Précédent   MQCD Musique Classique » La musique » Compositeurs




L'inscription au forum MQCD Musique Classique vous permet d'accéder à toutes les fonctionnalités de notre partenaire Simplify Media !


Réponse
 
Outils de la discussion
Vieux 03/10/2009, 23h41   #16
mah70
Modérateur
 
Avatar de mah70
 
Date d'inscription: novembre 2007
Localisation: Paris
Messages: 3 384
Cela dit, au risque de briser l'ambiance: tout ce qui est inédit chez Holst ne vaut pas forcément la peine. Il y a entre autres une symphonie de jeunesse, enregistrée en première mondiale par Douglas Bostock, qui ne m'a pas trop attiré l'oreille sous la présentation du haut. Peut-être que sous la présentation du bas....





Il faut dire que l'orchestre symphonique de Munich sonne très vert et riquiqui, ce qui n'aide pas. Autre œuvre de jeunesse, l'Ouverture Walt Whitman me semble également dispensable. Le Scherzo dont parle Jacques par ailleurs est également sur le disque et ne m'a pas emballé, mais l'interprétation limite doit y être pour beaucoup.
Par contre, la suite pour orchestre militaire (réorchestrée par Gordon Jacobs) et la suite de "The Perfect Fool" sont bien plus engageantes, même s'il doit être possible de trouver interprétation plus intéressante ailleurs.

Par ailleurs, suis-je le seul à trouver une grande ressemblance entre Holst et Woody Allen dans "Zelig" ?



mah
__________________
La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

Dernière modification par mah70 ; 03/10/2009 à 23h49.
mah70 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 03/10/2009, 23h58   #17
thierry h
Membre
 
Avatar de thierry h
 
Date d'inscription: octobre 2007
Localisation: Alsace, Franche Comté, Catalogne
Messages: 4 922
C'est frappant en effet !
thierry h est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 04/10/2009, 05h28   #18
Irmah Vacharde
Membre
 
Date d'inscription: novembre 2007
Messages: 2 907
On comprend mieux pourquoi (le génial) Woody Allen a l'air tout le temps dans la lune :o)
Irmah Vacharde est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 04/10/2009, 14h56   #19
Jacques
Membre
 
Avatar de Jacques
 
Date d'inscription: avril 2008
Localisation: Lausanne (Suisse)
Messages: 1 717
Bonjour Thierry , Couack , Mah et Jean-Yves . Et merci pour vos remarques, précisions et présentations de disques.

Je poursuis quant à moi mon laborieux parcours de ce que je connais de Holst. Comme j'ai témérairement lancé ce fil, ce ne serait pas très fair-play de ma part de maintenant "filer à l'anglaise" (ce qui, comme chacun le sait, se traduit dans la langue de Shakespeare par "to take French leave" -- c'est de bonne guerre ).

Avant d'évoquer quelques splendides compositions pour orchestre, choeur et voix solistes (elles figurent sur des disques Chandos et Hyperion que je possède mais n'ai pas encore réécoutés), je passe maintenant à deux albums peu onéreux dont les programmes se recoupent partiellement avec ceux des disques Adrian Boult [cf. le CD Naxos] et Imogen Holst [cf. le CD Arte Nova] que j'ai déjà montrés, tout en proposant d'autres oeuvres :


 

Vivement recommandable, le CD Naxos comporte, en commun avec l'enregistrement Adrian Boult, A Somerset Rhapsody, Beni Mora, A Fugal Overture et Hammersmith. S'y ajoutent :

- Invocation for Cello and Orchestra (1911), une pièce d'atmosphère nocturne qu'Imogen Holst n'estimait guère et qui, après quelques exécutions, resta ignorée pendant soixante ans. D'une belle inspiration romantique, mais annonçant par moments certaines oeuvres ultérieures plus personnelles, cette composition ne méritait sans doute pas un pareil oubli.

- Egdon Heath (1927), une oeuvre dédiée à l'écrivain et poète Thomas Hardy et qui fut fraîchement accueillie à sa création. Holst n'en considéra pas moins que c'était sa meilleure composition. Mystérieuse et en demi-teintes, étrangement envoûtante, elle est particulièrement originale et se laisse difficilement décrire.
 

Avec une prise de son trop mate et des interprètes nettement moins bons que ceux du disque Naxos, le CD Arte Nova propose quant à lui, en commun avec l'enregistrement Imogen Holst, A Fugal Concerto for Flute, Oboe & Strings, Lyric Movement for Viola and small Orchestra et la Brook Green Suite. S'y ajoutent :

- In the Bleak Midwinter (1906), une jolie adaptation pour petit orchestre d'une mélodie écrite sur un poème de Christina Rossetti (c'est en fait un "Christmas Carol").

- Seven Scottish Airs for Piano and String Orchestra (1908), une petite série de mélodies traditionnelles écossaises choisies parmi les plus connues et se succédant sans interruption (l'avant-dernière n'est autre que le célèbre "Ce n'est qu'un au revoir"). C'est sans prétention, écrit à des fins scolaires, mais ça s'écoute avec plaisir.

- Six Morris Dance Tunes (1910), une autre série dans la même veine (mais les morceaux, dans l'ensemble moins alertes, sont séparés), où divers airs folkloriques anciens ont été "arrangés" pour orchestre.

- St. Paul's Suite Op. 29 No. 2 (1912/13), qui comprend quatre brefs mouvements ("Jig", "Ostinato", "Intermezzo" et "Finale (The Dargason)" fondés sur divers airs et danses de l'ancienne Angleterre (dans le dernier, un habile entrecroisement de deux airs, dont le célèbre "Greensleeves", produit un effet saisissant). Composée par Holst pour ses élèves, cette suite est un véritable joyau, plein de vie, d'énergie et d'entrain, d'une parfaite maîtrise d'écriture.


Jacques

 
Jacques est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 04/10/2009, 17h36   #20
Jacques
Membre
 
Avatar de Jacques
 
Date d'inscription: avril 2008
Localisation: Lausanne (Suisse)
Messages: 1 717
Je viens de réentendre la première des sept oeuvres figurant sur les disques que je me propose d'évoquer plus tard (au début de la semaine prochaine, je pense). C'est assez impressionnant .

Et sans doute parce que la forme s'y prête plus particulièrement (immense orchestre et choeurs, traités avec ce "chic" et cette splendeur si typiquement britanniques), j'ai quand même senti assez nettement, cette fois-ci, se profiler à l'horizon la grande et amicale silhouette de RVW .

Les deux hommes étaient très proches l'un de l'autre, ne cessant de se soutenir le moral, à leurs débuts, quand ils étaient rongés par le doute (surtout RVW) quant à la valeur de ce qu'ils composaient. C'eût donc bien été "le diable" si n'avaient pas existé quelques photos les montrant ensemble.

En voici deux, "piquées" sur le site de la Ralph Vaughan Williams Society :



Les quatre honorables ladies sur le premier cliché sont de gauche à droite : Adeline Vaughan Williams (première épouse de RVW) et trois assistantes de Holst à la St Paul's School, soit Nora Day, Vally Lasker et Dorothy Langman.


Jacques
Jacques est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 05/10/2009, 20h16   #21
Erwan
Membre
 
Date d'inscription: octobre 2008
Messages: 117
Quelle bonne idée d'avoir ouvert une discussion consacrée à Gustav Holst !

Pour les Planètes je n'ai jamais ressenti le besoin d'aller plus loin après avoir écouté le disque de William Steinberg, cette version est sublime (et le Zarathoustra qui les précède est du même tonneau).
J'ai acheté le disque Naxos des Planètes d'occasion uniquement pour les suppléments proposés : le Pluton de Colin Matthews - sans grand intérêt il faut bien dire, surtout après l'everestique Neptune ; Lloyd-Jones ne fait évidemment pas le poids avec Steinberg pour le reste du programme - et The Mystic Trumpeter Op.18, une oeuvre de 18 minutes où la chanteuse dévide son poème de manière très linéaire et qui m'a rapidement donné envie de dormir... Bref, s'il y avait un disque à ne pas acheter à mon avis ce serait bien lui. Je ne suis pas très attiré par sa musique chorale, un disque Chandos emprunté à la médiathèque des Halles il y a fort longtemps m'en a laissé un assez mauvais souvenir, mais comme ça fait une éternité je devrais peut-être retenter.

Je suis surtout attiré par sa musique instrumentale : le disque avec Beni Mora dirigé par Lloyd-Jones mentionné plus haut est excellent, sinon j'ai écouté cet après-midi cet autre disque :




Que du très bon !
Erwan est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 06/10/2009, 19h21   #22
Jacques
Membre
 
Avatar de Jacques
 
Date d'inscription: avril 2008
Localisation: Lausanne (Suisse)
Messages: 1 717
Je pense me procurer bientôt, pour avoir de la St Paul's Suite une meilleure version que celle que j'ai montrée au post 19, l'excellent disque Naxos présenté par Erwan .

Des oeuvres intitulées The Cloud Messenger, Hymns from the Rig Veda et The Hymn of Jesus, que Fred Audin a désignées comme étant d'un très grand intérêt (cf. post 8), je ne possède malheureusement aucun enregistrement. Je montre toutefois ci-dessous deux disques où elles sont enregistrées (les images proviennent de l'Internet) :




Cela dit, tout en précisant que je les ai appréciées bien davantage en les réécoutant récemment que lors de ma première écoute (elles gagnent vraiment à ne pas être entendues qu'une seule fois et superficiellement), les compositions que je voulais encore évoquer figurent sur les albums suivants :




Sur le CD Hyperion sont enregistrés :

1/ King Estmere, an Old English Ballad for Chorus and Orchestra, Op. 17 (1905), une cantate sur les paroles d'une ballade tirée du recueil "Reliques of Ancient English Poetry" (publié en 1765), que Holst dédia à son maître Charles Villiers Stanford et qui eut un grand succès à sa création en 1908. D'une écriture plutôt fluide et aérée, avec aussi par moments des accents extrêmement vigoureux (soulignés par les cuivres et une percussion très présente), cette oeuvre est fortement influencée par Wagner, même si elle peut faire penser aussi, parfois, à Elgar.

2/ The Golden Goose, A Choral Ballet, Op. 45, No. 1 (1925/26), un ballet avec choeur (mixte) fondé sur un conte de Grimm et destiné à l'origine aux élèves de la St Paul's Girls' School pour être exécuté en plein air. Marquée par une grande vigueur rythmique, une harmonie modale très particulière (avec quelques "pointes" de bitonalité) et un recours fréquent au folklore, c'est une oeuvre de structure relativement simple, dans l'ensemble débordante de vie et d'entrain. Certains procédés d'écriture, diverses "couleurs harmoniques" évoquant Vaughan Williams s'y rencontrent de temps à autre, mais le style très personnel que Holst s'était forgé depuis longtemps l'emporte sur tout le reste.

3/ The Morning of the Year, A Choral Ballet, Op. 45, No. 2 (1926), un ballet de caractère analogue au précédent, sauf qu'il célèbre l'équinoxe de printemps, est destiné à des chanteurs et danseurs professionnels et fait appel, en plus du choeur, à trois voix solistes (soprano, alto et ténor). Sa création au Royal Albert Hall de Londres le 17 mars 1927, sous la direction de Holst lui-même, eut lieu lors d'un concert où furent exécutés aussi, en "première anglaise", Le Roi David et Pacific 231 d'Arthur Honegger. D'une écriture sensiblement plus audacieuse (moderne) que celle de The Golden Goose, cette oeuvre assez hétérogène, envoûtante, où Holst a parfois recours au mode myxolidien ou à des intervalles caractéristiques des gammes hindoues (en de très brefs instants, on dirait presque du Messiaen ... puis c'est le retour à la bonne vieille Angleterre ), fait un usage bien plus fréquent de la bitonalité. Elle fut abondamment commentée à l'époque de sa création.

 
Le CD Chandos comporte quant à lui :

1) A Dirge for Two veterans (1914), pour voix d'hommes, cuivres, percussion et orchestre, sur les paroles d'un poème de Walt Whitman tiré de son recueil "Leaves of Grass". En 1911, Vaughan Williams avait déjà mis ce poème en musique, une pièce plus tard incluse dans Dona nobis pacem. Mais l'oeuvre de Holst, solennelle et triste procession débutant par un crescendo conduisant à un moment de forte intensité puis s'apaisant decrescendo, est néanmoins très personnelle et produit un effet plutôt saisissant.

2) Ode to Death Op. 38 (1919), pour orchestre et choeur, une oeuvre elle aussi composée sur les paroles d'un poème de Walt Whitman tiré de "Leaves of Grass", en l'occurrence "When lilacs last in the Dooryard Bloom'd" (à la mémoire du Président Lincoln). Ecrite à la pensée de "la futilité et l'effroyable gaspillage de vies" qui marqua la Première guerre mondiale, d'inspiration néanmoins assez sereine, avec un traitement harmonique très original et l'atmosphère mystérieuse, parfois éthérée, qui s'en dégage (ce qui n'exclut nullement certains moments très intenses et tragiques, marqués ff), cette composition offre beaucoup de séductions.

3) Seven Part-Songs Op. 44 (1925), pour orchestre, choeur de femmes et soprano solo, composés sur des poèmes de Robert Bridges. Le climat général de ce cycle, avec ses belles couleurs modales, rappelle par moments celui de l'oeuvre précédente. Comme l'observe à juste titre Philip Reed, auteur du texte figurant dans la brochure jointe au disque, "la prédilection de Holst pour l'élaboration d'un matérieu musical à partir d'éléments de gammes est manifeste, tout comme son aptitude parfois déconcertante à agrémenter les lignes vocales d'un accompagnement extrêmement léger".

4) A Choral Fantasia Op. 51 (1930), pour orchestre, choeur (mixte), soprano solo et orgue, qui est sans aucun doute l'oeuvre la plus audacieuse de l'album (les techniques modale et bitonale y sont poussées très loin, d'étonnantes dissonances y apparaissent souvent, et on se demande, en l'entendant, quelle eût été l'évolution du langage musical de Holst s'il avait vécu plus longtemps). Donnée en première audition le 8 septembre 1931 à la Cathédrale de Gloucester par Dorothy Silk - la soprano préférée de Holst - et les choeur et orchestre du Three Choirs Festival, dirigés par le compositeur, cette oeuvre ne fut reconnue à sa juste valeur qu'à partir des années 1960. A sa création, en revanche, les choses tournèrent plutôt mal... Philip Reed en décrit les circonstances en ces termes :

« Le lendemain de la première, Holst écrivit à sa fille, Imogen : "J'étais trop absorbé pour me rendre compte de l'effet produit par la Fantaisie hier soir, mais RVW [Ralph Vaughan Williams] était de toute évidence ému et le reste importe peu." Holst cherchait indéniablement à trouver dans l'approbation de Vaughan Williams un certain réconfort, car les critiques avaient été unanimes à condamner l'oeuvre. L'un d'eux avait même fait remarquer, avec cet esprit de clocher caractéristique du journalisme musical anglais de l'époque : "Lorsque Holst commence sa nouvelle Fantaisie chorale sur un accord de quarte et sixte sur sol avec un do dièse à la basse, avec un air de «c'est à prendre ou à laisser», on a bien envie de choisir la seconde option". Devant pareille hostilité, Vaughan Williams prit la plume pour écrire à son ami et confrère : "J'ai à nouveau joué la Fantaisie hier, c'est une oeuvre particulièrement belle - je sais que cela t'importe peu, mais je veux tout simplement que les journalistes sachent... qu'ils sont de méprisables avortons." »
 

Jacques

Dernière modification par Jacques ; 06/10/2009 à 19h47.
Jacques est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 08/10/2009, 08h45   #23
Jacques
Membre
 
Avatar de Jacques
 
Date d'inscription: avril 2008
Localisation: Lausanne (Suisse)
Messages: 1 717
Dans la série "British Composers" du label EMI, diverses rééditions viennent de paraître sous forme de doubles albums à prix modéré. Comme y figuraient quatre oeuvres de Holst (pour orchestre, choeur et voix solistes) encore inconnues de moi, en particulier The Hymn of Jesus Op. 37 (1919) signalé par Fred Audin au post 8, j'ai acheté hier celui-ci :




Pour faire court, je me borne à relever :

que les autres oeuvres enregistrées sont

- l'immense Choral Symphony Op. 41 (1923) sur des poèmes de John Keats, qui dure plus de 50 minutes,

- ainsi que deux "opéras de chambre" en un acte, soit At the Boar's Head Op. 42 (1924), sur un livret tiré de Henry IV de Shakespeare, et The Wandering Scholar Op. 50 (1929/30), sur un livret de l'écrivain et poète Clifford Bax (frère du compositeur Arnold Bax), un opéra dont Benjamin Britten et Imogen Holst complétèrent, en vue de sa création qui n'eut lieu qu'après la mort du compositeur, certains détails que ce dernier avait laissés indécis,

et que toutes ces musiques, même si elles peuvent paraître un peu imperméables à des oreilles autres que britanniques, n'en sont pas moins d'un grand intérêt et, souvent, d'une indéniable beauté.


Jacques

Dernière modification par Jacques ; 08/10/2009 à 08h55.
Jacques est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 08/10/2009, 12h52   #24
Jacques
Membre
 
Avatar de Jacques
 
Date d'inscription: avril 2008
Localisation: Lausanne (Suisse)
Messages: 1 717
Pour finir joyeusement (), voici deux brèves vidéos avec les premier et dernier mouvements de la St. Paul's Suite, interprétés par le St. Paul Chamber Orchestra dirigé par Christopher Hogwood (bien connu des "baroqueux" ) :


YouTube - St. Paul's Suite I.Jig[/URL]

YouTube - St. Paul's Suite IV.Finale (The Dargasson)[/URL]


Jacques
Jacques est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 08/10/2009, 13h28   #25
thierry h
Membre
 
Avatar de thierry h
 
Date d'inscription: octobre 2007
Localisation: Alsace, Franche Comté, Catalogne
Messages: 4 922
Citation:
Envoyé par Jacques Voir le message

le St. Paul Chamber Orchestra dirigé par Christopher Hogwood (bien connu des "baroqueux" ) :

L'oeuvre concertante pour violon de Martinu, de la musique Baroque ?!
Je vais me renseigner...

Sinon la St Paul's suite est très chouette !
thierry h est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 08/10/2009, 20h00   #26
Jacques
Membre
 
Avatar de Jacques
 
Date d'inscription: avril 2008
Localisation: Lausanne (Suisse)
Messages: 1 717
Citation:
Envoyé par thierry h Voir le message
L'oeuvre concertante pour violon de Martinu, de la musique Baroque ?!
Je vais me renseigner...

Sinon la St Paul's suite est très chouette !

J'apprécie généralement beaucoup votre humour, cher Thierry .

Mais là, ce n'était vraiment pas très élégant de votre part de donner à ma remarque un sens qu'elle n'avait manifestement pas et, partant, de me faire passer pour un parfait crétin.

Car il tombait sous le sens que, lorsque je relevais que Christopher Hogwood était "bien connu des baroqueux", c'était à ce genre d'enregistrements (qui sont très nombreux et dont je ne montre que quatre exemples) que je me référais :


etc., etc.


Jacques
Jacques est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 08/10/2009, 20h30   #27
thierry h
Membre
 
Avatar de thierry h
 
Date d'inscription: octobre 2007
Localisation: Alsace, Franche Comté, Catalogne
Messages: 4 922
Allons Jacques ! Je ne m'adressais pas à vous mais au mélomane ignorant que ce chef avait une autre casquette lui permettant de diriger autre chose que des vieilleries... Je précise évidemment que l'ignorance n'est pas un crime... et surtout pas ici... je pense !
thierry h est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 08/10/2009, 20h58   #28
mah70
Modérateur
 
Avatar de mah70
 
Date d'inscription: novembre 2007
Localisation: Paris
Messages: 3 384
Il existerait donc un chef qui s'appellerait Cochon des bois. Je le note

Il y a une version un peu inhabituelle des "Planètes", et celà nous ramène à la musique de films: c'est celle dirigée par Bernard Herrmann. D'une part ce doit être la plus lente du marché (près de 57 minutes); et, par ailleurs, elle est fort soignée même si elle manque d'un point de vue fort sur l'œuvre - Herrmann, pour compétent qu'il était, n'était pas le chef du siècle.
Mais notre chef-compositeur a une caractéristique intéressante: à chaque occasion, il souligne ce qui, chez Holst, annonce les tics d'écriture, les couleurs, les habitudes de composition, le style en un mot, que lui Herrmann va développer. Ça passe par un petit accent aux cordes, un motif souligné à la harpe, un équilibre qui favorise les bois graves, un phrasé inhabituel aux cuivres. Il y a pas mal de ces occurrences dans les premiers mouvements mais c'est particulièrement évident au début du dernier (Neptune), qui semble du coup tout droit sorti de Farenheit 451 ou équivalent.

Malheureusement, le disque n'a jamais été repris en CD... Que fait Decca au lieu de reprendre des Hogwood partout?

__________________
La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)
mah70 est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 08/10/2009, 21h57   #29
Jacques
Membre
 
Avatar de Jacques
 
Date d'inscription: avril 2008
Localisation: Lausanne (Suisse)
Messages: 1 717
Citation:
Envoyé par thierry h Voir le message
Allons Jacques ! Je ne m'adressais pas à vous mais au mélomane ignorant que ce chef avait une autre casquette lui permettant de diriger autre chose que des vieilleries... Je précise évidemment que l'ignorance n'est pas un crime... et surtout pas ici... je pense !
Oui .

Mais les échanges figurant sur ce forum sont lus aussi par quantité de personnes qui n'en sont pas membres, ou par des membres qui s'expriment peu ou pratiquement jamais. Et beaucoup, probablement, n'ont pas un sens de l'ellipse aussi développé que le vôtre. Ce goût est d'ailleurs partagé par bon nombre d'autres participants comptant parmi les plus actifs, ce qui, je crois, ne va pas sans parfois poser quelques problèmes de compréhension [mais qu'a-t-il bien pu vouloir dire par là ?] et a peut-être un petit effet dissuasif sur les plus "timides".

Cela dit, j'imagine que si, à la place de Hogwood, il s'était agi par exemple de Philippe Herreweghe, qui lui aussi fut très prisé des amateurs de musique ancienne (certains ne le connaissent d'ailleurs qu'à travers elle), vous auriez peut-être écrit quelque chose comme : "Le Pierrot Lunaire de Schoenberg, de la musique Baroque ?! Je vais me renseigner... ".



Allez ! Sans rancune, et à bientôt .

Et merci, Mah , d'avoir fourni cette très intéressante information concernant Bernard Herrmann. J'ignorais pour ma part totalement l'existence de cette version des Planètes dirigée par lui.

Jacques

Dernière modification par Jacques ; 08/10/2009 à 22h18.
Jacques est déconnecté   Réponse avec citation
Réponse


Utilisateurs regardant la discussion actuelle : 1 (0 membre(s) et 1 invité(s))
 
Outils de la discussion

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

Les balises BB sont activées : le
Les smileys sont activés : le
La balise [IMG] est activée : le
Le code HTML peut être employé : non

Navigation rapide

Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
Les 80 ans de Gustav Leonhardt Philippe95 Musique ancienne / Musique baroque 16 07/06/2008 20h28


Ce site est listé dans la catégorie Genres musicaux : Musique classique de l'annuaire Actualité du référencement et Dictionnaire

Portail édité par vBadvanced CMPS v3.1.0

Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 17h33.


Powered by vBulletin® Version 3.8.2
Copyright ©2000 - 2010, Jelsoft Enterprises Ltd.
Version française #21 par l'association vBulletin francophone
Style créé par Eve_Ra et l'équipe MQCD pour www.mqcd-musique-classique.com
Forum SEO by Zoints
MQCD Musique Classique est engagé contre le piratage de vBulletin