en quoi votre version : Nabucco : Manuguerra, Scotto, Ghiaurov, dir. Muti
est meilleure que cette version : Nabucco : Bruson, Dimitrova, dir. Muti
en quoi votre version : Aïda : Millo, Domingo, Zajic, Morris, Ramey, dir. Levine
est meilleure que cette version : Aïda : Caballe, Domingo, Cossotto, Cappuccilli, dir. Muti
en quoi votre version : Falstaff : Terfel, Pieczonska, Hampson, Diadkova, dir.Abbado
est meilleure que cette version : Falstaff : Gobbi, Schwartzkopf, dir. Karajan
en quoi votre version : Il Trovatore : Corelli, Tucci, Simionato, Merril, dir. Schippers
est meilleure que cette version : Il Trovatore : Callas, di Stefano, Paneraï, dir. Karajan
en quoi votre version : Un Ballo in Maschera : Pavarotti, Millo, Quivar, Nucci, dir. Levine
est meilleure que cette version : Un Ballo in Maschera : Domingo, Ricciarelli, Bruson, dir. Abbado
en quoi votre version : Rigoletto : Fisher-Dieskau, Scotto, Bergonzi, Cossotto, dir. Kubelik
est meilleure que cette version : Rigoletto : Domingo, Cotrubas, Cappuccilli, dir. Giulini
Tout est question de goût -
Pour Don Carlo(s) je préfère également la version giulini, toutefois l'inquisiteur ne me semble pas si mauvais que celà, sinon avouons que Raimondi est loin d'être génial , leur duo me semble sonc adéquat et je le répète en vaut bien d'autres - La varsion française d'Abbado est incompréhensible -
Ceci dit la version Solti est des plus remarquables -
Pour Falstaff, Bernstein avec Fischer-Dieskau me semble l'emporter avec la version Toscanini -
Aida je reste fidèle à la Version MUTI et Perlea -
Othello : Toscanini, Solti (Bacquier en méforme mais crédible) et la version trop ignorée de Lombard avec Margaret Price, M.Manuguerra, Giacomini et bien entendu Serafin -
Rigoletto, je n'ai pas trouvé mon bonheur encore
Le Trouvère : Karajan et Callas
La Traviata : j'attends encore
Macbeth : Abbado et Leinsdorf
Simon Boccanegra . ABBADO génial (moi qui d'ordinaire n'aime pas ce chef)
Nabucco : Gardelli avec Gobbi malgré les imperfections
La force du Destin : Marinuzzi et Molinarelli-Pradelli ainsi que Levine
Pour Don CARLOS : la version française de Matheson
et j'en passe
<< en quoi votre version : Nabucco : Manuguerra, Scotto, Ghiaurov, dir. Muti est meilleure que cette version : Nabucco : Bruson, Dimitrova, dir. Muti>>
Elles sont bonnes toutes les deux.
La première version est un enregistrement réalisé en studio et publié en CD.
Il y a des défauts vocaux: Ghiaurov était en mauvaise voix au moment de l'enregistrement, mais il avait déjà enregistré ses deux grandes scènes avec choeurs quelques années auparavant sous la direction d'Abbado, on peut donc s'amuser à faire un montage sur minidisc ou CD-R.
La seconde version est une représentation filmée et enregistrée en public et publiée en DVD.
On peut trouver que les chanteurs sont meilleurs, mais il y a les défauts habituels d'un enregistrement public: les voix sont parfois trop lointaines, et tout n'est pas parfait non plus.
en quoi votre version : Aïda : Millo, Domingo, Zajic, Morris, Ramey, dir. Levine est meilleure que cette version : Aïda : Caballe, Domingo, Cossotto, Cappuccilli, dir. Muti
Les deux sont très bonnes.
La version dirigée par Muti parait plus marquante en première écoute, mais certains effets spectaculaires voulus par le chef (accelérations, nervosité) sont parfois un peu excessifs.
La version dirigée par Levine est un peu plus posée et tranquille et certains interprètes vocaux y sont meilleurs (je préfère Zajic à Cossotto)
en quoi votre version : Falstaff : Terfel, Pieczonska, Hampson, Diadkova, dir.Abbado est meilleure que cette version : Falstaff : Gobbi, Schwartzkopf, dir. Karajan
Elle est plus récente et donc beaucoup mieux enregistrée.
Dans ma sélection je voulais avoir aussi des chanteurs actuels, pas seulement des gloires du passé.
Si la qualité du son n'est pas un argument prioritaire on peut bien entendu choisir la version avec Gobbi et Schwarzkopf qui est excellente.
en quoi votre version : Il Trovatore : Corelli, Tucci, Simionato, Merril, dir. Schippers est meilleure que cette version : Il Trovatore : Callas, di Stefano, Paneraï, dir. Karajan.
L'idéal serait d'avoir les deux et d'écouter soit l'une soit l'autre suivant les scènes:
Callas est beaucoup plus intéressante que Tucci, mais Corelli et Simionato sont bien meilleurs que di Stefano et Barbieri.
Panerai et Merril sont bons sans plus et se valent.
J'ai hésité et j'ai finalement choisi la version Schippers parce qu'elle est en stéréo, et parce que les contre-ut de Di Stefano sont vraiment trop difficiles.
en quoi votre version : Un Ballo in Maschera : Pavarotti, Millo, Quivar, Nucci, dir. Levine est meilleure que cette version : Un Ballo in Maschera : Domingo, Ricciarelli, Bruson, dir. Abbado
Aprile Millo a une voix beaucoup plus ample, aisée et adaptée au rôle que Katia Ricciarelli, et cet opéra était un des préférés de Pavarotti. C'est l'un des meilleurs rôles de Pavarotti
Dans la version Abbado, la direction d'orchestre et le baryton Renato Bruson sont géniaux. C'est une très belle version aussi, mais je ne l'ai pas choisie dans ma sélection puisque j'ai mis dans ma liste un enregistrement de Luisa Miller avec les mêmes chanteurs.
en quoi votre version : Rigoletto : Fisher-Dieskau, Scotto, Bergonzi, Cossotto, dir. Kubelik est meilleure que cette version : Rigoletto : Domingo, Cotrubas, Cappuccilli, dir. Giulini
Le baryton Fisher-Dieskau est un véritable acteur-chanteur qui fait vraiment vivre un personnage humain et expressif.
Le baryton Piero Cappuccilli est seulement un bon chanteur. Il a une belle voix mais il est beaucoup moins émouvant.
Dernière modification par Alfredo ; 12/01/2010 à 18h09.
Aida je reste fidèle à la Version MUTI et Perlea -
J'aime beaucoup Muti aussi.
Perlea? Jussi Bjoerling et Boris Christoff y sont inoubliables, le contre-ut filé de Milanov dans l'acte du Nil aussi.
Par contre la prise de son déséquilibre tout l'ensemble final du tableau du triomphe, et j'ai vraiment du mal avec le duo Amonasro-Aïda à l'acte du Nil: l'accent de Warren, les manières vieux théâtre de Milanov....
Othello : Toscanini, Solti (Bacquier en méforme mais crédible) et la version trop ignorée de Lombard avec Margaret Price, M.Manuguerra, Giacomini et bien entendu Serafin -
Moi aussi j'aime la version Solti, même si Bacquier est vocalement plus que limite (il est encore bien pire dans La Favorite avec Pavarotti).
Je ne connais pas la version Lombard. Il faut que j'essaie de l'entendre.
Rigoletto, je n'ai pas trouvé mon bonheur encore
Même pas Fisher-Dieskau et Kubelik?
La Traviata : j'attends encore
Essayez Callas-Rescigno. En plus, le son est très bon pour un live.
Pour Don CARLOS : la version française de Matheson
Pour la version française "de Paris", je confirme la pertinence de ce choix.
La version Matheson est infiniment meilleure que la version Alagna-Pappano où les dames sont vraiment impossibles.
Dernière modification par Alfredo ; 12/01/2010 à 18h08.
.. et l'air du Nil par Caballe, c'est quelque chose ....
Hear, hear, avec la reine, l'impératrice des notes filées dans sa génération, c'est sûr !!!
Et dans celles du passé, j'avoue avoir un faible pour Zinka Milanov ... mais ce sont de vieilles lunes ...
J'ai eu le bonheur de voir et entendre très souvent Montserrat Caballe sur scène. (J'ai même deux autographes d'elle).
Je l'ai vue et entendue deux fois dans dans Don Carlos.
La version Giulini me rappelle ce grand souvenir
Parmi les grandes Aïda du passé, outre Milanov, il y a une version totalement mythique du troisième acte seul avec Elisabeth Rethberg, Giacomo lauri-Volpi et Giuseppe de Luca.
C'est disponible sur ce CD:
Si je devais isoler quelques unes des perles du catalogue Verdi (il fut un temps où je voulais tout avoir de lui), ce serait sans conteste la Traviata de Kleiber, la Luisa Miller de Maazel (pour les raisons évoquées plus haut par Alfredo) et sans doute le Rigoletto de Giulini.
Ca, c'est pour le bon goût. Mais comme il m'arrive aussi d'apprécier des choses qui font hurler les puristes et les amateurs éclairés, j'ajoute que j'aime bien le Don Carlos et le Requiem de Karajan (en fait dans mes souvenirs le premier CD que j'ai acheté avec mes sous à moi, à 10 ans, donc c'est vraiment hypersubjectif) et que je prends grand plaisir avec le Bal masqué de Solti (en fait, si si, cet enregistrement est génial)...
J'aime également citer le Simon Boccanegra et le Macbeth d'Abbado en dépit d'une prise de son souvent calamiteuse (la fin du Prologue de Simon est absolument catastrophique)... Oui, mais il y a Capuccilli, alors on pardonne.
Sinon, Aïda, c'est comme pour Carmen, ça coince : à mes yeux l'opéra le plus inutile et le moins réussi de toute la série et certainement de réputation extrêmement surfaite en comparaison des purs chefs-d'oeuvre que sont Macbeth, la Traviata et Rigoletto.
<< J'aime également citer le Simon Boccanegra et le Macbeth d'Abbado en dépit d'une prise de son souvent calamiteuse (la fin du Prologue de Simon est absolument catastrophique)...>>
J'avoue ne pas trop comprendre pourquoi vous trouvez ces prises de son "calamiteuses". Je trouve au contraire qu'elles sont à la fois nettes et amples avec une belle réverbération et une très bonne lisibilité des ensembles.
(Qu'est ce qui vous choque tant à la fin du prologue? Les deux voix qui saluent l'élection du doge, une totalement à droite, l'autre totalement à gauche?... broutille!...).
Je suis pour ma part beaucoup plus gêné par les prises de son extrèmement mates et feutrées du Ernani et de La Forza del Destino dirigées par Muti avec Domingo et Freni....
....et comment qualifiez vous alors une prise de son comme celle du Macbeth de Leinsdorf avec Ryzanek et Warren, où les voix saturent dans l'aigu et où les déplacements stéréo des personnages ont l'air d'avoir été bricolés à la table de montage?...
Pour le Bal Masqué?...
OK, vous pouvez, si vous le souhaitez, rectifier ma sélection et inscrire la version Pavarotti, Margaret Price, Bruson, Battle, Ludwig dir. Solti
à la place du DVD avec Pavarotti.
(même si Christa Ludwig fait grise mine comparée à Florence Quivar)
Le Don Carlos de Karajan?... Vous arrivez à ne pas pouffer de rire quand vous entendez les accords de cuivres martelés de façon éléphantesque au début de "O don Fatale"?....
J'avoue ne pas trop comprendre pourquoi vous trouvez ces prises de son "calamiteuses". Je trouve au contraire qu'elles sont à la fois nettes et amples avec une belle réverbération et une très bonne lisibilité des ensembles.
(Qu'est ce qui vous choque tant à la fin du prologue? Les deux voix qui saluent l'élection du doge, une totalement à droite, l'autre totalement à gauche?... broutille!...).
Je trouve qu'elles font bricolées, comme si l'on persistait à nous imposer une fosse d'orchestre. Les cloches à la fin du prologue sont de ce fait totalement "à côté". Bref, c'est articiel, souvent étouffé et mal placé. Le rapport voix/orchestre est faussé.
Je précise tout de même que pour moi ce sont aussi des broutilles et que l'engagement des artistes n'est absolument pas à remettre en cause.
Je suis pour ma part beaucoup plus gêné par les prises de son extrèmement mates et feutrées du Ernani et de La Forza del Destino dirigées par Muti avec Domingo et Freni....
....et comment qualifiez vous alors une prise de son comme celle du Macbeth de Leinsdorf avec Ryzanek et Warren, où les voix saturent dans l'aigu et où les déplacements stéréo des personnages ont l'air d'avoir été bricolés à la table de montage?...
Raison précise pour laquelle je n'ai pas cité ce Macbeth...
Pour le Bal Masqué?...
OK, vous pouvez, si vous le souhaitez, rectifier ma sélection et inscrire la version Pavarotti, Margaret Price, Bruson, Battle, Ludwig dir. Solti
à la place du DVD avec Pavarotti.
(même si Christa Ludwig fait grise mine comparée à Florence Quivar)
Où ai-je écrit que je voulais rectifier votre sélection?
Le Don Carlos de Karajan?... Vous arrivez à ne pas pouffer de rire quand vous entendez les accords de cuivres martelés de façon éléphantesque au début de "O don Fatale"?...
C'est justement pour ça que j'aime bien: c'est tellement énorme, tellement à côté de la plaque, telle exagéré, tellement sonore qu'on arrive quand même au final à un résultat proche du sublime (un peu comme Ultime combat sur Nanarland, si vous voyez à quoi je fais référence).
Bien à vous
<< Où ai-je écrit que je voulais rectifier votre sélection?>>
Mais une selection est justement faite pour être en permanence rectifiée!...
C'est le but du jeu.
Je viens de réécouter l'Aïda avec Tebaldi Bergonzi et Karajan et je crois que vais ouvrir un fil séparé pour cette oeuvre, pour laquelle plusieurs versions "de référence" peuvent se dégager dans des options stylistiques totalement opposées
Comme Verdi est mon compositeur préféré, j'ai souvent ses opéras en plusieurs versions. Globalement vos choix sont les miens à quelques nuances prés :
- Macbeth : une légère préférence pour Abbado. Mais la noirceur de Warren chez Leinsdorf est assez géniale
- Le trouvère : Karajan-Salzbourg 1962 car Leontyne Price est insurpassable et le son, fort bon. Bonynge est aussi passionnant en raison d'un quatuor vocal homogène dominé par un Pavarotti royal et une Horne déchainée.
- Un bal masqué : Solti sans hésiter car Margaret price me semble bien plus élégante et belle de timbre que Milo.
- Aïda : Muti ou Solti car Montserrat Caballé et Leontyne Price, c'est quand même autre chose que Milo. En revanche, je vous laisse Vickers, abominable de timbre et Solti, bien trop pétaradant dans cette oeuvre.
- Don Carlo : Là, Solti dirige comme un Dieu et Ghiaurov renvoit Raimondi à ses chères études. En revanche, Tébaldi a la voix de la grand mère d'Elisabeth et ne peut faire oublier Caballé chez Giulini. D'où la necessité d'avoir les deux.
- Othello : j'ai une grosse faiblesse pour la dernière version Solti car même si Pavarotti survole un peu le rôle, il est royal de timbre et chante en italien contrairement ... à Vickers. quant à Te Kanawa, elle trouve son plus bel emploi verdien.
- Falstaff : Terfel est génial mais Abbado et ses dames un peu sages. D'où la necessité de connaitre Bernstein en dépit d'un DFD un peu exotique.
- Requiem : la première version Abbado pour un quatuor royal dominé par une Ricciarelli au timbre encore intact.
Enfin, honte à moi mais je trouve qu'il y a de bien belles choses dans I masnadieri, I due foscari ou Stiffelio...mais il ne faut pas trop le crier sur les toits...
OK finalement sur Rigoletto, mais aussi la version Gavazzeni avec Scotto,Bastianini,KrausCossotto,Vin co et un remarquable monterone
Silvio Maionica bien supérieur à celui de la version Kubelik , mais c'est un petit rôle -
J'ai oublié Luisa Miller, opéra que j'aime tout particulièrement -
La version Mazel est en effet excellente, mais d'autres se tient bien, telle celle avec Anna Moffo et des "live" avec Caballe, Cruz Romo et j'en oublie
Au fait chez Malibran écoutez les extraits en français de l'enregistrement de 1911 , pas si mauvais (sauf les choeurs impossibles dans une telle prise de son bien sûr)