Serais-je le seul à essayer de suivre les confrontations du dimanche matin sur FM? Ou serait-ce la crainte de se planter sur une version fétiche?
Bon: la sélection du jour portait sur 6 versions des brandebourgeois 2, 3 et 5. Comme d'hab', je me suis senti à côté de la plaque: la version des barocisti (corrigez mon orthogaphe SVP) a été plébiscitée. Eh bien, moi elle me court sur le haricot. Oh, certes, il n'y a "objectivement" rien à lui reprocher: il n'y manque pas un bouton de guêtre, c'est techniquement nickel-chrome, le rythme est imperturbable, mathématique, et les timbres instrumentaux scintillent. Bref, c'est tout-à-fait dans l'air du temps! Mais pour moi, ça tient de la lecture de partition pilotée par ordinateur, avec notamment une impression de boîte à rythme infaillible; quant à ces couleurs, elles finissent par avoir un côté forcé, voire "flashy". Le pire, c'est quand le tempo du premier mouvement du 3° m'a irrésistiblement fait penser à speedy Gonzales. Si j'avais eu le CD à la maison, j'aurais interrompu la lecture, sauf en passant l'aspirateur. Par contre, j'aurais à coup sûr arrêté ce dernier pour écouter la version 5, malgré le handicap d'une prise de son impossible. En dépit de ce flou sonore, j'ai été captivé précisément par ce mouvement, tellement il était vivant et riche, vous savez, ce genre de richesse qu'on ne peut atteindre que si le tempo n'est pas précipité. Je me suis fait la réflexion: "voila de grands artistes..." sans avoir la moindre idée de qui ça pouvait être.
A vous!
Ca me fait penser que j'ai écouté un mauvais disque de Gilels ce soir . Le live avec Estampes, pour le piano et les Images livre I dans le coffret Russian legends. Complètement à côté, du travail de bucheron, physique quoi, genre mec qui fait sa gym .
Serais-je le seul à essayer de suivre les confrontations du dimanche matin sur FM? Ou serait-ce la crainte de se planter sur une version fétiche?
Bon: la sélection du jour portait sur 6 versions des brandebourgeois 2, 3 et 5. Comme d'hab', je me suis senti à côté de la plaque: la version des barocisti (corrigez mon orthogaphe SVP) a été plébiscitée. Eh bien, moi elle me court sur le haricot. Oh, certes, il n'y a "objectivement" rien à lui reprocher: il n'y manque pas un bouton de guêtre, c'est techniquement nickel-chrome, le rythme est imperturbable, mathématique, et les timbres instrumentaux scintillent. Bref, c'est tout-à-fait dans l'air du temps! Mais pour moi, ça tient de la lecture de partition pilotée par ordinateur, avec notamment une impression de boîte à rythme infaillible; quant à ces couleurs, elles finissent par avoir un côté forcé, voire "flashy". Le pire, c'est quand le tempo du premier mouvement du 3° m'a irrésistiblement fait penser à speedy Gonzales. Si j'avais eu le CD à la maison, j'aurais interrompu la lecture, sauf en passant l'aspirateur. Par contre, j'aurais à coup sûr arrêté ce dernier pour écouter la version 5, malgré le handicap d'une prise de son impossible. En dépit de ce flou sonore, j'ai été captivé précisément par ce mouvement, tellement il était vivant et riche, vous savez, ce genre de richesse qu'on ne peut atteindre que si le tempo n'est pas précipité. Je me suis fait la réflexion: "voila de grands artistes..." sans avoir la moindre idée de qui ça pouvait être.
A vous!
Bonjour Jeff,
J'ai écouté l'émission du 6 décembre consacrée à la 9e de Bruckner : je me demande si un seul des intervenants connaissait son sujet, je ne parle même pas des débats actuels concernant les tempi et la fluidité des masses orchestrales. Le seul qui avait quelque chose à dire était un preneur de son, dont les interventions sur les problèmes d'acoustique étaient bien vues.
Le reste...
Pour les Brandebourgeois, rien d'étonnant dans votre rapport, c'est l'ère du temps.
Voilà : I Barrochisti !
Je n'ai pas entendu l'émission in extenso, diverses interruptions étant intervenues. J'ai néanmoins entendu la fin, et je vous rejoins tout à fait : cette version finalement 'gagnante' est pour moi trop speedée. Je n'irai pas dépenser un kopek pour elle. Je veux bien qu'il ne faille pas retomber dans certains errements pachydermiques de naguère, mais cela ne me semble pas devoir justifier l'effet inverse. J'avoue que Goebel, mar exemple, continue à m'aller fort bien, mais il n'est pas le seul.
[QUOTE=The Fierce Rabbit;81240]Voilà : I Barrochisti !
Merci, Ô lapin providentiel!
Il est temps que je donne le nom de mon vainqueur à moi: Jordi Saval.
Comme quoi on n'a pas besoin de savoir leurs noms pour se rendre compte qu'on entend d'authentiques artistes.
Maintenant, si je puis me permettre de sortir de cette sélection, je dirais que personne ne m'a jamais fait oublier Edwin Fischer dans les 2 & 5.
Je cours aux abris: je crains que l'aviation baroqueuse ne patrouille à c't'heure!