+ Répondre à la discussion
Affichage des résultats 1 à 2 sur 2

Discussion: Balakirev : Tamara

  1. #1
    Co-Administrateur Avatar de Admin MQCD
    Date d'inscription
    juillet 2007
    Messages
    2 697

    Balakirev : Tamara

    Tamara, poème symphonique pour orchestre, Orchestre de la Radio de l'URSS, Nicolai Golovanov (1948)


  2. #2
    Membre
    Date d'inscription
    août 2018
    Localisation
    Combourg (35)
    Messages
    21
    PRESENTATION DU POEME SYMPHONIQUE TAMARA


    Ce poème symphonique a pour argument un célèbre Poème du grand écrivain Russe Mikhail Lermontov, que vous trouverez ci dessous.

    Argument :


    Lermontov

    Tamara



    Dans le défilé profond du Darial
    Où hurle le Terek, dans l’obscurité
    Se dressait une vieille tour
    Noire sur le rocher noir.

    Dans cette tour haute et exiguë
    Vivait la tsarine Tamara
    Belle, comme un ange céleste,
    Comme un démon perfide et méchante.

    Là, dans le brouillard de la nuit
    Luisait une petite flamme d’or
    Qui, se jetant aux yeux du voyageur
    L’appelait vers un abri pour la nuit.

    Et on entendait la voix de Tamara
    Toute en plainte et passion
    Riche de puissants sortilèges
    Et d’un bien étrange pouvoir.

    La voix d’une Péri invisible
    Attirait guerrier, marchand, berger
    Les portes s’ouvraient devant lui
    Un sombre eunuque l’accueillait.

    Sur une couche duveteuse
    Ornée de brillants et de perles
    [Tamara] attendait l’hôte. Devant elle
    Pétillaient deux coupes de vin.

    Les mains brûlantes s’entrelaçaient
    Les bouches s’unissaient
    Et des sons étranges et sauvages
    Là-bas retentissaient toute la nuit.

    Comme si, dans cette tour déserte
    Cent jeunes hommes et femmes ardents
    Etaient réunis une nuit pour une noce,
    Pour un banquet de funérailles.

    Mais dès que la lumière du matin
    Lançait ses rayons par les montagnes,
    Aussitôt régnaient à nouveau
    Le silence et l’ombre.

    Le Terek dans le défilé du Darial
    En grondant troublait à peine la colline
    Une vague courait après une autre
    La bousculant, la chassant.

    Elles emportaient le corps sans voix
    Vite,
    Et à la fenêtre, une lueur
    Et un mot, là-bas : pardon.

    Comme un tendre adieu
    Si délicieusement résonnait cette voix
    Comme si elle promettait les joies d’un rendez-vous
    Et les caresses de l’amour.


    Traduction de Claude Triboulet trouvée ici : http://hypericum.pagesperso-orange.f...0tamara(2).htm

    Composition :

    C'est après avoir visité le Caucase que Balakirev songe à écrire une partition sur le poème de Lermontov. Il en commence les esquisses dès 1867, mais s'arrête bientôt, y revenant sporadiquement jusqu'en 1872 où en raison d'une grâve crise psychologique il renonce à la composition et devient chef de gare. Après 4 ans de ce régime il rentre à Saint Petersbourg et reprend son travail qu'il achève finalement en 1882. Balakirev, insatisfait chronique, composait en effet très lentement. Tamara est considéré comme le chef d'oeuvre de Balakirev.

    Présentation de l'oeuvre :

    L'introduction représente le terek, fleuve caucasien qui traverse les gorges sombres du Darial. Ce grondement sourd est joué en si mineur, avec des
    sinistres murmures du trombone basse et du tuba, accompagnés par les altos en sourdine, les bassons, les cors et un hautbois.
    Un premier thème est d’abord exquissé par le cor anglais, le hautbois et les violons
    Le thème de Tamara apparait alors, joué à la clarinette.
    Un climat de mystère et de sensulaité s'établit alors, puis le mouvement s’accélère jusqu’au moment où l’on rencontre un allegro moderato ma agitato à 12/8 où l'on peut entendre des thèmes caucasiens.
    Ensuite, le tempo s’accélère de nouveau, poco più animato, avant l’apparition d'un des deux thèmes de Tamara, esquissé dans l'introduction et qui représente les appels amoureux de Tamara. Le thème très chromatique confié au hautbois est accompagné par un fa dièse maintenu à la flûte, par les cordes en pizzicato et par un motif caractéristique à la caisse claire. Le second thème de Thamar est joué par la clarinette, allegretto quasi andantino, et évoque la nature voluptueuse de la chanson d’amour.
    Les deux thèmes de Tamara sont longuement développés. Une section fuguée annonce un vivace (alla breve), au moment où le voyageur entre dans le château. La volupté devient alors sauvage.
    Le thème vivace se met alors à alterner avec le premier puis avec le second thème de Thamar. Un ralentissement du tempo, correspondant au sommeil de l'amant, mène au finale poco a poco più animato, et le moment où Tamara jette du haut des murailles de son chateau son amant d'une nuit.
    Après quoi, dans une tonalité en ré bémol majeur, le chant énigmatique de Tamara retentit comme un adieu à son amant d'une nuit tandis que les eaux du Terek emportent au loin le cadavre du voyageur.

    Orchestre :

    Pour ce poème Symphonique, l'orchestre de Balakirev est composé de :

    3 flutes
    1 Hautbois
    1 Cor Anglais
    2 clarinettes en Si
    1 clarinette en La
    2 Bassons
    2 cors en Mi
    2 cors en Fa
    2 Trompettes en Mi
    2 Trombones Tenors
    1 Trombone basse
    1 Tuba
    3 Timbales
    Triangle
    Tambourin
    Tambour Militaire
    Cymbales
    Grosse Caisse
    Tam Tam
    2 Harpes
    1er Violons
    2nd Violons
    Altos
    Violoncelles
    Contrebasses

    Partition :

    Vous pouvez trouver la partition sur IMSLP ici : http://imslp.org/wiki/Tamara_(Balakirev,_Mily)
    Dernière modification par Philippe ; 14/03/2019 à 20h45. Motif: correction lien

+ Répondre à la discussion

Informations de la discussion

Utilisateur(s) sur cette discussion

Il y a actuellement 1 utilisateur(s) naviguant sur cette discussion. (0 utilisateur(s) et 1 invité(s))

     

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages