurs visages, mais Marie refuse et se met sous la protection d'Olga, la soeur d'Ivan.
    L'acte 3 se déroule dans la Cour du Kremlin, où les gens chantent les louanges du mariage imminent d'Ivan et de Marie. Igor et Temrouk se préparent à assassiner Ivan cette nuit-là mais, au cours de l'acte suivant, dans une chambre près de la chambre nuptiale, Marie réalise qu'elle est tombée amoureuse d'Ivan. Igor entre et révèle ses intentions meurtrières, mais Marie rappelle la protection fraternelle de leur mère. Igor pardonne à Marie. Ivan et Yorloff arrivent et Yorloff dénonce Igor. Ivan, croyant en la trahison de Marie, hésite à la condamner. Un incendie éclate au Kremlin et Ivan condamne Igor.
    Au cours de l'acte 5, au Kremlin, Temrouk est angoissé par la condamnation de ses enfants. Ivan entre, et lorsque la cloche annonçant la mort d'un tsar sonne, ils se précipitent tous deux vers le palais. Yorloff s'autoproclame alors régent en prétendant qu'Ivan a perdu la raison. Les courtisans réclament la mort d'Igor et de Marie. Ivan réapparaît, dévoile les complots de Yorloff et le condamne à mort. Les courtisans chantent les louanges d'Ivan et de Marie.

    Clitennestra, un opéra en un prélude et deux actes, est la dernière oeuvre de Pizzetti. Le livret est en italien. L'opéra est basé sur la mythologie grecque antique écrite par Eschyle et Sophocle. Il a été créé à La Scala de Milan le 1er mars 1965, dirigé par Gianandrea Gavazzeni. C'est la version que je vous propose ici.
    À son retour de la guerre de Troie, Agamennone a été assassiné par sa femme Clitennestra, prétend-elle, pour le punir d'avoir sacrifié leur fille Iphigénie, mais en réalité pour être avec son amant, Egisto.
    Sept ans plus tard, Clitennestra est tuée par son fils Oreste, refoulé enfant et revenu incognito (apportant la fausse nouvelle de sa mort) pour venger son père. Oreste, avec l'aide de sa sœur Elettra, tue Clitennestra et Egisto, puis s'exile pour se punir du crime commis, abandonnant Elettra au désespoir (source).

    Sinon parmi pas mal d'autres choses, à découvrir ci-dessous, peut-être est-il utile de placer en exergue deux oeuvres sacrées de Bruckner, le Te Deum et le Psaume 150, dans des versions souvent considérées comme « de référence » - et donc par Jochum, évidemment
    Quant à L'Oiseau de feu de Stravinsky, je viens de me rendre compte avec stupeur que cette oeuvre pourtant célébrissime était jusqu'ici absente de notre BM. En voici donc quelques versions, du ballet complet aussi bien que de la suite symphonique. J'y ajoute Agon, un ballet pour douze danseurs, fruit de la collaboration entre le chorégraphe George Balanchine et Stravinsky.
    • Bach : Suites pour violoncelle seul, intégrale (x2)
    • Bizet : Ivan IV
    • Brahms : 16 Valses pour piano seul
    • Bruckner : Te Deum
    • Bruckner : Psaume 150
    • Debussy : Fêtes galantes
    • Glazounov : Les Saisons
    • Haydn : Symphonie n°104 "London"
    • Loeffler : La Bonne Chanson
    • Monteverdi : Selva morale e spirituale (extraits)
    • Pizzetti : Clitennestra
    • Rimski-Korsakov : Concerto pour piano et orchestre
    • Schubert : Sonates pour piano, « intégrale »
    • Scriabine : Prométhée (ou Le Poème du feu)
    • Stravinsky : Agon (x3)
    • Stravinsky : L'Oiseau de feu, ballet en 2 tableaux (x3)
    • Stravinsky : L'Oiseau de feu, suite symphonique (x3)
    Bonne écoutes

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    Lors de notre dernière livraison, je vous parlais des Suites pour violoncelle seul de Bach :

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    (...)
    À côté de cela, non qu'on puisse parler de nouveau « fil rouge » comme ce fut le cas avec la Hongrie, il y aura prochainement toute une série d'intégrales des Suites pour violoncelle seul de Bach , l'un des classiques incontournables de Bach et j'imagine l'un des corpus préférés par les amateurs du maître. Nous avons déjà en BM : Starker. C'est déjà pas mal ; mais d'autres interprétations suivront ; parmi elles et parmi celles qu'on ne présentera plus : Casals, Fournier, Gendron, Harnoncourt ou Rostro ; Cassado, quant à lui, bien qu'un des tout grands de son temps, est moins couru ; quant à Lévy, c'est un inconnu quasi total. Rendez-vous pour qqs commentaires à propos de ce dernier le moment venu, au fil des publications.
    Aujourd'hui, de nouveau deux intégrales du même corpus : celle de Casals et celle de Lévy, précisément.
    Et donc comme promis, qqs mots de présentation à propos de ce dernier : André Levy (1894-1982), violoncelliste français, fut membre du Trio Capet et du quatuor Maurice Hewitt, ancien second violon du quatuor Capet.
    Hewitt fut membre de la Société des Instruments Anciens fondée en 1901 par Henri Casadesus (grand-père du chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus), altiste du quatuor Capet, qui avait pour objectif de rétablir l'interprétation des oeuvres des XVIIe et XVIIIe siècles selon les pratiques interprétatives de l'époque, et sur instruments anciens (dont Casadesus rassembla une remarquable collection maintenant propriété du musée de l'Orchestre symphonique de Boston).
    Par l'intermédiaire de Hewitt, Lévy fréquenta ce milieu tourné vers la recherche historique et y façonna son jeu jusqu'à enregistrer en 1962 les 6 Suites de Bach.

    Pour varier les plaisirs, un peu de piano vous siérait-il ? cela fait un moment déjà que nous nous intéressons - et continuerons à le faire - à Wilhelm Kempff ; mais il est un autre immense artiste auquel on peut rendre hommage, tant son prestige est resté intact : il s'agit d'Yves Nat comme vous l'aviez peut-être déjà deviné et dont on connaît la passion qu'il nourrissait - notamment - pour l'oeuvre de Schumann. Nous avons d'ailleurs déjà depuis un moment en BM, trois oeuvres de Schumann par Nat : les 8 Novelettes op. 21, les 9 Phantasiestücke op. 12 et la Toccata op. 7. Je vous propose donc de compléter cet ensemble par une large sélection d'autres oeuvres de Schumann par Nat. Inutile d'être trop répétitif : vous en trouverez la liste ci-dessous.

    Pour suivre et pour sortir (enfin, façon de parler ...) des « sentiers battus », saluons l'entrée en BM de deux nouveaux compositeurs : Carl Czerny et Jean-Joseph Mouret, dont vous pourrez trouver qqs éléments biographiques grâce aux deux liens Wiki fournis. Comme ces deux compositeurs ne sont peut-être pas hyper-connus de tous, j'ai choisi de vous en présenter cette fois quatre oeuvres du premier, et six du second. Ici aussi, vous en trouverez la liste complète ci-dessous, le tout pouvant constituer un panorama assez représentatif de la production de ces compositeurs.

    Terminons pour cette fois, pour la partie lyrique, avec, outre une sélection de mélodies de Stravinsky, un opéra de Busoni : Doktor Faust, une oeuvre complexe et ambitieuse dont l'action s'organise en deux prologues précédés d'une sinfonia avec choeurs, un intermezzo scénique (Zwischenspiel) et trois scènes principales (Hauptspiel), les deux premières étant séparés par un intermezzo symphonique4.
    La sinfonia est une introduction orchestrale et chorale, sur le thème des Vêpres pascales, et des augures printaniers. L'écriture de l'orchestre tend à réaliser des imitations de cloches résonnantes, puis expose les thèmes principaux. Le choeur, derrière le rideau, répète le mot "Pax" sur une animation progressive du matériau orchestral.
    Dans le premier prologue, à Wittenberg, en Allemagne, à la fin du Moyen Âge, Faust est Rector Magnificus de l'université. Alors qu'il travaille sur une expérience dans son laboratoire, son élève Wagner lui annonce la visite de trois étudiants de Cracovie, qui prétendent vouloir offrir au docteur Faust un livre de magie intitulé Clavis Astartis Magica (La clef de la magie d'Astarté). Faust accepte de les recevoir, songeant avec enthousiasme à la puissance qu'il pourrait en tirer. Les étudiants se présentent et lui remettent le livre. Lorsque Faust leur demande ce qu'il peut leur offrir en retour, ils lui répondent « Plus tard ! ». Il leur demande s'il les reverra, et ils répondent. Ils se retirent. Wagner revient et, interrogé par Faust, déclare à son maître que nul n'est entré ni sorti. Faust s'écrie alors « Je sais qui ils étaient ! ».
    Dans le second prologue, Faust ouvre le livre et suit les instructions. Il trace un cercle sur le sol, et ordonne à Lucifer d'apparaître. Une lumière pâle se répand dans le laboratoire, et des voix lui parviennent de derrière la scène. Faust leur soumet sa requête : il veut s'adresser aux esprits infernaux, connaître leurs noms et à quelle vitesse ils agissent ou se déplacent. Cinq flammes se succèdent, et cinq démons s'annoncent. Le premier (chanté par une basse profonde) est Gravis, qui est lent comme le sable dans un sablier. Faust n'est pas impressionné par la rapidité de ces démons dont les tessitures sont de plus en plus aiguës. Il va renoncer, et retourner à son travail - mais une sixième voix l'appelle, très claire, et une flamme vive l'éblouit. Méphistophélès s'annonce, proclamant qu'il est vif « comme l'esprit des hommes ». Faust n'en attendait pas davantage. Il accepte de recevoir ce démon comme son serviteur. Un homme vêtu de noir se présente à lui pour le servir. Faust demande que tous ses voeux soient exaucés, que toute connaissance lui appartienne. Il lui demande le génie, « et aussi ses souffrances ». En échange, Méphistophélès déclare que Faust devra le servir après sa mort, ce à quoi le docteur se refuse absolument.
    Méphistophélès change de ton, en rappelant à Faust que ses créanciers, ses ennemis et les dévots qui souhaitent sa condamnation se tiennent derrière la porte. Faust, pris de panique, lui demande de l'en débarrasser. Le silence se fait, Méphistophélès annonce qu'ils sont tous morts ...
    Un pacte est signé entre eux. Un choeur invisible chante Credo dans le lointain, saluant le jour de Pâques, alors que Faust signe le pacte de son sang, soudain pris par l'angoisse de ce que deviendra sa volonté. Après avoir déclaré, par provocation, que l'issue de leur association n'est pas certaine - « ne suis-je pas ton maître ? », il tombe évanoui. Le choeur, qui n'a cessé de chanter en coulisse, conclut sur le mot « Pax ». Méphistophélès répond « Pris ! ». L'obscurité se fait sur la scène, pendant que le choeur vocalise un Alleluya serein et radieux ...
    Un intermezzo précède l'action principale. Dans une très vieille chapelle romane, un soldat adresse une prière à Dieu, qui n'est pas seulement celui du pardon, mais de la vengeance. Sa soeur a été séduite et trompée par le docteur Faust, qui entre justement dans la chapelle. Méphistophélès le prévient que cet homme veut le tuer. Faust lui demande de le tuer, refusant de le faire de ses propres mains. Dans une atmosphère de cauchemar, Méphistophélès revient déguisé en moine et propose d'écouter la confession du soldat. Celui-ci refuse, n'ayant rien à se reprocher. Cependant, sa dernière heure est proche. D'autres soldats entrent soudain, jurent immédiatement que cet homme a tué leur capitaine et le tuent. Le moine les en félicite et ils le laissent, le croyant fou. Méphistophélès peut juger du poids de la culpabilité sur la conscience de Faust.
    Dans le premier tableau de l'action principale, qui se déroule dans le parc du duc de Parme, en Italie, la cérémonie des noces du duc et de la duchesse de Parme s'achève. Le maître de cérémonies annonces un invité de marque, le fameux magicien Faust. Celui-ci entre, annoncé par un héraut (Méphistophélès). La duchesse est immédiatement fascinée par Faust. Le duc maugrée que « c'est l'Enfer qui nous l'envoie ». Faust fait tomber la nuit et paraître les étoiles pour faire la démonstration de sa puissance par un spectacle de magie.
    À la demande de la duchesse, une vision du roi Salomon et de la reine Balkis prend place. La cour observe que le roi ressemble à Faust, et la reine à la duchesse ... Ensuite viennent Samson et Dalilah. Enfin Jean le Baptiste avec Salomé. Lorsque le bourreau (ressemblant au duc) s'avance pour le frapper, la duchesse s'écrie qu'il ne doit pas mourir. Faust offre alors à la duchesse de le suivre et de quitter la cour. Séduite, elle n'en est pas moins hésitante. Le duc les interrompt et se déclare enchanté du spectacle magique, invitant le docteur Faust à souper. Méphistophélès recommande la fuite : les plats sont empoisonnés. Seule, la duchesse revient sur scène comme une somnambule et déclare son amour à Faust, acceptant de le suivre. Méphistophélès, déguisé en chapelain de cour, revient ensuite avec le duc et lui déconseille de poursuivre Faust et la duchesse. Il lui enjoint d'épouser la soeur du duc de Ferrare, qui menace de lui déclarer la guerre. Le duc se rend à ses arguments et reçoit sa bénédiction - mais la main qui le bénit, hors du manteau de cour de Méphistophélès, n'est qu'une patte avec des griffes ...
    Le tableau suivant, précédé d'un intermezzo symphonique, et qui se déroule dans une taverne de Wittenberg, des étudiants font grand tapage, discutant de Platon et de métaphysique, en présence de Faust. Lorsque le docteur, interrogé, répond que « rien n'est prouvé, et rien n'est démontrable », citant ensuite Martin Luther, les étudiants catholiques et protestants se lancent dans une violente querelle, qui ne prend fin qu'après le départ des protestants. Le calme revenu, Faust évoque son aventure amoureuse avec la duchesse de Parme. Méphistophélès entre soudain, en costume de messager. Il porte des nouvelles au docteur Faust : la duchesse est morte, et il remet à Faust un dernier cadeau de sa part : le cadavre de leur enfant ... Méphistophélès conte ensuite, sur un mode cruellement comique, la séduction puis l'abandon de la duchesse. Il change le corps de l'enfant en botte de paille, et y met le feu. Dans la fumée paraît la vision d'Hélène de Troie. Les étudiants s'enfuient, et Méphistophélès se retire. Faust, ébloui par cette vision, tente de l'approcher mais elle se refuse. À sa place, les trois étudiants de Cracovie réapparaissent, et réclament leur livre. Faust leur répond qu'il l'a brûlé. Les étudiants lui annoncent qu'il mourra à minuit.
    Le dernier tableau se déroule dans une rue de Wittenberg, sous la neige. Méphistophélès, déguisé en veilleur de nuit, lance l'appel de onze heures du soir. Wagner, ayant succédé à Faust comme Rector Magnificus de l'université, habite maintenant l'ancienne maison du docteur. Reconduit par des étudiants passablement ivres, il leur tient un discours pompeux et latinisant, puis leur souhaite bonne nuit. Après une brève sérénade, les étudiants se retirent. Faust, seul, avance jusqu'au seuil de sa porte. Dans l'église, des voix chantent le jugement divin et le salut de l'âme. Faust souhaite se racheter par une dernière noble action. Il aperçoit une mendiante suivie d'un enfant, et reconnaît en elle la duchesse de Parme. Elle lui confie leur fils, et lui confie qu'il est encore temps pour lui d'accomplir sa tâche. Elle disparaît dans l'ombre. Faust tente d'entrer dans l'église - en vain : le soldat (de l'Intermezzo) l'en empêche. Faust essaie de prier, sans y parvenir : il a oublié les mots des prières. À la lueur de la lampe du veilleur de nuit, Faust voit la figure du Christ sur la croix se changer en l'image d'Hélène de Troie. Faust s'écrie « N'y a-t-il pas de miséricorde ? ».

    La liste complète pour cette fois :
    • Bach : Suites pour violoncelle seul, intégrale (x2)
    • Busoni : Doktor Faust
    • Czerny : Concerto pour piano op. 214
    • Czerny : Fantaisie concertante pour flûte, violoncelle et piano
    • Czerny : La Ricordanza, thème et variations op. 33
    • Czerny : Variations sur un thème de Haydn
    • Mouret : Concert de chambre en mi majeur
    • Mouret : Divertissements et musiques de scène (extraits)
    • Mouret : Fanfares pour les trompettes, timbales, violons et hautbois
    • Mouret : Les Fêtes de Thalie (extraits)
    • Mouret : Suites de symphonies 1 & 2
    • Mouret : Symphonie de chasse
    • Schumann : Arabesque
    • Schumann : Carnaval de Vienne, pour piano
    • Schumann : Concerto pour piano
    • Schumann : Études symphoniques, pour piano
    • Schumann : Fantaisie
    • Schumann : Humoresque
    • Schumann : Kreisleriana
    • Schumann : Papillons
    • Schumann : Romances
    • Schumann : Scènes d'Enfants
    • Stravinsky : Mélodies diverses

    Bonnes écoutes

  6. #166
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Je vous reparlais lors de notre dernière livraison, des Suites pour violoncelle seul de Bach ; alors (désolé pour la répétition, c'est juste pour rappel ) :

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    (...)
    À côté de cela, non qu'on puisse parler de nouveau « fil rouge » comme ce fut le cas avec la Hongrie, il y aura prochainement toute une série d'intégrales des Suites pour violoncelle seul de Bach , l'un des classiques incontournables de Bach et j'imagine l'un des corpus préférés par les amateurs du maître. Nous avons déjà en BM : Starker. C'est déjà pas mal ; mais d'autres interprétations suivront ; parmi elles et parmi celles qu'on ne présentera plus : Casals, Fournier, Gendron, Harnoncourt ou Rostro ; Cassado, quant à lui, bien qu'un des tout grands de son temps, est moins couru ; quant à Lévy, c'est un inconnu quasi total. Rendez-vous pour qqs commentaires à propos de ce dernier le moment venu, au fil des publications.
    Voici les trois dernières intégrales de ce même corpus : celles de Gendron, de Rostropovitch et de Cassadó.
    Gaspar Cassadó (1897 -1966), fut un violoncelliste et compositeur espagnol - ou catalan, comme on préfère. Très apprécié il est un peu tombé dans l'oubli aujourd'hui. Voici pour qui souhaiterait en savoir un peu plus sur lui le lien vers sa fiche Wiki. Son interprétation de Bach mérite le coup d'oreille ...

    Pas très sûr de mon coup pour cette fois, mais au final après moult hésitations c'est en section Récitals que je vous propose maintenant un petit dossier intitulé Joseph Krips joue 5 Ouvertures de Beethoven, par l'Orchestre du Festival de Vienne (enregistrements de 1962). L'Orchestre du Festival de Vienne est l’un de ces orchestres « de circonstance » rassemblés pour les besoins de concerts ou d’enregistrements, avec des musiciens issus de diverses formations locales (Wiener Symphoniker, Opéra de Vienne, etc.) ; vous y trouverez ainsi les ouvertures de La Consécration de la Maison, Coriolan, Egmont, Fidelio et Leonore III.

    J'imagine que la présence cette fois de deux oeuvres de Hindemith, inédites en BM : la Suite pour piano "1922" et la Sonate pour clarinette et piano, en réjouira plus d'un, tout comme celle d'une assez large sélection d'oeuvres de musique dite « ancienne » : pour commencer un ensemble d'oeuvres a capella intitulé Voix du Moyen-Âge, musique des cathédrales gothiques, par Konrad Ruhland (enregistrement de 1962), avec un grand nombre de pièces anonymes mais aussi plusieurs de Dufay ; une anthologie de musiques de la Renaissance anglaise avec des oeuvres de Gibbons, de Tomkins et de Weelkes, dont un grand nombre par le Deller Consort ; et des extraits du Codex Calixtinus (Liber Sancti Jacobi), dont le mieux que je puisse faire est de vous renvoyer à cette page Wiki qui lui est consacrée et qui me semble complète et instructive ; ces trois derniers fichiers également en section Récitals ; enfin la célèbre Messe de Nostre Dame de Guillaume de Machaut, lequel dispose maintenant de son propre sous-forum.
    Tout comme Zelenka, dont on n'assimilera pas les oeuvres à de la musique « ancienne » (c'est plutôt la période baroque) puisqu'il s'agit d'un quasi contemporain de Bach ; les deux hommes se connaissaient d'ailleurs personnellement, Bach admirait Zelenka et seules une soixantaine d'années séparent la naissance de Bach de celle du compositeur tchèque.

    Pour changer de thème - et d'époque, la présence ici du Tristan et Isolde de Wagner par Böhm en étonnera peut-être plus d'un : ce n'est peut-être pas "la meilleure version de tous les temps" dans l'absolu, mais elle reste célèbre et sûrement fortement encore appréciée - grâce à une excellente prise de son conjuguée à l'ambiance inimitable de Bayreuth (la captation est de 1966), la présence d'un couple "historique" des protagonistes principaux plus l'une des plus belles Brangäne du disque, et la direction classique de Böhm, permettront peut-être à qui ne la connaîtrait pas, de découvrir cette oeuvre dans une interprétation somme toute remarquable et transparente ...

    Celle de Sonates de Scarlatti par Horowitz n'appelle aucun commentaire particulier : c'est un incontournable absolu, et je suis ravi de vous en présenter ici une large sélection

    Il y a qq temps - bon, autant le dire, ça fait presque dix ans , Niccolo s'interrogeait sur l'absence en BM d'oeuvres de Onslow et plus particulièrement sa musique de chambre. Nous n'avions alors rien trouvé. Voici aujourd'hui quelques unes de ses oeuvres de chambre, et avec elles l'entrée de ce compositeur en BM

    Voici la liste complète (agrémentée, en toute dernière minute et à la hâte, de qqs oeuvres de Telemann) des oeuvres présentes ici cette fois :
    • Bach : Suites pour violoncelle seul, intégrale (x3)
    • Codex Calixtinus (extraits)
    • Hindemith : Suite pour piano "1922"
    • Hindemith : Sonate pour clarinette et piano
    • Joseph Krips joue 5 Ouvertures de Beethoven
    • Machaut : Messe de Nostre Dame
    • Onslow : Quintette à cordes n°32 à deux altos
    • Onslow : Quintette à vents
    • Onslow : Quatuor à cordes n°4
    • Onslow : Sextuor pour piano et vents
    • Renaissance anglaise
    • Scarlatti (Domenico) : Sonates (Vladimir Horowitz, piano)
    • Telemann : Le Jour du Jugement
    • Telemann : Ouverture pour 2 cors et basse continue
    • Telemann : Sonate pour flûte à bec
    • Telemann : Suite en ré mineur pour hautbois, violon et basse continue ; Concert en la majeur pour flûte traversière, clavecin concertant et continuo ; Sonate en trio en mi♭ majeur pour hautbois, clavecin concertant et continuo
    • Voix du Moyen-Âge, musique des cathédrales gothiques
    • Wagner : Tristan et Isolde
    • Zelenka : Ipocondria, ouverture a 7 concertanti
    • Zelenka : Lamentationes Jeremiae prophetae
    • Zelenka : Ouverture à 7 en fa majeur
    • Zelenka : Sinfonia a 8 concertanti pour ensemble instrumental
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  7. #167
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Nouveau package "Un peu de tout" avec toutefois une part importante consacrée à Telemann, un compositeur prolifique dont j'ai choisi de vous présenter cette fois une large sélection de ses Concertos - bon, "large", façon de parler puisqu'il est l'auteur de plus de 1000 concertos
    Il n'empêche que les Concertos de Telemann figurent parmi ses compositions les plus célèbres. Il a écrit des concertos pour une grande diversité d'instruments, allant des instruments traditionnels tels que le violon, la flûte et l'alto, aux instruments moins courants tels que la mandoline, la trompette et le hautbois d'amour, tous présentant des mélodies entraînantes, une richesse harmonique et une structure formelle bien équilibrée. Qqs exemples ici, dont le fameux Concerto en ré majeur pour trompette et cordes, peut-être l'une des ses oeuvres les plus appréciées grâce aux qualités expressives et virtuoses qu'il apporte ici à la trompette ; cette oeuvre figure déjà ici en BM dans une version légèrement différente.
    Une liste comportant l'ensemble de cette "anthologie" à la fin de ce post comme d'habitude.

    Grażyna Bacewicz fait son entrée en BM ! une compositrice que je connais et que j'apprécie depuis longtemps, mais peut-être pas familère à tous : raison pour laquelle je mentionne le lien renvoyant à sa page wiki, une page où vous trouverez une multitude d'informations intéressantes à son sujet.
    Décédée en 1969, elle est éligible en BM depuis 2020 mais, pour une raison mystérieuse, c'est qqch qui nous avait alors échappé. Oubli réparé ! vous trouverez (liste complète ci-dessous comme d'hab) huit de ses oeuvres - et certaines pas des moins célèbres - dans le sous-forum qui lui est maintenant consacré
    Aucun moyen cependant d'y intégrer le moindre de ses quatuors (dont je possède l'intégale par le Quatuor Amar et c'est absolument génial) car aucun d'entre eux n'a été publié avant 1972.

    Jean-Henri d'Anglebert est lui aussi un nouveau venu ici ; mais comment ignorer ce compositeur majeur en son temps ? Vous en trouverez ici deux oeuvres (les enregistrements de d'Anglebert antérieurs à 1973 n'étant pas si fréquents ...) : l'une pour orgue, l'autre pour clavecin, par des interprètes de renom (Xarasse et Leonhardt) sur des instruments réputés eux aussi (dont vous trouverez à la fin de ce post qqs photos).
    Nouveau venu aussi ici en MB : Ignaz Moscheles, qui fut un proche collaborateur de Beethoven et qui de 1816 à 1821 se produisit à travers toute l'Europe en tant que pianiste virtuose.

    Andor Földes est un pianiste hongrois de renommée internationale. Il aurait pu - ou dû - figurer dans la partie consacrée aux claviéristes dans le cadre de notre ancien « fil rouge » consacré à la Hongrie. Pour une raison incompréhensible, il n'y fut pas mentionné. Afin de réparer cet oubli, voici de lui trois Sonates de Beethoven où je l'espère tout son art sera admiré ...

    Les Quatre Saisons de Vivaldi sont ici présentes afin de remettre à l'honneur Julian Olevsky (1926-1985) ; Olevsky fut un violoniste et professeur américain né à Berlin le 7 mai 1926 - sa mère était russe et son père était polonais. Musicien très respecté et admiré, il est décédé relativement tôt. À l'âge de 7 ans, il commence ses études avec son père (Siegmund Olewsky), violoniste professionnel et chef d'un orchestre à Berlin. En 1935, la famille doit déménager de Berlin (via le Luxembourg) vers Buenos Aires, en Argentine, où elle reste au minimum douze ans. Là, il étudie d'abord avec Aaron Klasse pendant deux ans, puis avec Alexander Petschnikoff, tous deux élèves du célèbre pédagogue de violon hongrois Leopold Auer, bien que Petschnikoff étudie également avec Jan Hrimaly à Moscou. À 10 ans, Olevsky fait ses débuts en récital et environ deux ans plus tard, en 1938, il fait ses débuts avec orchestre. À cette occasion, avec l'Orquesta Sinfonica Argentina sous la direction du chef autrichien Kurt Pahlen, Olevsky joue le concerto de Glazounov. Il avait alors 12 ans ! Il a été dit que Fritz Busch (frère du violoniste Adolf Busch) dirigeait l'orchestre pour les débuts d'Olevsky, mais tel n'est pas le cas. Cependant, il joua plus tard (au cours de la même année 1938) avec un orchestre dirigé par Fritz Busch - Orchestre de l'Association Asiatique Wagneriana - au Teatro Presidente Alvear. La pièce au programme était la Sinfonia Concertante de Mozart, l'altiste était André Vancoillie. Olevsky a ensuite fait ses débuts au Teatro Colon à Buenos Aires en 1942 avec l'Orchestre philharmonique de Buenos Aires avec Juan Jose Castro.
    Olevsky fit ensuite une grande tournée en Amérique du Sud et finit par résider aux États-Unis (en 1947). Il avait 21 ans. Aucune référence ne semble exister indiquant qu'il eût fréquenté un conservatoire, il est donc fort possible que toutes ses études de musique aient été effectuées en privé. En 1949, il fait ses débuts à New York au Townhall. Entre 1947 et 1949, il a consacré une grande partie de son temps à étudier et à enrichir son répertoire de récital. Pendant ce temps, il étudia aussi brièvement avec Raphael Bronstein, un autre élève de Léopold Auer. Son apparition au Townhall suscita beaucoup d'éloges. Son accompagnateur était Wolfgang Rose, l'ancien accompagnateur de Mischa Elman. Jusqu'en 1965, Rose restera son accompagnateur lors de concerts et d'enregistrements. En 1950, Olevsky joua son premier récital à Carnegie Hall, ou il en donna trois autres ultérieurement. Il a ensuite joué dans la plupart des grandes salles du monde et aux côtés de certains des grands orchestres et chefs - trop nombreux pour être mentionnés - devenus depuis des légendes de la musique. En 1965, il forme un duo avec la pianiste Estela Kersenbaum, son épouse, avec laquelle il tourne et enregistre toutes les Sonates de Mozart . Avec l'ajout du violoncelliste Paul Olefsky (le cousin de Julian), le duo se produit également comme le Trio Olewsky, enregistrant tous les trios de Brahms ainsi que ceux de Arensky et Tchaïkovsky. En 1967, Olevsky est nommé professeur à l'Université du Massachusetts (Amherst), où il a enseigné jusqu'à son décès. Sa discographie sur le label Westminster est quelque peu limitée mais comprend douze concertos de Vivaldi (dont les 4 Saisons avec le Vienna State Opera Orchestra), les six oeuvres pour violon seul de Bach, la Symphonie espagnole de Lalo, le concerto de Brahms, le premier concerto de Bruch, le deuxième concerto de Mendelssohn et le deuxième concerto de Wieniawski.
    Les critiques ont fréquemment comparé Olevsky à Jascha Heifetz et à David Oistrakh ! Il joua principalement le Guarnerius Del Gesu de 1738 "L'Empereur", l'un des violons les plus connus de Guarnerius - ce violon avait appartenu à l'un des assistants militaires de Napoléon, - c'est ainsi qu'il aurait reçu son surnom. Aucune de ces informations n'a été confirmée par qui que ce soit, mais fait partie de la tradition du violon. Olevsky meurt subitement (à Amherst) le 25 mai 1985 à l'âge de 59 ans.

    Pour le reste, et pour faire honneur au titre de ce thread , voici (entre autres) qqs oeuvres diverses où j'ai tenté de mettre en valeur des interprètes de grand renom : la Symphonie n°7 de Mahler par Maderna, la Wanderer-Fantasie de Schubert par Brendel, les Quatre Pièces sacrées de Verdi par Giulini, les Trois mouvements de Petrouchka, pour piano de Stravinsky par Berman, le Triple concerto pour piano, violon et violoncelle de Beethoven par Richter, Oistrakh, Rostropovitch - et Karajan : une version légendaire donc ...

    Plus qqs petites autres choses ... ; la liste complète pour cette fois ici :
    • Anglebert : 5 Fugues "sur le mesme sujet variés de différens mouvements"
    • Anglebert : Suite pour clavecin en sol mineur (extraits)
    • Bacewicz : Concerto pour 2 pianos et orchestre
    • Bacewicz : Concerto pour alto et orchestre
    • Bacewicz : Concerto pour orchestre
    • Bacewicz : Concerto pour violon et orchestre n°3
    • Bacewicz : Concerto pour violon et orchestre n°7
    • Bacewicz : Divertimento pour cordes
    • Bacewicz : Pensieri Notturni
    • Bacewicz : Sonate pour violon et piano n°4
    • Beethoven : Sonate pour piano n°4
    • Beethoven : Sonate pour piano n°9
    • Beethoven : Sonate pour piano n°10
    • Beethoven : Triple concerto pour piano, violon et violoncelle
    • Cherubini : Médée
    • Holst : The Perfect fool, musique de ballet
    • Mahler : Symphonie n°7
    • Moscheles : Concerto pour piano et orchestre n°3
    • Mozart : Sinfonia concertante KV 364
    • Saint-Saëns : Phryné
    • Schubert : Wanderer-Fantasie
    • Stravinsky : Trois mouvements de Petrouchka, pour piano
    • Telemann : Concerto en fa majeur pour flûte à bec
    • Telemann : Concerto en la majeur pour flûte, violon, violoncelle, cordes et continuo
    • Telemann : Concerto en la majeur pour hautbois d'amour
    • Telemann : Concerto en la mineur pour violon et cordes
    • Telemann : Concerto en mi majeur pour flûte, hautbois, alto, cordes et continuo
    • Telemann : Concerto en mi mineur pour flûte à bec, flûte traversière, cordes et continuo
    • Telemann : Concerto en ré majeur pour trompette et cordes
    • Telemann : Concerto en ré mineur pour hautbois
    • Telemann : Concerto en si ♭ majeur pour 3 hautbois, 3 violons et continuo
    • Telemann : Concerto pour flûte en la mineur
    • Verdi : Quatre Pièces sacrées
    • Vivaldi : Les Quatre Saisons
    Bonnes écoutes



    L'orgue Godefroy Schmidt d'Arles-sur-Tech (fin XVIIIe)





    Le clavecin Martin Skowroneck d'après Joannes Daniel Dulcken (1745)

  8. #168
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    Bonjour à toutes et à tous

    Voici un nouveau package entièrement thématique.

    Quelques-uns des précédents et récents packages m'en ont en effet donné l'idée : celle d'un panel de compositeurs représentatifs de la musique baroque et plus spécialement du « Grand Siècle » français ; à savoir que tous les compositeurs présentés cette fois sont nés au XVIIe siècle. Cette idée fut en fait consécutive à l'arrivée il y a peu de temps, en BM, de Mouret, et à celle dans le dernier package de d'Anglebert ; il y eut aussi, récemment plusieurs oeuvres de Telemann mais celui-ci était allemand et pas français.

    Petite précision avant de poursuivre : en parlant de package « entièrement thématique », je ne fais nullement allusion au fait que les compositeurs présentés cette fois appartiendraient « au même mouvement ou à la même école musicale ». Le fil directeur est qu'ils sont tous nés au XVIIe siècle, c'est tout ; car il est évident que chacun d'entre eux a développé une approche et un style musicaux distincts.
    Il est bien sûr possible de trouver certaines similitudes et influences communes parmi ces compositeurs, en raison de la période historique dans laquelle ils ont vécu. Au XVIIe siècle, la musique baroque était dominante en Europe, et certains éléments stylistiques caractéristiques de cette époque se retrouvent dans les oeuvres de plusieurs de ces compositeurs.
    En conclusion, bien que tous les compositeurs mentionnés soient nés au XVIIe siècle, ils n'appartiennent clairement pas à ce qu'on pourrait appeler un même « mouvement » ou une même « école musicale », - le point commun étant je le répète leur siècle de naissance, - chacun ayant chacun développé leur propre style, influencé par diverses tendances musicales de leur époque.

    Bon des compositeurs répondant à ce critère, il y en a évidemment un paquet et il a donc fallu faire un choix, que je vous présente ci-dessous en suivant l'ordre alphabétique des compositeurs.

    Le premier, d'Anglebert, vient d'être évoqué. Nous n'y reviendrons pas cette fois.

    Le suivant n'est pas un nouveau venu en BM, il était déjà présent en section « Divers » mais dispose maintenant de son propre sous-forum : il s'agit d'André Campra. Chronologiquement situé entre Lully et Rameau, il vécut une carrière prestigieuse et nous a laissé un grand nombre de compositions tant profanes que religieuses - dont, parmi ces dernières, son célèbre Requiem, déjà présent ici depuis 2012 dans une version de 1960 par Louis Frémaux. Comme d'habitude, la liste complète de quelques-unes de ses autres oeuvres présentées cette fois, ci-dessous.

    Charpentier est déjà pas mal représenté en BM ; agrémontons donc son sous-forum grâce à qqs nouvelles oeuvres : Le Malade imaginaire, musique de scène, Lamentations pour les obsèques de la reine Marie-Thérèse, Concert en quatre parties et un ensemble de suites orchestrales issues de son opéra Médée ; et d'autre part, cinq oeuvres essentiellement d'inspiration religieuse, par l'omniprésent et précieux Louis Martini - cfr liste complète ci-dessous.

    Même cas de figure pour Delalande (avec les célèbres Symphonies pour les soupers du Roy), Leclair et Lully, tous déjà bien représentés en BM mais dont je vous propose qqs nouvelles oeuvres dans des interprétations diverses (détails ci-dessous).
    Également pour Couperin, avec toutefois une mention spéciale pour celui-ci et son oeuvre pour clavecin seul, l'un des grands monuments du genre, qui consiste en plus de 250 pièces soigneusement organisées en un ensemble cohérent réparti en 4 Livres et 27 Ordres : Livre 1 (1713), Ordres 1-5 ; Livre 2 (1717), Ordres 6-12 ; Livre 3 (1722), Ordres 13-19 ; et Livre 4 (1730), Ordres 20-27.
    Il en existe des intégrales, mais aucune n'est suffisamment ancienne pour être utilisable. C'est pourquoi pour l'instant, en voici une large sélection par « divers interprètes » : József Gát, Huguette Dreyfus et Kenneth Gilbert - le tout accompagné de L'Art de Toucher le clavecin.

    Charles-Hubert Gervais est un quasi-inconnu ; il est cependant mentionné dans un ouvrage spécialisé sur la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il fait partie de cette myriade de compositeurs dits « baroques » honorables et souvent plus encore écrasés par les Lully, Couperin, Rameau, etc.
    Vous n'avez jamais entendu parler de ce compositeur ? Rien d'étonnant, car on ne l'a plus guère joué depuis 1765 ! Mais son deuxième opéra, Hypermnestre, fut pourtant plusieurs fois remonté par l'Académie royale de musique, pendant un demi-siècle, ce qui prouve que sa musique avait su résister aux caprices des modes lyriques. De dix ans l'aîné de Rameau, Gervais l'annonce par bien des côtés, même si sa musique ne s'affranchit pas totalement du modèle lullyste (source).
    Il y a maintenant qqs bons enregistrements de sa musique, - aucun de Hypermnestre, malheureusement, mais peu d'enregistrements suffisamment lointains pour pouvoir être utilisés en BM, à part quelques oeuvres de lui que je vous propose ici, dont deux par Louis Martini, et O sacrum convivium, un petit motet point désagréable - dirigé par Marius Casadesus avec Jean Giraudeau, Lucien Lavaillotte et Marcel Dupré (enregistrement de 1956).
    À part cela, il n'y a pratiquement rien d'éligible. C'est peut-être provisoire ...
    J'avais pensé un instant le verser en section « Divers », mais finalement vous le trouverez en BM avec son sous-forum dédié. En tout cas, il mérite un coup d'oreille ; son Te Deum, en particulier, me paraît particulièrement réussi

    Le cas de Louis Marchand est un peu similaire : longtemps « relégué » en section « Divers », il dispose maintenant de son propre sous-forum en raison de son importance. Réputé pour son caractère difficile voire exécrable , il est aussi connu pour être l'exact contemporain de Couperin, dont il fut alors à leur époque le seul « rival » à l'orgue et au clavecin.
    Petite nouveauté dans ce nouveau sous-forum : le texte de ses deux Cantiques spirituels ayant été écrits par Racine, hé bien à tout seigneur tout honneur : ces textes sont reproduits ici.
    Son Premier Livre de clavecin, suite pour clavecin en ré mineur, interprété ici par George Malcolm sur un clavecin Dobson de 1965 d'après Rückers, est un live enregistré à Lyon en mars 1969, à l'occasion du 300e anniversaire de la naissance de Marchand.

    Henry Du Mont, de son nom de naissance, Henry de Thier, est d'origine belge. En langue locale de Wallonie et de Thiérache, un "thier" est une éminence, une colline, une butte , un "mont". En toute logique "de Thier" en wallon est devenu "Du Mont" lorsque le sieur est venu faire carrière en France. Je vous présente ici de lui trois motets, dont deux sont issus des Motets pour la Chapelle du Roy de 1686.

    Marin Marais est quant à lui, beaucoup plus connu ; curieusement il n'était jamais apparu dans la BM ...
    Erreur réparée puisqu'il dispose maintenant de son propre sous-forum grâce à ce package, tout grand représentant qu'il fut de la musique baroque de son temps.
    Voici donc cinq oeuvres de lui, titres à découvrir dans la liste ci-dessous.

    Nouvel arrivé en BM, Jean-Joseph Mouret, dont vous avez déjà un ensemble de quelques unes de ses oeuvres dans son sous-forum, s'est illustré dans des genres très variés ; voici de lui quelques oeuvres supplémentaires ; liste complète ci-dessous, comme d'hab.

    Vous constaterez que celle-ci est loin d'être exhaustive : il n'y a pas de Rameau, par exemple (mais je vous proposerai prochainement une intégrale de son oeuvre pour clavecin) mais bon, d'une part ce type d'exhaustivité est non seulement impossible à atteindre et d'autre part ne serait même pas souhaitable ; de plus dans le cas de Rameau, son sous-forum est déjà bien fourni - à la manière de cette livraison, particulièrement et exceptionnellement copieuse ; pour cette raison ce package sera le seul de ce mois (j'avais pris l'habitude d'en livrer deux par mois), ne souhaitant pas surcharger outrageusement cette livraison ...
    La liste pour cette fois ; hé oui, elle est très longue
    • Campra : Cantate "La Dispute de l'Amour et de l'Hymen"
    • Campra : Deus in Nomine tuo
    • Campra : Ecce panis angelorum
    • Campra : In convertendo Dominus
    • Campra : Laudate Dominum de caelis
    • Campra : L'Europe Galante, suite de ballet
    • Campra : Les Fêtes vénitiennes (extraits)
    • Campra : Oratorio de Noël
    • Campra : Silène, cantate pour une voix et instruments
    • Campra : Te Deum
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Concert en quatre parties
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Magnificat, à 8 voix et 8 instruments
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Le Malade imaginaire, musique de scène
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Lamentations pour les obsèques de la reine Marie-Thérèse
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Médée (extraits : Suites)
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Miserere des Jésuites, psaume de David LI
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Oculi omnium in te sperant
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Reniement de St Pierre
    • Charpentier (Marc-Antoine) : Salve regina
    • Couperin (François) : 2 Pièces de viole avec basse chiffrée pour basse de viole et continuo
    • Couperin (François) : Apothéose de Corelli
    • Couperin (François) : Apothéose de Lully (x2)
    • Couperin (François) : Concert Royal n°3
    • Couperin (François) : Concert Royal n°4
    • Couperin (François) : L'Impériale
    • Couperin (François) : Les Nations, Premier Ordre : La Françoise
    • Couperin (François) : Pièces de clavecin (large sélection)
    • Couperin (Louis) : Pièces de clavecin
    • Delalande : Beatus Vir
    • Delalande : Cantique spirituel n°2 "Sur le Bonheur des Justes et le Malheur des Réprouvés"
    • Delalande : De profundis
    • Delalande : Exaltabo Te
    • Delalande : Nisi Dominus
    • Delalande : Regina Coeli
    • Delalande : Symphonies pour les soupers du Roy
    • Delalande : Usquequo Domine
    • Du Mont : Benedictus Dominus
    • Du Mont : Magnificat
    • Du Mont : Nisi Dominus
    • Gervais : O sacrum convivium
    • Gervais : Psaume XIX "Exaudiat te"
    • Gervais : Te Deum
    • Leclair : Concerto pour violon, cordes et continuo op. 7.3
    • Leclair : Concerto pour violon, cordes et continuo op. 7.4
    • Leclair : Concerto pour violon, cordes et continuo op. 7.6
    • Leclair : Concerto pour violon, cordes et continuo op. 10.6
    • Leclair : Sonate pour flûte et clavecin op. 1.6
    • Leclair : Sonate pour flûte et clavecin op. 9.2
    • Lully : Dies Irae
    • Lully : Grand Divertissement royal (George Dandin)
    • Lully : L'Amour Médecin
    • Lully : Le Bourgeois gentilhomme, musique de scène
    • Lully : Le Mariage forcé
    • Lully : Miserere
    • Lully : Pièces de symphonies tirées d'opéras
    • Marais : Alcyone, suite d'orchestre
    • Marais : Suite n°1 en ut majeur pour flûte, dessus de viole et clavecin
    • Marais : Suite n°4 en ré majeur pour basse de viole et clavecin
    • Marais : Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont
    • Marais : Pièces à une et deux violes : 15 Variations
    • Marchand : Cantique spirituel n°1 "À la Louange de la Charité"
    • Marchand : Cantique spirituel n°2 "Sur le Bonheur des Justes et le Malheur des Réprouvés"
    • Marchand : Premier Livre de clavecin, suite en ré mineur
    • Mouret : La Chasse du cerf
    • Mouret : Symphonies pour violons, hautbois et cors de chasse
    Bonnes écoutes

  9. #169
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Le package que je vous propose aujourd'hui n'a rien d'« exceptionnel » en soi mais présente une particularité, par laquelle j'entame cette présentation.

    C'est en effet un compositeur chinois, hyperdoué mais méconnu dans le monde occidental, que je vous présente aujourd'hui. Il s'appelle Xinghai Xian et est l'auteur d'une des oeuvres les plus marquantes du XXe siècle selon certaines sources. On en reparle plus tard.
    Xian (1905-1945), compositeur chinois né à Fanyu dans la province du Guangdong, a en effet laissé une empreinte significative dans l'histoire de la musique chinoise du XXe siècle. Malgré des débuts modestes et la perte précoce de son père, Xian a développé un intérêt pour la musique et a commencé à jouer du violon à un âge avancé. Bien que ses débuts aient été difficiles et qu'il eût été surnommé "Le Tueur de Poulets" en raison du son médiocre de son violon, il a persévéré et a rapidement affiné ses compétences.
    Xian est devenu le premier étudiant chinois à rejoindre la classe de composition de l'Académie de musique de Paris en 1934. À Paris, il a travaillé dur pour subvenir à ses besoins et est devenu un étudiant exceptionnel malgré de nombreuses difficultés financières. Il est retourné en Chine en 1935 et a utilisé la musique comme moyen de protestation contre l'occupation japonaise, composant des oeuvres patriotiques pendant la guerre sino-japonaise.
    Xian a composé de la musique sous toutes ses formes majeures (deux symphonies, un concerto pour violon, quatre oeuvres chorales à grande échelle, près de 300 chansons et un opéra) et a écrit de nombreux essais sur la théorie musicale, mais sa contribution la plus emblématique n'est autre que la Cantate du Fleuve Jaune (que nous ne pouvons malheureusement pas vous proposer pour raison d'indisponibilité - provisoire espérons-le), une oeuvre en sept mouvements qui utilise des mélodies traditionnelles chinoises pour exprimer la résistance contre les envahisseurs japonais. Xian est devenu une figure clé à Yan'an, où il est devenu doyen du département de musique de l'Institut des Arts Lu Xun. Il a composé plus de 300 oeuvres, dont des symphonies, des concertos, des oeuvres chorales et des chansons.
    Son influence dans la musique chinoise lui a valu le titre de "Compositeur du peuple". Pendant la Révolution culturelle, le pianiste Yin Chengzong a arrangé la Cantate du Fleuve Jaune en un concerto pour piano et orchestre, le Concerto du Fleuve Jaune, dont je vous reparle bientôt.
    L'oeuvre est restée intacte malgré les controverses et est devenue une pièce emblématique jouée en Chine et à l'étranger.
    L'héritage de Xian a été honoré à travers des adaptations cinématographiques, notamment "The Star and The Sea", qui raconte sa vie et sa contribution à la musique chinoise. Un autre film, "The Composer", est sorti en 2019, éclairant davantage sa vie de 1941 à sa mort en 1945.
    En effet, Xian avait développé une tuberculose pulmonaire due au surmenage et à la malnutrition. Après la guerre, Xian retourne à Moscou pour un traitement médical mais meurt d'une maladie pulmonaire le 30 octobre 1945 à l'âge de 40 ans.
    Il aura donc laissé un héritage durable dans la musique chinoise en combinant des éléments de musique occidentale avec des traditions chinoises, en servant de source d'inspiration patriotique et en influençant les générations ultérieures de musiciens.

    Je vous propose aujourd'hui de lui deux oeuvres : pour commencer, 3 Danses kazakhes, par Shengying Gu (interprétation de 1955).
    Shengying Gu (1937-1967) était une pianiste chinoise de renom dans le domaine du concert classique. Elle a remporté des prix prestigieux tels que la médaille d'or au 6e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à Moscou en 1957, ainsi que le prix du piano féminin au 14e Concours international de musique de Genève en 1958. Malheureusement, sa carrière et sa vie ont été affectées par la Révolution culturelle chinoise, la poussant à se suicider à l'âge de 29 ans en 1967. Elle avait développé un style pianistique empreint de sensibilité et d'expression poétique, jouant des oeuvres de compositeurs renommés dès son adolescence. Malgré son talent, elle a été accusée de liens avec des individus considérés comme hostiles par le régime en place à l'époque. Sa tragique fin a été marquée par un suicide provoqué par la prise de pilules et l'inhalation de gaz. Un mur commémoratif a été érigé en 2019 à Shanghai en son souvenir et pour sa contribution à la musique.

    L'autre oeuvre proposée ici n'est autre que le Yellow River Piano Concerto, ou Concerto du Fleuve Jaune en français, dont je vous parlais plus haut et que je vous présente ici dans deux interprétations différentes.
    La première est celle de Yin Chengzong lui-même, déjà cité ici comme "arrangeur" de la Cantate du Fleuve Jaune.
    Célèbre pianiste et compositeur chinois né en 1941 à Gulangyu, Xiamen, Fujian, bien qu'il eût été formé comme pianiste classique, il est surtout connu en Occident pour son arrangement du Concerto pour piano du Fleuve Jaune, basé sur cette Cantate du Fleuve Jaune, un concerto qu'il a joué dans de nombreux théâtres occidentaux depuis les années 1980.
    Il a commencé à apprendre le piano à un jeune âge, a remporté des prix internationaux et a rejoint l'Orchestre symphonique central de Chine en tant que soliste.
    Pendant la Révolution culturelle, Yin a rejoint le Parti communiste chinois et a changé son nom à la suggestion de Jiang Qing. Il a créé des oeuvres musicales adaptées à l'époque, notamment La Légende de la Lanterne rouge. Mais sa création la plus célèbre reste le Concerto pour piano du Fleuve Jaune, incorporant des éléments de musique occidentale et chinoise, et qu'il créa à Pékin en 1970. C'est cette version qui vous est proposée ici.
    La seconde interprétation que vous trouverez ici est du pianiste sino-américain Fei-Ping Hsu. Il survécut à la Révolution Culturelle chinoise, jouant souvent pendant cette période. Après avoir quitté la Chine, il devint célèbre pour son jeu dynamique et athlétique. Ses interprétations au concours Arthur Rubinstein en 1983 sont mémorables. Il était reconnu pour sa foi chrétienne profonde et sa personnalité détendue. Enfant prodige, il étudia en Chine malgré des interruptions dues aux révolutions. Il participa à des tournées de concerts en Chine avec un piano sur un tricycle. Après s'être établi aux États-Unis, il étudia la musique et fit des débuts réussis à New York.
    Malheureusement, il décéde à 51 ans dans un accident de la route en Chine en 2001.

    Pour suivre, je me suis dit qu'un peu d'orgue ne ferait de mal à personne ... c'est pourquoi je vous présente cette fois quelques oeuvres de Tournemire, un compositeur généralement très apprécié mais peu représenté jusqu'à présent en BM : Charles Tournemire, dont vous trouverez ci-dessous (et dans son sous-forum oeuf corse) cinq oeuvres la plupart pour orgue donc, mais aussi le Poème mystique op. 33, par Henriette Puig-Roget au piano (enregistrement de 1972).

    Zandonai est déjà présent en BM ; en voici quelques nouvelles oeuvres, destinées à compléter notre connaissance de ce compositeur pas nécessairement parmi les plus écoutés. Parmi elles, trois opéras dont un inachevé : Il Bacio, et un autre peut-être parmi les plus appréciés : Conchita - dont l'action se déroule à Séville.
    Conchita Pérez, pauvre cigarière, est courtisée par Matteo, mais elle résiste à ses avances. Matteo donne de l'argent à sa mère pour soulager leur pauvreté. Conchita l'apprend. Offensée, elle s'échappe et devient une danseuse de flamenco célèbre. Matteo poursuit ses avances, mais elle lui continue à lui résister. Pour mettre à l'épreuve son amour, Conchita organise une rencontre avec un faux amant devant Matteo, qui se met en fureur. Elle a ainsi la preuve de son amour pour elle, et peut maintenant lui retourner son amour.

    Winfried Zillig n'est pas non plus un inconnu ici : son Concerto pour violon et orchestre avec Wolfgang Marschner au violon (dont je vous donnerai qqs mots ci-dessous) et Schmidt-Isserstedt était déjà présent dans la section "Divers" ; il dispose maintenant de son propre sous-forum et ce n'est que justice
    En effet, quasiment oublié aujourd'hui (sauf ici ) Winfried Zillig (1905 - 1963) fut un compositeur, théoricien de la musique et chef d'orchestre allemand.
    Fils du pédagogue Peter Zillig, il a étudié le droit et la musique à Wurtzbourg, où il a été l'élève d'Hermann Zilcher. Il a ensuite étudié avec Arnold Schoenberg à Vienne et à Berlin, ce qui a marqué le début de sa carrière de compositeur. En 1927, il devient l'assistant d'Erich Kleiber à l'Opéra d'État de Berlin ... hé oui, rien que ça ! Il a occupé plusieurs postes de répétiteur solo et de Kapellmeister, notamment à Dusseldorf et Essen pendant la période nazie.
    Pendant le régime nazi, Zillig a été un compositeur prolifique, en particulier de musiques de film, tout comme des compositions commandées par les autorités nazies. Il a également créé des oeuvres controversées, notamment l'opéra "Das Opfer" (Le Sacrifice, présenté en partie ici), qui est annulé après quatre représentations, notamment en raison des critiques négatives de la presse nazie, qui l'accuse de s'être « égaré » en raison de sa forte dissonance et de l'atonalité de l'oeuvre.
    Après la Seconde Guerre mondiale, il est chef d'orchestre de l'Orchestre symphonique de la radio de Hesse, où il rend des services exceptionnels à l'exécution d'œuvres de musique nouvelle interdites à l'époque nazie. Il a reçu le Prix de la Culture de la ville de Nuremberg en 1963.
    En tant que compositeur, Zillig fut un compositeur prolifique et polyvalent : son oeuvre de composition comprend des opéras, des oratorios, des passions, des chorales, des sérénades, des quatuors à cordes et d'autres musiques de chambre ainsi que des chansons et des suites. Il a également complété la partition inachevée de l'oratorio "Die Jakobsleiter" d'Arnold Schoenberg à la demande de la veuve de Schoenberg. Il a participé à des conférences et est devenu connu en tant que théoricien de la musique, s'étant en effet fait un nom grâce à de multiples apports de son fait sur la technique dodécaphonique.
    Élève de Schoenberg, Zillig utilisait en effet une échelle dodécaphonique composée de triades majeures et mineures. Bien que ces techniques dodécaphoniques aient été officiellement considérées comme « dégénérées » par les autorités nazies de l'époque, Zillig a échappé à la censure et a été récompensé en étant chargé d'écrire de la musique de scène pour le Festival de théâtre du Reich à Heidelberg.
    Le soliste de son Concerto pour violon et orchestre, Wolfgang Marschner (1926-2020) était un violoniste, compositeur, chef d'orchestre et professeur allemand.
    Issu d'une famille de musiciens, il a rejoint l'orchestre Staatskapelle de Dresde à l'âge de quatre ans. Il a fait ses débuts à neuf ans et a continué ses études, composant son premier quatuor à cordes à quatorze ans. Après la Seconde Guerre mondiale, il a étudié avec des violonistes renommés et s'est joint à différents orchestres, se faisant remarquer pour ses interprétations et enregistrements d'oeuvres de compositeurs tels qu'Arnold Schoenberg et Alban Berg. Il est devenu un professeur de violon éminent, enseignant dans diverses institutions et donnant des masterclasses à travers le monde. Marschner a fondé la German Spohr Academy et le Marschner Festival pour promouvoir la musique de chambre. Il a également été actif en tant que chef d'orchestre et compositeur. En tant que compositeur, ses concertos pour cordes occupent une place centrale dans son oeuvre.
    À côté de cela, je vous propose trois nouvelles oeuvres de Zillig : la Sérénade n°4 pour 15 instruments, 7 Sonnets d'Eichendorff et la scène finale de son opéra en un acte Le Sacrifice.

    Pour agrémenter ce nouveau package déjà bien copieux et ne pas se focaliser sur ces seuls quatre compositeurs, qqs oeuvres diverses.
    J'étais convaincu que nous avions déjà Pulcinella de Stravinsky et en effet, nous avions déjà la Suite d'orchestre, par Klemperer ; mais pas la version complète du ballet. Voici donc aujourd'hui cette version, intitulée Pulcinella, ballet avec chant, pour soprano, ténor, basse et orchestre de chambre, par Ansermet (enregistrement de 1965).
    Claude Balbastre est un nouveau venu en BM ; surtout connu comme organiste - réputé (mais la quasi totalité de ses concertos pour orgue a été perdue) et comme claveciniste Je vous propose de lui aujourd'hui une sélection de pièces diverses pour clavecin et pour piano, par deux interprètes virtuoses : France Clidat et Blandine Verlet.

    Et pour terminer, qqs oeuvres de deux compositeurs somme toute très similaires () : Albinoni et Wagner
    D'Albinoni, une petite sélection de concertos (pour violon, pour hautbois et pour flûte, liste complète ci-dessous comme d'hab) ; et de Wagner, quelques nouvelles versions très appréciables des Wesendonck-Lieder : par Christa Ludwig et Otto Klemperer (enregistrement de 1962) ; un enregistrement live sous la direction de Joseph Keilberth (de 1955) ; et enfin par Janet Baker (de 1971)

    Voici donc la liste complète des oeuvres présentées cette fois :
    • Albinoni : 12 Concertos pour violon, cordes et continuo op. 10
    • Albinoni : Concerto pour flûte et cordes en sol majeur
    • Albinoni : Concerto pour hautbois, cordes et continuo op. 9 n°4
    • Albinoni : Concertos pour hautbois et cordes de l'op. 9
    • Balbastre : 3 Sonates en quatuor
    • Balbastre : Pièces de clavecin
    • Stravinsky : Pulcinella, ballet avec chant, pour soprano, ténor, basse et orchestre de chambre
    • Tournemire : 5 Offertoires du Cycle de la Pentecôte de L'Orgue Mystique
    • Tournemire : Poème mystique
    • Tournemire : Quatre Improvisations
    • Tournemire : Sept Chorals-poèmes pour les Sept Paroles du Christ
    • Tournemire : Suite n°24 de L'Orgue Mystique "Dominica infra Octavama Ascensionis"
    • Wagner : Wesendonck-Lieder (x3)
    • Xian : 3 Danses kazakhes
    • Xian : Concerto du Fleuve Jaune (x2)
    • Zandonai : Colombina, ouverture
    • Zandonai : Conchita
    • Zandonai : Giuletta e Romeo
    • Zandonai : Il Bacio
    • Zandonai : Il Flauto notturno
    • Zandonai : La Farsa amorosa, ouverture
    • Zandonai : La Via della Finestra, suite tirée de l'opéra
    • Zillig : 7 Sonnets d'Eichendorff
    • Zillig : Le Sacrifice (scène finale)
    • Zillig : Sérénade n°4 pour 15 instruments
    Bonnes écoutes




    Xinghai Xian

  10. #170
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Nouveau package pour ce mois, qq peu original lui aussi grâce à la présence d'un compositeur plutôt méconnu mais dont je vous recommande l'écoute, c'est superbe, Giovanni Gabrieli : né en 1557 à Venise et mort dans la même ville en 1612, est un compositeur et organiste italien de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle faisant partie de l'école vénitienne comme nous l'apprend sa fiche Wikipédia, dont je conseille la lecture, la trouvant particulièrement intéressante ; on y apprend entre autres qu'il fut "un compositeur très original (…) considéré comme une figure importante de la transition entre la musique de la Renaissance et la musique baroque".
    Denis Stevens, qui a réalisé les arrangements de Choeurs, cuivres et orgues à Saint-Marc, fut un chef britannique, musicologue spécialiste de la musique ancienne, co-fondateur des Ambrosian Singers et disparu en 2004.

    Il y a qq temps, je vous promettais la version de Ma Patrie de Smetana par Kubelik en 1971. La voici donc enfin, accompagnée d'une autre version de la même oeuvre de 1971 aussi, par Dorati cette fois.

    J'ai choisi de vous présenter à nouveau le Concerto pour violon et orchestre n°3 de Saint-Saëns, à la fin essentielle de vous présenter un violoniste aujourd'hui qq peu oublié : Igor Bezrodny (7 mai 1930 - 30 septembre 1997) qui fut un violoniste, chef d'orchestre et professeur soviétique né à Tbilissi (alors en Union soviétique, dans l'actuelle Géorgie). Ses parents étaient tous deux violonistes. Bezrodny a commencé à étudier le violon avec son père Semyon Bezrodny et, après que la famille eut déménagé à Moscou, a continué ses études avec Abram Ilyich Yampolsky en 1937. Bezrodny est diplômé de l'École centrale de musique du Conservatoire, puis en 1953 il est diplômé du Conservatoire et en 1955 il termine ses études supérieures toujours dans la classe de Yampol'skij. À partir de 1957, Bezrodny est professeur assistant au Conservatoire, à partir de 1972 professeur et à partir de 1981 chef du département. En 1947, il remporte (ex aequo avec Leonid Kogan et Julian Sitkovetsky) le premier prix dans la catégorie jeunes musiciens au Festival de Prague. En 1949, Bezrodny remporte le prix Jan Kubelík à Prague.
    L'année suivante, il remporte le premier prix du Concours Bach de Leipzig. Au cours des années suivantes, Bezrodny effectue de nombreuses tournées en Union soviétique et à l'étranger. Parallèlement à l'enseignement, Bezrodny suit un cours de direction d'orchestre et fait ses débuts de chef d'orchestre en 1967. Succédant à Rudolf Barchaï, Bezrodny a été chef de l'Orchestre de chambre de Moscou de 1977 à 1981. Après avoir visité et joué en Finlande depuis les années 50, Bezrodny a été chef principal de l'Orchestre philharmonique de Turku de 1986 à 1990. À partir de l'année suivante, il est professeur à l'Académie Sibelius d'Helsinki. Bezrodniy a édité de nombreuses transcriptions pour violon. Il meurt à Helsinki le 30 septembre 1997.

    Pour suivre, quatre opéras inédits en BM : La Nuit de mai de Rimsky-Korsakov, Le Jaloux corrigé de Blavet, Otello de Rossini et The Rake's progress de Stravinsky, dans deux versions, toutes deux par Stravinsky lui-même, la première pour la création mondiale le 11.09.1951 à la Scala, la seconde de 1953 avec New-York.
    La Nuit de mai est le deuxième opéra de Rimsky-Korsakov, composé en 1878-1879. Il est basé sur une nouvelle de Gogol. Il se déroule dans un petit village d'Ukraine, à une époque où des figures de mythes et de légendes pouvaient encore être rencontrées derrière chaque arbre. Le jeune Levko, fils du maire, veut épouser la belle Hanna. Son père s'y oppose, car il a lui-même le béguin pour Hanna. Cependant, lorsque Levko rend service à Pannotchka, une "rusalka'' (nymphe de l'eau), elle lui remet une lettre manuscrite du plus haut fonctionnaire, le commissaire, indiquant que Levko et Hanna ont sa bénédiction. Tout cela se termine bien. La musique et le chant sont souvent des adaptations de mélodies et de danses traditionnelles, ce qui donne à l'opéra un ton plus joyeux (intrigue complète ici).
    De Blavet, Le Jaloux corrigé est un opéra bouffon en un acte, sur un livret de Charles Collé, chansonnier et auteur dramatique (1709 - 1783), avec un vaudeville et un divertissement, représenté le 18 novembre 1752 au Château de Berny, chez le comte de Clermont, à qui l'ouvrage est dédicacé, puis à l'Académie royale de musique le 1er mars 1753, couplé avec Le Devin du Village, de Jean-Jacques Rousseau. Il est considéré comme le premier opéra bouffe français, parodie de dix ariettes extraites de La Serva padrona, d'Il Maestro di musica et d'Il Giocatore, auxquelles Blavet ajouta un récitatif à l'imitation de celui des Italiens et une ou deux ariettes. Seuls l'Ouverture, le Récitatif, le Divertissement et le Vaudeville furent composés de façon originale.
    Hazon (parfois désigné comme « Orgon » dans une autre édition de la partition), très jaloux, se désole de voir « un petit agréable » autour de sa femme, et soupçonne la servante Suzon de prêter la main à cette intrigue. Mme Hazon invente un stratagème pour guérir son mari de son insupportable jalousie. Suzon lui fait ostensiblement la cour sous le déguisement de galant. En fait, Suzon présente deux aspects : du côté droit, elle arbore un habit de « petit maître », du côté gauche, elle conserve ses habits féminins. Ce qui fait que d'une pirouette, le morveux aperçu par Hazon a disparu comme par enchantement.
    Hazon demande des explications à sa femme, puis décide d'aller porter l'affaire à un avocat. Sa femme lui déclare alors que son rival est un sylphe, et lui propose d'assister à un entretien avec ce sylphe galant. Suzon répond en écho aux questions que lui pose Mme Hazon. Hazon est confondu et sa femme finit par lui dévoiler le stratagème. Les deux époux se réconcilient et leur duo est parsemé d'effusions et de câlineries.
    Dans un Divertissement final, Suzon apparaît à la tête de danseurs. Se succèdent une entrée de Zani ou bouffons italiens qui dansent la Chaconne, une Ariette du Rire, une Pantomime, une Ariette italienne, et un Vaudeville final (source).
    Quant à l'Otello de Rossini, est-il besoin de le présenter ?
    Même remarque pour The Rake's progress, sauf si notre spécialiste es-Stravinsky Leb (ou qui que ce soit d'autre) souhaite ajouter qqs mots pour nous en parler
    The Rake's progress est présenté ici en deux versions, toutes deux par Stravinsky lui-même - 1951 et 1953 ; la première constitue constitue la création mondiale de l'oeuvre en 1951 à la Scala.

    Une présence originale pour suivre : des Musiques militaires de Beethoven. Bon on aime ou on n'aime pas, mais au moins pourra-t-on ici les découvrir.

    Enfin, 4 Danses grecques et la Suite pour piano n°3 de Skalkottas, un compositeur remarquable pourtant trop peu représenté en BM, plus L'Ile des morts de Rachmaninov par Mitropoulos, la Rhapsodie pour contralto, choeur d'hommes et orchestre de Brahms, deux concertos de Prokofiev tous deux dans des interprétations de 1959 : le Concerto pour violon et orchestre n°2 avec Spivakovsky et Schippers et le Concerto pour piano et orchestre n°5 avec Richter et Rowicki, et qqs autres oeuvres de Bartok et de Chopin.

    La liste complète :
    • Bartok : Chansons paysannes hongroises pour piano
    • Beethoven : Musiques militaires
    • Blavet : Le Jaloux corrigé
    • Brahms : Rhapsodie pour contralto, choeur d'hommes et orchestre
    • Chopin : 3 Écossaises pour piano
    • Gabrieli : Canzone e Sonate pour cuivres
    • Gabrieli : Choeurs, cuivres et orgue à Saint-Marc
    • Gabrieli : Sacrae Symphoniae
    • Prokofiev : Concerto pour piano et orchestre n°5
    • Prokofiev : Concerto pour violon et orchestre n°2
    • Rachmaninov : L'Ile des morts
    • Rimski-Korsakov : La Nuit de mai
    • Rossini : Otello
    • Saint-Saëns : Concerto pour violon n°3
    • Skalkottas : 4 Danses grecques
    • Skalkottas : Suite pour piano n°3
    • Smetana : Ma Patrie (x2)
    • Stravinsky : The Rake's progress (x2)
    Bonnes écoutes !

  11. #171
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    Re-bonjour à toutes et à toutes

    Continuons notre série de « packages » avec celui-ci, une sorte de package semi-thématique puisqu'il est principalement (car il y a du Cziffra en complément) consacré à quatre compositeurs italiens qui ne figurent pas nécessairement parmi les plus écoutés de tous : Franco Alfano, Giorgio Federico Ghedini, Giuseppe Martucci et Lorenzo Perosi.
    Les trois derniers figurant en BM avec leur propre sous-forum respectifs depuis qq temps déjà.

    Alfano, quant à lui, était jusqu'à présent « relégué » en section « Divers » avec son opéra La Légende de Sakùntala ; il dispose maintenant de son propre sous-forum et c'est à lui que je consacrerai l'essentiel de cette présentation.
    Alfano est surtout connu pour avoir donné au 3e acte de Turandot de Puccini la fin qui est généralement représentée sur scène ou enregistrée au disque (mais il y en a d'autres).
    Il est l'auteur de 12 opéras et de nombre d'autres oeuvres, mais son oeuvre la plus réputée est sans nul doute La Légende de Sakùntala (intitulé Sakùntala dans sa version révisée et que vous pouvez dorénavant écouter ici) ; c'est un opéra en trois actes dont Alfano a écrit son propre livret, en basant son travail sur le drame Shakuntala du Ve siècle avant JC de Kālidāsa.
    Il a été créé au Teatro Comunale di Bologna le 10 décembre 1921. On pensait que la partition complète et le matériel orchestral avaient été détruits lorsqu'une bombe alliée a endommagé les archives de l'éditeur d'Alfano, Ricordi, pendant la Seconde Guerre mondiale, de sorte qu'Alfano a reconstruit l'opéra et qui a été joué au Teatro dell'Opera de Rome le 5 janvier 1952 avec le titre abrégé de Sakùntala. Lors des préparatifs d'une reprise à Rome en avril 2006, une copie de la partition originale de 1921 a été découverte dans les archives Ricordi, et l'opéra a été joué pour la première fois dans sa forme originale dans les temps modernes sous son nom original, La Légende de Sakùntala. Comme je l'évoquais précédemment, il est considéré par la critique comme la meilleure oeuvre d'Alfano, bien que rarement mis en scène ces dernières années, l'opéra a été joué sept fois pour la radio italienne entre sa première et 1979. Ces émissions mettaient en vedette des sopranos telles que Magda Olivero, Anna de Cavalieri et Celestina Casapietra dans le rôle-titre. L'opéra a également été repris au Festival d'opéra de Wexford en 1982 et en concert le 19 novembre 2013 par le Teatro Grattacielo de New York.
    Dans le premier acte, le roi rencontre Sakùntala alors qu'il chasse avec ses hommes près du monastère isolé où elle vit. Le roi la courtise et, surmontant sa peur initiale, lui promet qu'il reviendra, lui donnant un anneau pour se souvenir de lui.
    Acte 2 : Rêvant du roi, Sakùntala n'entend pas les supplications de l'ermite Durvasas d'ouvrir la porte du monastère pour l'admettre. En colère, il maudit Sakùntala, proclamant que le roi ne se souviendrait pas d'elle. Sakùntala supplie un nuage de porter un message au roi. Harita retourne au monastère et dit à Sakùntala qu'elle est enceinte.
    Dans l'acte 3, le roi est agité et n'est pas diverti par les danseuses qui jouent pour lui. Sakùntala arrive avec son entourage, mais quand elle tente de présenter son anneau du souvenir au roi, elle se rend compte qu'elle l'a perdu. La malédiction est accomplie, et Sakùntala se précipite hors du palais pour se noyer dans un lac. Cependant, tardivement, un pêcheur arrive, ayant trouvé la bague, et la présente au roi, qui se souvient soudain de Sakùntala. Les serviteurs entrent, portant l'enfant en bas âge de Sakùntala, et le roi pleure de chagrin. Mais la voix de Sakùntala descend du ciel (ayant été enlevée dans les cieux par une nuée de feu), et dit au roi de ne pas désespérer, car leur enfant deviendra le héros de l'âge futur. Tout le monde s'agenouille en signe d'adoration pour l'enfant.
    Bon, Sakùntala n'est évidemment pas la seule oeuvre d'Alfano, comme vous le constaterez dans la liste complète ci-dessous.

    Notons aussi que la Musique de concert pour alto et orchestre de Ghedini est ici interprétée par le dédicataire et créateur de l'oeuvre, Bruno Giuranna, l'un des grands altistes du siècle dernier, expert aussi en l'art de jouer la viole d'amour.

    En guise de « bonus » (qui n'a rien à voir tu tout avec le reste ... ), je propose à l'attention des amateurs de piano, sinon il n'y aurait pas du tout de piano cette fois ... l'Intégrale des Rhapsodies hongroises (plus la Rhapsodie espagnole) de Liszt par Georges Cziffra (enregistrement de 1959). L'une des "références", comme il de dit parfois ...
    • Alfano : Divertimento pour orchestre avec piano obligé
    • Alfano : Eliana
    • Alfano : Il Dottor Antonio
    • Alfano : Risurrezione
    • Alfano : Symphonie pour orchestre n°1 "Classica"
    • Alfano : Symphonie pour orchestre n°2
    • Alfano : Una Danza
    • Ghedini : Appunti per un credo
    • Ghedini : Concerto grosso en fa majeur
    • Ghedini : Concerto pour violon et cordes "Il Belprato"
    • Ghedini : L'Olmenata
    • Ghedini : La Puce d'or
    • Ghedini : Lord Inferno
    • Ghedini : Musica da concerto
    • Ghedini : Musique de concert pour alto et orchestre
    • Ghedini : Partita pour orchestre
    • Liszt : Rhapsodies hongroises, intégrale (plus Rhapsodie espagnole)
    • Martucci : Concerto pour piano et orchestre n°2
    • Martucci : Symphonie n°1
    • Martucci : 3 Pièces pour orchestre
    • Perosi : Il Natale del Redentore
    • Perosi : Thème varié
    • Perosi : Transitus Animae
    Bonnes écoutes et, je l'espère, bonnes découvertes peut-être

  12. #172
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Nouveau package, toujours à peu près à la même date, où comme vous le constaterez j'ai souhaité intégrer un certain nombre de corpus « semi-thématiques »

    Parmi eux, un gros ensemble d'oeuvres de musique de chambre de Fauré, essentiellement dû à Jean Hubeau et au quatuor Via Nova. Certaines de ces oeuvres figurent déjà en BM, d'autres pas.

    Je n'ai pas oublié la promesse que je vous avais faite de poursuivre l'hommage que nous consacrons depuis un certain temps à Wilhelm Kempff. Pour cela, j'ai choisi de vous présenter une large sélection des oeuvres pianistiques parmi les plus célèbres de Brahms - plus qqs nouveautés.
    Kempff ne fut peut-être pas pour tous l'interprète « de référence » de Brahms ... mais ce fut sûrement l'un de ses interprètes de référence, grâce à son approche sensible et profonde (ce qui est un peu redondant lorsqu'on évoque Kempff ...) lui ayant permis de mettre en valeur la richesse et la complexité de la musique de Brahms : connu pour sa capacité de transmettre avec subtilité les nuances et les sentiments présents dans les compositions de Brahms ; cherchant à comprendre pleinement les intentions de Brahms derrière ses compositions, et réputé pour sa capacité à interpréter la structure musicale complexe de Brahms de manière cohérente et réfléchie, en mettant en évidence les relations entre les différentes parties de l'oeuvre, capable de maîtriser les difficultés techniques des oeuvres de Brahms, notamment les passages rapides, les accords complexes et les gammes étendues avec clarté et précision, et en même temps de trouver une douceur et une sensibilité appropriées dans les passages plus intimes de la musique de Brahms - créant du coup un équilibre subtil entre ces deux extrêmes, offrant ainsi une interprétation émotionnellement riche et nuancée. On apprécie !

    Bien entendu, comme d'habitude, le détail de toutes ces oeuvres vous est proposé à la fin de cette présentation, et toutes les oeuvres présentées se trouvent maintenant en BM dans leus rubriques respectives, comme c'est le but depuis toujours

    Deux symphonies de Mozart par Josef Krips ne sauraient déparer l'ensemble ni déplaire à personne : il s'agit de la Symphonie n°39 et de la Symphonie n°41 "Jupiter" (enregistrements de 1972), - tout comme la présence ici de trois quatuors de Dvorak par le Quatuor Vlach.

    Guerre et paix est un opéra en deux parties et treize scènes de Prokofiev, évidemment inspiré du roman éponyme de Léon Tolstoï ; les deux parties s'intitulent "La Paix" et "La Guerre". La première partie débute avec la scène d'Andrei, - déprimé par la perte de sa femme, et de Natasha, qui l'invite à se ressaisir en contemplant la beauté du jardin. Plus tard, lors d'un bal à Saint-Pétersbourg, Anatole et Andrei sont tous deux attirés par Natasha. Dans la scène suivante, Natasha est invitée chez Anatole où elle apprend que celui-ci est marié. Dans la dernière scène de cette partie, Pierre réprimande Anatole pour son comportement et accepte de demander à Andrei de pardonner à Natasha. Cette dernière, désespérée, prend du poison hors scène. La partie "La Guerre" commence avec la bataille de Borodino et l'arrivée de Napoléon en Russie. Andrei rejoint son régiment pour combattre. Après la bataille, Koutouzov et ses généraux tiennent un Conseil de guerre et décident de battre en retraite. Finalement, Moscou brûle et Pierre est pris avec d'autres Moscovites accusés d'avoir allumé le feu.
    D'une manière générale, la musique de la partie 1 est lyrique et celle de la partie 2 est dramatique. Il existe un certain nombre d'arias, bien que celles-ci soient rarement autonomes et soient généralement précédées et/ou suivies d'ariosos ou de courts passages conversationnels. La musique de danse occupe une place importante dans la partie 1, la musique militaire et les choeurs dans la partie 2. Un certain nombre de thèmes, associés notamment à Natasha, Andrei et Pierre, reviennent tout au long de l'opéra. Prokofiev a emprunté les thèmes principaux de Natasha et Andreï à la musique de scène qu'il avait écrite pour une dramatisation d'Eugène Onéguine de Pouchkine : le thème de Natasha avait été associé à Lensky, et celui d'Andreï à Tatiana. L'air de Koutouzov dans la scène 10 (également chanté par le choeur à la fin de l'opéra) a réutilisé la musique que Prokofiev avait écrite pour le film Ivan le Terrible d'Eisenstein.

    On terminera pour cette fois par trois cantates de Bach, dont une inédite en BM. La Cantate BWV 82 "Ich habe genug" est quant à elle déjà présente ici ce qui ce peut se comprendre au vu de sa notoriété. Deux chefs pour nous les faire entendre ici toutes les trois - Lehmann et Ristenpart, - et un point commun : la présence de l'inusable DFD.
    Plus qqs petites autres choses, de Couperin, Elgar, Schoenberg et une suite pour orchestre tirée de La Petite Renarde rusée de Janacek, histoire de diversifier un peu les plaisirs

    La liste complète pour cette fois ici :
    • Bach : Cantate BWV 4 "Christ lag in Todesbanden"
    • Bach : Cantate BWV 56 "Ich will den Kreuzstab gerne tragen"
    • Bach : Cantate BWV 82 "Ich habe genug"
    • Brahms : 2 Rhapsodies pour piano op. 79
    • Brahms : 3 Intermezzos op. 117
    • Brahms : 4 Klavierstücke op. 119
    • Brahms : 6 Klavierstücke op. 118
    • Brahms : 8 Klavierstücke op. 76
    • Brahms : Concerto pour piano n°1
    • Brahms : Fantaisies pour piano op. 116
    • Brahms : Scherzo pour piano
    • Brahms : Sonate pour piano n°3
    • Brahms : Variations et Fugue sur un thème de Haendel
    • Couperin (François) : Sonate en trio "La Steinquerque"
    • Dvorak : Concerto pour violoncelle et orchestre n°2
    • Dvorak : Quatuor à cordes n°9
    • Dvorak : Quatuor à cordes n°12 "Américain"
    • Dvorak : Quatuor à cordes n°14
    • Elgar : Nursery Suite
    • Fauré : Quatuor à cordes
    • Fauré : Quatuor avec piano n°1
    • Fauré : Quatuor avec piano n°2
    • Fauré : Quintette pour piano et cordes n°1
    • Fauré : Quintette pour piano et cordes n°2
    • Fauré : Trio pour piano, violon et violoncelle
    • Janacek : La Petite Renarde rusée, suite pour orchestre
    • Mozart : Symphonie n°39
    • Mozart : Symphonie n°41 "Jupiter"
    • Prokofiev : Guerre et Paix
    • Schoenberg : Symphonie de chambre n°1, version pour orchestre
    Bonnes écoutes à toutes et à tous

  13. #173
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    En avril dernier je vous proposais un package « tout à fait exceptionnel » puisque toutes les oeuvres présentées à cette occasion m'avaient été envoyées par lebewohl. Il nous avait alors proposé de mettre à l'honneur cinq compositeurs : Bartok, Berg, Janacek, Kodaly et Stravinsky et nous avions surnommé ce package « spécial Leb ».
    Aujourd'hui de nouveau, le présent package lui est entièrement redevable. Voici donc un second package « spécial Leb ».
    Il comporte trois parties : la première consacrée à la seconde école de Vienne, la deuxième au violon, et la troisième à un choix d'interprètes d'exception variés.
    Une fois encore j'ai proposé à Leb le soin d'en effectuer la présentation, ce qu'il a accepté de faire ; qu'il en soit de même, une fois de plus, infiniment remercié. Tout le passage qui suit (en italique) lui est donc entièrement dû. Merci à lui une fois encore À lui la parole :

    Quelques mots de présentation sur les enregistrements que j'ai le plaisir de proposer.
    Tout d'abord, les oeuvres complètes pour quatuor à cordes de Schoenberg, Berg et Webern par le quatuor LaSalle, y compris les oeuvres de jeunesse, sans numéro d'opus, de Schoenberg et Webern. Le quatuor Juilliard les a sans doute enregistrées avant (en tout cas les oeuvres avec numéro d'opus) mais les LaSalle restent parmi les pionniers. Le premier quatuor numéroté de Schoenberg, en ré mineur, est dans la veine hyperromantique de la Nuit transfigurée, par exemple (en plus austère, je trouve). Le deuxième doit sa (très relative) célébrité au fait que ses deux derniers mouvements d'une part comportent une partie de soprano (poèmes de Stefan George), chantée ici par Margaret Price, d'autre part sont les premières pièces de Schoenberg où la tonalité est suspendue. Quant au 2e mouvement il cite de manière un peu inattendue la chanson populaire "du lieber Augustin". Les deux quatuors suivants sont dodécaphoniques. Les quatuors de Berg sont pour moi bien plus accessibles. Le quatuor opus 3 est lui aussi dans la veine hyperromantique, comme la sonate pour piano opus 1 (les deux oeuvres furent créées en même temps). La Suite lyrique est absolument fascinante. Dodécaphonique et, semble-t-il, pleine de références cryptées à un amour caché. On a aussi trouvé récemment une version du dernier mouvement avec une ligne de chant sur un poème de Baudelaire (traduit par Stefan George, le monde est petit). Ce quatuor est aussi expressif que les titres de mouvement le laissent attendre : Allegretto giovale, Andante amoroso, Allegro misterioso, Adagio appassionato, Presto delirando, Largo desolato. Vraiment fascinant. Quant aux quatuors de Webern, commencent avec l'opus 5, "atonal libre" et finissent avec l'opus 28, strictement dodécaphonique, en passant par les étonnantes "Bagatelles" opus 9, de sa période "aphoristique" (4mn12s en tout).
    Pour l'anecdote, le quatuor LaSalle tiendrait son nom du panneau de la rue LaSalle qu'ils voyaient lorsqu'il a fallu choisir en urgence un nom pour leur premier concert. Rue nommée d'après Robert Cavelier de LaSalle, explorateur français. Encore une contribution de la France à l'histoire de la musique !
    Les autres oeuvres sont peut-être mieux connues, donc je serai plus bref (ouf… déjà que j'ai enfoncé des portes ouvertes sur les « Viennois » !).
    Jascha Heifetz, qu'on ne présente guère, joue ici une série de concertos : Tchaikovski, Sibelius, Glazounov, Brahms, ainsi qu'une transcription des préludes de Gershwin, la Fantaisie écossaise de Bruch (oserai-je dire que ce n'est pas le plus grand chef-d'oeuvre de l'histoire de la musique ?).
    Une anecdote, peut-être apocryphe, à propos de Heifetz : il donna son premier concert, à 16 ans, aux Etats-Unis, devant une salle pleine du tout New York musical, tant il était (déjà) précédé par une réputation flatteuse. Le violoniste Mischa Elman aurait demandé à son voisin, Leopold Godowsky : "Vous ne trouvez pas qu'il fait chaud ?". Réponse de Godowsky : "Pas pour les pianistes !".
    On écoutera aussi Oistrakh jouant Sibelius avec Rojdestvenski (le Concerto et les Humoresques), et Menuhin dans Tchaikovsky. Le concerto de Mendelssohn (le 2e) est joué par Stern avec Ormandy, et Oistrakh avec Kondrachine.
    Un peu de piano ensuite. Un peu, mais fabuleux ! Il s'agit de Maria Yudina, fantastique pianiste russe. Ici elle joue les variations Goldberg, les variations Eroica et les variations Diabelli. Ce dernier enregistrement est un des plus extraordinaires que je connaisse, on est pris de la première à la dernière mesure.
    Une anecdote aussi sur Yudina, souvent lue donc peut-être pas apocryphe. Une nuit d'insomnie, Staline entend à la radio le concerto 23 de Mozart. Enthousiaste, il demande aussitôt le disque. Problème, c'était en direct à la radio. Les services compétents rassemblent aussitôt les musiciens, dont Yudina, la soliste, et enregistrent en urgence le disque, dûment offert à Staline. Celui-ci convoque Yudina pour la remercier et la féliciter, et lui offre une somme d'argent. Yudina accepte mais lui dit qu'elle offrira cette somme à l'Eglise, pour qu'elle prie pour ses péchés (à lui Staline). Cela me fait toujours penser à la scène avec l'Idiot dans Boris Godounov, quand l'Idiot refuse l'aumône du tsar car il ne veut pas l'argent d'Hérode …
    Ensuite quelques classiques de la musique de chambre autrichienne ou allemande du XIXe siècle, par des formations stars.
    Stern-Istomin-Rose jouent les deux trios de Schubert, le premier de Mendelssohn, les trois de Brahms. Le même premier de Mendelssohn est aussi joué par Oistrakh-Oborine-Knouchevitski et par Suk-Panenka-Chuchro.
    Toujours de Mendelssohn, l'extraordinaire octuor, par les quatuors Janacek et Smetana réunis, et par un ensemble ad hoc au festival de Marlboro (Jaime Laredo, Alexander Schneider, Arnold Steinhardt, John Dalley, violons, Michael Tree, Samuel Rhodes, altos, Leslie Parnas, David Soyer, violoncelles).
    Et à propos de Marlboro, et pour rester dans la musique d'elfe qu'écrit Mendelssohn à son meilleur, ou en tout cas le plus à mon goût, la Symphonie italienne par l'orchestre du festival de Marlboro dirigé par Casals.
    Bonne écoute !


    Voici pour conclure, la liste complète des oeuvres proposées par Leb au sein de ces trois parties :

    Première partie : seconde école de Vienne par le quatuor LaSalle
    • Berg : Quatuor à cordes op. 3
    • Berg : Suite lyrique pour quatuor à cordes
    • Schoenberg : Quatuors à cordes, intégrale
    • Webern : 5 Mouvements pour quatuor à cordes
    • Webern : 6 Bagatelles pour quatuor à cordes
    • Webern : Quatuor à cordes (1905)
    • Webern : Quatuor à cordes (1938)
    Deuxième partie : violon
    • Brahms : Concerto pour violon
    • Bruch : Fantaisie écossaise
    • Gershwin : 3 Préludes pour violon et piano
    • Glazounov : Concerto pour violon et orchestre
    • Mendelssohn : Concerto pour violon et orchestre n°2 (x2)
    • Sibelius : Concerto pour violon et orchestre (x2)
    • Sibelius : Humoresques pour violon et orchestre n°1 et n°2
    • Tchaikovsky : Concerto pour violon (x2)
    Troisième partie : interprètes d'exception
    • Bach : Variations Goldberg (version au piano)
    • Beethoven : Variations Diabelli
    • Beethoven : Variations Eroica
    • Brahms : Trio pour piano, violon et violoncelle n°1
    • Brahms : Trio pour piano, violon et violoncelle n°2
    • Brahms : Trio pour piano, violon et violoncelle n°3
    • Mendelssohn : Octuor op. 20 (x2)
    • Mendelssohn : Symphonie n°4 "Italienne"
    • Mendelssohn : Trio pour piano, violon et violoncelle n°1 (x3)
    • Schubert : Trio pour piano, violon et violoncelle n°1
    • Schubert : Trio pour piano, violon et violoncelle n°2
    Bonnes écoutes en effet, comme le disait Leb ! et un immense merci à lui encore

  14. #174
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Nouveau package « Un peu de tout » aujourd'hui - avec toutefois trois compositeurs particulièrement mis à l'honneur : d'abord Honegger, déjà bien connu ici (et pas que ), avec plusieurs oeuvres déjà présentes en BM dans des interprétations forcément ( ) différentes, mais aussi plusieurs nouveautés. Parmi celles-ci, si je puis me permettre de placer en exergue Le Chant de Niganon, une composition qui me touche particulièrement par son caractère totalement en correspondance au thème de l'oeuvre, inspirée du chant de deuil de Nigamon, chef d'une tribu iroquoise, en train de se rendre au bûcher ... qqs détails complémentaires sur cette oeuvre (magnifique à mon sens) ici pour qui veut. Bon maintenant, les autres oeuvres de Honegger ajoutées cette fois, pourront aussi retenir aussi votre attention, je l'espère en tout cas

    Les deux autres compositeurs - tous deux faisant leur entrée en BM - dont je voulais vous parler seront peut-être une découverte pour certains : le premier est Granville Bantock, un compositeur londonien né le 7 août 1868 à Londres et mort le 6 octobre 1946 dans la même ville. Peu reconnu à l'heure actuelle, il mérite pourtant un coup d'oreille. Plus de détails à son sujet sur sa page Wiki, ici.
    L'autre nouveau venu en BM s'appelle Jacob Obrecht, qui ne fut autre que l'une des figures majeures de la musique en Europe au XVe siècle. De toutes façons, un compositeur belge (même Flamand ), ça ne peut être que bien !
    Je vous propose de lui trois oeuvres qui je l'espère susciteront vote intérêt et comme d'habitude, pour qui souhaiterait en savoir plus sur lui : clic, dont je me permet de citer ce passage :
    Il était disciple de Johannes Ockeghem. Il fut, à côté d'un Josquin des Prez, l'un des principaux représentants de la polyphonie franco-flamande du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Dans ses messes et motets, il utilisait toujours la technique du cantus firmus dans laquelle l'on écrivait, autour d'une mélodie souvent préexistante (à l'origine uniquement liturgique), les autres voix d'une composition polyphonique. Comptant parmi les représentants les plus importants du style franco-flamand, qui domina toute cette période, Obrecht y occupa une place de novateur. Il était en avance sur son temps, notamment dans le domaine harmonique et dans l'art très divers de traiter une mélodie existante.

    Raphaël (dont le titre complet est Raphaël : Scènes musicales de la Renaissance), est un opéra en un acte d'Anton Arensky basé sur la vie du peintre Raphaël ; il a été composé en 1894 pour le premier congrès des artistes russes et dédié à la Société des amoureux des arts de Moscou. La première en italien a eu lieu au Conservatoire de Moscou le 6 mai, avec une scénographie de Leonid Pasternak ; Yevgeniya Mravina a joué le rôle de Fornarina, le modèle et la maîtresse de Raphaël.
    Arensky a choisi un ouvrage sur un sujet non russe afin de se distancier des tendances nationalistes de son professeur Rimsky-Korsakov.
    Raphaël a été moins bien accueilli que son prédécesseur, le premier opéra d'Arensky, Rêve sur la Volga. Un fragment est resté toutefois populaire jusqu'à présent : la Chanson du chanteur folklorique hors scène, habituelle dans le répertoire des ténors russes.

    Il y a déjà ici une version des Huguenots de Meyerbeer, mais celle-ci est probablement d'une qualité un peu supérieure (bien que tout reste une affaire de goût, oeuf corse), et elle permet d'entendre un des derniers témoignages scéniques de Giacomo Lauri-Volpi, légende du lyrique à la carrière exceptionnelle grâce à sa qualité, son extension internationale et sa longévité (1919-1959) ; il a ici 63 ans, est à quatre ans de son retrait de la scène, et sa quinte aiguë est toujours brillante. Il chantera le Nessun dorma de Turandot à 80 ans sur scène à Barcelone.
    Le reste de la distribution n'est pas mauvais non plus : Cavalieri, Zaccaria, Taddei …
    Moins connue, Antonietta Pastori n'en est pas pour autant un second ou troisième couteau du lyrique italien de l'époque. Elle fit des triomphes à La Scala, au San Carlo et maintes autres belles scènes italiennes, à Madrid, Barcelone, Paris, Londres, Amsterdam, Glyndebourne, etc.

    À part cela plusieurs oeuvres peuvent être mises en exergue (ce qui ne signifie pas que les autres ne soient que menu fretin ) : d'abord, une version complète des Danses hongroises pour orchestre de Brahms par Schmidt-Isserstedt ; jusqu'à présent, nous n'en avions que des extraits ; trois autres de Stravinsky, dont Le Déluge et Perséphone, une musique de scène en trois tableaux, en deux versions dont l'une par Stravinsky lui-même.

    La Symphonie en la majeur de Pizzetti mérite elle aussi qqs commentaires. Cette symphonie est en effet la seule qu'il ait composée. Elle a été écrite en 1940 et créée la même année à Rome sous la direction de Bernardino Molinari.
    C'est une oeuvre intéressante à plus d'un titre : elle reflète en effet certains éléments de son style musical. Empreinte de romantisme tardif et de néoclassicisme, ce qui était caractéristique de la période musicale à laquelle elle a été composée avec la touche de son auteur, elle n'est pas forcément aussi largement jouée que celles de certains autres compositeurs plus "réputés", mais mérite néanmoins une certaine attention pour son exploration des textures orchestrales, de belles mélodies et comme j'en parlais plus haut une forme d'équilibre entre le romantisme et le néoclassicisme. Si vous ne la connaissez pas, je vous la conseille

    À part cela, qqs autres oeuvres dignes d'intérêt je pense, par exemple deux quatuors de Haydn par le Quatuor Hongrois, une version formidable des Kindertotenlieder de Mahler avec le "fameux" duo Kathleen Ferrier - Bruno Walter (d'autres versions de la même oeuvre suivront) - et une version 100% belge du Concerto pour violon et orchestre de Jongen... plus qqs autres choses, peut-être ...

    La liste complète pour cette fois :
    • Arensky : Raphaël
    • Bantock : 4 Paysages chinois
    • Bantock : Celtic Symphony, pour harpe et orchestre à cordes
    • Bantock : Fifine at the Fair
    • Bantock : Sappho, prélude et 9 fragments pour mezzo-soprano et orchestre
    • Bantock : The Pierrot of the Minute
    • Beethoven : Rondos pour piano op. 51
    • Brahms : Danses hongroises pour orchestre (complet)
    • Debussy : La Boîte à joujoux
    • Haydn : Quatuor à cordes n°67 "L'Alouette" op. 64.5
    • Haydn : Quatuor à cordes n°76 "Les Quintes" op. 76.2
    • Honegger : Jeanne d'Arc au bûcher
    • Honegger : Le Chant de Niganon
    • Honegger : Le Roi David
    • Honegger : Mermoz
    • Honegger : Mouvement symphonique n°2 "Rugby"
    • Honegger : Mouvement symphonique n°3
    • Honegger : Sonatine pour violon et violoncelle
    • Honegger : Symphonie n°2
    • Honegger : Symphonie n°3 "Liturgique" (x2)
    • Honegger : Symphonie n°5 "Di Tre Re"
    • Jongen : Concerto pour violon et orchestre
    • Mahler : Kindertotenlieder
    • Meyerbeer : Les Huguenots
    • Obrecht : Missa Sub tuum praesidium confugimus
    • Obrecht : Missa Super Maria Zart
    • Obrecht : Trois pièces
    • Pizzetti : Symphonie en la majeur
    • Stravinsky : 4 Chants paysans russes, pour choeur de femmes
    • Stravinsky : Le Déluge
    • Stravinsky : Perséphone (x2)
    Bonnes écoutes

  15. #175
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    En effet, comme vous l'annonçait mah dans son texte de présentation de la nouvelle playlist de janvier-février, à moi cette fois l'honneur (et surtout le "plaisir", si l'on ose dire en pareil cas ) de vous présenter qqs compositeurs décédés en 1973. Pour aujourd'hui nous nous intéresserons à Jean Barraqué, à Casals, à Maderna, à Malipiero et à Alexandre Mossolov.

    À cet égard, j'avoue avoir complètement oublié Alois Hába, décédé lui aussi en 1973, ce qui m'avait échappé
    Heureusement mah70 dans sa dernière playlist a remis les pendules à l'heure ...
    Je vous proposerai dans qq temps d'autres oeuvres de ce compositeur admirable

    BARRAQUÉ

    Jean Barraqué, mort le 17 août 1973 à Paris, est - parmi d'autres -, à travers son oeuvre, un représentant emblématique de l'avant-garde musicale. Sa production se caractérise par sa complexité intellectuelle et sa structure généralement sérielle, où les séquences de notes, de rythmes et d'autres paramètres sont soigneusement organisés. Sa musique est dense sur le plan harmonique et contrapuntique, créant une texture musicale complexe. C'est un tout cas la réputation qu'il porte habituellement.
    Malgré son abstraction, la musique de Barraqué porte en elle des émotions, parfois difficilement accessibles se dit-il - pas par moi en tout cas, j'adore et ça me touche énormément ... Au fil de sa carrière, son style a évolué, passant de compositions plus "traditionnelles" comme la Sonate pour piano - une merveille à mon sens - à des oeuvres plus radicales et expérimentales, telles que Chant après chant. L'influence de Barraqué sur la musique contemporaine du XXe siècle est souvent considérée comme significative.
    À propos de la Sonate pour piano, une composition en deux parties dont je vous en propose ici deux versions, l'une de 1957 par Yvonne Loriod, l'autre de 1973 par Roger Woodward, vous serez peut-être étonnés par la différence de durée entre les deux versions.
    Il se trouve que ces deux versions ont été enregistrées en présence du compositeur, à qui il arrivait d'apporter des modifications à sa partition pendant l'enregistrement. Ces différences de durée pourraient donc venir d'un genre de forme ouverte comme la 3e sonate de Boulez ou pas mal d'oeuvres de Boucourechliev (Archipels, par exemple), où l'interprète choisit un itinéraire dans les différentes sections de l'oeuvre parmi un grand nombre de possibles. Mais je n'ai rien trouvé qui justifie cette hypothèse. Wikipédia se borne à signaler que la partition prévoit 40 mn, et confirme que les enregistrements en présence du compositeur vont de 30 à 50 minutes. Toutefois, Loriod joue la première partie en 8 minutes, contre une vingtaine pour tous les autres, ce qui reste quand même assez surprenant.
    • Barraqué : Au-delà du hasard
    • Barraqué : Chant après chant
    • Barraqué : Séquence
    • Barraqué : Sonate pour piano (x2)
    CASALS

    Il n'est pas utile de présenter ici Pablo Casals (ou Pau Casals en catalan), mort le 22 octobre 1973 à Porto Rico, immense violoncelliste totalement respecté de tous (clic ici pour en apprendre un peu plus plus lui - je trouve cette page Wiki assez intéressante, en particulier pour les informations fournies sur ses engagements politiques).
    On le connaît donc très bien comme interprète, mais peut-être moins comme compositeur, même si Sardana, pour ensemble de 102 violoncelles, jouit d'une certaine réputation.
    Outre qqs pièces brèves, j'aimerais vous parler aujourd'hui un peu de son oratorio El Pessebre, que je vous présente ici en deux versions, toutes deux dirigées par Casals lui-même : l'une de 1963 par le Choeur de la cathédrale Ste-Hedwige de Berlin et l'Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, l'autre de 1972 par le Choeur du Conservatoire de Musique et l'Orchestre du Festival Casals de Porto-Rico.
    El Pessebre se présente en effet sous la forme d'un oratorio ; l'oeuvre est peut-être moins connue que Sardana. Écrit dans les premières années de son exil hors de l'Espagne franquiste, il y évoque avec nostalgie les célébrations typiquement catalanes de Noël, et il avait l'intention de donner à la pièce sa première représentation en Espagne après la chute de la dictature. J'ai trouvé sur le site de Gramophone (en anglais) cette page qui fournit de multiples autres informations sur cette oeuvre.
    • Casals : Cant dels ocells
    • Casals : El Pessebre (x2)
    • Casals : Sant Martí del Canigó
    • Casals : Sardana
    MADERNA

    Bruno Maderna est également décédé en 1973, ce qui le rend aujourd'hui éligible ici en tant que compositeur. Bon Maderna, c'est un peu comme Boulez … tous deux beaucoup plus "connus" (et sûrement aussi - peut-être, appréciés) comme interprètes que comme compositeurs - sauf par qui s'intéresse de près à Darmstadt, Maderna nous laisse cependant en tant que compositeur, une oeuvre originale et atypique, tout à la fois moderne et expérimentale mais aussi à sa manière, "classique" ... Il aimait essayer de nouvelles idées musicales, utiliser des techniques électroniques, et créer des compositions novatrices. Il fut un pionnier de la musique électronique et concrète, utilisant des sons électroniques pour ajouter de nouvelles dimensions à sa musique. Il avait une grande sensibilité pour l'orchestration, ce qui signifie qu'il était très doué pour créer des sons riches et variés avec un orchestre, et de la sorte sa musique est à la fois complexe techniquement mais aussi expressive, combinant la dissonance avec des moments de beauté émotionnelle "pure". Bien qu'il fût un innovateur, Maderna respectait également la tradition musicale, utilisant l'orchestre symphonique et la notation classique. Il a pratiqué différents styles, de la musique de chambre à l'opéra. La musique de Maderna est à la fois moderne et expérimentale, mais aussi très marquée émotivement - à mon humble avis.
    Comme d'habitude, vous trouverez ci-dessous la liste des oeuvres que je vous propose de lui aujourd'hui ; j'aimerais toutefois mettre en exergue (au risque de faire des jaloux mais je voudrais pas trop surcharger cette présentation - préférant vous laisser le plaisir de l'écoute … ) quelques unes d'entre elles, sans pour autant vouloir établir une quelconque sorte de "hiérarchie".
    Toutefois son Concerto pour piano et orchestre semble l'une des oeuvres majeures de Maderna ; écrit en 1947, il combine des éléments de la tradition classique avec des éléments modernes, et a toujours été reconnu pour sa complexité rythmique et harmonique. À écouter en priorité !
    Tout comme peut-être son Concerto pour violon et orchestre, également reconnu pour son langage musical contemporain et ses défis techniques pour le violoniste.
    Je vais arrêter ici mon laïus … ; toutes les autres oeuvres présentées ici méritent l'écoute, il y a de la musique de chambre ou pour orchestre de chambre (Quadrivium, Serenata 2 …) mais aussi d'autres oeuvres largement ou purement électroacoustiques (Continuo, Hyperion, Honeyrêves …) ; toutes sont connues pour leur exploration des sons et des textures sonores, typique du style expérimental de Maderna.
    • Maderna : Concerto pour hautbois et orchestre n°2
    • Maderna : Concerto pour piano et orchestre
    • Maderna : Concerto pour violon et orchestre
    • Maderna : Continuo
    • Maderna : Honeyrêves
    • Maderna : Hyperion
    • Maderna : Quadrivium
    • Maderna : Serenata 2
    MALIPIERO

    La musique de Gian Francesco Malipiero (décédé à Trévise en août 1973) est souvent caractérisée par plusieurs éléments distincts ayant contribué à forger son style unique dans le contexte de la musique du XXe siècle. Parmi les caractéristiques de sa musique, pour commencer, un fort nationalisme italien, incorporant des éléments du folklore et des mélodies populaires italiennes. Malipiero était en effet profondément attaché à sa patrie, l'Italie, et cela se reflète dans sa musique.
    On l'associe généralement à une sorte de « mouvement musical italien » comprenant des compositeurs tels que Respighi, Casella, Pizzetti et Alfano, tous compositeurs ayant cherché à créer une musique italienne innovante, originale et moderne, dégagée de l'influence germanique.
    De la sorte son style est caractérisé par un mélange éclectique d'influences diverses, allant de compositeurs de la Renaissance et du Baroque italien à des tendances musicales plus modernes de son époque, comme le sérialisme par exemple, une démarche particulièrement novatrice. Encourageant l'innovation, il a ainsi rejeté le conservatisme musical de son époque, tout cela à travers une production incroyablement variée de formes musicales diverses, comprenant la symphonie, le concerto, la musique de chambre, l'opéra et la musique vocale. Vous en trouverez d'ailleurs ci-dessous - pour commencer, un échantillon que j'espère représentatif et dont voici la liste :
    • Malipiero : Concerto pour piano et orchestre de chambre
    • Malipiero : Concerto pour piano n°1
    • Malipiero : Concerto pour violon et orchestre n°2
    • Malipiero : L'Orfeide
    • Malipiero : Pantea
    • Malipiero : Pause del Sienzio
    • Malipiero : Pièces pour piano
    • Malipiero : Quatuor à cordes n°4
    • Malipiero : Quatuor à cordes n°7
    • Malipiero : Sinfonia dello Zodiaco
    • Malipiero : Symphonie n°1 "In quattro tempi, come le quattro stagioni"
    • Malipiero : Symphonie n°3 "Delle campane"
    • Malipiero : Symphonie n°6 "degli archi"
    • Malipiero : Symphonie n°7 "Delle canzoni"
    • Malipiero : Symphonie n°8 "Brevis"
    • Malipiero : Torneo notturno
    L'Orfeide est l'un de ses opéras, en 3 parties, sur un livret du compositeur d'après le mythe grec et des poètes de la Renaissance italienne.
    Il s'agit d'un live au Teatro della Pergola de Florence (07.06.1966) et aussi de la dernière apparition sur scène de Scherchen, qui fut victime d'un malaise et s'écroula pendant la représentation, - mais parvint après avoir "récupéré" à la diriger jusqu'au bout. Hospitalisé, il mourut toutefois cinq jours plus tard ...

    Torneo notturno se distingue par sa structure complexe. C'est une oeuvre composée de sept scènes que l'auteur a appelées Nocturnes, chacune avec un titre particulier ; chacun de ces brefs tableaux dépeint la lutte intemporelle opposant le Désespéré, condamné à succomber à sa tristesse, à l'Insouciant, homme capable de saisir les plaisirs de la vie au moment opportun.
    La première nuit, intitulée La serenata, nous présente Aurora, une jeune femme écoutant une chanson joyeuse par l'Insouciant. Fascinée, elle se laisse emporter dans ses bras, mais une repentance soudaine la pousse à fuir. Retenue par l'Insouciant, elle succombe après une brève lutte. Le Désespéré, impuissant à la sauver, se jette désespérément sur son corps. La deuxième nuit, La tormenta, se déroule pendant une tempête. L'Insouciant séduit une jeune fille naïve, la persuadant d'abandonner sa mère. Des témoins désespérés restent impuissants face à cette action maléfique. La troisième nuit, La forêt, voit le Désespéré tenter en vain d'arracher une jeune fille séduite des griffes de l'Insouciant qui la domine et l'entraîne avec lui. La quatrième nuit, La taverne du beau temps, se passe dans une taverne où deux courtisanes tentent de consoler le Désespéré. Cependant, l'Insouciant, avec ses chants ensorcelants, fascine les deux femmes. Malgré une rébellion du Désespéré, celui-ci est jeté à terre, provoquant l'hilarité générale. Cinquième nuit : Le foyer éteint. Se réfugiant dans sa propre maison sombre et désolée, le Désespéré trouve sa propre soeur qui a été séduite par l'Insouciant et qui essaie en vain de le garder ; l'Insouciant la repousse et s'éloigne, lui jetant quelques pièces. Le château de l'ennui constitue la sixième nuit : dans un château un jongleur et un bouffon tentent en vain de divertir un vieux châtelain et sa femme. L'Insouciant arrive et conquiert le château. Le Désespéré, tentant de s'opposer, est retenu par les serviteurs et emmené en prison. La septième et dernière nuit, La prison, nous conduit dans la cellule où sont détenus à la fois le Désespéré et l'Insouciant, coupable d'avoir séduit la Dame. Le Désespéré tue l'Insouciant, puis piège la Dame avant de s'échapper.
    Au final le narrateur souligne que ni la mort de l'Insouciant ni la liberté retrouvée du Désespéré ne peuvent calmer les passions humaines : les êtres humains restent dominés et tourmentés par leurs émotions, qu'il leur est impossible d'apaiser.

    À noter aussi : la présence d'un assez grand nombre d'oeuvres dirigées par ... Bruno Maderna ! Parmi ces dernières : le Concerto pour piano n°1, Pantea, Pause del Sienzio et Sinfonia dello Zodiaco. D'autres suivront ...

    MOSSOLOV

    Il est difficile de trouver des oeuvres d'Alexandre Mossolov, compositeur russe né en 1900 à Kiev et décédé en 1973 à Moscou, qui soient susceptibles d'être publiées ici. Mon disque Olympia, consacré à Mossolov, ne comporte que des enregistrements post-1975, à l'exception des plages 1 à 3 qui datent de 1962 et présentent la suite Soldiers' Song. Malheureusement, l'oeuvre n'est pas vraiment représentative.
    Mossolov fut un musicien avant-gardiste de renom au début du régime soviétique. Cependant, sous Staline, il fut accusé de formalisme et exclu de l'Union des compositeurs soviétiques en 1936. En raison de ce caractère "moderniste", son oeuvre demeura interdite en URSS, entraînant l'absence d'enregistrements soviétiques anciens.
    Son oeuvre emblématique demeure La Fonderie d'acier (parfois présentée comme "Les Fonderies d'acier"). En Occident, cette composition a été interprétée et enregistrée à de nombreuses reprises. Une version notable par Pierre Dervaux date de 1957, mais ça dure ... trois minutes. Trois minutes qui valent pourtant leur pesant d'or.
    Mossolov a exploré divers genres musicaux, composant des sonates, des symphonies et des opéras. Dans les années 20, il s'est particulièrement attaché à traduire le machinisme (ou futurisme), La Fonderie d'acier symbolisant alors l'industrie soviétique. Cette oeuvre s'inscrit dans le mouvement urbaniste, qui tente de rendre compte du monde de la technologie et de l'industrialisation.
    D'une nature particulièrement oppressante, "La Fonderie d'acier" se caractérise par l'accumulation et la répétition des motifs, traduisant le vacarme et la violence d'une usine en activité. Le tempo de cette composition est fortissimo. L'ensemble de l'orchestre est sollicité, avec une accumulation d'instruments : les cordes produisent un son strident, tandis que les cuivres (trompettes, trombones, cors) occupent une place prépondérante.
    C'est tout pour aujourd'hui ... seulement deux courtes oeuvres de Mossolov, mais difficile de faire mieux pour l'instant ...
    • Mossolov : La Fonderie d'acier
    • Mossolov : Soldiers' Song Suite
    Espérant avoir donné bonne suite à ma "mission" évoquée au début de ce package, bonnes écoutes à toutes et à tous - de toutes ces oeuvres !

  16. #176
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    Re-bonjour à tous

    Une fois de plus un nouveau « méga-package » style « Un peu de tout », qui sera cette fois présenté en deux parties : cette première livraison commence avec une sélection d'oeuvres variées de Carl Philipp Emanuel Bach et se termine à la lettre F, grâce à Johann Joseph Fux (sa fiche wiki ici pour qui souhaiterait en apprendre un peu plus sur ce compositeur).
    Fux n'est pas un nouveau venu en BM : son topic, jusqu'ici maigrichon, est apparu en mars 2023 et ne comptait jusqu'à présent qu'une seule oeuvre. Je ne l'avais alors guère présenté. Fux fut un compositeur autrichien, théoricien de la musique et professeur de composition. Il est né le 13 février 1660 à Hirtenfeld, en Autriche, et est décédé le 13 février 1741 à Vienne. Fux est surtout connu pour son travail en tant que théoricien de la musique et pour son traité influent intitulé "Gradus ad Parnassum", publié pour la première fois en 1725.
    "Gradus ad Parnassum" est l'un des traités les plus célèbres de composition musicale de l'époque baroque. Il a été largement utilisé comme manuel d'enseignement de la composition pendant de nombreuses années et a eu une influence considérable sur de nombreux compositeurs ultérieurs. Fux y a développé des concepts et des règles de contrepoint, d'harmonie et de composition, offrant ainsi un cadre solide pour la création musicale.
    Outre ses réalisations en tant que théoricien, Fux a également composé de la musique religieuse, des opéras et de la musique instrumentale. Il a travaillé à la cour impériale de Vienne en tant que maître de chapelle et a eu une carrière prolifique en tant que compositeur. Sa musique est caractéristique du style baroque de son époque, avec une utilisation habile du contrepoint et de l'harmonie ; son travail continue d'être étudié et respecté par les musiciens et les musicologues d'aujourd'hui.
    Vous trouverez ici un échantillon assez représentatif (et plus large ! ) de sa production

    Deux autres compositeurs sont aussi présentés ici grâce à une large sélection de leurs oeuvres :

    Le premier n'est autre que Heinrich Biber (1644-1704) (clic), un compositeur et violoniste autrichien lui aussi de l'ère baroque et nouvel arrivant en BM. Biber, qui a travaillé dans plusieurs cours et églises en Europe, notamment en Bohême et en Bavière, est surtout connu pour son oeuvre musicale pour le violon, en particulier ses Sonates du Rosaire, qui comptent parmi ses oeuvres les plus célèbres. Il s'agit d'une série de quinze sonates pour violon solo et basse continue, chacune étant associée à un mystère du Rosaire catholique. Ces sonates sont remarquables pour leur originalité, leur utilisation de techniques de violon avancées pour l'époque, et leurs effets sonores innovants.
    Biber a contribué de manière significative au développement de la technique du violon et de la musique baroque. Son style musical était novateur pour son époque et a influencé de nombreux compositeurs ultérieurs. Sa musique est toujours appréciée et étudiée aujourd'hui pour sa richesse harmonique, sa virtuosité et son inventivité.

    Le second compositeur dont je vous fournis aujourd'hui un ensemble assez fourni de sa production n'est autre que Marcel Dupré, bien connu ici. Les amateurs d'orgue seront comblés je l'espère, l'ensemble étant assez vaste.
    La Passacaille et fugue improvisées et la Symphonie improvisée sont interprétées par Dupré lui-même. Toutes deux (enregistrements de 1957) sont réalisées sur l'orgue de la Cathédrale Saint-Pierre à Cologne. L'orgue est ici celui du transept, construit après la Seconde Guerre mondiale. Il n'y a donc dans cet enregistrement que 3 manuels et la pédale.
    Les agrandissements ultérieurs (orgue de la nef 1998, jeux à haute pression 2006), l'ont porté à 144 jeux et 4 manuels. C'est l'un des rares orgues au monde à avoir un jeu de 64 pieds, nommé "Vox Balaena" ; quand on sait ce que c'est que le "chant des baleines", le nom de ce puissant jeu grave est comment dire ... assez … "rugueux" (je ne sais pas si le terme est adéquat, mais je n'ai rien trouvé de mieux ...) !
    Symphonie-Passion est une improvisation sur 4 thèmes grégoriens, pour orgue, joué ici par Pierre Cochereau, aux grandes orgues de tribune de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 1955. Cochereau venait de prendre ses fonctions comme titulaire, et l'orgue sonne tel qu'il était avant les restaurations de Boisseau, Giroud, et Quoirin/Cattiaux.
    La prise de son d'André Charlin, malgré son âge, reste exemplaire.

    Pour compléter tout cela, quelques versions des Nuits d'été de Berlioz, avec qqs solistes un tout petit peu connus comme Suzanne Danco, Régine Crespin, Janet Baker ou encore Nicolaï Gedda.

    Enfin, pour terminer, le Symphonie n°4 de Beethoven, par un chef dont je souhaitais vous dire qqs mots : il s'agit de Takashi Asahina. Né en 1908, Takashi était un chef d'orchestre japonais, connu pour son travail avec l'Orchestre philharmonique d'Osaka. Né dans une famille modeste, il a surmonté de nombreux défis pour poursuivre sa passion pour la musique. Après avoir dirigé l'Orchestre de la Radio d'Osaka pendant la guerre, il a fondé l'Orchestre symphonique du Kansai, devenu plus tard ce Orchestre philharmonique d'Osaka. Asahina est devenu célèbre pour son interprétation des symphonies de Bruckner et de Beethoven, dont un exemple figure ici : cette Symphonie n°4 de Beethoven. Sa carrière s'est étendue sur des décennies, et il est décédé en dirigeant - jusqu'à sa fin en 2001. Son influence dans le monde de la musique perdure, notamment grâce à des enregistrements et à certains hommages posthumes, dont vous trouverez donc un exemple ici.

    La liste complète :
    • Bach (Carl Philipp Emanuel) : 2 Sonates "Pour Connaisseurs et Amateurs" du Wq. 57
    • Bach (Carl Philipp Emanuel) : Double concerto pour clavecin, pianoforte et orchestre de chambre
    • Bach (Carl Philipp Emanuel) : Les Folies d'Espagne
    • Bach (Carl Philipp Emanuel) : Magnificat
    • Bach (Carl Philipp Emanuel) : Pièces de pianoforte
    • Beethoven : Symphonie n°4
    • Berlioz : Les Nuits d'été (x4)
    • Biber : 2 Motets
    • Biber : 4 Partitas "Harmonia artificiosa"
    • Biber : Ballarae a 4
    • Biber : Balletti lamentabili a 4
    • Biber : Battalia à 10, pour cordes et continuo
    • Biber : Requiem
    • Biber : Sonates diverses
    • Biber : Sonates du Rosaire
    • Dupré : 3 Préludes et fugues
    • Dupré : Chorale et fugue pour orgue
    • Dupré : Double fugue improvisée
    • Dupré : Esquisses, pour orgue
    • Dupré : Improvisation sur Veni Creator Spiritus
    • Dupré : Le Chemin de la croix
    • Dupré : Passacaille et fugue improvisées
    • Dupré : Symphonie improvisée
    • Dupré : Symphonie-Passion
    • Dupré : Variations sur un vieux Noël
    • Fux : Costanza e Fortezza, suite d'orchestre
    • Fux : Ouverture pour 2 hautbois, 2 violons, alto, basson et violoncelle
    • Fux : Serenada a 8
    • Fux : Sinfonia en fa♭ majeur
    • Fux : Sinfonia en si♭ majeur
    • Fux : Sonate en canon pour 2 basses de viole et continuo
    Bonnes écoutes et à bientôt pour la suite, qui vous sera présentée assez rapidement - ce qui fait que par exception il y aura ce mois trois et non deux packages comme c'est généralement le cas

  17. #177
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    Re-bonjour à tous

    Et voici comme promis la suite du package entamé voici peu, et que nous terminions à la lettre F ; en toute bonne logique, reprenons cette fois avec la lettre G et quelques oeuvres d'Orlando Gibbons. Et deux "gros morceaux" comme d'abord une large sélection d'opéras (ou plutôt d'opérettes) de Gilbert & Sullivan, ensuite tout un ensemble d'oeuvres de Ives ; toutes oeuvres très diversifiées, parmi lesquelles une large série d'Oeuvres vocales par Alden Gilchrist et par Ted Puffer, - ainsi que l'intégrale de ses Symphonies par Harold Farberman (enregistrement de 1968). Un régal …

    À côté de cela, une nouvelle version d'Eugène Onéguine de Tchaikovsky, deux oeuvres de Pizzetti, la Symphonie n°1 de Schubert par Sawallish (enregistrement de 1971), le Salve Regina de Scarlatti et l'Intégrale des Caprices pour violon seul de Paganini par Rabin (enregistrement de 1958).

    La Suite italienne, d'après Pulcinella de Stravinsky vous est ici présentée en plusieurs versions : la version originale (CC 54), pour violon et violoncelle, mais aussi les versions pour violoncelle et piano (CC 54b) et pour violon et piano (CC 54b).

    Quelques autres oeuvres aussi, dont vous trouverez la liste complète ci-dessous.
    • Gibbons : Anthems, Hymns et Pièces de viole
    • Gibbons : Chansons et Pièces de viole
    • Gibbons : Madrigaux, Motets et Pièces de viole
    • Ives : 3 Pièces en quarts de ton
    • Ives : 5 Psaumes
    • Ives : Holidays Symphony
    • Ives : Oeuvres vocales (Gilchrist)
    • Ives : Oeuvres vocales (Puffer)
    • Ives : Orchestral set n°2
    • Ives : Robert Browning Overture, pour orchestre
    • Ives : Set for Theatre Orchestra or Chamber Orchestra
    • Ives : Short Piano Pieces
    • Ives : Sonate pour piano n°1
    • Ives : Sonate pour violon et piano n°1
    • Ives : Sonate pour violon et piano n°3
    • Ives : Symphonies, intégrale
    • Paganini : Caprices pour violon seul, intégrale
    • Pizzetti : Preludio a un altro giorno
    • Pizzetti : Rondo Veneziano
    • Scarlatti (Domenico) : Salve Regina
    • Schubert : Symphonie n°1
    • Stravinsky : Abraham et Isaac (x2)
    • Stravinsky : Suite italienne, d'après Pulcinella (x5)
    • Sullivan [Gilbert & Sullivan] : Le Sorcier
    • Sullivan [Gilbert & Sullivan] : Les Hallebardiers de la Garde
    • Sullivan [Gilbert & Sullivan] : Les Pirates de Penzance
    • Sullivan [Gilbert & Sullivan] : Patience
    • Sullivan [Gilbert & Sullivan] : Ruddigore
    • Sullivan [Gilbert & Sullivan] : Trial by jury
    • Tchaikovsky : Eugène Onéguine
    Bonnes écoutes

  18. #178
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    Re-bonjour à toutes et à tous
    Retour à une formule un peu plus "traditionnelle", même si comme vous le constaterez une large partie y est consacrée à un compositeur réputé mais jusqu'ici peu représenté en BM : Giovanni Pergolese, que vous écouterez je l'espère comme d'habitude, avec plaisir. Le compositeur est bien connu, inutile donc de le présenter.
    Quelques mots simplement sur son oeuvre La Contadina Astuta, (ou parfois Livietta e Tracollo), un "intermezzo-bouffe" sur un livret de Tommaso Mariani en deux parties, pour l'opéra Adriano in Siria du même Pergolese. Dans la première partie (donnée entre les actes I et II de l'opera seria), bien décidée à se venger de Tracollo, la crapule qui pour le voler a failli tuer son frère, Livietta se déguise en spadassin français. Avec l'aide d'une complice (rôle muet), elle réussit par ruse à démasquer le malfaiteur. Ses supplications n'y changeront rien : il est promis à la prison et à la potence. Dans la seconde partie (entre actes II et III), Tracollo a échappé à la peine capitale en feignant d'être fou. Déguisé en astrologue il cherche des pigeons. Mais Livietta le reconnaît et prétend le faire arrêter. Alors que Tracollo se demande comment se débarrasser de cette enragée, elle feint d'être morte. Il commence par se réjouir, puis s'attriste, enfin se lamente. Alors elle reprend vie ; il jure de changer de vie et ils se promettent amour et fidélité.

    Pour suivre, voici la Messe glagolitique de Janacek par Rudolf Kempe ; Kempe fut toujours intéressé par la musique tchèque et cet enregistrement (de 1973) sera l'un de ses derniers, Kempe décédant en 1976. Cette interprétation, méconnue, reste cependant pleine d'allant et d'enthousiasme, et elle réjouira j'y compte bien les (nombreux) amateurs que nous sommes ici de l'immense Janacek

    La version de Der Freischütz de Weber par Kleiber est particulièrement épatante - et reconnue comme telle, tant par la performance du choeur que de l'orchestre, du chef et bien entendu des interprètes. C'est une interprétation exceptionnelle, très différente sur un plan stylistique de celle de Keilberth qui se trouve déjà en BM ! Dites-moi si vous le souhaitez ce que vous en pensez si l'on compare les deux versions - même si l'intérêt d'une telle "comparaison" est tout relatif - mais bon, cela permettrait d'"alimenter" un peu le forum, qui en a bien besoin

    Pour terminer, outre qqs oeuvres bien connues de Stravinsky, mais par Stokowski et Karajan, excusez du peu, deux oeuvres de Vaughan Williams, dont une inédite en BM : Songs of Travel, les 6 Symphonies de l'op. 12 de Boccherini - ainsi qu'un peu de Viotti, celui-ci m'ayant semblé un peu sous-représenté en BM. Nous n'en avions que deux concertos pour piano ; voici donc trois nouvelles oeuvres de lui, un concerto pour piano et violon et deux concertos pour violon - dont je vous en souhaite une excellente écoute

    L'ensemble pour cette fois :
    • Boccherini : 6 Symphonies op. 12
    • Janacek : Messe glagolitique
    • Pergolese : Concertino n°1 en sol majeur
    • Pergolese : Concerto pour flûte et orchestre de chambre n°1
    • Pergolese : Concerto pour flûte et orchestre de chambre n°2
    • Pergolese : Concerto pour violon et orchestre de chambre
    • Pergolese : Deux Sonates pour orgue
    • Pergolese : L'Orfeo, cantate pour soliste, cordes et continuo
    • Pergolese : La Contadina Astuta
    • Pergolese : Magnificat
    • Pergolese : Psaume 121 "Laetatus sum"
    • Pergolese : Salve Regina
    • Pergolese : Sinfonia en fa majeur pour violoncelle et basse continue
    • Pergolese : Sonate dans le style concertant
    • Pergolese : Sonate en sol majeur pour violon et continuo
    • Pergolese : Trois Sonates pour deux violons et continuo
    • Stravinsky : Apollon musagète
    • Stravinsky : L'Oiseau de feu, suite symphonique
    • Stravinsky : Symphonie en ut
    • Vaughan Williams : Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis
    • Vaughan Williams : Songs of Travel
    • Viotti : Concerto pour piano, violon et cordes en la majeur
    • Viotti : Concerto pour violon n°16 en mi mineur
    • Viotti : Concerto pour violon n°24 en si mineur
    • Weber : Der Freischütz
    Bonnes écoutes

  19. #179
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    Re-bonjour à tous et à toutes

    Bienvenue pour ce nouveau package qui, je vous en informe tout de suite, comporte une nouveauté : une sorte de "fil rouge" (qui n'a cependant rien à voir dans sa conception avec celui consacré il y a qq temps à la Hongrie) : en effet, durant trois mois (càd six packages pour s'en tenir au rythme actuel), je consacrerai à chacun d'entre eux un ensemble de symphonies de Haydn. Les trois premières livraisons seront consacrées à des interprétations de Dorati, les trois suivantes à d'autres de Goberman. Il ne s'agit nullement d'intégrales, j'ai préféré me consacrer essentiellement à des symphonies non encore présentes en BM. Il y aura une trentaine de symphonies par Dorati et tout autant par Goberman. Vous aurez donc droit dans les trois mois qui suivent à une dizaine de symphonies (je le répète, la plupart inédites en BM) de Haydn par package. Une excellente nouvelle pour tous, je l'espère
    On commence par Dorati, qui a publié l'intégrale des symphonies de Haydn dont une partie n'est pas encore éligible ici. Je ne crois pas m'avancer trop en évoquant que cette intégrale a recueilli des critiques très, très, très positives : souvent saluée pour son énergie, sa clarté et sa vivacité, l'approche de Dorati est souvent louée pour pour sa mise en valeur de la diversité et de l'inventivité des symphonies de Haydn, tout comme pour leur fidélité aux intentions du compositeur ainsi qu'à une certaine "fraîcheur" renouvelée et apportée à ces oeuvres souvent cataloguées comme purement "classiques" sans plus ... À écouter donc absolument, pour qui ne connaîtrait pas (encore) ces interprétations.
    La liste des symphonies par package sera toujours incluse dans la liste finale que je fournis systématiquement.

    Pour suivre, un ensemble d'oeuvres concertantes pour clavier de Malipiero (puisqu'il est maintenant éligible ici, pourquoi s'en priver ?), dont plusieurs concertos pour piano - peut-être pas les plus réputés mais nous avons déjà ici de lui le Concerto pour piano n°1 - ainsi que son Concerto pour violon n°2.

    Nous disposons déjà en BM d'une interprétation d'extraits des Cantigas de Santa Maria d'Alphonse X le Sage, roi de Castille et de León au XIIIe siècle. D'extraits forcément, puisque le recueil est constitué de non moins de 456 chansons, toutes écrites en galaïco-portugais au XIIIe siècle, une langue romane morte des XIIIe et XIV siècle et ancêtre commune du galicien et du portugais actuels.
    Je vous en propose aujourd'hui deux nouvelles versions par d'autres interprètes, toujours sous la rubrique Alphonse X le Sage en BM. Il convient "cependant" de noter que bien que ces cantigas aient été composées pendant son règne, il n'est pas nécessairement l'auteur direct de toutes les oeuvres.
    Alphonse X était un mécène des arts et des lettres, et son règne constitua une période de grande activité intellectuelle et culturelle en Espagne. Il a encouragé la création de nombreux travaux artistiques et littéraires, en ce compris ces cantigas. Les poètes et musiciens de sa cour ont joué un rôle important dans la composition de ces chansons. Il est donc probable qu'Alphonse X ait eu une influence directe sur certaines des cantigas, peut-être même en écrivant lui-même certaines d'entre elles, mais il est également probable que d'autres poètes de sa cour aient contribué au recueil. Par conséquent comme nous l'apprend Wiki (clic) il est vraisemblable que même si l'on attribue au roi lui-même la rédaction de certaines de ces chansons, (…) il semble plus probable qu'il en soit le promoteur : grâce lui en soit rendue

    Cela fait un certain temps que nous n'avons pas évoqué Widor ; c'est maintenant chose faite, puisque je vous propose aujourd'hui trois de ses Symphonies pour orgue, toutes trois inédites en BM : les n°3, n°5 et n°9. Et ajouterai : par des interprètes exceptionnels : la Symphonie n°5 est ici présente en deux versions : l'une par Marie-Claire Alain, l'autre par Marcel Dupré, qu'il semble évident de ne pas avoir à présenter. La Symphonie n°9 est également présente sous le toucher de Marcel Dupré, toujours au grand orgue de tribune de l'église Saint-Sulpice à Paris.
    La Symphonie n°3 est quant à elle, interprétée par un artiste dont le nom est sûrement un peu moins connu : Pierre Labric, au grand orgue de la basilique Saint-Sernin de Toulouse (1972), un instrument d'une grande magnificence, - le tout accompagné d'une prise de son exceptionnelle.
    Pierre Labric, né en 1921 - que nous retrouverons bientôt dans Vierne, est un organiste, pédagogue et compositeur français. Il étudie l'orgue au Conservatoire de Rouen avec Marcel Lanquetuit, et au Conservatoire de Paris avec l'orgue avec Marcel Dupré et l'harmonie avec Maurice Duruflé (il obtient le premier prix dans cette matière en 1948 avec Pierre Cochereau). Plus tard, il étudia l'orgue en privé avec Jeanne Demessieux, dont il enregistra l'intégrale des oeuvres pour orgue sur LP. Pendant le mandat de Jeanne Demessieux comme organiste titulaire à La Madeleine à Paris, il fut son assistant et son suppléant.
    Pierre Labric a enregistré l'intégrale des symphonies pour orgue de Vierne et de Widor - les deux étant des enregistrements en première mondiale. La majorité de ses enregistrements ont été réalisés à Saint-Ouen à Rouen avec son célèbre orgue de 1890 de Cavaillé-Coll (bien que Labric n'ait jamais été organiste titulaire de cette église - il a été organiste titulaire de l'église de Saint-Gervais avec son orgue plus petit dans la même ville pendant un certain temps).
    De plus, Labric fut organiste suppléant à Notre-Dame-de-Paris lorsque son titulaire, Cochereau, n'était pas disponible.

    Une jolie de version de Serse, un opéra de Haendel inédit en BM, version de 1962 avec Wunderlich, - plus quelques petites choses en plus (je pense qu'un certain Leb ne désapprouverait pas la présence ici de qqs oeuvres de Stravinsky) - mais pas que.
    La liste complète pour cette fois ci-dessous :
    • Alphonse X le Sage : Cantigas de Santa Maria (extraits) (Ochoa/Rondeleu)
    • Alphonse X le Sage : Cantigas de Santa Maria (extraits) (Greenberg)
    • Berwald : Symphonie n°3 "Singulière"
    • Boyce : 3 Sonates en trio
    • Brahms : 8 Lieder
    • Galuppi : Concerto n°6 en ut mineur
    • Haendel : Serse
    • Haydn : Symphonie n°18
    • Haydn : Symphonie n°25
    • Haydn : Symphonie n°28
    • Haydn : Symphonie n°29
    • Haydn : Symphonie n°30 "Alleluja"
    • Haydn : Symphonie n°31 "Avec signal de cor"
    • Haydn : Symphonie n°33
    • Haydn : Symphonie n°36
    • Haydn : Symphonie n°38
    • Haydn : Symphonie n°39
    • Haydn : Symphonie n°42
    • Malipiero : Concerto pour piano n°3
    • Malipiero : Concerto pour piano n°4
    • Malipiero : Concerto pour piano n°6 "delle macchine"
    • Malipiero : Dialogo n°6, pour clavecin et orchestre
    • Poulenc : Sonate pour violoncelle et piano
    • Stravinsky : Divertimento pour violon et piano
    • Stravinsky : Duo concertant pour violon et piano
    • Stravinsky : Double canon, pour quatuor à cordes "Raoul Dufy in memoriam"
    • Stravinsky : Elégie pour J.F. Kennedy, pour soprano et 3 clarinettes
    • Stravinsky : Messe pour choeur mixte et double quintette à vents
    • Widor : Symphonie pour orgue n°3
    • Widor : Symphonie pour orgue n°5 (x2)
    • Widor : Symphonie pour orgue n°9 "Gothique"
    Bonnes écoutes à toutes et à tous

  20. #180
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    Re-bonjour à tous et à toutes pour ce nouveau package qui, je l'espère, en ravira plus d'un

    Bon mais ça c'était prévu : voici la deuxième partie de notre « fil rouge » consacré aux symphonies de Haydn qui, pour rappel, en comportera six : les trois premières parties par Dorati, les trois dernières par Goberman. Ceci est donc la deuxième partie de Dorati.

    À côté de cela, de magnifiques choses :

    De Chopin d'abord, voici une large sélection de ses oeuvres - les deux Livres des Études, l'ensemble des Valses et des Préludes pour piano op. 28, ainsi que la Fantaisie op. 49, le tout par Jeanne-Marie Darré.
    Jeanne-Marie Darré (1905-1999) était une pianiste française de grand renom, particulièrement pour son interprétation de l'oeuvre de Frédéric Chopin dont elle était considérée comme l'une des grandes interprètes de son époque pour sa sensibilité, son émotion mais aussi sa grande virtuosité technique et, semble-t-il, une profonde compréhension de l'oeuvre de Chopin.

    On pourrait appliquer tous ses qualificatifs à l'interprétation des Symphonies de Bruckner par Eugen Jochum, dont voici ici l'intégrale, Jochum étant particulièrement réputé pour sa compréhension approfondie de la musique allemande et autrichienne du XIXe siècle et particulièrement pour celle de Bruckner.
    C'est une intégrale réalisée avec deux orchestres différents (l'Orchestre philharmonique de Berlin et l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise) mais totalement cohérente pour sa profondeur, sa clarté et son engagement émotionnel. Réalisée essentiellement durant les années '60, elle n'a pas pris une ride et continue de bénéficier d'une renommée particulière.

    La Passione de Malipiero est un « mystère » pour solistes, choeur et orchestre, composé en 1921. Inspirée par des thèmes religieux, son titre suggère une connexion avec la passion du Christ. Cependant, Malipiero n'a pas suivi l'approche traditionnelle d'une composition religieuse. Au lieu de cela, il a incorporé des éléments modernes et expérimentaux dans son oeuvre.
    Toutefois l'oeuvre reste empreinte de mysticisme et s'applique bien au terme « mystère » - qui fait référence à un genre combinant des éléments dramatiques, liturgiques et musicaux pour représenter des scènes bibliques ou religieuses dans le but de créer une expérience tout à la fois artistique et spirituelle.

    À côté de cela, qqs menues oeuvres () comme par exemple l'Ode à Sainte Cécile de Haendel, le Quatuor à cordes n°2 de Prokofiev par les Fine Arts, les Tableaux d'une exposition de Moussorgsky dans la version pour orchestre de Stokowski, deux oeuvres méconnues de Poulenc, Il Tramonto de Respighi ou encore une version de Turandot de Puccini avec Birgit Nilsson notamment (à la Scala).

    Tout cela, entre autres …

    Je vous laisse ici découvrir la liste complète :
    • Bruckner : Symphonies, intégrale
    • Bull : Queen Elizabeth's Pavan
    • Casella : Paganiniana
    • Chopin : Études pour piano op. 10
    • Chopin : Études pour piano op. 25
    • Chopin : Fantaisie
    • Chopin : Préludes pour piano op. 28
    • Chopin : Valses
    • Debussy : Rhapsodie pour saxophone et orchestre
    • Haendel : Ode à Sainte Cécile
    • Haydn : Symphonie n°47 "Palindrom"
    • Haydn : Symphonie n°58
    • Haydn : Symphonie n°59 "Le feu"
    • Haydn : Symphonie n°61
    • Haydn : Symphonie n°62
    • Haydn : Symphonie n°63 "La Roxelane"
    • Haydn : Symphonie n°64 "Tempora mutantur"
    • Haydn : Symphonie n°66
    • Haydn : Symphonie n°68
    • Haydn : Symphonie n°69 "Laudon" ou "Loudon"
    • Haydn : Symphonie n°70
    • Malipiero : La Passione
    • Moussorgsky : Tableaux d'une exposition, pour orchestre
    • Poulenc : Histoire de Babar le petit éléphant
    • Poulenc : Les Animaux modèles
    • Prokofiev : Quatuor à cordes n°2
    • Puccini : Turandot
    • Respighi : Il Tramonto
    Bonnes écoutes

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