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Discussion: Littérature et Musique

  1. #1
    Membre Avatar de Claude Torres
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    Littérature et Musique

    Bonjour,

    Je ressors de sa tombe un fil enterré depuis lontemps mais qui, je le pense, mérite d'être exhumé.

    La musque dans le littérature :

    Je profite de la sortie d'un livre pour lequel l'auteure a fait appel à moi (très modestement, mais l'autosatisfaction fait partie de la vie d'un chercheur) pour la musique dans les camps d'extermination qui en est le sujet de fonds.


    Chochana Boukhobza
    Le Troisième Jour
    Éditions Denoël

    Un commentaire a été écrit en Français par une revue canadienne, pour ma part je l'ai dévoré avec déléctation.

    The Canadian Jewish News
    Monday 9th of May 2011
    La Jérusalem de Chochana Boukhobza
    By Elias Levy, Reporter
    Thursday, 23 December 2010
    http://www.cjnews.com/index.php?opti...0530&Itemid=86

    Voir aussi le commentaire dans l'Express
    http://www.lexpress.fr/culture/livre...ur_917645.html


    Merci de nous faire part de vos lectures romanesques où la musique prend un part importante.

    Si l'un d'entre vous a conservé le fil de l'ancien forum, il serait sans doute utile d'en tirer quelques éléments.

    Claude Torres
    Dernière modification par Claude Torres ; 12/05/2011 à 14h59.

  2. #2
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    Merci de signaler ce livre, et de ranimer ce fil, qui était très intéressant : il va le redevenir!
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  3. #3
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    Un autre qui a reçu le prix des lecteurs 2007 et qui vient de rsoortir en poche :




    Résumé d'un site libraire :

    Direction: la Russie...
    Un fils emeène son père vieillissant au concert du pianiste à New York, car ils ont débuté la musique ensemble en Russie. Superbe roman sur les relations fils-père, la création artisitque, les intrigues de famille, le tout orchestré par une écriture tendre qui nous fait vibrer à l'infini.

  4. #4
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    Bonjour E.D.merci de signaler ce livre que je vais m'empresser de lire! Tros peu de livres sont écrit sur la musique et en plus à un prix raisonnable !

  5. #5
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    Bon, c'est pas original, mais j'ai lu ce livre, qui a été probablement un best seller, avec un intense plaisir.

    Musicalement,
    l'obsédé-des-incunables

  6. #6
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    Je signale ceci :





    J'ai bien aimé.
    Vous en trouverez des 'reviews' sur le net.

  7. #7
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    Provocation pure et simple!

    (et récidive, qui plus est)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  8. #8
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    I apologize ...

  9. #9
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    Citation Envoyé par Jonathan Voir le message
    Bonjour E.D.merci de signaler ce livre que je vais m'empresser de lire! Tros peu de livres sont écrit sur la musique et en plus à un prix raisonnable !

    Sans te ruiner, dans la collection "J'ai Lu" ou "de Poche", ont aussi été ré-édités deux ouvrages de Jean Diwo plus dans le monde de la lutherie ou des violonistes :

    "Les Violons du Roy"



    un avis sur :

    http://thierrycollet-cetalir.blogspo...jean-diwo.html


    et :


    "Moi,Milanollo,fils de Stradivarius"



    un avis sur :

    http://www.babelio.com/livres/Diwo-M...divarius/37847

    Le narrateur est le violon, depuis sa construction jusqu'à notre époquei.


  10. #10
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    Bonjour E.D.je viens de lire les résumés et je suis conquis!samedi je vais au "Club" les réserver,un grand merci

  11. #11
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    Henri Gourdin - Pablo Casals

    Bonjour,

    Je viens de lire un roman de Henri Gourdin en 2 parties qui relate les pérégrinations d'une jeune violoncelliste catalane entre 1939 et 1940, fuyant la guerre d'Espagne et se réfugiant en France où elle retrouve son professeur : Pablo (Pau) Cazals.

    C'est remarquablement bien écrit et passionnant

    Bien sûr les aventures sont imaginaires mais se situent dans un environnement historique (la Retirada et l'occupation de la France) et géographique (les Pyrénées-Orientales) entièrement réel.

    1 - La jeune fille et le rossignol
    Editions du Rouergue (2008)
    ISBN : 978-2-84156-933-5

    2- La violoncelliste
    Editions de Paris Max Chaleil (2012)
    ISBN : 978-2-84621-167-3

    Claude Torres

  12. #12
    Membre Avatar de mariecell
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    Livre au ton assez decapant,se situant pendant la seconde guerre mondiale.
    la musique y a pas mal d'importance ,c'est fort bien écrit , j'ai beaucoup aimé.

  13. 17/10/2013 22h50

  14. #13
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    Citation Envoyé par mariecell Voir le message


    Livre au ton assez decapant,se situant pendant la seconde guerre mondiale.
    la musique y a pas mal d'importance ,c'est fort bien écrit , j'ai beaucoup aimé.

    Merci de cette information.
    Le descriptif sur Acte Sud est alléchant

    Claude Torres

  15. #14
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    Bonsoir.

    J'avais oublié ce fil. Or je complote depuis un moment de signaler les remarques d'écrivains sur la musique que je glane au cours de mes lectures. On en a des sympathiques, d'autres moins... En plus des livres à signaler, on pourrait peut-être en recopier ici. Je me lance.

    En ce moment, je picore dans les journaux intimes ou les correspondances de Léautaud, Gide ou Mauriac (les romans me fatiguent). Gide est connu pour son goût immodéré pour Chopin (comment peut-on ) ou Bach. Par exemple, il écrit le 9 juin 1930 (dans l'édition de son Journal "pour la postérité", celle revue, amendée et corrigée pour parution en Pléiade en 1939):

    "Repris ces derniers jours, quelques Études de Chopin délaissées depuis longtemps (les deux en la bémol en particulier, 10e du premier cahier, et 1re du 2e), parce que, sans doute bien à tort, elles me semblaient de moindre profit, et, de plus, d'un charme assez banal. Fort étonné de ce que Jachimecki dit de la première de celles-ci, et Hans de Bulow qu'il cite: « Quiconque saura exécuter cette étude d'une manière vraiment parfaite pourra se flatter d'avoir atteint la cime la plus élevée du Parnasse de l'art du piano, car c'est peut-être la plus difficile de tout le recueil. » Etc. - Difficulté sournoise et dont on ne peut triompher qu'après l'avoir d'abord bien saisie. Beaucoup travaillé également, pour la mener à bien, celle en fa majeur (3e du second cahier) si exquise dans sa mystérieuse simplicité, et si importante pour obtenir cette souplesse particulière et délicatesse du poignet, exigée par la technique de Chopin, insoupçonnée par Bach et même par Beethoven ou Mozart. Cette musique que Chopin fait appel à des qualités si spéciales et si contraires à celles que réclame l'exécution des oeuvres de Bach, que, repassant ensuite la Grande Fugue en si mineur pour orgue (de mémoire, car je n'ai pas ici le cahier de Liszt; mais j'ai la joie de m'en souvenir parfaitement encore), j'avais quelque mal à bien la jouer et il me semblait être revenu loin en arrière. Ce qui fait que ce matin je quitte Chopin pour me remettre au Clavecin bien tempéré; avec quelque peine et, par conséquent, grand profit."

    Léautaud avoue ici ou là aimer la musique du XVIIIe siècle (de toutes façons, il aime tout du XVIIIe siècle), admet son peu d'appétence pour la musique romantique (de toutes façons, il déteste le romantisme), adore la musique de Lully pour les pièces de Molière (de toutes façons, il adore Molière) et on l'imagine mal fréquenter le concert pour écouter du "moderne" (de toutes façons, il déteste tout de son époque). Là où il m'a soudain épaté, c'est confortablement installé sous son pseudonyme de Maurice Boissard en avril 1920. Après avoir apprécié Monsieur Dassoucy de Georges Berr, après avoir éreinté Les Américains chez nous de Brieux ("Une ouvre pour élèves d'écoles communales, écrite dans un ton à leur portée." "Personne n'a moins d'esprit, d'art, d'invention, de littérature que M. Brieux. Il écrit, il conçoit comme un auteur de manuels pédagogiques, à la fois solennel et plat.") et Roger Bontemps de André Rivoire ("M. André Rivoire est un poète pour gens qui se contentent de peu en poésie."), toutes œuvres entrées encore vivantes dans les ténèbres de l'oubli, il s’enthousiasme soudain pour Le boeuf sur le toit de Cocteau.

    "De pareils spectacles [les pièces de Brieux et Rivoire] mériteraient le silence. Je suis de votre avis. Les journaux en rendent compte. C'est bien suffisant. Ils ont pourtant un mérite. Ils font goûter plus vivement, par contraste, par réaction, d'autres spectacles, où la clownerie, la satire, l'humour le plus aigu, même une sorte de gouaille, pour dire le mot qui semble le plus juste, exprimés à la fois par l'invention des auteurs, le jeu des acteurs et l'imagination des musiciens, composent un ensemble aussi coloré que pénétrant. Cela aussi est de l'art, quoi qu'en puissent penser certaines gens. C'est même un art bien supérieur à celui de beaucoup de nos poètes et de nos auteurs dramatiques. Que pèse M. Brieux, que pèse M. André Rivoire auprès du clown Footit avec sa souplesse, sa légèreté, son visage pâle et fin, son silence agile et harmonieux ? C'est Caliban auprès d'Ariel ! M. Jean Cocteau a organisé à la Comédie des Champs-Elysées une série de Spectacles-Concerts qui seront certainement les plus beaux exemples de cet art. j'ai vu le premier et j'y ai pris grand plaisir. Mon embarras est toutefois de vous en donner un compte rendu complet. Ces Spectacles-Concert comportent une grande partie musicale, et si vivement que j'ai goûté les oeuvres de MM Francis Poulenc, Georges Auric, Erik Satie et Darius Milhaud, je suis trop ignorant pour en parler."

    Dommage! Ç'aurait été intéressant. Autre surprise en mars 1923:

    "Le Théâtre de l'Atelier a représenté Monsieur de Pygmalion, farce tragi-comique d'hommes et de marionnettes, de M. Jacinto Grau. J'en suis désolé pour le traducteur, M. Francis de Miomandre, pour lequel j'ai la plus vive et la plus amicale sympathie. A peine le prologue a-t-il un petit intérêt de caricature. Le reste est un bavardage insignifiant. Le ballet russe Pétrouchka, dont le sujet est également des marionnettes qui s'animent, avec sa brièveté et son silence, est cent fois au-dessus."

    Stravinsky silencieux? On aura tout lu... Quant à Mauriac, il avoue dans une lettre écrite à Salzbourg en 1936 après une représentation de Don Giovanni par l'équipe Pinza/Walter, lettre destinée à ses "chères petites filles":

    "Il faut que vous appreniez à aimer la musique. J'ai mis quarante-huit ans à l'aimer vraiment et c'est ce qu'il y a de plus beau au monde. Quand je pense que je noircis du papier, alors que l'on peut comme Mozart faire descendre le ciel sur la terre! Mon métier est un métier de bougnat au prix de ce qu'on fait ces grands hommes : Mozart et Beethoven."

    Aveu que, si l'on me permet, je trouve fort touchant.

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  16. #15
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    Nouvellement arrivée, je pose quelques livres sur la table...

    Bref roman, la vision d'un violoniste grincheux sur le travail avec Kleiber, se lit aisément,écriture énergique, pas de bla bla ...
    Quant à l'auteur je n'ai fait le lien avec un ancien ministre que bien après la lecture .

  17. #16
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    Bonjour,

    Je vous recommande un roman, basé sur l'histoire de Eddie Rosner (1910-1976).
    Le trompettiste de Staline
    Patrick Anidjar
    PLON - L'Histoire en roman (6 février 2014)
    ISBN : 978-2259214988

    Description donnée par amazon :

    Grand reporter, Gabriel Linhardt, la cinquantaine, vit à Paris. Guitariste, c'est un passionné de jazz qui se produit dans les bars de la capitale. Un jour, il apprend qu'à New York, un vieil oncle à l'agonie demande à le voir. Pour ce fils unique, qui n'a eu pour famille que ses seuls parents –; des communistes français –; le choc est total. A New York, Gabriel découvre qu'il a été adopté et qu'il est le fils d'un grand trompettiste de jazz russe, Edouard " Eddie " Grynberg, et d'une jolie danseuse, Elsa, deux artistes juifs qui se sont produit à Paris, à New York –; Eddie Grynberg a même joué avec le Duke et Armstrong –; puis à Moscou où ils se sont réfugiés à la fin des années 1930 pour fuir les nazis.En URSS, Eddie joue devant le gratin soviétique, y compris Staline. Jusqu'au jour où Jdanov relègue le jazz " américain " parmi les arts dégénérés. Alors qu'Elsa, enceinte, disparaît dans les geôles du NKVD, Grynberg est envoyé au goulag. Incapable de vivre sans Elsa, Eddie se laisse mourir après avoir confié son seul bien –; une trompette gravée d'une inscription en hébreu –; à Lev Andreyevitch, un prisonnier de droit commun ukrainien avec qui il a sympathisé. Pour retrouver son héritage et savoir ce qu'est devenue sa mère, Gabriel va plonger dans l'histoire troublée du stalinisme, dévoiler les secrets du Kremlin au temps du Tsar rouge, allant même jusqu'à rencontrer Svetlana Allilouyeva, la fille du Vojd, qui lui fera de bien troublantes révélations sur la vie sentimentale du Petit Père des peuples.


    Un documentaire a été réalisé et diffusé sur Arte il y a quelques années puis sorti en DVD.
    Le jazzman du goulag, (France, 1999, 58mn)
    Réalisateurs : Natalia Sazonova, Pierre-Henry Salfati
    Documentaire français - 1999
    Arcades Vidéo DVD

    Né à Berlin dans une famille de juifs polonais, Eddie Rosner (1910-1976) abandonne vite l’enseignement musical classique pour devenir un trompettiste virtuose doublé d’un jazzman professionnel. Mais dans le Berlin des années 1930, il est «difficile d’être juif et de jouer de la musique nègre»… Il quitte une Allemagne qui fustige la musique « dégénérée » pour la Pologne, avant de fuir une nouvelle fois devant l’invasion nazie. Cap vers l’Est ! La chance lui sourit, car le premier secrétaire du parti communiste biélorusse, Panteleimon Ponomarenko, adore le jazz. Eddie Rosner forme un orchestre et devient le jazzman des états-majors, puis du ministère de la Défense. Élevé au rang de musicien officiel par Staline (« ma trompette contre le fascisme »), il se voit néanmoins emporté, après la guerre, par une vague anti-occidentale qui stigmatise le jazz « décadent ». Alors qu’il veut fuir à nouveau, il est arrêté en 1946 et précipité dans l’enfer des goulags. Là, un commandant lui offre une trompette et lui organise une tournée des camps ! Cependant, les conditions de détention restent atroces et Eddie doit attendre la mort de Staline pour être enfin libéré en 1954. Reconstituant un orchestre, il renoue avec le succès. Au sommet de la gloire, Rosner rêve de revoir l’Allemagne de son enfance, mais ce n’est qu’en 1972 qu’il parvient à partir. Ce qui devait être un retour aux sources s’avère un nouvel exil : n’ayant pu faire sortir ses biens de Russie, inconnu dans l’Allemagne de ces années-là, sans aucune aide de la part du gouvernement, il s’éteint désespéré le 8 août 1976, à l’âge de 66 ans.

    Il y aussi un coffret de 3 CDs
    Eddie Rosner hommage Vol. 1
    IPR Media Group Germany
    © 2005
    Production coordonnée par Irina Prokofieva-Rosner
    Dessin par Zdena Sabic, Kreativwerkstatt
    Ingénieur de son Rudolf Hornung
    Chef de production Thomas Korge

    Claude Torres

  18. #17
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    Bonjour.

    Le premier volume de la correspondance de Samuel Beckett va paraître sous peu et le "Nouvel Observateur" du jour en publie quelques extraits. L'un risque de faire un peu polémique dans les milieux musicaux. Vous pensez bien, je n'hésite pas à vous le communiquer in extenso


    À Morris Sinclair, 27.1.1934, en français

    Cissie m’a dit que tu fais du Bach. Malheureux ! Toi, je veux dire, pas lui, qui ne l’a jamais été. J’ai dû essuyer une énorme composition de lui, humoristiquement intitulée : Suite pour Orchestre, dirigée par l’ignoble Furtwängler, qui, paraît-il, s’est récemment fait couvrir le meilleur de sa nudité de Hakenkreuze [croix gammées] entrelacés. Il a la charmante modestie de se laisser diriger par ses cuivres (qui soufflent comme seuls les buveurs de bière savent le faire), tout en faisant de sa petite main gauche des gestes très osés à l’intention de ses premiers violons, qui n’y ont fait heureusement pas la moindre attention, et en agitant ses tendres chairs postérieures comme s’il avait une grosse envie de visiter les lavabos. A peine m’étais-je remis de cet assaut qu’il a eu l’incroyable impertinence d’attaquer la 4e Symphonie de Schumann, qui ressemble moins à une symphonie qu’à une ouverture commencée par Lehar, terminée par Goering et revue par Johnny Doyle (sinon par son chien), et qui vaut pas vraiment la peine d’être considérée, sans parler d’être attaquée. Il va de soi que Furtwängler l’assassin, avec la connivence de ses âmes damnées, a remporté la victoire, si le fait de massacrer une partition qui n’a certainement jamais vécu peut constituer une victoire. Réduire rien à rien, et y mettre trois quarts d’heure, voilà du beau ! Puis enfin il a pu aller aux lavabos.

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  19. #18
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    Bonsoir,

    Un roman sur Prokofiev :

    Dans la gueule du loup
    Olivier Bellamy
    Buchet-Chastel
    ISBN 978-2-283-02667-0



    Article de Page des Libraires à propos de Dans la gueule du loup http://bit.ly/15pGqBc
    Dernière modification par Claude Torres ; 15/05/2014 à 19h32.

  20. #19
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    Salut à tous !
    Personnellement, cela fait longtemps que je n’ai pas trouvé le temps pour m’adonner à la lecture. Et pourtant, je dévorais les livres comme pas deux ! Par contre, je me souviens avoir adoré « Wunderkind » de Nikolai Grozni. Il s’agit d’un roman parlant d’un prodige du piano bulgare pendant l’oppression du régime communiste.

  21. #20
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    Et je re-recommande "le Fracas du Temps" de Julian Barnes


    Brillante évocation de DSCH
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

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