J'ai souvent lu ça mais j'aimerais bien savoir ce qu'il a défriché exactement...
Des choses comme la 4e symphonie d'Edouard Balladur Khagagortian,la rhapsodie pour orchestre d'Akutagawa, le 2e concerto pour violoncelle de Khrennikov ou la 3e symphonie de Chebaline, toutes raretés existant au disque.
Cela dit, il faut bien considérer que ce genre de répertoire était assez amicalement proposé aux artistes par le Ministère de la Culture d'URSS, et comme tout le monde de l'humble joueur de triangle au chef réputé était salarié de l'état, il en était comme dans toute économie capitaliste: on ne discute pas avec le patron.
Seuls quelques chefs de la stature d'un Mravinsky ou d'un Svetlanov devaient pouvoir éviter certaines obligations. Un Gergiev débutant ne risquait pas de pouvoir s'y soustraire.
Edit: dans la liste, j'ai oublié le concerto pour alto de Tchaikovsky (Alexandre ) avec Bashmet.
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La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)
Dernière modification par mah70 ; 03/11/2009 à 15h29.
-La fiancée du Tsar
-Mazeppa
-Les noces au couvent
Voici au moins trois références gergieviennes qui tiennent la route.
J'ajoute que nous avons également l'un de ses premiers enregistrements édités par Olympia, consacré aux symphonies 1 et 3 de Shebalin, ce qui n'est pas rien. Cependant, je crois qu'il partage l'affiche avec un autre chef (pas les moyens de vérifier, ce disque est resté en Alsace)...
On m'a raconté (et le "on" est un ancien élève de l'Académie de Leningrad) que Mrawinski aurait, à la fin de sa vie, déconseillé aux apparatchniks d'engager Temirkanov et Gergiev. Et manifestement, il n'a guère été écouté: l'un est allé au Mariinski, l'autre à la Philharmonie.
Dernière modification par Vincent H ; 03/11/2009 à 15h38.
Des choses comme la 4e symphonie d'Edouard Balladur Khagagortian,la rhapsodie pour orchestre d'Akutagawa, le 2e concerto pour violoncelle de Khrennikov ou la 3e symphonie de Chebaline, toutes raretés existant au disque.
Cela dit, il faut bien considérer que ce genre de répertoire était assez amicalement proposé aux artistes par le Ministère de la Culture d'URSS, et comme tout le monde de l'humble joueur de triangle au chef réputé était salarié de l'état, il en était comme dans toute économie capitaliste: on ne discute pas avec le patron.
Seuls quelques chefs de la stature d'un Mravinsky ou d'un Svetlanov devaient pouvoir éviter certaines obligations. Un Gergiev débutant ne risquait pas de pouvoir s'y soustraire.
Edit: dans la liste, j'ai oublié le concerto pour alto de Tchaikovsky (Alexandre ) avec Bashmet.
D'un autre côté, Svetlanov a raconté comme il a dû ruser pour programmer "Ainsi parlait Zarathoustra" de Strauss qui lui était interdit car Nietzsche était un philosophe "bourgeois". Visiblement, le passé de Richard Strauss comme les pantoufles que madame imposait aux visiteurs troublaient moins les autorités soviétiques
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La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)
D'un autre côté, Svetlanov a raconté comme il a dû ruser pour programmer "Ainsi parlait Zarathoustra" de Strauss qui lui était interdit car Nietzsche était un philosophe "bourgeois". Visiblement, le passé de Richard Strauss comme les pantoufles que madame imposait aux visiteurs troublaient moins les autorités soviétiques
[QUOTE=Vincent H;76143
On m'a raconté (et le "on" est un ancien élève de l'Académie de Leningrad) que Mrawinski aurait, à la fin de sa vie, déconseillé aux apparatchniks d'engager Temirkanov et Gergiev. Et manifestement, il n'a guère été écouté: l'un est allé au Mariinski, l'autre à la Philharmonie.[/QUOTE]
C'était peut-être de la subtile manipulation de sa part?
Merci pour toutes ces précieuses informations sur Valery
La prochaine fois je vous brancherai sur Pletnev
Je suis curieux de savoir s'il y a des disques écoutables (à l'orchestre, parce qu'au piano c'est toujours très bien)
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Envoyé par Erwan
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La prochaine fois je vous brancherai sur Pletnev
Je suis curieux de savoir s'il y a des disques écoutables (à l'orchestre, parce qu'au piano c'est toujours très bien)
Pour le chef, ce que j'ai entendu en concert l'autre jour m'a très positivement surpris par rapport au disque, car si je n'ai jamais trouvé ça mauvais, mis à part le "cas" Beethoven, je n'ai jamais trouvé ça transcendant non plus en effet.
Je pense qu'il a progressé depuis ses enregistrements des 90's, mais aussi que la forme d'intensité "à l'économie", contenue, qu'il trouve en concert doit mal passer au disque (Manfred, 2e Symphonie de Rachma...). Au disque, quand il n'y a pas de grands phrasés et des dynamiques saisissantes, on a tendance à penser que ça manque d'engagement... impression qui peut être totalement démentie au concert.
Oui, il s'est peut-être amélioré... J'ai juste un disque de lui :
Je l'avais acheté pour l'Ouverture en Fa Majeur de Tchaïkovsky qui est encore moins enregistrée que l'ouverture en ut mineur - pour ainsi dire jamais - mais vu la manière dont l'ouverture de Colas Breugnon est sabotée (il est complètement à côté de la plaque ), il y a de quoi se poser beaucoup de questions sur l'interprétation de l'Ouverture en Fa.
J'ai aussi jeté une oreille lointaine sur le coffret DG (collection Trio) des Poèmes Symphoniques de Tchaïkovsky (ils sont couplés avec la Manfred) et je n'avais pas trouvé ça très fameux.
Je n'ai pas poussé mes investigations plus loin à ce jour, j'ai juste pu voir que Christophe Huss s'était arraché les cheveux (et avait sans doute brisé son téléphone) à l'écoute de ses Beethoven.