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Discussion: "Bach à sa machine à coudre"

  1. #21
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    Jean Sébastien, Colette, Hector et les autres

    Merci à Innocent Paradis pour le lien sur la Damnation de Berlioz (ouarf). Moi aussi j'adore cette oeuvre, et je suis très surpris que la version de Munch ne soit même pas mentionnée. Pourtant, ne répond-il pas à ces critères définis par l'auteur?


    "My works require a combination of irresistible verve and the utmost precision, a controlled vehemence, a dreamlike sensitivity, without which the essential character of my phrases is falsified or even obliterated.”


    C'est particulièrement vrai de la fugue, où le grand Charles (re-ouarf) arrache les masses orchestrales et chorales à leur inertie comme personne.
    Bon, j'en appelle à l'arbitrage des musiciens qui habitent ce forum...


    Bach? Un certain Glen me donne effectivement l'impression d'une mécanique. Mais un Edwin Fischer me fait oublier qu'il joue du piano, alors...


    Colette: dans une lettre à une amie de Pont-L'Abbé (si, si), elle fait fort joliment l'éloge du bon beurre Breton. Elle est donc hors-concours d'office pour moi!





  2. #22
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    J'ai encore un message qui a sauté, de ce matin.
    Comment faites-vous ?
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  3. #23
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Tenez, au hasard : Poulenc. Ce n'est pas Stravinsky ni Bartok mais il est, à mes oreilles, bien plus que gentillet!
    J'en suis bien d'accord !

  4. #24
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Pour ma part, je considère Thomas Mann comme une nullité
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    Oddly enough, cela fait de lui et vous un couple idéalement assorti.

  5. #25
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    Oddly enough, cela fait de lui et vous un couple idéalement assorti.
    Vous oubliez de traiter Nabokov de nullité, alors. Serez-vous étonné si je vous dis que je perçois mieux le talent de Nabokov que celui de notre wannabe écrivain Qu'haïssable ?
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  6. #26
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    Citation Envoyé par JEFF Voir le message
    "My works require a combination of irresistible verve and the utmost precision, a controlled vehemence, a dreamlike sensitivity, without which the essential character of my phrases is falsified or even obliterated.”
    Hector s'élocutionnait en outre-manchien ? Faut-il y voir l'influence de la belle Harriet ?


    Glenn (auriez-vous un penchant pour le jus de malt qui vous fait zapper un n ? ) semble en effet très souvent avoir fait ses classes chez Singer ou Bernina ...

    Et alors oui, je confirme : il sera en effet tout pardonné à qui louange le bon beurre breton (et le kouign amann, et les galettes de sarrasin, et tout le reste !). Comme quoi Colette n'est pas une écrivaine "que" gentillette.

  7. #27
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    Qui est ce Qu'haïssable?
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  8. #28
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Qui est ce Qu'haïssable?
    Il s'agit d'un pataquès commis par le lapin féroce alors même qu'il se posait en connaisseur de la langue française. Voyez ici :
    http://www.mqcd-musique-classique.co...?t=1832&page=3
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  9. #29
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    août 2011... vous avez la rancune tenace!!!
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  10. #30
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    août 2011... vous avez la rancune tenace!!!
    Et lui pas ?
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  11. #31
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    Hector s'élocutionnait en outre-manchien ? Faut-il y voir l'influence de la belle Harriet ?

    C'est que,, mon 'ti lapinou, je me contentai de copier-coller à partir du texte cite en référence par Innocent Paradis. Je compte sur vous pour retrouver l'original !
    Glenn (auriez-vous un penchant pour le jus de malt qui vous fait zapper un n ? ) semble en effet très souvent avoir fait ses classes chez Singer ou Bernina ...
    Le prénom a la même origine celtique que le toponyme, qui signifie vallée en Gaëlique, ou terre(s) dans le toponyme Glenan (en brittonique, donc).

    Et alors oui, je confirme : il sera en effet tout pardonné à qui louange le bon beurre breton (et le kouign amann, et les galettes de sarrasin, et tout le reste !). Comme quoi Colette n'est pas une écrivaine "que" gentillette.

    Pour info: en Cornouaille, nous distinguons galette et crêpe de blé noir. En effet, nous sommes probablement les seuls au monde à avoir réussi à faire des crêpes de blé noir tellement fines qu'elles en sont translucides. Il est urgent que quelque compositeur s'en inspire., les crêpières capables étant en voie d'extinction...

  12. #32
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    août 2011... vous avez la rancune tenace!!!
    Ne vous fatiguez pas, contre les esprits étroits intimement persuadés qu'il n'est pas de vérité qui vaille hors la leur, et qu'eux seuls ne commettent jamais de faute, il n'est nul remède.
    On peut néanmoins s'en servir de jouet, quand l'envie prend de s'en amuser, cela fait passer un moment. On laisse tomber pour un temps, quand on a mieux à faire, et puis on y revient selon l'humeur ...
    Cest à peu près la seule utilité qu'on puisse trouver à ce genre de parasite-là.
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 09/06/2016 à 13h40.

  13. #33
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    Citation Envoyé par JEFF Voir le message
    Pour info: en Cornouaille, nous distinguons galette et crêpe de blé noir. En effet, nous sommes probablement les seuls au monde à avoir réussi à faire des crêpes de blé noir tellement fines qu'elles en sont translucides. Il est urgent que quelque compositeur s'en inspire., les crêpières capables étant en voie d'extinction...
    Jai eu un peu de mal, mais j'ai tout reçu !
    Je pars samedi pour 15 jrs en Bretagne, mais pas en Cornouaille ! Qu'importe, je m'en réjouis depuis longtemps, et enfin cela advient !
    @ +.
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 09/06/2016 à 13h59.

  14. #34
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Sinon je disais, je crois, que ce qui avait sans doute contribué à la vogue de Cioran était son sens remarquable de la formule, et de la forme brève ("S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu."), et aussi (...)
    Ce qui est amusant, c'est de savoir sur quoi reposait cette admiration de Cioran pour Bach. Dans son Journal, il dit plusieurs fois éprouver un sentiment d'éternité en écoutant l'Air des Variations Goldberg. Il ajoute (en substance) qu'il n'y a dans les variations elles-mêmes qu'un formalisme creux. Or les musicographes pensent que l'air n'est pas de Bach... D'autre part, je ne me souviens pas (mais il y a des années...) que Cioran parle d'une seule autre oeuvre de Jean-Sébastien Bach dans son Journal.
    Et voilà : Dieu doit tout à Bach parce que Cioran, peut-être en se battant les flancs, parvient à éprouver un sentiment d'éternité en écoutant un petit air d'auteur inconnu qu'il croit être de Bach. Et certains de ses lecteurs, désireux de s'initier à la musique de Bach, ne parviendront pas à lui donner raison sur l'air mais la lui donneront amplement sur les variations, concluront que la divinité de Bach est décidément hors de leur portée et passeront à côté des Suites anglaises, des Suites françaises et des Partitas pour clavier, dont j'ai observé que les meilleures parties conquièrent immédiatement leur public.
    IP
    P.S. Je me souviens d'avoir lu dans le Journal de Cioran une phrase où une négation en "pas" était suivie, sans doute pour éviter une répétition, d'une négation en "point". Ce procédé de mauvais écolier m'a rappelé une note des Carnets de Montherlant : "Les mauvais écrivains, ceux qui mettent 'point' au lieu de 'pas'..."

  15. #35
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    Nous somems quelques-uns, il est vrai certainement influencé par un complot, à ne pas trouver les variations elles-mêmes creuses, même si, dans mon cas, je suis très loin de repérer tous les jeux contrapuntiques. Mais vous n'aimez pas spécialement les musiques formelles, ce qui est votre droit.
    Je trouve ça http://rosannadelpiano.perso.sfr.fr/CIORAN.htm sur la toile, qui laisse penser que Cioran a écouté un peu autre chose, mais enfin je n'en sais rien.


    Il a écrit "point"? c'est très mal. Je ne pense pas que ce soit pour éviter une répétition, car répéter un article, un pronom, un adverbe de négation ne comptent point, je pense, comme une répétition. Si tous mes francophones de naissance écraivent comme ce roumanophone de naissance, ma foi, ce ne serait pas si mal. J'ai feuilleté récemment dans une librairie un recueil évidemment pas exhaustif d'énormités orthographiques ou grammaticales trouvées sous la plume d'écrivains français. Tout le monde y est. Errare humanum est, tout ça.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  16. #36
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Nous sommes quelques-uns, il est vrai certainement influencés par un complot, à ne pas trouver les variations elles-mêmes creuses, même si, dans mon cas, je suis très loin de repérer tous les jeux contrapuntiques. Mais vous n'aimez pas spécialement les musiques formelles, ce qui est votre droit.
    Je me suis fait une petite érudition Google en tapant "Variations Goldberg" et "formalisme". Je suis tombé sur ce passage des Lettres à la fugitive, d'Emmanel Terray (p. 200, ici :https://books.google.be/books?id=EUt...A200&lpg=PA200 ) :
    "Adepte d'un formalisme intransigeant, je regardais les compositeurs soucieux d'expression comme des talents dévoyés; Bach était mon Dieu, Glenn Gould son prophète (...). Aujourd'hui je ne renie pas mes dévotions de jadis, mais ma religion est devenue plus accueillante et plus souple. Certes le Clavier bien tempéré et les Variations Goldberg m'imposent plus que toute autre oeuvre le sentiment de la perfection et celui de la nécessité. (...)"
    Certes, certes, mais un "certes" est généralement suivi d'un "mais", dont malheureusement Google Livres nous prive. Souvent, quand on a fait fausse route, on hésite à le reconnaître pleinement et on affirme, à grand renfort de "certes" et de "mais", ne pas renier ses anciennes idées.
    Et par parenthèse, j'aime bien la phrase qui suit : "Goethe - si peu musicien pourtant - a dit ce qu'il faut dire de la musique de Bach." Intéressant que ce soit un homme bouché à la musique qui ait dit "ce qu'il faut dire" (hé hé : le palmarès officiel et obligatoire) de la musique de Bach. (J'avoue que je ne sais pas ce que Goethe a dit de la musique de Bach : les perpétuelles histoires de Dieu, d'éternité et de perfection ?) Pour moi, le grand Bach, ce n'est pas celui des paniers de crabes et d'écrevisses, c'est le compositeur prodigieusement expressif des Cantates, des Motets, des Suites anglaises, des Suites françaises, des Partitas pour clavier etc.
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    Dernière modification par InnocentParadis ; 14/06/2016 à 13h39.

  17. #37
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    Comme si c'était incompatible, comme si ce n'était pas le même qui a tout écrit, et comme si on ne pouvait pas aimer les deux...


    Evidemment que l'Art de la fugue est difficile à écouter : ne connaissant pas le détail des règles de la fugue académique, je n'en perçois pas tous les charmes. Dans les variations Goldberg, je ne repère pas tout, loin de là, mais enfin un peu plus, je crois, et la variété de l'invention d'une variation à l'autre est tout de même étonnante, de même que leur expressivité, à mes oreilles. Je ne mets plus Glenn Gould tout en haut de mon panthéon dans cette oeuvre (et j'ai toujours préféré sa version de 1954 à celle de 1981) : j'aime beaucoup Perahia, par exemple, ou Yudina, sans un genre sensiblement différent. Et même certains clavecinistes.
    Je signale que la page wikipedia en anglais sur ces variations est très instructive ; en tout cas je m'y suis instruit.


    Oui on évolue, apparemment M. Terray aussi, mais j'avoue ne pas avoir la moindre idée de qui il est.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  18. #38
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Je me suis fait une petite érudition Google
    "Petite" érudition : bel éclair de lucidité, compliments. Mais un bref éclair seulement, hélas.
    De l'art d'aller chercher sur Google de quoi faire dire par dautres ce qui justifie le peu de pensée qu'on parvient poussivement à extirper de ses quelques neurones encore actifs et qu'on ne sait dire soi-même.

  19. #39
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    Esope

    Un mot sur google, Wikipedia, et autres versions modernes de la langue d'Esope.
    On peut y glaner des renseignements utiles, voire précieux, à condition de connaître le sujet.


    Un exemple: celui qui fait une recherche sur le "kan ha diskan" va retrouver la même erreur grossière sur l'usage de ce dernier, à savoir que ce serait (seulement) un chant à danser. Or, dès la publication de la thèse de J-M Guilcher sur la danse en Basse-Bretagne, c-à-d dans les années 60, il est clairement exposé que c'est une manière de chanter alternativement à deux qui se pratique en diverses circonstances, et pas seulement pour danser. Elle est, tout simplement, caractéristique d'un terroir, la Haute-Cornouaille. Dans les années 2000, Yves Guilcher (le fils) s'est fendu d'un article absolument remarquable dans un livre d'hommages au fondateur des festou-noz en salle, dans lequel il explique longuement, force exemples à l'appui, ce qu'est le kan ha diskan. Que croyez-vous qu'en ont fait les soi-disant spécialistes qui ont initié l'article sur Wikipédia? Rien, nada. J'ai dû insérer un extrait de l'article d'Yves Guilcher, sans qu'aucun des premiers contributeurs ne semble s'en rendre compte, comme s'ils n'en avaient rien à f... De fait, je constate qu'il en va de même en au moins un autre domaine: il s'écrit à peu près n'importe-quoi, de sorte que le blaireau qui croit pouvoir se constituer une culture générale le c... vissé sur son fauteuil d'ordinateur risque de passer pour le plus gros pèquenaud de la compagnie s'il tombe sur ne serait-ce qu'un véritable connaisseur, c-à-d quelqu'un qui a une connaissance directe, intime du sujet. Par exemple, un chercheur. Que croyez-vous que fait un chercheur lorsqu'il désire livrer le produit de son travail? Il fait une communication dans une revue spécialisée, ou une conférence devant ses pairs et un public d'amateurs plus ou moins éclairés. Où voulez-vous qu'il trouve le temps et la motivation de rédiger un article pour Wikipedia, où il sera en compagnie d'une sorte de cour des miracles d'imposteurs, de docteurs shadoko, et surtout, surtout, de marchands de camelote?
    Vous ne me croyez pas? Dans l'article sur le kan-ha-diskan, par un seul enregistrement du chant dans la danse n'est mentionné, ce qui est un comble (voir plus haut). C'est qu'il faut vendre les fausses gloires d'aujourd'hui, s'pas...
    J'ai des noms!

  20. #40
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    Si on ne peut même plus croire ce qu'on lit, mon bon monsieur...
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

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