et un public incapable d'écouter quelques secondes le silence qui devrait suivre....
Ah ça! Complètement d'accord. On dirait que c'est le concours à celui qui applaudira en premier (désir d'avoir son applaudissement ou son "bravo" aussi tonitruant qu'hypocrite retransmis sur les ondes?).
Sinon, je reviens sur Gatti: je pense qu'il avait une idée derrière la tête.
Plusieurs détails m'y font penser:
Les attaques des cors au début: extrêmement précises. C'était lent (trop peut-être?) mais on aurait dit qu'il voulait compenser cette lenteur par une précision sans faille. Chaque moment du 1er mouvement favorisait l'intelligibilité du morceau (peut-être au détriment de la cohérence d'ensemble qui pouvait donner l'impression de quelque chose d'assez décousu, comme le disait Ulricht plus haut).
Les deuxième et troisième mouvements: (surtout dans le deuxième ici) j'ai retrouvé l'impression que j'ai toujours quand j'écoute les quatre premières symphonies: une impression de timidité, de fragilité, de quelque chose d'extrêmement précieux qu'un rien pourrait démolir. Bref, une idée de quelque chose de pathétique.
j'ai lu une interview de Gatti qui dit avoir peur de trop en faire, d'exagérer dans Mahler,cela explique peut être cette timidité.Néanmoins ,pour en revenir au 1er mt,il faut pouvoir en percevoir et en traduire toute la joie dyonisiaque ,démoniaque, sauvage,excessive justement!
sinon, à propos de la fin du final, on peut se référer à la version DVD d'Abbado Lucerne pour ce qui est du silence qui suit,c'est impressionnant!