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Discussion: Quinze que j'en pense - Maurice Duruflé (1902 –1986)

  1. #1
    Membre Avatar de ppyjc61
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    Cool Quinze que j'en pense - Maurice Duruflé (1902 –1986)


    L’an dernier, j’ai entrepris une série de billets sur les grands organistes Français, en large partie inspirée par le 75e anniversaire du décès de MM. Vierne et Widor. En plus de billets dédiés à Widor et Vierne , j’ai ajouté Marcel Dupré et Olivier Messiaen.

    La lignée prestigieuse d’organistes compositeurs-interprètes allant de Saint-Saens et Franck jusqu’à Dupré, Alain et Messiaen doit être considérée dans le contexte d'une renaissance de l'orgue en France, sous la mise en œuvre du facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll, qui conçut dans le dernier quart du XIXe siècle des instruments d'une panoplie sans précédent, qui éclipsent les instruments baroques et classiques, offrant un rayonnement musical tout à fait symphonique.

    Le quatuor d’organistes ci-haut entrecoupe plusieurs relations: maîtres et élèves, collègues et successeurs à certaines tribunes, etc. Le portrait n’est complet à mon avis que si on ajoute le sujet du billet d’aujourd’hui, Maurice Duruflé.

    En effet, Duruflé est formé sous Widor et Vierne, et fut l’apprenti de ce dernier. Membre de la chorale de Rouen à l’âge de 10 ans, Duruflé étudiera le piano et l’orgue avec Jules Haelling. A 17 ans, il quitte pour Paris où il suivra des leçons (et sera apprenti de) Charles Tournemire, et poursuit sa formation au Conservatoire remportant le premier prix en composition, orgue, harmonie et accompagnement au piano.

    In 1927, Louis Vierne le prendra en main comme apprenti - il continuera de le seconder même après sa nomination comme titulaire à St-Étienne-du-Mont en 1929. Lors d’un récital public à Notre Dame de Paris le 2 juin 1937, assis près de son maître et confrère Louis Vierne, Duruflé est le premier à voir ce dernier s’affaisser devant lui, frappé d’une embolie cardiaque.

    Soulignons ici les nombreuses réalisations de M. Duruflé : le Prix Blumenthal (1936), la création du concerto pour orgue de Francis Poulenc (1939), professeur en harmoniue au Conservatoire (1943-70). Parmi ses compositions, on retient son Requiem (1947, présenté en baladodiffusion sur mon blog le 8 mars prochain)

    En 1953, il épouse Marie-Madeleine Chevalier (qui fit son apprentissage à St-Etienne-du-Mont sous lui dès 1947), et ils se produiront ensemble en récital et sur disque pendant les années 1960 et 70.

    La carriere publique de Maurice Duruflé prend fin subitement, suite aux séquelles d’un accident d’automobile en 1975. C’est d’ailleurs son épouse qui le remmplacera à la tribune de St-Etienne-du-Mont. Il s’éteindra à Louveciennes une dizaine d’années plus tard, à l’âge de 84 ans.

    PLAYLIST


    Maurice DURUFLÉ (1902-1986)

    Prélude extrait de la Suite pour Orgue, op. 5.
    Maurice Durufle
    INSTRUMENT: Aeolian Skinner, St Thomas Church, New York

    Prélude et fugue sur le nom d'A.L.A.I.N., op. 7
    Sarah Soularue
    INSTRUMENT:Allen Elite Opus II de la Collégiale d'Écouis

    Prélude, Adagio et Chorale Varié sur le théme du 'Veni Creator', op. 4
    Joey Fala
    INSTRUMENT: Holtkamp, Grace Church, Utica, NY

    Choral-Improvisation sur le Victimae Paschali extrait de 5 Improvisations (après L'Orgue mystique de Tournemire, Opp.55-57)
    Herndon Spillman
    INSTRUMENT: Fisk, op. 135, Auer Hall, Indiana University

    Pie Jesu extrait du Requiem, op. 9
    Soprano: Jennifer Russell
    Wayne Burcham-Gulotta j
    INSTRUMENT: J.W. Steere, Opus 701 Church of the Redeemer, Episcopal
    Morristown, NJ

    Scherzo, op. 2
    Griffin McMahon, INST: Curtis Institute of Music during the Kimmel Center

    Fugue sur le theme du Carillon des heures de la cathedrale de Soissons, Op.12
    Kiyo Watanabe
    INSTRUMENT: Garland Pipe Organ (2003) at First United Methodist Church, Wichita Falls, Texas

    PLAYLIST: http://www.youtube.com/playlist?list...FQi7EFBr758UsV

    En prime: une autre playlist Duruflé trouvée sur YouTube: http://www.youtube.com/playlist?list=PLEA7E5585E32E74B3

    Blogue à part: En mars je propose une revue de quatre requiems, à commencer par le Requiem Allemand de Brahms. A lire, et entendre, sur mon blog Blogspot dès demain. @+

  2. #2
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    Citation Envoyé par ppyjc61 Voir le message
    une renaissance de l'orgue en France, sous la mise en œuvre du facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll, qui conçut dans le dernier quart du XIXe siècle des instruments qui éclipsent les instruments baroques et classiques
    Sorry, mate, de telles affirmations sommaires peuvent peut-être satisfaire des outre-atlantiquiens qui ne connaissent pas grand chose à la facture d'orgue en général et à la facture française en particulier - mais même pour qui n'est pas grand spécialiste du sujet et se contente de quelques notions essentielles, c'est plutôt drôle !!
    I'd rather be hated for who I am than be loved for who I am not (K.C.)

  3. #3
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    On a en Jean Dubar un spécialiste de l'orgue qui ne manquera pas de donner son avis sur les orgues d'Aristide Cavaillé-Coll.

    A sa différence j'aime bien les Cavaillé-Coll de temps en temps, mais enfin en comparaison d'un Clicquot, d'un Silbermann, d'un Schnitger, voire (même ) d'un Cavaillé, mon coeur balance...

    Pour en revenir à Duruflé, je mentionnerais aussi qu'il a été élève de Paul Dukas (en même temps que Tony Aubin, Elsa Barraine, Olivier Messiaen, par exemple).

    Son requiem, écrit comme plusieurs de ses compositions à partir de thèmes grégoriens, est mon préféré parmi les requiems sur le texte catholique.

    Il a enregistré lui-même beaucoup de ses oeuvres d'orgue, et aussi dirigé pour le disque son requiem. Il a aussi enregistré comme solite le concerto pour orgue de Poulenc qu'il a créé (et pour lequel il a conseillé le compositeur, notamment pour les registrations).
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  4. #4
    Membre Avatar de ppyjc61
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    Sorry, mate, de telles affirmations sommaires peuvent peut-être satisfaire des outre-atlantiquiens qui ne connaissent pas grand chose à la facture d'orgue en général et à la facture française en particulier - mais même pour qui n'est pas grand spécialiste du sujet et se contente de quelques notions essentielles, c'est plutôt drôle !!
    I could play it safe and just post the music and shut up if you'd prefer...

    Je ne suis pas une expert, et je n'ai jamais suggéré en être un.

    Oui, ce sont des affirmations sommaires d'un résidenbt des colonies. Si ça vous fait rire, tant mieux. Mon objectif, c'est d'offrir mes observations, aussi juvéniles soient-elles. Si mes propos sont le point de départ d'un échange d'informations (l'éducation des coloniaux...), je crois que c'est quelque chose qui pourraiut agrémenter le forum.
    éCertaines récentes interventions sur mes fils de discussion m'amènent lentement mais ssûrement à une ré-évaluuation de mes activités. Je crois que je vais m'en tenir à ça pour l'instant.

  5. 28/02/2013 19h35

    Motif
    Fausse manip

  6. #5
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    Wow ... Quelle susceptibilité à fleur de peau. Please receive my shabbiest apologies.
    J'avoue ne pas comprendre et être agacé que même sans se vouloir spécialiste - et je n'ai jamais dit que ni vous ni moi en étions - on puisse 'so blandly' véhiculer des idées reçues sans aller y regarder d'un peu plus près. On ne peut pas tout savoir, c'est évident - mais on peut piocher un peu, can't we ?
    Please go on playing it the way you like, for everyone's benefit. I'll nevermore respond.
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  7. #6
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Son requiem, écrit comme plusieurs de ses compositions à partir de thèmes grégoriens, est mon préféré parmi les requiems sur le texte catholique.
    C'est pour mon goût une merveille absolue, trop méconnue. Je garde une préférence pour la version d'origine choeur/orgue, mais les 3 autres sont aussi très touchantes. De manière générale, la musique de Duruflé est peu fréquentée, et c'est fort regrettable, y compris pour ses arrangements d'autres compositeurs (sa transcription pour orgue du Prélude du Pélléas & Mélisande de Fauré me ravit ... quand toutefois on peut l'entendre !)
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  8. #7
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    Sur le requiem de Duruflé je suis d'accord avec Leb et avec le lapin, et je remercie Pierre d'en avoir parlé (et pour le reste -> c'est bien mieux ) ; la version orgue/choeur est une merveille de sérénité, et on peut dire de même de la messe "cum jubilo" ; je possède deux albums de Duruflé que je recommande tous deux :



    et







  9. #8
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    Je recommande aussi volontiers ces deux enregistrements :


    pour la version avec orchestre (j'ai quand même un petit faible pour la version avec orchestre, pour avoir eu le plaisir de la chanter quelquefois)

    et

    pour une version avec choeur remarquablement chantée

    (le disque BIS, Philippe, c'est une bande de suédois? j'ai cherché en vain pendant des années ce requiem chanté par je ne sais plus quels suédois, dont j'avais entendu chanter le dithyrambe)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  10. #9
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    (le disque BIS, Philippe, c'est une bande de suédois? j'ai cherché en vain pendant des années ce requiem chanté par je ne sais plus quels suédois, dont j'avais entendu chanter le dithyrambe)
    Hé bien oui oui ... ça doit être ça. Gary Graden, le chef de choeur, est américain, mais la chorale qu'il dirige est celle de l'église Saint-Jacques de Stockholm. Il s'agit d'un choeur d'une trentaine de membres, qui chante régulièrement à Saint-Jacques, une église qui (à en croire le booklet) est réputée pour sa musique et son orgue majestueux.
    Ils ont fait des tournées en Europe et aux États-Unis, et ont participé avec succès à des concours internationaux pour chorales - gagnant le premier prix du concours "Let the peoples sing" en 89 ainsi que le Grand Prix Européen à Gorizia en Italie.
    La plupart des solistes mentionnés sur l'image que j'ai montrée de cet album, sont soit suédois, soit liés à l'Orchestre philharmonique de Stockholm. C'est ainsi le cas d'Elemér Lavotha, qui est né à Budapest mais dont la famille émigra en Suède lorsqu'il avait 10 ans.

    Je ne connais pas la version Corboz, mais on peut imaginer que cette version "suédoise" est assez différente ... si tu veux je te prêterai le disque

  11. #10
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    Ah ok merci de ces info

    Corboz c'est la version grand style français (Jacques ne me grondez pas, je sais que Corboz est suisse), avec des choeurs qui ont dû faire ça souvent et qui chantent le latin avec l'accent français. Je regrette juste un peu Berganza, qui est trop opéra, même Van Dam, d'ailleurs. Idéalement je me dis qu'il faudrait presque des solistes sortis du choeur, ce n'est pas non plus le même contraste de comment dire... registre? que dans les requiems de Verdi ou de Brahms ou de Mozart.
    Mais l'exécution me semble meilleure qu'avec Duruflé (avec tout le respect que je dois à l'orchetres de l'ORTF et à Stéphane Caillat et ses troupes), et le son est très considérablement meilleur. Mais évidemment c'est bien d'avoir Duruflé lui-même!
    Suhubiette est de loin le mieux chanté que je connaisse, en attendant de découvrir les Suédois. D'autres bien chantés sont les divers choeurs anglais qui se sont lancés là-dedans, mais jusqu'à présent je les ai tous trouvés détestables. Je garde aussi un mauvais souvenir d'un enregistrement français, par Radio-France, je crois, avec Françoise Pollet, je crois, dirigé par? Dutoit? Plasson? que j'avais détesté ; chacun rivalisait pour faire le plus "grand opéra" possible à force de trémolos, le son était aquariophile, et, comme souvent, on ne comprenait pas un mot de ce que Pollet chantait.
    Dernière modification par lebewohl ; 01/03/2013 à 19h01.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  12. #11
    Membre Avatar de Jacques
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Corboz c'est la version grand style français (Jacques ne me grondez pas, je sais que Corboz est suisse), avec des choeurs qui ont dû faire ça souvent et qui chantent le latin avec l'accent français. Je regrette juste un peu Berganza, qui est trop opéra, même Van Dam, d'ailleurs. Idéalement je me dis qu'il faudrait presque des solistes sortis du choeur, ce n'est pas non plus le même contraste de comment dire... registre? que dans les requiems de Verdi ou de Brahms ou de Mozart.
    Mais l'exécution me semble meilleure qu'avec Duruflé (avec tout le respect que je dois à l'orchetres de l'ORTF et à Stéphane Caillat et ses troupes), et le son est très considérablement meilleur. Mais évidemment c'est bien d'avoir Duruflé lui-même!

    Rassurez-vous, Lebewohl (), je n'ai nullement l'intention de vous "gronder". Michel Corboz est certes suisse, mais l'expression "grand style français" caractérise fort bien sa version, à mon avis, et l'intéressé lui-même serait probablement heureux (flatté) de constater qu'on la lui applique.

    Quant à l'enregistrement en question, je l'ai comparé aux trois autres que je possède du Requiem Op. 9 : ceux de Maurice Duruflé en personne [Erato aussi], de Stephen Cleobury [EMI] et de Michel Piquemal [Naxos]. Or, bien que je partage les réserves formulées à propos des solistes (en particulier, une voix plus "angélique" que celle de Berganza eût été mieux à sa place dans cette oeuvre, il me semble), c'est finalement la version Corboz que j'ai préférée. Et cela assez nettement.

    J'en profite pour faire une petite digression relative à la prononciation correcte des noms, thème récemment mis à la mode sur ce forum () : pratiquement tous les patronymes et noms de lieu suisses romands se terminant par une voyelle suivie d'un "z" se prononcent en omettant ce dernier (ce qu'on ne sait pas toujours, du moins sur certaines ondes radiophoniques françaises). "Corboz" se prononce donc exactement comme le mot... "corbeau" (). Ce n'est pas forcément très gratifiant, mais c'est ainsi...

    Jacques
    Dernière modification par Jacques ; 01/03/2013 à 22h24.

  13. #12
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    Je crois que les noms suisses romands et savoyards se terminant par z se prononcent comme s'ils ne se terminaient par rien. Mermoz et Mermaz sont dans ce cas, comme quoi il n'y a pas que les noms de musiciens qu'on prononce en général mal...!

    Avec toute l'estime que je porte à Piquemal, je trouve sa version pas très réussie ; quant à Cleobury c'est un des Anglais (enfin un des Britanniques, je n'en sais pas plus sur lui) que je n'aime pas du tout là dedans ; c'est, précisément, trop anglais, voix fûtées, consonnes trop explosives, ambiance trop constamment éthérée (ces reproches sont génériques, pas forcément pour Cleobury spécifiquement, mais je sais que je 'ai écouté et pas aimé)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  14. #13
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    Je souscris à ce qui est dit au second paragraphe du message précédent. La version Piquemal n'est pas dépourvue de mérites, mais elle m'a découragé dès le début ("Introït") par un tempo à mon avis trop rapide. Quant à celle de Cleobury, je signale qu'elle est couplée sur le disque que j'ai évoqué avec un enregistrement du Requiem de Fauré qui, hélas, souffre de défauts analogues et n'est donc guère recommandable non plus.

    Quant aux particularités liées à la prononciation des patronymes, si Corboz enregistrait le Requiem de Berlioz et qu'en soit tiré un album ayant pour titre "Corboz dirige Berlioz" (certains labels sont friands de ce genre d'accroche), il en résulterait, du coup, un excellent exercice pratique ().

    Jacques

  15. #14
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    voir ailleurs la discussion sur la "bonne" prononciation! en voilà un nouvel exemple
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  16. #15
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Je crois que les noms ... savoyards se terminant par z se prononcent comme s'ils ne se terminaient par rien.
    Et un peu plus loin encore, , puisque St-André-Le-Gaz qui est - administrativement - en Isère est dans ce cas ; mais il est vrai que ce n'est pas loin de la Savoie. Rien à voir avec un quelconque fluide gazeux, le 'gaz' est une forme locale du mot gué. La localité est le résultat de la fusion de St-André-la-Palud et Le-Gaz-la-Palud.
    Il me semble aussi me rappeler que les vieux Chamoniards disent 'la forcle' pour La Forclaz ; mais il y a longtemps que je ne suis plus allé dans ce coin-là.
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  17. #16
    Membre Avatar de Jacques
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    Il me semble aussi me rappeler que les vieux Chamoniards disent 'la forcle' pour La Forclaz ; mais il y a longtemps que je ne suis plus allé dans ce coin-là.
    C'est probablement exact : un village montagnard suisse porte en effet aussi ce nom (La Forclaz) et j'ai pu constater, quand j'y ai passé quelques jours de vacances étant enfant, que les gens du lieu disaient 'la forcle' pour le désigner ().

    À ce vocable, son origine et son implantation géographique (France / Suisse), Wikipédia consacre un petit article auquel conduit ce lien :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Forclaz



    Cela dit, pour revenir au sujet principal du fil, voici une intéressante photo de groupe prise en 1929 au Conservatoire de Paris et montrant notamment Maurice Duruflé et Olivier Messiaen (tout à droite) parmi les élèves de la classe de composition de Paul Dukas () :




    Jacques
    Dernière modification par Jacques ; 03/03/2013 à 09h35.

  18. #17
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    On connaît les carrières de Messiaen et Duruflé - il me semble que Tony Aubin s'était fait un nom dans la direction d'orchestre, il a dû composer aussi. Les autres n'ont pas laissé de traces que je connaisse (ce qui n'est pas une référence).
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  19. #18
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    On voit quelquefois citer Elsa Barraine, Claude Arrieu, et encore un peu moins souvent Georges Hugon dans des articles sur la musique dans ces années-là, mais je ne crois pas avoir jamais entendu une seule de leurs oeuvres. Elsa Barraine a été résistante, on la cite aussi parfois à ce titre.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  20. #19
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    Elsa Barraine et Claude Arrieu sont d'excellents compositeurs (bien supérieures à Messiaen à mon goût); il est probable que le fait qu'elles soient femmes n'ait pas aidé à leur rayonnement posthume, mais ça peut venir, on enregistre bien de temps en temps Mel Bonis et Louise Farrenc.
    Cette intéressante photo laisse de côté cinq autres des personnages représentés d'ailleurs...

  21. #20
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    Citation Envoyé par sud273 Voir le message
    Elsa Barraine et Claude Arrieu sont d'excellents compositeurs (bien supérieures à Messiaen à mon goût); il est probable que le fait qu'elles soient femmes n'ait pas aidé à leur rayonnement posthume, mais ça peut venir, on enregistre bien de temps en temps Mel Bonis et Louise Farrenc.
    Cette intéressante photo laisse de côté cinq autres des personnages représentés d'ailleurs...
    Concernant Elsa Barraine, il existe quelques ouvrages sur sa vie, son oeuvre, en particulier



    Elsa Barraine (1910-1999)
    Une compositrice au XXe siècle
    Odile Bourin, Pierrette Germain-David, Catherine Massip, Raffi Ourgandjian
    Préface de Catherine Massip
    Éditeur Delatour France, Sampzon (Ardèche)
    ISBN : 978-2-75210-103-7
    Description : 137 pages; (21 x 15 cm)
    15/11/2010

    Ce recueil d'essais consacré à Elsa Barraine présente une approche de la vie et de l'oeuvre de la compositrice, grâce à des témoignages vivants, mettant en exergue sa spontanéité et son enthousiasme. En fin d'ouvrage un catalogue de ses oeuvres.

    Elsa Barraine, l'une des premières femmes à obtenir le Premier Grand Prix de Rome de Composition Musicale, mène, au coeur du XXème siècle, une carrière fructueuse de créatrice et d'enseignante au CNSM de Paris. Tout au long de sa vie, avec une générosité ardente, elle poursuit des actions en faveur de la justice et de la culture, notamment pendant la guerre où elle s'implique efficacement dans la Résistance. Ce livre, publié à l'initiative de l'Association Femmes et Musique (et avec le concours de la SACEM), rend hommage, grâce à de nombreux témoignages, à cette exceptionnelle personnalité et présente le catalogue complet de ses oeuvres.

    Voir aussi
    http://claude.torres1.perso.sfr.fr/G...raineElsa.html


    L’Ina offre au téléchargement deux documents audio, un document vidéo :

    - Le printemps de la liberté, adaptation radiophonique du texte de Jean Gremillon sur des épisodes de la Révolution de 1848. Le projet cinématographique ne vit jamais le jour, il fut adapté par l'auteur pour la radio. Réalisation conjointe de Jean Gremillon et René Wilmet. Musique d'Elsa Barraine, interprétée par l'Orchestre National de France dirigé par Roger Desormière. Commentaires de Jean Gremillon. Interprètes principaux : Fernand Ledoux, Maurice Escande, michel Bouquet, Pierre Larquet. Enregistré en 1949 par la RDF (158’)

    - Les Greniers de la mémoire, émission de Christine Amado. Première émission d'une série de trois consacrée à Olivier Messiaen, présentée par Karine Le Bail. Au cours de cette émission, il est donné d’entendre brièvement le témoignage d’Elsa Barraine sur Olivier Messiaen. (France Musique, 2004, 89’

    - Au Cœur de l’orage, film de Jean-Paul Le Chanois. La partition musicale de quarante minutes porte l’intitulé de Vercors, composée en 1946, elle est signée conjointement d’Elsa Barraine et de Tibor Harsanyi. Ce film est composé de tournages authentiques réalisés par des opérateurs clandestins, de séquences d'archives empruntées aux actualités alliées et allemandes, et de scènes reconstituées, il est centré sur les maquis du Vercors, montre l'organisation, le développement, les nombreux faits d'armes de la résistance ainsi que les attaques, représailles et les actes de barbarie allemandes. En parallèle, le film fait un historique de la Seconde Guerre Mondiale et de l'occupation allemande, dénonçant la politique de collaboration, la propagande vichyste, glorifiant les actes, petits et grands de résistance. Commentateur, Jean Chevrier, janvier 1948, 80’.

    Claude Torres
    Dernière modification par Claude Torres ; 03/03/2013 à 21h44.

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