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Discussion: Live blogging

  1. #21
    - Avatar de mah70
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    Bonjour.

    J'ai un peu tardé avant de vous parler de ceci:



    D'abord parce que je me suis rarement pris une telle claque en pleine tête. Ensuite parce qu'il m'est toujours difficile de parler de ces disques dont je sais qu'il m'accompagneront pendant le restant de mes jours.

    En 1977, la radio suédoise commande un concerto pour violon à Alan Pettresson, concerto devant être joué par Ida Haendel. La violoniste a dû tirer une drôle de binette en voyant arriver un immense machin de 55 minutes en un seul mouvement qui rabaisse le 1er concerto pour violon de Chostakovitch, pourant pas bien gai, au rang de charmante bluette.
    C'est sombre tout en étant d'un lyrisme éperdu, c'est incroyablement tendu sans pour autant sombrer dans le cataclysme sonore et bruyant (on attend une quarantaine de minutes avant d'avoir une plage de repos durant plus de trois mesures) et comme le (grand) orchestre est un peu à fond tout le temps, les équilibres doivent être coton à ménager: en concert, on ne doit pas entendre grand chose de la partie soliste, très difficile et pourtant guère brillante (au sens de "faisant briller la technique de l'instrumentiste"). Bref ce concerto est un apostolat qui demande de l'abnégation. Le premier quart d'heure, correspondant en gros à un premier mouvement relativement rapide, a déjà de quoi épuiser le plus résistant des solistes, les quarante minutes suivant n'étant guère plus propices au repos.
    Ida Haendel se jette a corps perdu dans sa partie et emporte le morceau en ne se ménageant guère. Blomstedt suit le mouvement jusqu'à une conclusion presque apaisée en comparaison des cataclysmes de la première partie.

    Autre caractéristique : j'ai rarement entendu un aussi beau début de concerto. A preuve.



    Le texte de présentation le précise: tout le concerto est basé sur la première des "Chansons aux pieds nus", dont le thème s'insinue partout. Impossible pour moi de confirmer. Toujours est-il l'arrivée de la chanson de manière effectivement reconnaissable constitue le premier moment de relatif repos signalé ci-dessus.

    Pour donner une comparaison littéraire (mais je vais citer un auteur un peu obscur), le style de Pettersson me rappelle un peu celui de Léon Bloy, lequel guettait les signes d'une apocalypse imminente, hurlant sa douleur en une langue sonore et biblique. Ici c'est un peu pareil: ce n'est de la musique plaisante mais je trouve ça superbe.

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  2. #22
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    Je connais cette oeuvre de Pettersson, dans cette interprétation (il semblerait qu'il en existe une autre, par Isabelle Van Keulen, Thomas Dausgaard et l'Orchestre de la Radio suédoise, version revue () mais je ne connais pas celle-ci) et c'est en effet, comme souvent le cas avec ce compositeur, une grande claque dans la figure ...
    Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais parlé de ce disque ou alors je le sais trop bien, comme chacun le sait ici j'ai les plus grandes difficultés à parler des musiques que j'aime. Mais mah vient de le faire et dans des termes très justes
    Il est dommage que le fil sur Pettersson (clic) ait fini par tomber dans l'oubli. C'est un compositeur hors du commun, que l'on n'évoquera et dont on ne parlera jamais assez.
    Et ce concerto est, en effet, de toute beauté, considéré en effet comme l'un des plus exigeants du XXe siècle, tant pour le soliste et l'orchestre que pour l'auditeur : pas de ligne mélodique accrocheuse, pas d'élans individualistes et marquants, aucune séquence habituelle régissant les rapports soliste/orchestre ; ces remarques sont largement inspirées du bouquin que J.L. Caron a consacré à Pettersson, - qui consacre près de 4 pages à l'analyse de ce concerto.
    Caron remarque par ailleurs à quel point le soliste doit "lutter" contre ce "collectif brutal et écrasant [qu'est l'orchestre]", et insiste en effet sur la difficulté de la prestation : en concert le soliste a du mal à se faire entendre, avec l'enregistrement les choses s'arrangent un peu grâce à l'ajustement des niveaux sonores.

    Voici un commentaire de Petterssson lui-même sur ce concerto. On admirera comme d'habitude la joie de vivre et la clarté qui animent ces propos : Dans ce sanctuaire situé au-delà de l'être humain, on peut entendre un chant joué par le violon dans une tonalité noble et qui marque de son empreinte l'individu, une créature solitaire qui cherche le salut hors de la collectivité menaçante. Le cynique appelle cette évasion : réalité. Mais l'homme simple qui ne peut pas comprendre les mots élevés, sait seulement que le danger menace, il n'y a pas assez de mot assez élevé pour cela. Mais l'idée de l'homme n'est pas sa propre idée et pour cette raison elle est indestructible.

    Citation Envoyé par mah70 Voir le message
    (...)
    Le texte de présentation le précise: tout le concerto est basé sur la première des "Chansons aux pieds nus", dont le thème s'insinue partout. Impossible pour moi de confirmer. Toujours est-il l'arrivée de la chanson de manière effectivement reconnaissable constitue le premier moment de relatif repos signalé ci-dessus.
    Ça paraît exact : lors de la première intervention du soliste, cette chanson est citée en entier.

    Bon là-dessus je vous laisse je vais de ce pas réécouter cet album ; le concerto est en intégrale sur YT, le report et le son ne sont pas mauvais.
    Mais je vais qd même réécouter ça en CD

  3. #23
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    Je suis en train d'écouter ça :


    et c'est bien beau.

    Le motet "Ad Dominum Cum Tribularer" est étonnant, dans son chromatisme (1564-1612, c'est tôt!).
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  4. #24
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Je suis en train d'écouter ça :


    et c'est bien beau.
    Je crois que je vais l'essayer, car comme je l'ai dit sur le fil Madrigaux et chansons de la Renaissance, sa chanson (ou madrigal) Mein Gmüt ist mir verwirret (musique sur laquelle on a fait le choral "O Haupt voll Blut und Wunden") m'a semblé très belle.
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  5. #25
    - Avatar de mah70
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    Bonjour.

    D'habitude j'ai plutôt tendance à parler de ce que j'aime bien. Mais là, je dois admettre que ça ne casse pas des briques.



    (Au moins, c'est chez Naxos donc ça n'est pas cher).
    Tout commence pourtant bien avec le premier des Neuf morceaux Op.24, une sorte de marche funèbre solennelle aux rythmes bien marqués. Au bout de deux minutes on en a un peu fait le tour (le morceau en dure quatre, j'aurais dû commencer à m'inquiéter). Les huit morceaux restant, eux, comptent les influences: le numéro 2 est "barbaro"? C'est du sous-Bartok. Le numéro 5 est "esotico"? C'est du sous-Florent Schmitt. A faire des sous-Debussy et des sous-Ravel, Casella nous fait de la sous-musique pas folichonne, dont le petit charme vient de son côté délicieusement daté: nous sommes en 1914 et ça s'entend. Il y a notamment un petit Menuet façon XVIIIe traité début XXe pas désagréable pendant 30 secondes, puis on se prend à penser à Prokofiev et à la Symphonie Classique et on mesure la distance entre les deux compositeurs.
    Les onze morceaux pour enfants nous font la même chose: ça ressemble toujours à quelque chose qu'on a entendu ailleurs en mieux. Les Ricercari sur le nom de BACH prennent la cellule de base et n'en font pas grand chose et les Etudes Op.70, un poil plus virtuoses, rendent hommage à Ravel sans guère de subtilité ni d'invention.
    Le pianiste est bien valeureux pour se fatiguer à enregistrer avec soinune musique aussi neutre

    Cela dit, selon la formule consacrée: "c'est mon opinion et je la partage". Je n'empêche personne...

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  6. #26
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    Entendu ce matin sur France-Inter (live) l'Alouette de Balakirev, admirablement jouée par Etsuko Hirose. Qu'est-ce que Balakirev ajoute dans cette adaptation de la mélodie de Glinka? des virtuosités inspirées de Liszt, mais sans doute aussi l'étonnante introduction qui fait penser de très près à certains préludes de Debussy (La fille aux cheveux de lins).
    Considérant que la symphonie en si mineur a été retrouvée dans un lot de partitions russes sur un marché aux puces moscovites, je me demande si cette alouette de Glinka/Balakirev n'y figurait pas. Une influence inconnue de plus sur la musique de piano de Debussy?

    Debussy, en bas à droite avec Danilshenko et Pashulsky, violoncelliste et violonistes privés de Mme von Meck.

  7. #27
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    grosse surprise, je découvre ce soir Piet Sweerts, compositeur belge, né en 1960 grâce au disque d'Andreï Nikolsky qui avait enregistré en complément de programme de son 3è de Rachmaninov, la pièce intitulée Rotations qui figurait au programme du prix Reine Elizabeth lorsqu'il gagna en 1987.
    Et ce Rotations, sensé décrire un paysage des Ardennes est un véritable petit bijou, d'esprit franco-russe croirait-on, mélodiquement magnifique et d'une belle ampleur orchestrale.
    je vois que Piet Sweerts a composé deux symphonies, j'aimerais assez savoir à quoi ça ressemble: on trouve sur YT son concerto pour piano et vents "Wings" qui correspond assez à ce que j'aime dans le néo-classicisme romantique et une très belle pièce pour saxophone.
    Quelqu'un en sait plus?

  8. #28
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    Inconnu au bataillon en ce qui me concerne ... cependant : plusieurs oeuvres de lui sur différents CDs à la médiathèque mais attention, c'est Swerts et pas Sweerts. Avec 2 e la recherche ne donne rien

    clic



    Tiens, il y a aussi une page wiki sur lui, mais ... en néerlandais : http://nl.wikipedia.org/wiki/Piet_Swerts (au moins il y a la discographie qui est compréhensible )

  9. #29
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    Une petite biographie


    Swerts, Piet, JRM (né en Novembre 14, 1960, Tongeren). Compositeur belge, chef d'orchestre et pianiste de renommée internationale. Son catalogue comprend grande scène, orchestre, de chambre, chorale, vocale et œuvres pour piano.

    Il a étudié de 1974 à 1989 à l' Institut Lemmens à Louvain, où il a obtenu les premiers prix, et aussi, pour la première fois dans l'histoire de la même institut, le Prix Spécial du Lemmens Tinel pour la composition et le piano avec grande distinction. Parmi ses professeurs Alan Weiss (États-Unis) et Robert Groslot. Depuis 1982, il est professeur de composition, piano et d'analyse au même institut, actuellement Faculté de musique, arts de la scène et de l'éducation, associé à l'Université de Louvain, KUL

    Il a la jambe invité en tant que professeur invité au Conservatoire Sweelinck à Amsterdam, Pays-Bas, dans le département de musique électronique à l'Université de Huddersfield, Royaume-Uni, l'Institut polytechnique de Castelo Branco, Portugal, à l'Institut polytechnique de Carélie du Nord, Conservatoire de Joensuu, Finlande , et au Conservatoire de Barcelone, en Espagne, ainsi que l'Institut de Pietro Mascagni de Livourne, en Italie.

    PROGRAMME MUSICAL

    En tant que compositeur, il a reçu plus de récompenses à zoals le baron Flor Peeters prix (1983) pour Apocalypse I et le Prix de la Promotion Artistique Belge (1985) pour les Ardennes chanson. En outre, il a reçu le Prix SABAM (1986) pour Concerto pour piano no. 2 (rotations), Tout ce qui a été choisie comme un concerto obligatoire constamment la finale du Concours International Reine Elisabeth plus tard cette année. Ses autres prix comprennent le Prix de composition Camille Huysmans (1986) pour les photos en rêve et le Prix de Composition de la province de Limbourg (1986) pour Capriccio.

    En outre, il a reçu le Trophée d'Argent du passeport culturel pour les jeunes en Belgique-Pays-Bas (1988) comme un jeune artiste prometteur, le prix de la Gazet (journal) (1989) pour Symphonie No.. 1 et le Prix de Composition de la Province du Brabant (1993) pour une œuvre chorale et pour Antifona (2007).

    En tant que compositeur, il se considère comme autodidacte. Néanmoins, en été 1981, il a participé à un atelier de composition avec Witold Lutoslawski et Vladimir Kotonsky en Pologne. De 1985 jusqu'au 2005, il devint également chef d'orchestre de l'Ensemble de musique contemporaine à l'Institut et depuis ce temps, il a surtout travaillé à l'extérieur de la base ou de commissions.
    Parmi les commissaires étaient l'Orchestre Royal Philharmonique de Flandre, l'Orchestre Symphonique de Flandre, de l'Opéra d'Anvers, l'Orchestre de la Radio, championnat européen des Brass Band, l'Orchestre de Strasbourg, Rubio String Quartet, Gaggini Quartet, Flanders Recorder Quartet, l'International Concours Reine Elisabeth , Nobuya Sugawa et bien d'autres. Son catalogue a presque atteint presque le nombre ou 200 compositions maintenant.
    En 1993, son concerto pour violon Signe a été sélectionné parmi 154 œuvres provenant de 28 pays comme le concerto obligatoire pour les finales du Concours international Reine Elisabeth de violon. Pour cette pièce, il a reçu le Grand Prix au Concours International Reine Elisabeth Composition, 1993 (le premier compositeur belge à remporter le prix). Inclus dans le jury de la compétition Cette année-là étaient Henryk Górecki et Franco Donatoni.

    Dans la même année, un double CD de la première mondiale de sa Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Marcum pour quatre solistes, chœur et grand orchestre (composé en 1988-89 et la première Ormed en 1993) a été publié. En 1994, les organisations internationales Jaycies lui Récompensé comme l'un des dix jeunes gens exceptionnels.
    Piet Swerts jambe a invité en tant qu'invité-conducteurs en Autriche, la République tchèque, la France, les Pays-Bas, en Pologne et en Chine, où il a procédé à l'Orchestre symphonique de Shanghai en 1994, avec ses propres œuvres. En Octobre 2005, il a été chef d'orchestre invité de l'Orchestre symphonique Simon Bilivar à Caracas, au Venezuela, où il a mené une pleine programm musique belge, zoals ses propres compositions.

    En Décembre 1996 Janvier-1997, son premier opéra, Les Liaisons Dangereuses a été créée par l'Opéra flamand (qui l'a commandé) à Gand et à Anvers. Dans le magazine Opera Now (Royaume-Uni), il a été salué comme l'un des événements les plus remarquables ou cette saison particulière. En Janvier 1997, il ya eu un communiqué de CD par Eufoda consacré à ses compositions pour piano (1985-95), enregistrée par le compositeur lui-même.

    En Septembre 2000, sa Symphonie n °. 2 (Morgenrot) a tenu sa première mondiale à la critique unanime, depuis, son Quintette avec clarinette, récemment enregistré par les gouvernements finlandais cordes Tempera Quartet et Roeland Hendrickx, clarinette pour le label In Flanders 'Fields a également tenu la jambe une première réussie ..

    Ses cinquièmes de piano Ailes concerto Ormed et enregistrée par le compositeur a déjà reçu de nombreux spectacles après la première année de la création: 4 représentations en Allemagne, décembre 2004, 3 représentations au Japon août 2004, 6 représentations en Belgique en 2003, 2 spectacles au Québec, Canada en Avril 2005, et aussi des spectacles à Singapour, France 2006, Etats-Unis Décembre 2005.

    Sa danse morceau de Uzume pour saxophone alto et orchestre était sa première commande en provenance du Japon pour le célèbre artiste EMI Nobuya Sugawa, enregistré en Janvier 2005 par le célèbre Tokyo Kosei Wind Orchestra.

    Sa pièce de grande envergure pour chœur et orchestre appelé Living Stone, un ensemble de 14 pièces et 60 minutes de musique, a été diffusé en permanence une exposition portant le même nom et le contenu du site du musée de Louvain, à partir de Septembre 2005 jusqu'au Janvier 2006.

    En 2006, sa pièce pour saxophone et cordes Kotekan a la jambe commandé par le morceau Association Internationale Adolphe Sax arbre obligatoire constamment la finale de la compétition en Novembre 2006.

    En 2009, son nouvel oratorio Sainte Seele Lust pour trois chœurs, deux solistes et des orchestres a trois jambes Ormed et enregistrées.
    Il a joué aux Etats-Unis en 2005 et 2007, et des récitals cadeaux à Caracas, au Venezuela et l'Ethiopie, Addis-Abeba. En Avril 2010, il a revisité les Etats-Unis pour des concerts et des conférences dans l'Iowa et le Connecticut. En Septembre 2011, il est diplômé avec distinction du médecin axe le plus élevé docteur doctorat avec une étude comparative sur les techniques d'imitation et d'émulation de la Renaissance et des compositeurs contemporains à la Faculté d'Architecture et des Arts de l'Université catholique de Louvain.

    STYLE MUSICAL

    Certaines caractéristiques peuvent être trouvés constamment sur ​​toute la plage de l'œuvre de Piet Swerts. Le compositeur a surtout travaillé à la commission. Swerts bondés, est un compositeur pragmatique, qui s'applique à tous les moyens stylistiques afin d'atteindre l'objectif visé. Hey réussit à réunir diverses caractéristiques stylistiques à travers la qualité de son «métier», un style d'écriture souple Toutes laquelle il s'adapte en vue de répondre aux exigences de la commission. Pour Swerts, la construction formelle de l'œuvre est d'une grande importance. La forme et se développe avec de la musique et usally nous pouvons voir dans les travaux que les différents mouvements sont étroitement liés les uns aux autres et souvent biologiques s'intègrent l'une dans l'autre. Dans l'élaboration de matériel, un grand sens de contrôle est évidente. Complexité n'est jamais forcé caractéristique de sa manière, ou de développement. Hey Intègre imitation polyphonique entrelacement et déplacer pan-chromatiques ensembles. Swerts va souvent de grands efforts dans le développement ou les motifs, avec tout ce qui fonctionne dans le noyau musical de toute la composition peut être retracée à une cellule élémentaire. Cette concentration sur la plus petite cellule peut conduire soit à de courtes périodes lapidaire, ou à des passages de tous qu'il maintient sa concentration pendant de longues périodes. Il a soit une alternance entre des points culminants nation de maître construites ou un arrêt complet du mouvement musical.

    Quelques exemples peuvent servir à illustrer la thèse générale stylistiques caractéristiques. Les deux œuvres de Piet Swerts Tous qui est devenu bien connu sont tous deux construits sur une figure géométrique comme principe de base formelle. Dans Zodiac (1992), ce chiffre est le cercle délimité par les signes astrologiques. Pour la bouteille de traîner des signes, Swerts a trouvé l'inspiration dans ses propres connaissances, une approche qui reviendrait Tout dans sa Symphonie n °. 2, Morgenrot (2000). En Rotations (1987), un concerto pour piano basé sur une série de poèmes de Robert Schaack, le cercle est à nouveau le point de départ formel, car le matériel est passé d'avant en arrière entre le soliste et l'orchestre dans un mouvement de rotation. Le 61 Sonetto del Petrarca (1985) est une œuvre commandée qui a été organisée pour marquer différente verschillende. Ce travail romantisme teinté pour alto et piano a été adaptée pour piano pour orchestre de chambre en 1987 et en 1990. Piet Swerts fait contrastes de représenter les passions de ce sonnet d'amour. Le texte est suivi mot pour mot, ce qui conduit à l'autel de la nation des passages calmes avec d'autres plus passionnés.

    Swerts a écrit le Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Marcum en 1988. Ce travail de grande envergure est une composition dans laquelle tous les diverses influences et références peuvent être détectés, zoals Bach Passion selon saint Jean, organum médiéval et une élégie mahlérien. On trouve aussi des traces de Wagner, Bartok, Ligeti, Stravinsky et Orff. Dans cette Passion, Swerts ne suit pas les conventions du genre baroque, mais plutôt qu'il renouvelle à partir d'un point de vue personnel. Par exemple, il ignore complètement la répartition traditionnelle des rôles standard pour les types de voix certainement. C'est un travail à composition sans la structure ou séparés axe morceaux dans les Passions de Bach. Swerts appelle lui-même ce travail une opération O (EH) ratorio, tout ce qui peut être compris par un dramatique illustration expressive de la Passion.

    Une synthèse des Swerts 'les plus importantes caractéristiques stylistiques peuvent être trouvés dans Magma En outre, concerto grosso par violino, violoncello e archi (1989). Le travail se compose de trois mouvements étroitement liés, ou tout ce que le troisième, Eruzione, est le noyau actuel. Il s'agit d'une explosion extraverti du sentiment musical, précédée d'une brève introduction, Prés Bellagio, et un Faville scherzo deuxième mouvement, Il gioco delle. Comme le titre l'indique, Swerts fait ici usage du principe de l'grosso baroque concerto. Important dans ce travail est le développement des motivations. Il est bootable de construire une imposante structure à partir d'un seul élément. Les rythmes de verrouillage créer une architecture musicale, Tout pour construire une coda formant le point culminant de l'œuvre. Dans ce travail, nous remarquons Swerts qui utilise des techniques issues des travaux de Lutoslawski, ce Produit moments caractérisés par un raréfié, atmosphère éthérée. Le crescendo de build-up dans les premier et deuxième mouvements rappellent la musique de Ligeti.

    Piet Swerts a écrit sa première symphonie entre 1989 et 1990. Le travail est entièrement construit sur ​​le principe du chromatisme. L'introduction atmosphérique est une fois de plus sans rappeler Lutoslawski. Après l'achèvement de l'opéra majeur Swerts », Les Liaisons Dangereuses en 1996, le compositeur écrit sa clarinette (1996) Concerto. Cette œuvre pour orchestre réduit compose d'un ensemble, divisée en quatre mouvements. La référence à la structure classique concerto est clair, même si Swerts fait en effet parasite de la tradition sur certains points: le soliste joue sans arrêt, le mouvement lent n'est pas indépendant, et une analyse attentive révèle que le concerto peut être retracée à une cellule germinale ou trois notes. Cela ne veut toutefois pas empêcher le compositeur de la construction d'un substantialisme travailler hors de cette cellule. Le répétées, le rythme primitif de la biedt ostinato une note comique ici, générant un fort champ de tension avec la construction ingénieuse de l'ensemble.

    Veuillez excuser la traduction

  10. #30
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    Citation Envoyé par Jonathan Voir le message

    Tongeren : en français, Tongres.

    Quelques morceaux choisis :

    "Son catalogue comprend grande scène,

    Il a la jambe invité en tant que professeur invité au Conservatoire Sweelinck à Amsterdam


    il a reçu plus de récompenses à zoals le baron Flor Peeters prix

    Tout ce qui a été choisie comme un concerto obligatoire constamment la finale du Concours International Reine Elisabeth plus tard cette année.

    il a reçu le Trophée d'Argent du passeport culturel pour les jeunes

    depuis ce temps, il a surtout travaillé à l'extérieur de la base ou de commissions.

    Son catalogue a presque atteint presque le nombre ou 200 compositions maintenant.

    Piet Swerts jambe a invité en tant qu'invité-conducteurs en Autriche,

    il a mené une pleine programm musique belge, zoals ses propres compositions.

    sa Symphonie n °. 2 a tenu sa première mondiale à la critique unanime,

    son Quintette avec clarinette a également tenu la jambe une première réussie ..

    Ses cinquièmes de piano Ailes concerto Ormed et enregistrée par le compositeur

    le célèbre artiste EMI Nobuya Sugawa, le célèbre Tokyo Kosei Wind Orchestra
    (on ne connaît qu'eux !! )

    sa pièce pour saxophone et cordes Kotekan a la jambe commandé par le morceau Association Internationale Adolphe Sax arbre obligatoire constamment la finale de la compétition en Novembre 2006.

    des orchestres a trois jambes
    des récitals cadeaux
    il est diplômé avec distinction du médecin axe

    Le compositeur a surtout travaillé à la commission.

    Swerts bondés, est un compositeur pragmatique

    La forme et se développe avec de la musique et usally nous pouvons voir dans les travaux que les différents mouvements sont étroitement liés les uns aux autres et souvent biologiques s'intègrent l'une dans l'autre.

    Complexité n'est jamais forcé caractéristique de sa manière, ou de développement. Hey Intègre imitation polyphonique entrelacement et déplacer pan-chromatiques ensembles.

    Il a soit une alternance entre des points culminants nation de maître construites ou un arrêt complet du mouvement musical."

    Veuillez excuser la traduction
    Pas besoin d'excuses ! C'est amusant tout plein ! Très longuet, 'nonsensical' de bout en bout, illisible et incompréhensible, surréaliste en diable, et - oui, amusant ! Merci, Jon !

  11. #31
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    Tongeren : en français, Tongres.

    Quelques morceaux choisis :

    "Son catalogue comprend grande scène,

    Il a la jambe invité en tant que professeur invité au Conservatoire Sweelinck à Amsterdam

    il a reçu plus de récompenses à zoals le baron Flor Peeters prix

    Tout ce qui a été choisie comme un concerto obligatoire constamment la finale du Concours International Reine Elisabeth plus tard cette année.

    il a reçu le Trophée d'Argent du passeport culturel pour les jeunes

    depuis ce temps, il a surtout travaillé à l'extérieur de la base ou de commissions.

    Son catalogue a presque atteint presque le nombre ou 200 compositions maintenant.

    Piet Swerts jambe a invité en tant qu'invité-conducteurs en Autriche,

    il a mené une pleine programm musique belge, zoals ses propres compositions.

    sa Symphonie n °. 2 a tenu sa première mondiale à la critique unanime,

    son Quintette avec clarinette a également tenu la jambe une première réussie ..

    Ses cinquièmes de piano Ailes concerto Ormed et enregistrée par le compositeur

    le célèbre artiste EMI Nobuya Sugawa, le célèbre Tokyo Kosei Wind Orchestra
    (on ne connaît qu'eux !! )

    sa pièce pour saxophone et cordes Kotekan a la jambe commandé par le morceau Association Internationale Adolphe Sax arbre obligatoire constamment la finale de la compétition en Novembre 2006.

    des orchestres a trois jambes
    des récitals cadeaux
    il est diplômé avec distinction du médecin axe

    Le compositeur a surtout travaillé à la commission.

    Swerts bondés, est un compositeur pragmatique

    La forme et se développe avec de la musique et usally nous pouvons voir dans les travaux que les différents mouvements sont étroitement liés les uns aux autres et souvent biologiques s'intègrent l'une dans l'autre.

    Complexité n'est jamais forcé caractéristique de sa manière, ou de développement. Hey Intègre imitation polyphonique entrelacement et déplacer pan-chromatiques ensembles.

    Il a soit une alternance entre des points culminants nation de maître construites ou un arrêt complet du mouvement musical."

    Veuillez excuser la traduction
    Pas besoin d'excuses ! C'est amusant tout plein ! Surtout cette histoire récurrente de jambes !! Très longuet, 'nonsensical' de bout en bout, illisible et incompréhensible, surréaliste en diable, et - oui, amusant ! Merci, Jon !

  12. #32
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    Bonjour.

    Depuis quelques temps je fouille dans les tréfonds de ma discothèque pour trouver des choses pas fréquentes (et Soviétiques, allez savoir pourquoi ). Et, à chaque fois, je me demande si c'est bien la peine de donner mes impressions sur des œuvres a priori introuvables hors quelques rares 33 tours Melodiya qui grattent.
    C'est sous-estimer la capacité d'Internet à mettre en ligne plein de choses. C'est donc sans craintes que je peux vous causer de la 2e symphonie de Sulkhan Nasidze (j'aurais tendance à traduire son nom en Soulkhan Nacidze pour éviter une ambiguïté de prononciation). C'est un géorgien et sa symphonie date de 1963.
    En ces temps d'URSS, il était dans la logique du régime de flatter les compositeurs des républiques non-russes. Le catalogue Melodiya déborde de baltes divers, de géorgiens ou d'arméniens. On trouve même des compositeurs mongols, la Mongolie étant pourtant indépendante. Il fallait bien prouver que tous les peuples du monde savaient faire de la musique de qualité (étant entendu que la musique de qualité, la "vraie", était forcément de la musique écrite, destinée à un instrumentarium occidental, à savoir piano, quatuor à cordes ou orchestre symphonique, et composée selon les formes classiques).

    La 2e symphonie de Nasidze est un bel exercice: l'orchestre (le national de Géorgie, un peu fruste mais bien tenu) est exploité comme il sied, la structure est assez éclatée, plus en moments successifs qu'en continuité - mais l'époque permet ça -, et le compositeur peut se faire briller en montrant en l'espace de 25 ou 26 minutes un grand nombre d'idées mélodiques. Toutes mauvaises. J'ai rarement entendu un pareil manque d'inspiration. Les quelques moments qui attirent vaguement l'oreille sont pompés aux meilleures sources: petit motifs répétitifs à la Khatchatourian, attaques de cordes graves à la Chostakovitch, le tout dans un style moderniste mais pas trop avec quelques crissements de bonne compagnie... On a l'impression que le compositeur a gardé toutes ses idées, tous ses brouillons, sans rien jeter, et les a mis en vrac dans une forme symphonique. Ça en devient presque touchant.

    Vous pourrez donc aller sur ce site : http://www.georgian-music.com/free_music/nasidze.php vérifier par vous-même. (Après tout, c'est mon opinion à moi et tout le monde est libre d'aimer cette chose)
    Dans le même temps, l’œuvre répond à une question lancinante: existe-t-il de la mauvaise musique soviétique? Eh bien oui, ça se trouve.

    Au dos de mon 33 tours, le 2e concerto pour violoncelle d'un autre Sulkhan, Tsintsadze, est de meilleure facture sans pour autant casser des briquettes. Ce que vous pouvez vérifier ici: http://www.georgian-music.com/free_music/tsintsadze.php

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  13. #33
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    il y a bien longtemps que ce sujet a été délaissé. Mah, si j'avais su à l'époque, j'aurais répondu su Nasidze, ou sur Mourov, ou sur Gomsoumshila (quelque orthographe qu'on adopte!)
    Ce soir, avec la fatigue du jardinier, faute d'avoir trouvé sur mon DD le rip du Grand Tournant de Popov, je retombe sur la 3è symphonie de Marcel Tyberg, et c'est plutôt bien ce mélange de tournures typiquement françaises, d'envolées Mahlériennes, de naïvetés à la Lemeland qui regardent vers une Amérique qu'il n'a pas eu l'occasion de connaître. Peut-être aussi la version de Jo-Ann Faletta à Buffalo flatte-t-elle miraculeusement cette musique, aussi intrigante que la Bo de l'île mystérieuse.

    Dernière modification par sud273 ; 02/11/2014 à 22h02.

  14. #34
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    tiens ce soir j'écoute les chansons allemandes d'université dans la version d'Erich Kunz et du Vienna state opera and chorus; très rigolo, je n'y retrouve pas mon vieux vinyl de Von München zu Heildenberg; un plaisir -contrasté- qui n'est pas sans rapport avec les valses de Strauss (JI, JII, Joseph, Eduard, pas l'autre).
    En effet, nous sommes ici aux bornes de la variété, mébon on n'est pas plus entendu en parlant de musique sérieuse
    Dernière modification par sud273 ; 04/11/2014 à 22h55.

  15. #35
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    j'en ai certainement parlé ailleurs, je ne retrouve pas où.
    je reconnais que mes goûts sont parfois -souvent- un peu spéciaux. Mais toujours revient la même émotion, quoiqu'on essaye de me démontrer que c'est orchestré avec les pieds, que c'est d'un kitsch romantique effroyable. La troisième symphonie de Ture Rangström demeure parmi mes oeuvres favorites de l'entre deux-guerres, je ne suis pas loin d'y voir un absolu chef d'oeuvre. A peine plus longue qu'un poème symphonique de Richard Strauss, -moins parfois- aussi emportée que la 4è d'Alfven, copiée par Max Steiner et tant d'autres compositeur de musique de film hollywoodienne émigrés d'allemagne dans les années sombres.
    Le Chant sous les Etoiles demeure pour moi la poésie brute d'un musicien-né, autodidacte (un peu brièvement élève des futurs grandes figures de l'Allemagne nazie), prodigieux mélodiste. Le seul enregistrement que nous ayons offre quelques grincements de sièges de studio, un chef dévoué eut fait mieux peut-être, les trombones pourraient jouer plus juste, mais c'est peut-être cet ensemble d'approximations qui me rend la chose supérieure à ce qu'elle est, du Joseph Marx sans les longueurs, totalement à l'écart du malherisme d'un Hausseger, irréductible à aucune influence, dans une forme concentrée, sibélienne, unique et personnelle, à mi-chemin de l'incurable nostalgie et de l'utopique espérance.
    Comment dire quand quelque chose vous ressemble de si près que les mots ne peuvent la décrire?




    je me rends bien compte du ridicule qu'il y a à déclarer mon amour pour cette musique, mais comme on nous lit peu et qu'on nous écoute encore moins, ça ne porte pas à conséquence! et puis, où le ferais-je ailleurs?
    Dernière modification par sud273 ; 20/11/2014 à 21h54.

  16. #36
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    Citation Envoyé par sud273 Voir le message
    (...) je me rends bien compte du ridicule qu'il y a à déclarer mon amour pour cette musique (...)
    Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a là de ridicule ... bien au contraire ajouterais-je volontiers ...

    D'autant que (mais c'est indépendant de la remarque ci-dessus) je connais ces symphonies de Rangström - pour en posséder l'intégrale, publiée chez CPO voici qqs années (par Jurowski mais il y a eu d'autres interprétations depuis, par Segerstam notamment - ou au moins) ; je garde en effet un excellent souvenir de ce coffret, que j'ai malheureusement égaré depuis suite à des travaux effectués chez moi ( ) - et que j'espère retrouver un jour ... qd toute cette histoire sera terminée (<- à défaut de smiley "baston" ...)

  17. #37
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    Ahrrf, c'est l'original, ça grésille, ça va trop vite, ça coupe, on ne peut pas trop se rendre compte, à moins de réécrire la musique dans sa tête...une géniale fugue à 4 voix, l'opéra du siècle dernier qui fait la nique à John Adams... AAAh Sondheim!

    voila la "bonne" version, celle de l'album d'extraits avec la distribution originale, pour un confort sonore qui permet peut-être de comprendre l'originalité de la démarche, et les paroles

    là, ça vaut tous les opéras du monde... un génie qui vous parle à l'oreille... I can hear them now, I hear everything...
    Dernière modification par sud273 ; 26/11/2014 à 23h28.

  18. #38
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    Mon programme de Noël:

    Andreï Petrov Symphonie en 6 mvts: Au temps du Christ, création 1995, rejouée pour le deuxième millénaire de la christianisation de la russie.
    Assez péplumique, l'Allelujah final ne concurrrence pas celui du Messie de Haendel, je ne dirais pas que c'est un chef d'oeuvre, mais d'étranges récurrences des thèmes, une vision très cinématographique, on croirait Ben-Hur de Miklos Rosja par moments, d'étranges superpositions polytonales et polymodales dans le finale. On lui pardonne parce qu'il était sur la voie de ses chef d'oeuvres finaux Le Maître et Marguerite entre autres qui vole deux fois plus haut en deux fois moins de temps. Malgré ma méfiance pour les musiques d'inspiration religieuses, c'est pas mal du tout.

    Alemdar Karamanov, symphonie 22 "Ainsi soit-il" et 23 "Je suis Jésus" (Vladimir Ashkenazy diriget)
    Sans doute le cran d'au-dessus, des ressemblances aussi, particulièrement dans l'usage de la polytonalité, la faculté à créer des mélodies évidentes et bouleversantes comme de vieux airs de salle de bal des années 30 revues par les soviétiques: d'ascendance turque, élève de Khrennikov, Bogdatyrev, cela s'entend encore, un des compositeurs préférés de Schnittke, qui lui a survécu. Musicien de Crimée (auteur de l'hymne de la province d'ailleurs), Karamanov serait aujourd'hui revendiqué à la fois par l'Ukraine et par la Russie, bien que les deux "états" l'ait réduit à l'insignifiance en raison de ses convictions politiques et religieuses. Reclu depuis sa 17è symphonie "America", Karamanov (mort en 2007, toujours aussi peu joué) semble avoir sombré dans une ascèse érémitique. Au moment de la 23è symphonie, qui est peut-être du point de vue de l'orchestration son sommet, il était convaincu d'avoir rencontré le Christ dans la rue sous la forme d'un mendiant. Après tout pourquoi pas si cela produit une musique aussi atypique et exceptionnelle?
    Cela ne donnera qu'une piètre idée de l'ensemble, mais c'est tout ce qui a l'air d'être disponible des 3 dernière sy sur le tube

    La suivante est supérieure, j'aimerais connaître la 24è!

  19. #39
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    si j'étais un jeune pianiste contemporain, je refuserais d'enregistrer Chopin, Brahms, Beethoven comme il est convenu pour un premier album.
    Je ferais, comme à son époque Julia Fischer au violon, un disque avec le concerto pour piano d'Alexei Nikolaïev, ce grand classique, son début doucement dramatique avec le violoncelle, et une partition à effet, pas si compliquée que ça, même moi en travaillant un peu je pourrais peut-être encore le faire. Merveilleux andante, gravissimo. Ensuite le concerto d'Andreï Petrov, sans doute plus difficile, quoiqu'aisé à l'écoute, plus que le précédent, et enfin, chef d'oeuvre du 20è siècle le concerto de Nosyrev, qui m'accompagne depuis des années, au moins une fois le mois, parfois tous les deux jours, ce formidable morceau "à l'envers" avec une des plus belles mélodies prokoviennes jamais écrite, qui ne se reconstitue que peu à peu à l'approche du finale.
    Resterait-il la place pour une version moins bouchée que l'originale du premier de Tischenko? de l'inédit second?
    Sirodeau peut-être serait un des rares pianistes à pouvoir s'autoriser ce genre de programme, à moins qu'Alina Reyes ne prouve enfin qu'elle peut aller plus loin que ce que lui inspire directement l'amour?

  20. #40
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    ah, mais si j'étais un ténor, je ferais tout comme Josep Callera, quitte à ce que la critique anglaise se lasse de moi "Ah vieni, vieni"...

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