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Discussion: Playlist du mois de janvier 2022

  1. #1
    - Avatar de mah70
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    Playlist du mois de janvier 2022

    Bonjour.

    Comme chaque mois de janvier, nous rendons hommage aux compositeurs et aux interprètes décédés il y a cinquante ans échus, donc cette année en 1970. Leur nom apparaît en rouge dans la liste ci-dessous.
    • Johann Strauss II: Champagne Polka Op.211; Wiener Blut Op.354; Neue Pizzicato Polka Op.449; Explosions Polka Op.43; Wiener Bonbons Op.307; Marche persane Op.289 - Orchestre Philharmonique de Vienne, Willy Boskovsky (1957)
    • Johann Strauss II: Eljen A Magyari Op.332; Josef Strauss: Sphärenklänge Op.235; Johann Strauss II: Banditen Galopp Op.378; Künsterleben Op.316 - Orchestre Philharmonique de Vienne, Willy Boskovsky (1958)
    • Johann Strauss II: Unter Donner und Blitzen Op.324; Morgenblätter Op.279; Josef Strauss: Plappermäuchen Polka Op.245; Johann Strauss II: Mein Lebenslauf ist Lust und Lieb' Op.263 - Orchestre Philharmonique de Vienne, Willy Boskovsky (1958)
    • Saint-Saëns: Symphonie N°3 Op.78 - Alexandre Cellier, orgue; Denise Herbracht, Lucien Petitjean, piano; Orchestre Symphonique du Gramophone, Piero Coppola (1930)
    • Ruggles: Men and Mountains - Orchestre de la Radio Nationale Polonaise, William Strickland (1969)
    • Mozart: Symphonie N°40 K.550 - Orchestre Hewitt (1954)
    • Mozart: Symphonie N°41 K.551 "Jupiter" - Orchestre Hewitt (1954)
    • Dupré: Cortège et Litanie; Carillon; Lamento; Final - Marcel Dupré aux Grandes Orgue de l'Eglise Saint-Sumpice (1959)
    • Steiner: Suites des films "Since you went away", "Now voyager" et "The informer" - Orchestre, Max Steiner (1953)
    • Wagner: Les maîtres chanteurs de Nuremberg, Acte 3, scène 2, extraits - Friedrich Schorr (Sachs), Rudolph Laubenthal (Walther), London Symphony Orchestra, Albert Coates (1930)
    • Wagner: Tristan et Isolde, Acte 2, extrait - Erna Schlüter (Isolde), Ludwig Suthaus (Tristan), Margarete Klose (Brangäne), Staatskapelle Berlin, Wilhelm Furtwängler (1947)
    • Tomasi: Printemps pour flûte, hautbois, clarinette, saxophone alto, cor et basson - Jean-Marie Londeix, saxophone; Quintette à vent de Paris (1969)
    • Dvorak: Concerto pour piano et orchestre Op.33 - Frantisek Maxian, Orchestre Philharmonique Tchèque, Vaclav Talich (1951)
    • Bach: Suite pour orchestre N°1 BWV 1066 - Le Philomusica de Londres, Thurston Dart, clavecin et direction (1957)
    • Bach: Suite pour orchestre N°2 BWV 1067 - Richard Adeney, flûte; Le Philomusica de Londres, Thurston Dart, clavecin et direction (1957)
    • Rawsthorne: Concerto pour cordes - Orchestre d'Etat de l'URSS, Alan Rawsthrone (1963)
    • Michael Haydn: Pietas in Hostem, Marche Turque; Noces sur l'Alpe, extraits symphoniques - Camerata Academica de Salzburg, Bernhard Paumgartner (1960)
    • Mozart: Galimathias Musicum K.32 - Camerata Academica de Salzburg, Bernhard Paumgartner (1960)
    • Mozart: Concerto pour clavier N°1 K.107 - Isolde Ahlgrimm, clavecin; Camerata Academica de Salzburg, Bernhard Paumgartner (1960)
    • Tiessen: Salammbô-Suite op.34a - Radio-Sinfonie-Orchester Berlin, Sergiu Celibidache (1957)
    • Stravinsky: Quatre études pour orchestre - Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Le roi des étoiles - Choeurs et Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Symphonies d'instruments à vent - Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Sermon, narration and prayer - Johanna Peters, contralto; Herbert Handt, ténor; Sebastian Shaw, récitant; Choeurs et Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Le sacre du printemps - Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Gounod: Faust - Eleanor Steber (Marguerite), Cesare Siepi (Méphistophélès), Eugene Conley (Faust), Margaret Roggero (Siebel), Frank Guarrera (Valentin), Thelma Votipka (Dame Marthe), Lawrence Davidson (Wagner); Choeurs et orchestre de la Metropolitan Opera Association, Fausto Cleva (1951)









    Bonne écoute,
    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  2. #2
    - Avatar de mah70
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    Playlist un peu plus longue et profuse que de coutume en ce mois de janvier, afin d'hommager plein de gens après notre propre concert du nouvel an. Faute de choix sur certains noms, vous trouverez aussi quelques disques en état plus que moyen, ce dont je vous prie de bien vouloir m'excuser.

    Parfois, le manque de matière vient de mon manque d'anticipation. Ainsi de Thurston Dart. C'est un nom qui revient fréquemment dans les playlists, si bien que je n'ai plus grand chose d'inédit à proposer. J'ai été bien content de mettre la main sur les deux Suites de Bach, d'avoir un 33 tours en bon état et, surtout, d'avoir une édition en stéréo, ce qui n'est pas évident pour des gravures des années 1955/1965. Katastrof! C'est une horrible stéréophonisation , indigne d'un éditeur sérieux - L'oiseau-Lyre, pourtant. Je vous ai donc remis ça en mono mais il en reste quelques traces pas nettes dans le son.

    A l'inverse, il existe une version stéréo d'origine pour le disque Paumgartner, mais je ne l'ai pas. La rareté du programme compensera l'inconvénient, j'espère. La provenance de l'enregistrement est étrange: c'est une parution Amadeo, indiquée "production Le Chant du Monde" sur la pochette et Vanguard Recording sur le disque... Le texte de présentation, signé du Prof. Dr. Bernhard Paumgartner, indique : "La « Pastorale dramatique » « Noces sur l'Alpe » (...) est un court Singspiel allemand. (...) Nous nous sommes efforcés de tirer de ce Singspiel un Divertimento constitué par la succession de plusieurs courts morceaux uniquement instrumentaux."

    La Symphonie de Saint-Saëns était une première mondiale en 1930. La réédition n'est pas géniale mais on fera avec. C'est un disque-hommage à Piero Coppola, qui comporte notamment sa gravure du Bolero, l'une des toutes premières. J'ai préféré éviter de vous mettre ce naufrage: entre les pains des solistes, le tempo qui change à chaque face et la disparition totale des caisses claires à la dernière jointure, ce n'aurait pas été rendre service au chef.

    L'oeuvre de Rawsthorne a été captée en public à Moscou. Le compositeur partageait l'affiche avec son compatriote Alan Bush. Il faudra que je me penche sur ce dernier: c'est le seul compositeur britannique jdanovien dont j'aie jamais entendu parler ! Rawsthorne était-il vaguement sympathisant? Pour diriger en URSS il a dû faire des compromis: l'autre de ses oeuvres au programme était la Pastoral Symphony et la soprano y chantait le texte de Henry Howard (1516-1547) en russe...

    Les titres français des trois films dont les musiques vous sont proposées sont, dans l'ordre: "Depuis ton départ" (réalisé par John Cromwell, 1944), "Une femme cherche son destin" (Irving Rapper, 1942) et "Le mouchard" (John Ford, 1935). Steiner a eu l'Oscar pour ces trois films. Je suis pour ma part surpris de la réputation du zigue: je trouve sa musique lourde, plate et envahissante. Comme elle colle aux événements en les doublonnant (saurez-vous reconnaître quel film se termine par un départ de train?), je trouve aussi qu'elle s'écoute mal sans les images. Mais je vous laisse juger sur pièce.

    Je ne connais pas du tout la musique de Heinz Tiessen, j'ai donc choisi la suite Salammbô au pifomètre - à cause du titre, pour être honnête. On admirera moyennement les connaissances de l'éditeur du disque qui s'obstine à parler partout de Salambo, mais c'est peut-être comme ça que le roman de Flaubert est traduit en Allemand. Le concert était organisé pour les 70 ans du compositeur et c'est son fidèle disciple Sergiu Celibidache qui est aux commandes. Ça doit être de la belle ouvrage, je présume: Celi n'a pas dû choisir les pires choses de son maître, quand même...

    Le Faust est "standard": n'espérez pas trouver de scène dans la chambre de Marguerite, ni de Montagnes du Hartz ou de Brocken au cinquième acte, ni de ballet bien entendu. Au Met, Cleva était plutôt spécialisé dans l'opéra italien et Gounod n'était pas vraiment son quotidien. Mais je n'ai pas résisté à l'envie de vous mettre le Faust de Fausto .

    Le gros morceau de cette année est évidemment Igor Stravinsky. Pour le célébrer, vous avez droit au concert donné au Théâtre des Champs-Elysées pour le cinquantenaire du Sacre du printemps. Triple avantage: il est en stéréo, il n'est pas fréquent, il présente un peu tous les aspects du compositeur (sauf sa période néo-classique, il ne faut trop en demander au Boulez de 1963 non plus ). Comme il arrive souvent lors de ces concerts-événements, un petit malin veut montrer son enthousiasme (et sa connaissance de la partition) en criant "bravo" avant le début des applaudissements à la fin du Sacre. J'ai horreur de ces manifestations bruyantes. J'ai donc utilisé mes prérogatives de maître absolu des playlists pour couper le sifflet au perturbateur.

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  3. #3
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    Citation Envoyé par mah70 Voir le message
    • Stravinsky: Quatre études pour orchestre - Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Le roi des étoiles - Choeurs et Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Symphonies d'instruments à vent - Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Sermon, narration and prayer - Johanna Peters, contralto; Herbert Handt, ténor; Sebastian Shaw, récitant; Choeurs et Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    • Stravinsky: Le sacre du printemps - Orchestre National de la RdF, Pierre Boulez (1963)
    L'arrivée de Stravinsky dans le domaine public selon le droit canadien, auquel nous sommes soumis, constitue pour nous un véritable événement vu l'importance de ce compositeur. Décédé en 1971, il fallait en effet attendre 50 ans échus après cette date pour pouvoir vous le proposer ici (à condition de respecter également cette même règle des 50 ans pour la protection des droits des ayants-droit).
    C'est pour moi l'occasion d'évoquer qqs souvenirs : je me souviens en effet que lors du lancement de ce projet de mise en ligne de fichiers musicaux grâce aux playlists et à la Bibliothèque Musicale (c'était en 2010-2011), notre Déclaration d'intention alors signalait pourquoi on ne trouvera[it] pas ici d'oeuvres de Stravinsky, Copland, Zimmermann ou Chostakovich, ou d'autres compositeurs importants qui ont heureusement vécu au-delà des années 60 du siècle dernier et qui auraient pourtant à nos yeux figuré avec les plus grands honneurs au rang de ceux à découvrir en priorité.
    Que d'évolutions depuis , et j'étais bien loin à l'époque de m'imaginer que nous arriverions jusque là ! Zimmermann a été depuis peu éligible, et voici aujourd'hui venu le tour de Stravinsky ; ce n'était même pas envisagé à l'époque - et pour ne pas dire inespéré, et j'étais bien loin d'imaginer la longévité à laquelle était destiné ce projet ... quel bonheur pour notre équipe, et surtout pour les auditeurs qui, malgré le manque de réactivité, restent nombreux à écouter les oeuvres que nous vous proposons ici ; c'était le seul but que nous recherchions, et cela n'a pas changé
    D'autres compositeurs peut-être moins prestigieux complètent ce tableau plus qu'encourageant : Rawsthorne, Dupré, Tomasi, Ruggles, et Tiessen aussi en effet, un compositeur dont tout comme mah70 j'ignorais tout jusqu'à présent, mais dont l'oeuvre présente ici m'a semblé particulièrement impressionnante ! Pour tous ces compositeurs, ne doutons pas que d'autres de leurs oeuvres suivront !
    Merci mah

  4. #4
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    l'éditeur du disque qui s'obstine à parler partout de Salambo, mais c'est peut-être comme ça que le roman de Flaubert est traduit en Allemand
    En effet :
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Salambo

    Pour la petite histoire, KS Rudolf Laubenthal fut pendant 7 ans le professeur d'un ténor nommé à l'origine Horst Neumaier qui choisit le nom de son mentor comme nom d'artiste devenant ainsi à la scène Horst Laubenthal, qui fit une grande carrière internationale.
    On a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort. (R.D.)

  5. #5
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    Sacré Boulez... ne pas vouloir diriger certaines œuvres neoclassiques de stravinsky c'est une chose mais préférer les canons in memoriam dylan Thomas... toute une époque...
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

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