Ebouriffant!
Il n'y avait que La Fille de Pohjola que je ne connaissais pas, et ce fut une très heureuse découverte. C'était l'orchestre de Paris qui jouait ce soir-là, avec à la baguette OsMo Vanska. Je ne connaissais pas: quel choc! Autant je ne comprenais rien de rien à sa battue, sauf à quelques endroits, autant il s'est passé un miracle: pas un pet de travers, une communion de tous les instants des nuances extraordinaires: bref le bonheur.
Le programme a continué avec le concerto pour violoncelle d'Elgar, que j'avais déjà entendu, joué par une violoncelliste promise à un bel avenir: Alisa Weilerstein. Une grande communion avec le chef, un son magnifique, tirant profit des richesses rythmiques de tout ce que l'on a entendu pour quelque chose de très dynamique, une technique toujours conquérante: un régal.
Et que de musique! En bis elle a donné un mouvement d'une suite de Bach, mais ne les connaissant pas si bien (je vais me pendre

) je ne sais laquelle. Et c'était tout autant prodigieux! Tout le monde n'a pas les qualités pour jouer cette musique, mais il semblerait qu'elle l'a.
Enfin, la Cinquième Symphonie de Nielsen: je connaissais le morceau, je n'avais guère été bouleversé lors de la première audition. Mais en concert, et avec ce chef et cet orchestre: génial! Pour moi, le clou du spectacle. Symphonie extraordinaire, passant par tous les états d'esprits, offrant des moments uniques de fusion de timbres, avec un solo de caisse claire extrêmement impressionnant dans le milieu du premier mouvement.
C'est bien la première fois de ma vie qu'en allant à un concert, je n'ai rien à reprocher!
D'autres sont allés voir ce concert?
__________________
Amicalement vôtre.