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Discussion: Bibliothèque musicale : discussion générale, actualité et bavardages

  1. #161
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    Et encore ! leur seconde version des Quatuors de Bartok, de 1972, - version "de référence" à ce qu'il paraît, est déjà libre de droits depuis cette année !
    Je vous la proposerai sûrement l'un de ces prochains mois

  2. #162
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    et ils ont aussi réenregistré Beethoven! C'est par ces deuxièmes versions que j'ai découverts ces deux "corpus", comme on dit quand on est savant. Et on l'est, sur ce forum!
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  3. #163
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    et ils ont aussi réenregistré Beethoven! (...)
    Oui ! enregistrement achevé en 1974 si je ne me trompe, donc inéligible ici malheureusement - pour qqs années encore.
    Je ne pense pas avoir jamais entendu cette version ... Leb, de grosses différences par rapport à cette version des années '50 ?

  4. #164
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    houla il faudrait que je réécoute de près ; voilà un moment que je n'ai pas écouté de quatuors de Beethoven, d'ailleurs! voilà l'occasion. Quand la version de 53 a été rééditée en CD, les commentaires disaient que c'était assez différent, mais honnêtement j'ai un peu oublié la teneur de ces différences. Je vais réécouter deux ou trios de ceux que je connais le mieux (7 et 13, quoi, déjà). En revanche Bartok je crois que j'ignorais jusqu'à l'existence de la première version!
    J'ai eu la chance de les vois assez souvent dans les années 70 80 ; à l'époque, surtout quand j'étais étudiant, on pouvait avoir des places pas chères. JE me souviens d'une soirée de quatuor Vegh au Théâtre des Champs-Elysées (la salle devenue la plus snob et la plus chère de Paris), j'avais eu une place à l'orhcestre pour 5 francs (français, mais quand même... même pas un euro! bon avec l'inflation ça ferait 5 euros, plus ou moins, tu n'aurais même pas un strapontin aveugle au poulailler, aujourd'hui).

  5. #165
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Je ne présente plus la formule utilisée pour ce nouveau package, maintenant bien connue : « Un peu de tout » et la suite de notre série consacrée à la Hongrie.
    Notre première partie est assez variée : vous y trouverez plusieurs oeuvres d'un compositeur jusqu'à présent peu représenté dans notre BM : Alexandre Aliabiev. Parmi celles-ci, son oeuvre peut-être la plus célèbre : Le Rossignol - dans deux versions : l'une au piano par un sombre inconnu : Gyorgy Cziffra (version de 1959), l'autre pour soprano et orchestre, dont je fournis ici deux versions : celle de Rita Streich et celle de Mado Robin, cette dernière avec à la fin de l'oeuvre un contre-la (la 6 ; mais Mado Robin pouvait donner le ré 7, le contre-contre-ré ).

    Popov est lui aussi largement représenté ici : comme vous l'expliquait mah70 dans la présentation de sa playlist actuelle, Popov, mort en 1972, est aujourd'hui libre de droits ; considéré comme aussi talentueux que son contemporain Chostakovitch selon sa page Wiki (clic), il est cependant bien moins connu que ce dernier : une bonne raison de le découvrir - pour qui veut - à travers les trois oeuvres symphoniques présentées ici, à laquelle vous pouvez ajouter la Symphonie n°2 en playlist actuellement.

    Outre Dvorak et Stravinsky, deux habitués des présentes livraisons, ni le piano ni le chant ne sont ici négligés : côté piano, une large sélection de pièces pour piano de Honegger ; côté lyrique, l'oratorio Davidde penitente de Mozart et un opéra méconnu de Puccini : La Rondine - Bartok et Schmidt venant compléter cette livraison, dont voici la liste complète des oeuvres :
    • Aliabiev : Le Rossignol (version pour piano)
    • Aliabiev : Le Rossignol (version soprano et orchestre)
    • Aliabiev : Sonate pour violon et piano en mi mineur
    • Aliabiev : Trio pour violon, violoncelle et piano en la mineur
    • Bartok : Sonate pour violon et piano n°1
    • Dvorak : 11 Duos moraves
    • Dvorak : Terzetto pour 2 violons et alto
    • Honegger : Oeuvres pour piano
    • Mozart : Davidde penitente
    • Popov : Légende de Lénine, poème symphonique
    • Popov : Symphonie de chambre, pour 7 instruments
    • Popov : Symphonie pour orchestre n°5 "Pastorale"
    • Puccini : La Rondine
    • Schmidt : Quintette pour piano et cordes
    • Stravinsky : Le Rossignol
    • Stravinsky : Monumentum pro Gesualdo di Venosa ad CD annum
    • Stravinsky : Orpheus
    • Stravinsky : Symphonie de psaumes
    • Stravinsky : Trois mouvements de Petrouchka, pour piano
    ---

    La seconde partie de ce package - de nouveau dédiée à la Hongrie, marque la fin de cette partie consacrée aux cordes.
    Ici aussi, l'« arrivage » est copieux et j'espère qu'il sera apprécié de tous

    40. HONGRIE CORDES : TIBOR DE MACHULA (clic)

    Bien qu'ayant acquis la nationalité néerlandaise, Machula est né en Autriche-Hongrie (raison de sa présence ici ) en 1912. Son nom est peu connu, pourtant sa fiche Wiki (cfr ci-dessus) nous apprend qu'il fut « demandé en tant que premier violoncelle solo de l'Orchestre philharmonique de Berlin par Wilhelm Furtwängler, où il rest[a] pendant onze années » et qu'il fut « de 1947 jusqu'à sa retraite en 1977, (...) premier violoncelle solo de l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam » ; bon, une sacrée pointure donc, apparemment
    • Bloch : Schelomo, rhapsodie hébraïque
    • Lalo : Concerto pour violoncelle et orchestre
    • Prokofiev : Sonate pour violoncelle et piano
    • Schumann : Concerto pour violoncelle
    41. HONGRIE CORDES : TIBOR VARGA (clic)


    Tibor Varga

    Toujours selon Wiki, « Tibor Varga, créateur d'un style nouveau de violon, est considéré comme un des plus grands musiciens de son époque. En tant que violoniste et chef d'orchestre, il a marqué de manière décisive l'histoire de l’interprétation musicale, voire de l'histoire de la musique du XXe siècle. »
    • Bartok : Concerto pour violon et orchestre n°2
    • Mozart : Concerto pour violon n°5
    • Skalkottas : Concerto pour violon et orchestre
    42. HONGRIE CORDES : VILMOS TÁTRAI (clic)

    Encore une pointure qu'on ne présente plus, puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins du fondateur, en 1946, du célébrissime et excellentissime Quatuor Tátrai, déjà bien présent en BM.
    Pour cette raison j'avais d'abord pensé ne vous présenter de lui ici que qqs quintettes pour guitare et quatuor à cordes de Boccherini avec son quatuor éponyme et Laszlo Szendrey-Karper à la guitare ... avant de me rendre compte que ces oeuvres figuraient déjà en BM
    En échange, je vous propose un ensemble d'oeuvres mineures d'un certain Joseph Haydn : l'intégrale de l'op. 76
    • Haydn : Quatuor à cordes n°75 op. 76.1
    • Haydn : Quatuor à cordes n°76 "Les Quintes" op. 76.2
    • Haydn : Quatuor à cordes n°77 "L'Empereur" op. 76.3
    • Haydn : Quatuor à cordes n°78 "Lever de soleil" op. 76.4
    • Haydn : Quatuor à cordes n°79 op. 76.5
    • Haydn : Quatuor à cordes n°80 op. 76.6
    43. HONGRIE CORDES : ZOLTÁN SZÉKELY (clic)

    Zoltán Székely fut l'un des fondateurs et premier violon du non moins célébrissime et excellentissime Quatuor Hongrois, une autre formation parmi les plus réputées du XXe siècle. Il excella (notamment) dans l'interprétation des quatuors de Beethoven et dans la musique de Bartok, dont voici (abondance de biens ne nuisant pas) le Concerto pour violon et orchestre n°2.
    En guise d'(autre) illustration , leur Intégrale des Quatuors à cordes de Beethoven de 1967, avec Székely lui-même oeuf corse et Mihály Kuttner aux violons, Dénes Koromzay à l'alto et Gábor Magyar au violoncelle
    • Bartok : Concerto pour violon et orchestre n°2
    • Beethoven : Quatuors à cordes, intégrale
    • Glazounov : Concerto pour violon et orchestre
    Bonnes écoutes

  6. #166
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Ce nouveau package est de nouveau divisé en deux parties.
    La première d'entre elles est aujourd'hui quasiment consacrée exclusivement à Johann Strauss II - mais aussi agrémentée de trois superbes pièces au piano de Janacek par Firkusny : Sur un sentier recouvert, la Sonate "1.X.1905" pour piano et Dans les Brumes, j'espère que leur présence ici ne dérangera personne
    Rudolf Firkusny (1912 - 1994) est un célèbre pianiste tchéco-américain qu'on ne présente plus, tant ses interprétations du répertoire strictement "classique" que de celles qu'il nous offrit de Dvorak, Janacek et Martinu font autorité. En tant que chambriste, il a accompagné Pierre Fournier (notamment dans l'intégrale des Sonates pour violoncelle et piano de Brahms, déjà présente ici en BM), Janos Starker, Nathan Milstein et Erika Morini, William Primrose et le Quatuor Juilliard.
    Mais aujourd'hui nous l'écoutons dans Janacek

    Parmi les oeuvres de Johann Strauss II présentées ici, vous trouverez ici nombre des ses « tubes » dans des interprétations et des versions diverses, mais aussi trois opérettes en intégrale : Le Baron tzigane dans la version d'Ackermann, Sang viennois par le même Ackermann et aussi par Eugène Ormandy, et La Chauve-Souris par Boskovsky ainsi que celle, anthologique, de Karajan 1960 avec, incluse dans l'acte II, la séquence "soirée de gala" de la St Sylvestre où sont intervenus dans une pièce de leur choix, en marge de l'opérette elle-même, Tebaldi, Nilsson (dans My Fair Lady !), Del Monaco, Berganza, Sutherland, Bjørling, Price, Welitsch ... c'est légendaire, flamboyant et ... une parfaite réussite !
    Autres pièces ici présentées, souvent dans des versions différentes, des valses bien connues - d'autres moins : Aimer, boire et chanter, Accelerationen Walzer, l'incontournable Beau Danube bleu, Histoires de la Forêt viennoise, Roses du Sud, Sang viennois, la célébrissime Valse de l'Empereur, Feuilles du matin, la Valse du Trésor, Vie d'Artiste et Voix du Printemps.
    Pour compléter cet ensemble déjà bien fourni, Hirondelles d'Autriche de Josef Strauss dans deux interprétations de Reiner et de Gaebel.
    • Janacek : Dans les Brumes
    • Janacek : Sonate "1.X.1905" pour piano
    • Janacek : Sur un sentier recouvert
    • Strauss (Johann II) : Accelerationen Walzer
    • Strauss (Johann II) : Aimer, boire et chanter
    • Strauss (Johann II) : Feuilles du matin
    • Strauss (Johann II) : Histoires de la Forêt viennoise
    • Strauss (Johann II) : La Chauve-Souris
    • Strauss (Johann II) : Le Baron tzigane
    • Strauss (Johann II) : Le Beau Danube bleu
    • Strauss (Johann II) : Roses du Sud
    • Strauss (Johann II) : Sang viennois
    • Strauss (Johann II) : Sang viennois (opérette complète)
    • Strauss (Johann II) : Valse de l'Empereur
    • Strauss (Johann II) : Valse du Trésor
    • Strauss (Johann II) : Vie d'Artiste
    • Strauss (Johann II) : Voix de Printemps
    • Strauss (Josef) : Hirondelles d'Autriche
    ---

    Pour suivre ... suite (mais pas fin ... je plains les allergiques à l'univers musical hongrois mais ils ne doivent pas être nombreux : au fil du temps j'espère avoir contribué à « illustrer » - si besoin était - la richesse de cet univers musical fascinant) de notre « fil rouge » consacré donc à la Hongrie. Depuis qqs mois déjà en effet ce thème nous a permis de profiter de nombreux apports : un corpus copieux dédié aux CLAVIÉRISTES hongrois, un autre dédié aux COMPOSITEURS hongrois, et enfin, après une petite parenthèse consacrée au COR, un corpus tout aussi copieux consacré aux CORDES.

    Avec cette nouvelle partie de ce package, nous entamons la découverte d'un ensemble consacré cette fois au CHANT. Domaine complexe, où l'on ne manquera pas de remarquer la présence d'artistes, chanteurs ou musiciens, présents aussi dans d'autres sections. Mais bon, il fallait bien faire des choix.
    Les interprètes sont de nouveau ici classés par ordre alphabétique de leur prénom.
    Et comme d'habitude, je tenterai d'accompagner la rubrique de chaque artiste d'un lien vers sa page Wiki.

    44. HONGRIE CHANT : ENDRE KORÉH (clic)

    Une basse que je souhaitais intégrer ici, avec son interprétation du rôle titre du Château de Barbe-Bleue, en compagnie de Judith Hellwigh et de Walter Susskind ... avant de me rendre compte que cette interprétation figurait déjà en BM
    Donc juste pour rappel : clic ... bon promis, ça ne se reproduira plus ... enfin j'espère ...

    45. HONGRIE CHANT : GYÖRGY MELIS (clic)

    Hasard de l'ordre alphabétique : vous aurez malgré tout droit à une nouvelle version du Château de Barbe-Bleue, avec cette fois le baryton très réputé György Melis (et Ferencsik), qui se distingua particulièrement dans plusieurs interprétations de Bartók et de Kodaly.
    • Bartok : Le Château de Barbe-Bleue
    46. HONGRIE CHANT : JÓZSEF RÉTI (clic)

    La présence ici de la Passion selon Saint Jean suffirait à elle seule à justifier que Réti fût en effet (cfr sa fiche Wiki) l'un des plus grands chanteurs d'oratorios qui pût exister, et aussi un immense Évangéliste ... bon le reste de la distribution n'est pas mal non plus - mais je le classe ici de même que la Cantata profana de Bartok pour son immense talent de ténor, alors que Lehel eût été un autre choix, lui qui figurera dans la prochaine section de ce fil rouge, consacrée aux CHEFS. Pour compléter cet ensemble déjà richissime, les 5 Psaumes du Roi David de Liszt.
    • Bach : Passion selon Saint Jean
    • Bartok : Cantata profana
    • Liszt : 5 Psaumes du Roi David

    József Réti

    Bonnes écoutes

  7. #167
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    Retour d'une formule maintenant bien connue avec nouveau package divisé en une partie « Un peu de tout » et une seconde partie consacrée à la suite de notre fil rouge sur la Hongrie

    Les trois sonates pour piano, WoO 47 dites « à l'Électeur », de Beethoven, ont été dédicacées au Prince-Électeur de Cologne Maximilien François d'Autriche, employeur du père de Beethoven. Plus tard Beethoven écrira sur un exemplaire de ces trois sonates : "Ces sonates et les Variations de Dressler sont mes premières oeuvres".

    Patrie de Bizet est une pièce indépendante, référencée WD 41 au catalogue Winton Dean, désignée "ouverture", composée en 1873, dédiée par Bizet A [s]on ami Jules Massenet, donnée pour la première fois le 15 février 1874.
    C'est une pièce patriotique de circonstance, comme il y en eut tant dans les années suivant la capitulation de Sedan.

    Macbeth est un opéra de Bloch en un prologue et trois actes dont la première eut lieu en 1910 à l'Opéra de Genève, en Suisse. L'opéra est basé sur le Macbeth de Shakespeare. L'intrigue suit l'histoire de Macbeth, un noble écossais qui est convaincu par des prophéties de sorcières qu'il deviendra roi d'Écosse. Avec l'aide de sa femme ambitieuse, Lady Macbeth, il assassine le roi Duncan et prend le pouvoir. Cependant, leur quête de pouvoir conduit à leur chute, inévitable ...
    L'oeuvre de Bloch est connue pour son utilisation expressive des harmonies, des textures orchestrales et des leitmotivs, qui renforcent la dramaturgie de l'intrigue et soulignent les personnages clés. Le style de composition de Bloch est souvent décrit comme romantique et impressionniste, avec des éléments de modernisme et d'atonalité.
    Bien que l'opéra n'ait pas connu un succès immédiat, il a été salué par les critiques pour son originalité et sa complexité musicale. Il est depuis devenu l'un des opéras les plus joués de Bloch et une pièce importante du répertoire du XXe siècle.

    Il est toujours intéressant de disposer de la version intégrale de Ma Patrie de Smetana, plutôt que de se contenter de la sempiternelle - mais néanmoins remarquable Moldau ; à la version de Talich, déjà présente en BM j'ajoutent aujourd'hui deux versions qui en raviront je l'espère plus d'un : celles de Neumann et surtout, ai-je envie de dire quoi que ce soit de totalement subjectif (?), de Ancerl.
    J'adore aussi la version de Weisberg/DeGaetani du Pierrot lunaire de Schoenberg ... une version très "post-romantique" idéale pour découvrir ou approfondir l'oeuvre grâce à son équilibre entre le chant et les instruments.

    Homenajes est une suite pour orchestre en quatre mouvements composée par Manuel de Falla en 1939, alors que le compositeur s'était exilé en Argentine. Deux mouvements sont des orchestrations de compositions instrumentales déjà publiées auparavant, Hommage pour le Tombeau de Claude Debussy (1920 pour guitare), et Hommage pour le tombeau de Paul Dukas (1935 pour piano). La fanfare introductive quant à elle, avait été composée en 1933. Seul le dernier mouvement, Pedrelliana est une composition originale destinée à cette suite ; par son titre elle est un hommage au compositeur Felipe Pedrell, maître de Falla. La suite a été créée le 18 novembre 1939 à Buenos Aires sous la direction du compositeur (source).
    Enfin, "la direction sèche et nerveuse de Sawallish [du Vaisseau fantôme de Wagner], sa course hallucinée vers l'abîme restent uniques (avec Fricsay, peut-être ...). Chaque chanteur a été surpassé individuellement, mais la cohérence et l'efficacité théâtrale de cette équipe (en direct à Bayreuth !) méritent l'admiration." (Gérard Belvire, Diapason)

    Tout cela entre autres ... et la liste complète pour cette fois :
    • Beethoven : 3 Sonates pour piano "A l'Electeur"
    • Bizet : Patrie
    • Bloch : Macbeth
    • Busoni : Concerto pour piano et orchestre avec choeur d'hommes
    • Debussy : Le Martyre de Saint Sébastien
    • Falla : Homenages
    • Haendel : Water Music
    • Fux : Sonata a quattro
    • Martinu : Papillons et Oiseaux de Paradis
    • Mozart : L'Enlèvement au sérail
    • Mozart : Sérénade n°7 "Haffner" KV 250
    • Ockeghem : Motets à la Vierge
    • Prokofiev : 5 Poèmes d'Anna Akhmatova
    • Schoenberg : Pierrot lunaire
    • Smetana : Ma Patrie
    • Stravinsky : Ode
    • Stravinsky : Symphonies d'instruments à vent
    • Wagner : Le Vaisseau fantôme
    ---

    Place maintenant à la suite de notre fil rouge, à la Hongrie et plus particulièrement à cette section consacrée pour l'instant au CHANT, dont voici la deuxième partie.

    47. HONGRIE CHANT : JÚLIA HAMARI (clic)

    C'est une mezzo-soprano et alto, chanteuse d'opéra et de concert hongroise de niveau international. Elle est surtout connue pour ses interprétations de Bach, raison pour laquelle je vous présente d'elle deux cantates du maître, dont l'une où vous retrouverez un interprète bien connu depuis peu ici : József Réti

    Toutefois ne parler que des cantates et oratorios de Bach comme principal socle de la renommée de Julia Hamari serait un peu réducteur.
    Certes, elle a enregistré une soixantaine de cantates, avec Rilling principalement, mais elle a chanté bien d’autres choses qui quantitativement dépassent largement son corpus bachien. Avec Karajan, Celibidache, Kubelik, Solti, Böhm, Boulez, pour ne citer qu’eux, elle a chanté Beethoven, Mahler, Monteverdi, Haendel, Mozart, Haydn, Gluck, Weber, Cimarosa, Berlioz, Liszt, Tchaïkovsky, Wagner, Rossini, Bellini, Bizet (elle fut une extraordinaire Carmen), Verdi, R. Strauss, etc., sur toutes les plus grandes scènes du monde.
    • Bach : Cantate BWV 161 "Komm, du süsse Todesstunde"
    • Bach : Cantate BWV 169 "Gott soll allein mein Herze haben"
    • Schumann : Frauenliebe und Leben
    48. HONGRIE CHANT : MAGDA LÁSZLÓ (clic)

    Soprano hongroise s'étant surtout spécialisée dans la musique du XXe siècle.
    • Bartok : Chants populaires hongrois
    • Berg : Der Wein, air de concert pour soprano et orchestre
    • Mahler : Lieder eines fahrenden Gesellen
    49. HONGRIE CHANT : MARGIT LÁSZLÓ (clic en hongrois ... merci les traducteurs de Google ! c'est vrai quoi, tout le monde ne connaît pas le hongrois ; sauf les Hongrois eux-mêmes, peut-être ....)
    • Schumann : Spanisches Liederspiele, cycle de 10 chants espagnols pour voix et piano
    • Vivaldi : Juditha triumphans
    50. HONGRIE CHANT : MIHÁLY SZÉKELY (clic)

    Bon ... abondance de biens ne nuit pas, dit-on :
    • Bartok : Le Château de Barbe-Bleue
    Bonnes écoutes

  8. #168
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    Re-bonjour à toutes et à tous

    Retour avec ce nouveau package d'une formule maintenant bien connue : « Un peu de tout » et la suite de notre section Hongrie, avec aujourd'hui la suite (et la fin) de la section CHANT.

    Quand je vous parle d'un peu de tout, c'est vraiment un peu de tout ...
    On commence avec deux oeuvres rares de Blow et de Boieldieu : Venus and Adonis et Les Voitures versées.
    L'oeuvre de Blow est considérée soit un « semi-opéra » soit comme un « masque », mais le plus souvent comme le plus ancien opéra anglais (survivant). La pièce a clairement servi de modèle à l'opéra Didon et Énée de Purcell, à la fois dans la structure et l'utilisation du choeur. La pièce est remarquable pour l'époque (vers 1683) en raison de la manière dont elle est composée : il n'y a pas d'arias séparées ou de pièces isolées, mais la musique est présente tout au long de la pièce, en utilisant le récitatif pour faire avancer l'action (clic).
    Quant à Les Voitures Versées, c'est un opéra-comique en deux actes, de 1808, basé sur le texte d'une comédie d'un certain Emmanuel Dupaty, Le séducteur en voyage (1806). Le livret de l'opéra est abondamment documenté, sur Gallica, en particulier ; pour qui s'intéresse, un petit lien comme je vous en propose souvent.

    Hin und zurück est un opéra miniature de Paul Hindemith et de Marcellus Schiffer pour le livret.
    Pendant le temps de jeu de douze minutes, un drame conjugal est raconté : Robert apparaît de manière surprenante à sa femme Hélène, qui prend son petit-déjeuner en présence de sa tante sourde Emma, et lui offre un cadeau d'anniversaire. La femme de chambre apporte une lettre qui éveille les soupçons de l'homme. En réponse à ses questions persistantes, Hélène admet que la lettre vient de son amant. Robert tire alors sur sa femme, et l'infirmière ne peut que déterminer sa mort. Robert se jette par la fenêtre. Un sage apparaît aux sons d'un harmonium et déclare qu'une "puissance supérieure" ne veut pas qu'une "bagatelle" mène au suicide. L'action se déroule ensuite scène par scène dans l'ordre inverse.
    Dans Hin und zurück, Hindemith joue ironiquement avec les formes traditionnelles de l'opéra, d'une part en termes musicaux comme dans l'air colorature d'Hélène aux mots triviaux "Froh und früh erwacht", d'autre part en ce qui concerne l'exagération des sentiments (jalousie) et des réactions (meurtre et suicide) typiques de l'opéra en relation avec des coïncidences (l'arrivée presque simultanée du mari et la lettre de l'amant) et une influence abrupte de l'extérieur (le Sage comme Deus ex machina). La musique de Hin und zurück satirise cela en incorporant des éléments de la musique légère contemporaine de l'époque, qui s'exprime dans l'instrumentation du petit orchestre à travers la participation du saxophone et du piano.

    Le piano n'est pas oublié puisque vous trouverez ici des oeuvres de Reicha, les Variations sur "Je suis Lindor" de Mozart ainsi que les deux livres d'Images de Debussy par un certain ... Arturo Benedetti Michelangeli - enregistrement de 1971 déjà bien connu mais dont la présence ici en ravira plus d'un, je l'espère puisqu'il se murmure qu'il s'agit ici de la meilleure version des Images jamais réalisée jusqu'alors - ou jusqu'à présent
    Côté claviers, l'Oeuvre pour clavecin de Purcell ne constitue certainement pas la part la plus connue du répertoire de ce dernier, mais ça reste du Purcell et c'est donc (j'allais dire forcément) très séduisant ; je vous en propose ici l'intégrale, par Gerald Ranck (enregistrement de 1968).

    La Symphonie n°2 de Schubert, jusqu'ici curieusement absente de notre BM, est ici dirigée par un chef aujourd'hui quasiment « oublié » : Hans Müller-Kray. Müller-Kray (1908 - 1969) était chef d'orchestre allemand, professeur et directeur musical.
    Il a grandi comme le plus jeune des 14 enfants du maître charbonnier Karl Müller, qui, de 1882 jusqu'à sa mort en juillet 1937, faisait partie du corps de la musique des mineurs de la mine Bonifacius à Essen-Kray. Müller-Kray a appris à jouer du piano et du violoncelle alors qu'il était encore à l'école. Il a étudié la composition et la théorie à l'école Folkwang. Il a réussi l'examen final en tant que professeur de musique diplômé d'État et a pris la direction des choeurs folkloriques à Essen-Werden et Essen-Steele.
    Il exerça en 1932 comme répétiteur au Stadttheater Essen et, en 1933/34, comme pianiste du ballet "Der Grüne Tisch", où il a travaillé avec Kurt Jooss dans son pays et à l'étranger. De 1934 à 1941, il fut premier Kapellmeister au théâtre de Münster, du 15 mai 1942 chef d'orchestre au Reichsender Frankfurt am Main, et de 1945 à 1948 premier Kapellmeister au Wiesbaden State Theatre .
    En 1948, le gouvernement militaire américain le nomma chef du principal département de musique ; parallèlement, il fut chef d'orchestre de l'Orchestre symphonique de la radio de Stuttgart au Süddeutscher Rundfunk . Il a travaillé dans cette double fonction jusqu'à sa mort. Sous sa direction, le répertoire symphonique est exploré dans toute sa diversité, même si Hans se consacra surtout à des oeuvres de musique moderne qui n'avaient pas encore été entendues en Allemagne à l'époque de la politique culturelle national-socialiste. Il s'est également occupé d'opéra, ce qui a abouti à plus de 30 enregistrements complets, hélas très difficiles à « dénicher » ...
    Hans Müller-Kray a reçu le titre de professeur et directeur général de la musique en 1961 par le Land de Bade-Wurtemberg. Par ordre du président du district du Nord-Wurtemberg le 22 juin 1955, il a changé son nom de famille de Müller à Müller-Kray, en hommage à Kray, un quartier de Essen qui fut son lieu de naissance et où il vécut.
    Il est décédé d'une insuffisance cardiaque soudaine sur son lieu de travail à la Radio de Stuttgart.

    Pour suivre, non pas une, ni deux, ni trois mais bien quatre versions du Requiem de Verdi (on dirait un bonimenteur ). Ce qui me fait penser que je n'ai jamais eu l'occasion de vous présenter fût-ce brièvement l'oeuvre et sa genèse.
    Pour le compositeur, celle-ci devait à l'origine signifier la fin et le couronnement de sa carrière. Après avoir connu le succès avec l'opéra Aida en 1871, Verdi composa la Messa da requiem en mémoire de son compatriote le poète Alessandro Manzoni, mort en 1873 et qui s'était engagé comme lui pour l'unité italienne au sein du Risorgimento, dans un idéal de justice et d'humanité. Verdi fut si ébranlé par la mort de Manzoni qu'il ne put se joindre au cortège funèbre.
    L'oeuvre a comme origine une commande passée à plusieurs compositeurs italiens pour écrire une messe de requiem à la mémoire de Gioachino Rossini mort le 13 novembre 1868, pour laquelle Verdi composa la treizième et dernière partie de l'oeuvre, le Libera me. La Messa per Rossini n'ayant jamais été exécutée, Verdi envisagea rapidement de composer un Requiem entier à partir du Libera me mais le projet ne prit forme qu'avec la mort de Manzoni. Verdi offrit à la municipalité de Milan la composition d'une messe en son honneur, d'où le titre originel de Requiem de Manzoni.
    La création eut lieu le jour du premier anniversaire de la mort de Manzoni le 22 mai 1874 en l'église San Marco de Milan sous la direction du compositeur lui-même. Le Requiem fut accueilli avec un grand enthousiasme et trois autres exécutions furent réalisées à la Scala. Verdi dirigea le Requiem huit jours après à Paris, à l'Opéra-Comique, puis en 1875 à Londres et à Vienne. En Allemagne, les premières ont eu lieu en décembre 1875 à Cologne et Munich.
    Le texte et la structure de l'oeuvre correspondent presque parfaitement à la liturgie catholique romaine du service des morts. Les écarts sont marginaux : Verdi a seulement renoncé à l'adaptation musicale du Graduel et du Tractus, mais a conservé le Répons (Libera me). La distribution correspond à celle d'un orchestre d'opéra de cent exécutants (similaire à celle de Don Carlos) avec quatre solistes et un choeur.
    Les quatre versions présentées ici sont de Cantelli (1955), Giuilini (1964) et Karajan (1970 et 1972).
    La version de Cantelli est un enregistrement rare d'un concert donné à New-York : un chef italien et quatre chanteurs étasuniens ; parmi ceux-ci, deux "protégés" d'Arturo Toscanini : Guido Cantelli et la soprano Herva Nelli. Richard Tucker, ténor pilier du Met, mena une brillante carrière surtout aux USA. Tucker fut pour l'anecdote un joyeux drille farceur en scène : pour l'anecdote, lors d'une représentation radiodiffusée de La Force du Destin au Met, dans une scène avec le baryton Robert Merrill dans Carlo di Vargas, ce dernier devait ouvrir un certain coffret théoriquement vide : Tucker y avait préalablement glissé une photo de pin-up nue …
    Jerome Hines fut une célèbre basse étasunienne et connut une grande carrière internationale, Wotan, Gurnemanz et Marke à Bayreuth, et pour l'anecdote, Boris au Bolchoï en 1962 pour "célébrer" la fin de la crise des missiles de Cuba !
    Claramae Turner (1920 - 2013, période d'activité 1942 - 1974), l'une des plus somptueuses contraltos de son temps, n'est pourtant pas très connue, probablement parce qu'elle mena une carrière exclusivement étasunienne et enregistra peu. Elle est en fait peut-être mieux connue pour son apparition dans le film Carousel (1956), adapté de la comédie musicale Rodgers et Hammerstein du même nom.
    Née dans le désert, près de Dinuba, en Californie, elle a commencé sa carrière au Bush Street Music Hall de San Francisco, où elle a chanté les rôles principaux de contralto dans les opéras de Gilbert et Sullivan ; dans le même temps, elle rejoint le choeur de l'Opéra de San Francisco. Elle fait ses débuts principaux à l'Opéra de San Francisco dans Les contes d'Hoffmann en 1945, et chante avec le Metropolitan Opera de 1946 à 1950, apparaissant dans Faust (Marthe, face à Raoul Jobin), Boris Godounov (dans le rôle de l'Hôtesse, avec Ezio Pinza), Aïda (dans le rôle d'Amneris), Hänsel und Gretel (dans le rôle de Gertrud), Roméo et Juliette (dans le rôle de Gertrude, avec Jussi Björling et Bidu Sayão), Le nozze di Figaro (dans le rôle de Marcellina), Siegfried (dans le rôle d'Erda, avec Lauritz Melchior et Astrid Varnay), Cavalleria rusticana (dans le rôle de Lucia), Il barbiere di Siviglia (dans le rôle de Berta, face à Giuseppe Valdengo et Lily Pons), Peter Grimes (dans le rôle de Auntie) et Gianni Schicchi (dans le rôle de Zita).
    Turner chante ensuite avec le New York City Opera de 1953 à 1969, dans The Medium, Hänsel und Gretel (maintenant The Witch), Oedipus rex (dans le rôle de Jocasta, avec Richard Cassilly, dirigé par Leopold Stokowski), Suor Angelica (dans le rôle de Zia Principessa, dirigé parJ ulius Rudel), Carmen, Louise (dans le rôle de la mère), The Ballad of Baby Doe (dans le rôle d'Augusta, avec Beverly Sills), Dialogues des Carmélites (dans le rôle de Madame de Croissy), Bomarzo (dans le rôle de Diana Orsini, face à Salvador Novoa, réalisé par Tito Capobianco), Iolanthe (dans le rôle de la reine des fées), entre autres.
    Elle crée le rôle de Madame Flora dans The Medium de Gian Carlo Menotti, en 1946 lors de ses premières représentations à l'Université Columbia. Elle reprend le rôle dans un épisode d'Omnibusà la télévision, dirigé par Werner Torkanowsky (1959). Elle a également enregistré le rôle de Ma Moss dans The Tender Land d'Aaron Copland (aux côtés de Joy Clements et Norman Treigle, dirigé par le compositeur, 1965), Bomarzo (1967) et Gertrud dans une version anglaise de Hänsel und Gretel d'Engelbert Humperdinck, avec Risë Stevens et Nadine Conner (1947). Cette performance a été l'un des premiers albums d'un opéra complet jamais publié au Metropolitan Opera (par Columbia Masterworks Records). Miss Turner a repris le rôle à la télévision dans une représentation sur NBC Opera Theatre.
    Pour la radio, elle a chanté le rôle d'Ulrica dans la légendaire version de concert d'Arturo Toscanini en 1954 d'Un ballo in maschera de Verdi, avec Herva Nelli, Jan Peerce et Robert Merrill, dans la dernière représentation complète de l'opéra du Maestro, performance ensuite publiée par RCA Victor.
    En 1956, Turner est apparue dans son seul film, Rodgers and Hammerstein's Carousel (avec Shirley Jones), basé sur la comédie musicale à succès. Dans le film, elle joue le rôle de Nettie Fowler.
    Elle chante à nouveau le rôle de Nettie dans un enregistrement de Carousel, avecAlfred Drake et Roberta Peters, enregistré en 1962.
    La chanson "I Left My Heart in San Francisco" a été écrite pour Turner, et c'est elle, et non Tony Bennett, qui l'a chantée à l'origine. Cependant, c'est Bennett qui l'a enregistrée pour la première fois.
    En 1965, Turner chante le rôle de Ma Moss dans un enregistrement abrégé de l'opéra The Tender Land d'Aaron Copland avec l'Orchestre philharmonique de New York dirigé par le compositeur.
    En 1970, Turner collabore avec Scott McKenzie, faisant une apparition alors que McKenzie se produit au Great American Music Hall. Ensemble, ils ont chanté "San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair)" en duo. Les fans ont fait l'éloge de la version de Turner de la chanson, l'incitant à enregistrer sa propre version en 1971, ce qui en fait sa première, dernière et unique chanson pop.
    Des albums de Turner ont récemment été publiés dans des enregistrements live complets de La forza del destino de Verdi, mettant en vedette Zinka Milanov, Mario del Monaco et Leonard Warren, dans une performance de la Nouvelle-Orléans dirigée par Walter Herbert, et le Requiem Verdi, dirigé par Guido Cantelli - ce qui nous ramène à notre sujet principal
    Pour en terminer avec cette (longue) présentation de ce Requiem, comment ne pas mettre en exergue la version Salzbourg de Karajan (1970) pour son quatuor vocal exceptionnel à tous titres : Gundula Janowitz, Christa Ludwig, Carlo Bergonzi et Ruggero Raimondi ... ? autant de "Rolls-Royce" de l'interprétation lyrique de l'époque (sauf qu'ici, contrairement aux Rolls-Royce habituelles, c'est gratuit ...).

    Pour finir ... un cas très particulier : celui de Alexander von Zemlinsky ... un compositeur jusqu'à présent absent de notre BM, et qui a pourtant son importance, sa réputation et, j'imagine, ses fans.
    Lui ouvrir un sous-forum dédié semblait un peu risqué car sa seule oeuvre actuellement éligible est une version de sa Sinfonietta enregistrée par New York et dirigée par Mitropoulos lors d'un concert donné le 29 décembre 1940 au Carnegie Hall de New York, et dont il a été tiré deux exemplaires sur cire dédiés à Zemlinski et conservés à l'université de Yale. Sinon il n'y a rien de disponible pour la BM ...
    Mais bon, se passer d'un tel compositeur en BM eût été d'autre part dommage ... bon on fait avec ce qu'on a hein ...
    Merci d'ailleurs à qui m'ont fourni cet enregistrement, que je ne connaissais pas
    J'aurais souhaité au minimum sa Symphonie lyrique, son oeuvre (devenue sûrement depuis peu de temps la plus populaire ?) mais les premiers enregistrements - curieusement pour une oeuvre du début des années 20 - sont beaucoup trop tardifs (sans doute est-elle restée méconnue durant tout ce temps) : le « premier » serait en effet (à ma connaissance) celui de Maazel (celui que tout le monde connaît) mais il date « seulement » de 1982 … c'est vraiment très étonnant !

    Pour agrémenter et terminer cette volumineuse livraison, quelques dernières menues oeuvres de Wolf, Mozart, Berg et Spohr, ainsi qu'une formidable version de L'Histoire du soldat de Stravinsky par Lausanne et Charles Dutoit (aimablement fournie par lebewohl, qu'il en soit ici remercié ).
    La liste complète ici :
    • Berg : Lulu, suite symphonique pour soprano et orchestre
    • Blow : Venus and Adonis
    • Boieldieu : Les Voitures Versées
    • Debussy : 6 Images, pour piano
    • Hindemith : Hin und zurück
    • Mozart : Variations sur "Je suis Lindor"
    • Mozart : Sérénade n°11 KV 375
    • Purcell : Oeuvre pour clavecin, intégrale
    • Reicha : Fugues pour piano (extraits)
    • Schubert : Symphonie n°2
    • Spohr : Double Quatuor à cordes n°1
    • Spohr : Nonetto pour cordes et vents
    • Stravinsky : L'Histoire du soldat
    • Verdi : Requiem
    • Wolf : 6 Airs anciens
    • Wolf : 6 Mélodies pour voix de femme
    • Zemlinsky : Sinfonietta
    ---

    Suite (et fin) maintenant de la section CHANT avec la suite de notre fil rouge consacré à la Hongrie.
    Hasard de l'ordre alphabétique : tous les artistes présentés dans cette partie de cette section le sont sous forme de récitals ; c'est donc dans cette section de notre BM que vous les trouverez.

    51. HONGRIE CHANT : MÁRIA IVOGÜN (clic)


    Maria Ivogün

    Un récital Mozart/Donizetti qui date de 1932 ... donc ne vous attendez pas à une qualité hi-fi mais bon, c'est une légende qui suscita en son temps un engouement extraordinaire donc ...
    • Maria Ivogün
    52. HONGRIE CHANT : MÁRIA NÉMETH (clic)

    Même remarque pour Ivogün : les enregistrements sont ici de 1927/1929 ...
    Németh (1897 - 1967) était une soprano hongroise, particulièrement associée au répertoire italien, l'une des principales sopranos dramatiques de l'entre-deux-guerres.
    Elle est née à Körmend. Elle a d'abord étudié à Budapest avec Georg Anthes et Géza László, à Milan avec Giannina Russ, à Naples avec Fernando de Lucia et à Vienne avec Kaschowska. Elle fait ses débuts sur scène à Budapest, dans le rôle de Sulamith dans La Reine de Saba de Karl Goldmark, en 1923. Elle a commencé sa carrière en chantant des rôles lyriques et de soprano, ajoutant progressivement des rôles dramatiques à son répertoire.
    Soprano vedette à l'Opéra d'État de Vienne de 1925 à 1946, elle se produisit également à l'Opéra de Paris en 1928, dans le rôle de Constanze dans l'Enlèvement au sérail, et au Royal Opera House de Londres, dans le rôle de Turandot, en 1931.
    Sa voix étonnante et sa technique remarquable lui ont permis d'exceller dans des rôles aussi divers que Constanze et La Reine de la Nuit, Amelia et Aida et fut considérée comme l'une des meilleures Donna Anna, Tosca et Turandot de son temps. Elle aborda également avec succès les rôles de Wagner, tels que Brünnhilde ; la voici dans un récital consacré à Weber, Wagner et Verdi.
    • Mária Németh
    53. HONGRIE CHANT : MÁRIA VON ILOSVAY (clic)

    Contralto hongroise (1913 - 1987), apparemment surtout reconnue pour ses interprétations d'Edna chez Wagner - dont qqs extraits figurent d'ailleurs ici et surtout dans votre section « Récitals » de la BM
    • Maria von Ilosvay : Mozart
    • Maria von Ilosvay : Saint-Saëns
    • Maria von Ilosvay : Verdi
    • Maria von Ilosvay : Wagner
    54. HONGRIE CHANT : RÓBERT ILOSFALVY (clic)

    Ténor hongrois (1927 - 2009), surtout réputé pour ses interprétations dans le répertoire allemand et italien, particulièrement pour son rôle dans Roberto Devereux, qui reste apparemment son rôle phare.
    • Robert Ilosfalvy, partie 1
    • Robert Ilosfalvy, partie 2
    55. HONGRIE CHANT : SÁRI BARABÁS (clic)

    Soprano colorature, qui pour l'anecdote, avait d'abord souhaité mener une carrière de danseuse ... ce qu'un accident ne lui permit pas. Elle orienta alors sa carrière vers le chant.
    La voici, dans qqs extraits de Mozart et de Proch.
    • Sári Barabás
    56. HONGRIE CHANT : SYLVIA GESZTY (clic)

    Sylvia Geszty, née Sylvia Maria Ilona Wytkowsky (1934 - 2018), était une soprano d'opéra germano-hongroise qui s'est produite internationalement, d'abord au Staatsoper Berlin à Berlin-Est et à partir de 1970 au Staatstheater Stuttgart. On se souvient d'elle comme de la Reine de la Nuit de Mozart et d'une Zerbinetta idéale dans Ariadne auf Naxos, mais elle a également joué de l'opéra baroque et dans la première mondiale de Leonce und Lena de Kurt Schwaen. Geszty a été pendant des décennies professeur de chant à la Musikhochschule de Stuttgart et a également enseigné une classe de maître à Zurich. Elle a fait de nombreux enregistrements et est apparue à la radio et à la télévision ainsi qu'en concert et en récital. Née à Budapest, elle a étudié à l'Académie de musique Franz Liszt de Budapest avec Erszebeth Hoor-Tempis. Elle a remporté plusieurs concours de chant alors qu'elle était encore étudiante, dont le Concours international Robert Schumann pour pianistes et chanteurs à Berlin. En 1959, elle fait ses débuts à l'Opéra d'État hongrois et devient soliste de la Société philharmonique hongroise. Deux ans plus tard, elle devient membre du Staatsoper Berlin, où elle fait ses débuts dans le rôle d'Amor dans Orfeo ed Euridice de Gluck. Ses rôles incluent Susanna dans Le nozze di Figaro de Mozart, la Reine de la Nuit, Gilda dans Rigoletto de Verdi et la Tsaritsa de Shemakha dans Der goldene Hahn de Rimsky-Korsakov. Le 15 octobre 1961, elle joue le rôle de Rosetta dans la première mondiale de Leonce und Lena de Kurt Schwaen. En 1965, elle joue le rôle de Die englische Königin (La Reine d'Angleterre) dans Die Bürger von Calais de Rudolf Wagner-Régeny, mis en scène par Fritz Bennewitz et dirigé par Heinz Fricke. En 1968, elle chante pour la première fois un rôle qui deviendra sa signature : Zerbinetta dans Ariadne auf Naxos de Richard Strauss. Son interprétation de ce rôle difficile a été décrite par le critique John Steane comme « la plus émotionnelle, la plus multiforme et la plus humaine de toutes ». En 1969, elle incarne Rosina dans Le Babier de Séville, mis en scène par Ruth Berghaus. À Berlin, elle continue à prendre des cours de chant avec Dagmar Freiwald-Lange. À partir de 1963, elle est également une invitée régulière du Komische Oper Berlin où elle apparaît comme les quatre personnages féminins principaux dans Hoffmanns Erzählungen d'Offenbach, entre autres. En 1966, elle interprète Rosmene dans Imeneo de Haendel au Festival Haendel de Halle, sous la direction de Horst-Tanu Margraf, avec Günther Leib dans le rôle-titre et Hans-Joachim Rotzsch dans le rôle de Tirinto. Elle a reçu le prix d'art de la République démocratique allemande en 1966 et le titre de Kammersängerin en 1968. Elle est apparue en tant qu'invitée en Europe et dans les Amériques, en tant que Reine de la Nuit au Royal Opera House de Londres en 1966, au Festival de Salzbourg dans le même rôle à partir de 1967, et en 1969 en tant que Sophie dans Der Rosenkavalier de Richard Strauss au Teatro Colón de Buenos Aires et à l'Opéra de Los Angeles. Geszty dans le rôle de Cléopâtre dans Giulio Cesare de Haendel dans Egitto, Berlin, 1970. En 1970, elle s'installe en Allemagne de l'Ouest et devient membre permanent de l'ensemble Staatstheater Stuttgart, où elle apparaît pour la première fois dans le rôle de Rosina. Elle est apparue dans le rôle de Zerbinetta, dans le rôle de Mimi dans La Bohéme de Puccini, mis en scène par Götz Friedrich, et dans le rôle-titre de Lucia di Lammermoor de Donizetti, entre autres. Elle est invitée permanente à l'Opéra d'État de Bavière à Munich et à l'Opéra d'État de Vienne, où elle apparaît en tant que Reine de la Nuit en 1967, dans le rôle de Rosina, Zerbinetta, Gilda et Olympia dans Les Contes d'Hoffmann. En 1966, elle interprète Rosmène dans Imeneo de Haendel au Festival de Haendel, sous la direction de Horst-Tanu Margraf, avec Günther Leib dans le rôle-titre et Hans-Joachim Rotzsch dans le rôle de Tirinto. Elle se produit dans de grandes maisons d'opéra, dont Hambourg, Paris, Bruxelles, Moscou, Amsterdam et des maisons d'opéra en Italie. Elle se produit au Festival Opera de Glyndebourne en 1971 et 1972 dans le rôle de Zerbinetta et en 1972 également dans le rôle de Konstanze dans Die Entführung aus dem Serail de Mozart. De 1975 à 1997, elle est professeur de chant à la Musikhochschule de Stuttgart. De 1985 à 1991, elle dirige également une classe de maître au Conservatoire de Zurich. Parmi ses élèves figurent Melanie Diener, Annette Luig, Marlis Petersen et Anke Sieloff.
    Elle a réalisé de nombreux enregistrements et apparitions à la télévision (plus de 80 programmes pour ARD et ZDF), des films et des émissions de radio. À l'occasion de son 70e anniversaire, la chanteuse publie son autobiographie : Königin der Koloraturen.
    • Sylvia Geszty

    Sylvia Geszty

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