Gustav Leonhardt a fêté ses 80 ans vendredi dernier. France Musique s'est associé à cet événement en consacrant une de ses "journées spéciales", hier dimanche.
Ayant eu beaucoup à faire, je n'ai pas pu tout écouter mais le long portait que lui a consacré Gaetan Naulleau était d'extrême qualité (nombreux témoignages, pas que de circonstance) et, cerise sur le gateau, en soirée, la diffusion de la St.Matthieu donnée à Ste.Clotilde, à Paris, dans la foulée de l'enregistrement paru chez DHM een mars 1989.
Quel bonheur, pour moi qui avait pu assister à ce concert à l'époque, de le retrouver dans toute sa splendeur, avec un trio anthologique : Christoph Prégardien, Max van Egmond et René Jacobs, et une Petite Bande à son summum (les 3 Kuijken, les 2 Hantaï, Dombrecht, Ponseelle, etc ..), et une direction fervente et extraordinairement fluide.
Merci monsieur Leonhardt
N'étant pas à Paris ce week end, je n'ai pas pu écouter Fr Mus.
Je voulais juste porter à ta connaissance la parution d'un coffret de 15 Cds chez Sony intitulé gustav Leonhardt jubilee edition.
Gustav Leonhardt a fêté ses 80 ans vendredi dernier. France Musique s'est associé à cet événement en consacrant une de ses "journées spéciales", hier dimanche.
Ayant eu beaucoup à faire, je n'ai pas pu tout écouter mais le long portait que lui a consacré Gaetan Naulleau était d'extrême qualité (nombreux témoignages, pas que de circonstance) et, cerise sur le gateau, en soirée, la diffusion de la St.Matthieu donnée à Ste.Clotilde, à Paris, dans la foulée de l'enregistrement paru chez DHM een mars 1989.
Quel bonheur, pour moi qui avait pu assister à ce concert à l'époque, de le retrouver dans toute sa splendeur, avec un trio anthologique : Christoph Prégardien, Max van Egmond et René Jacobs, et une Petite Bande à son summum (les 3 Kuijken, les 2 Hantaï, Dombrecht, Ponseelle, etc ..), et une direction fervente et extraordinairement fluide.
Merci monsieur Leonhardt
Cher Philippe, cette St Matthieu (je parle du disque DHM) m'est d'un ennui mortel, janséniste, austère, corsetée...et la voix de Jacobs absolument immonde. Le théâtre religieux d'Harnoncourt me semble autrement vivant, incarné...et quels solistes !
Cher Didier,
s'il fallait n'en garder qu'un, ce serait Harnoncourt, et encore plus la première version, mais la version que tu qualifies parfaitement de janséniste de Leonhardt me séduit par son extraordinaire équilibre, sa fluidité et la technique hors pair des chanteurs. (inutile de dire que je ne partagerai jamais tes "gentillesses" à l'égard de Jacobs, pas plus que celles de Sophie et Michel sur le Jacobs-chef - mais il vous sera beaucoup pardonné ...).
Il est intéressant de voir à quel point, quelques jours seulement après la fin de l'enregistrement, et avec les mêmes interprètes, certains tempi de la version de concert sont plus allants que ceux du disque, notamment les trois grands portiques choraux (début et fin de la première partie et fin de la seconde). L'humanité de Van Egmond, le sens du verbe de Prégardien sont époustouflants, de même (désolé) que le Erbarme dich anthologique de Jacobs soutenu par Sigiswald Kuijken.
Pour tout dire, cette écoute m'a confirmé qu'un certain âge d'or de l'interprétation baroque est déjà passé. Qui joue cette oeuvre comme ça aujourd'hui, avec un tel équilibre, avec un tel respect pour le sens des mots, avec un tel souci pour la rhétorique, partie prenante de ce genre d'oeuvres ?
Pour l'anecdote et illustrer tout le bien que j'ai pensé du portrait brossé par Gaetan Naulleau dans l'après-midi de dimanche, 3 témoignages d'artistes qui ont travaillé avec Leonhardt :
Stephan McLeod (partie de basse dans le récent disque de cantates profanes chez Alpha) : à la question "qu'est ce que Leonhardt demande en répétitions ?", réponse : "rien, il ne demande rien, il écoute et il veille juste à ce que le texte soit bien compréhensible".
Pierre Hantaï, qui a pris de nombreux cours avec GL : Q : "qu'exigeait-il de vous ?" R : " rien, il écoutait à une certaine distance, ne reprenait presque jamais et n'intervenait que quand mon jeu lui apparaissait ennuyeux. En fait, il était parfaitement content quand je lui proposais une interprétation très différente des siennes."
Sigiswald et Wieland Kuijken : Q : "leur meilleur souvenir avec GL ?" R : " un concert à Melbourne. Nous sommes partis faire du voilier avec lui. C'est la seule fois de notre vie où nous avons vu Gustav sans cravate."
Je suis tellement gentille que j'ai décidé d'aller écouter jacobs chef dans belshazzar avec l'acamus.
Sinon, je suis d'accord avec Philippe pour les chanteurs et le sens des mots Jacobs compris .
Sinon, quelqu'un a t il un avis sur ce coffret Sony?
Je suis tellement gentille que j'ai décidé d'aller écouter jacobs chef dans belshazzar avec l'acamus.
Sinon, je suis d'accord avec Philippe pour les chanteurs et le sens des mots Jacobs compris .
Sinon, quelqu'un a t il un avis sur ce coffret Sony?
A mon avis, ce coffret vaut surtout pour la version assez déjantée de la Vie Parisienne avec les Kuijken...
A mon avis, ce coffret vaut surtout pour la version assez déjantée de la Vie Parisienne avec les Kuijken...
Merci Didier pour cet éclat de rire provoqué à la lecture de ton avis si circonstancié.
Pour répondre à Sophie, pour connaître tous les enregistrements contenus dans le coffret, je ne peux que le conseiller au prix qu'annonce jpc : 23 euros.
La plupart des enregistrements datent des années 70 et on a fait beaucoup de progrès depuis dans l'enregistrement du clavecin. Les Bach, Weckmann, Froberger, entre autres, sont des must. Le Scarlatti est assez surprenant, habitués que nous sommes désormais à des versions plus latines.
Heureusement, ce coffret ne reprendrait rien de la série que Sony avait sortie, je pense pour les 75 ans, avec de jolies pochettes Vermeer. Donc, a priori, pas de doublons mais j'ai quand même un petit doute sur le Concerto Italien et les petites pièces de Bach. A vérifier.
Philippe, si tu parles des Sonates de Scarlatti par Lehonardt : je n'en connais pas d'interprétation au clavecin qui claque autant du talon, qui soit à ce point imagée et "espagnole" si tant est que cela veuille dire quelque chose... à part une vieille, vieille interprétation de Rugero Gerlin... Pour mes oreilles, peut-être son meilleur disque de clavecin avec un disques Balbastre-Duphly dont je me demande ce qu'il est devenu depuis sa publication chez Philips il y a un bail !
Philippe, si tu parles des Sonates de Scarlatti par Lehonardt : je n'en connais pas d'interprétation au clavecin qui claque autant du talon, qui soit à ce point imagée et "espagnole" si tant est que cela veuille dire quelque chose... à part une vieille, vieille interprétation de Rugero Gerlin... Pour mes oreilles, peut-être son meilleur disque de clavecin avec un disques Balbastre-Duphly dont je me demande ce qu'il est devenu depuis sa publication chez Philips il y a un bail !
Alain, je partage ton point de vue. Curieusement, les versions par des interprétes latins sonnent moins "espagnol" que GL. Petite exception, quelques sonates dans les disques Hantaï chez Mirare.
C'est ce qu'on appelle y aller Franco. Une façon d'être généralissime à défaut d'être génialissime.
ça, c'est sûr, que le père Leonhardt n'a pas l'ait d'un dangereux révolutionnaire. Dans l'émission de diamnche -vous me dites si je vous bassine avec ? - sa soeur disait que tout ce qui était postérieur aux années 1775-1780 lui sortaient par les yeux !!