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Discussion: Erlkönig

  1. #1
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    Erlkönig

    Il y a quelque temps j'avais proposé ailleurs deux versions un peu hétérodoxes de la mise en musique de ce texte. Je vais les reprendre ici, mais j'en avais tout un tas d'autres, que voici (en plus des deux). D'abord quelques-uns pas mises en musique classiquement, mais réussies (parfois presque réussies, soyons honnête) à mes oreilles, ne serait-ce que, çà et là, que par la vidéo.
    Puis des mises en musique classique par d'autres que Schubert. Pas tant que ça:
    Puis Schubert, tout un tas de versions, une ou deux pour le pur plaisir musical, d'autres parce que la vidéo est réussie, d'autres parce que la mise en scène, d'autres enfin dans des transcriptions (que j'ai sûrement posées ailleurs, mais bon...).
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  2. #2
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    D'abord le texte (allemand et français alterné, mise en page maladroite)

    Erlkönig
    Johann Wolfgang Goethe

    Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
    Es ist der Vater mit seinem Kind;
    Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
    Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.

    Le Roi des Aulnes
    Johann Wolfgang Goethe

    Qui chevauche si tard dans la nuit dans le vent ?
    C'est le père avec son enfant,
    Il serre le garçon dans ses bras,
    Il le tient fermement, il le garde au chaud

    Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ? -
    Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ?
    Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ? -
    Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. -

    Mon fils, pourquoi caches-tu ton visage d'effroi ?
    Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
    Le roi des Aulnes avec couronne et traîne ?
    Mon fils, c'est une traînée de brouillard. »

    Du liebes Kind, komm, geh mit mir!
    Gar schöne Spiele spiel ich mit dir;
    Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
    Meine Mutter hat manch gülden Gewand.«

    Toi cher enfant, viens, pars avec moi !
    Je jouerai à de bien jolis jeux avec toi,
    Il y a tant de fleurs multicolores sur le rivage
    Et ma mère possède tant d'habits d'or

    Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
    Was Erlenkönig mir leise verspricht? -
    Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind;
    In dürren Blättern säuselt der Wind. -

    Mon père, mon père, n'entends-tu pas
    Ce que le Roi des Aulnes me promet doucement ?
    Calme-toi, reste calme, mon enfant,
    Le vent murmure dans les feuilles mortes»

    Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn?
    Meine Töchter sollen dich warten schon;
    Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
    Und wiegen und tanzen und singen dich ein.«

    Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
    Mes filles doivent d'attendre déjà
    Mes filles mènent la ronde nocturne,
    Elles te bercent, dansent et chantent

    Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
    Erlkönigs Töchter am düstern Ort? -
    Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau:
    Es scheinen die alten Weiden so grau. -

    Mon père, mon père, ne vois-tu pas là-bas
    Les filles du Roi des Aulnes cachées dans l'ombre ?
    Mon fils, mon fils, je le vois bien,
    Les saules de la forêt semblent si gris.»

    Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt;
    Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt.«
    Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an!
    Erlkönig hat mir ein Leids getan! -

    Je t'aime, ton joli visage me touche,
    Et si tu n'es pas obéissant, alors j'utiliserai la force !
    Mon père, mon père, maintenant il me saisit
    Le Roi des Aulnes me fait mal.

    Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
    Er hält in den Armen das ächzende Kind,
    Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
    In seinen Armen das Kind war tot.

    Le père frissonne d'horreur, il chevauche promptement,
    Il tient dans ses bras l'enfant gémissant
    Il parvient au village à grand effort
    Dans ses bras l'enfant était mort.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  3. #3
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    Des dessins animés sans musique (tout au moins sans que le texte soit mis en musique)



    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  4. #4
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    A bicyclette

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  5. #5
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    Rap par des petits jeunes (j'avais déjà mis mais j'aime bien)

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  6. #6
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    On me dit que c'est du Hard Rock ; dans cette version, je pense que c'est l'aspect visuel que je préfère.


    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  7. #7
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    Deux versions plus ou moins "folk", adjectif employé faute de mieux (Jeff pas taper pas taper). La première n'est que modérément impliquée, je trouve. Non que la deuxième donne dans l'expressionnisme.



    Dernière modification par lebewohl ; 03/10/2021 à 17h51.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  8. #8
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    Encore du rap (ou est-ce du slam? c'est dire si je connais les "musiques zactuelles") (ou sont-ce des "musiques zurbaines"?)

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  9. #9
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    Passons au "classique" ; d'abord Louis Spohr. Il n'est pas sûr qu'on ne comprenne pas pourquoi ce lied est relativement peu connu.

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  10. #10
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    Inattendu avec ce texte pour qui s'est abîmé les doigts (c'est une image) sur sa "Petite Vélocité" (car je ne peux imaginer que qui ce soit s'y soit abîmé les oreilles), Carl Czerny. Ce n'est sans doute pas encore Schubert mais c'est plus convaincant que Spohr.

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  11. #11
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    De mieux en mieux : Carl Loewe, avec accompagnement au piano puis à l'orchestre




    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  12. #12
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    Le voilà

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  13. #13
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    Mais aussi par Jessye Norman, qui ne chante pas mal mais qui a un jeu de scène, ou plutôt un jeu facial, complètement halluciné

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  14. #14
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    Toujours au piano avec dessin animé ou simples illustrations (il y en a d'autres mais pas toujours réussis)





    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  15. #15
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    Schubert version Hard rock, ou alla Comedian Harmonists (que j'ai déjà mis ailleurs)




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  16. #16
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    A quatre chanteurs qui jouent leur rôle

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  17. #17
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    Orchestré par Liszt, puis Berlioz, puis Reger





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  18. #18
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    Au piano seul, vu par Liszt

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  19. #19
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    Et, alors que je ne suis pas spécialement fana de violon, une version que j'ai trouvée époustouflante par un nommé Ernst, ici jouée par Hilary Hahn. La musique commence à 4mn00s, pour qui voudrait sauter la présentation par la violoniste.

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  20. #20
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    Retour à "LA" ballade des ballades, dont les mises en musiques de toutes sortes ne se comptent plus.

    Je vous en propose dans divers genres, par petits paquets successifs car c'est ainsi qu'il vaut mieux faire, m'a-t-on dit naguère, pour favoriser un chargement plus rapide du fil !
    Les interprètes sont parfois un peu 'justets', surtout parmi les voix, mais on fait avec ce qu'on trouve !
    Ces versions plairont plus ou moins, ou pas du tout ... Le proposeur propose, l'auditeur dispose !

    On fait "classique" pour commencer :

    Corona Schröter (1751-1802)



    *********************************** *****

    Johann Friedrich Reichardt (1752-1814)



    *********************************** ********

    Carl Friedrich Zelter (1758-1832)



    *********************************** ******

    Gottlob Bachmann (1763-1840)



    *********************************** ******

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

    Baryton et piano



    Sextuor vocal

    On a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort. (R.D.)

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