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Discussion: Mardi en Musique – La Revanche du Vinyle

  1. #21
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    Lightbulb Mon choix pour janvier 2016 - Verve Records V6-8538


    Pour notre revanche du vinyle ce mois-ci, nous quittons les sentiers battus de la musique classique pour "un classique"... du jazz.

    Lors de mon dernier QQJP, j'ai exploré une combinaison de trio inusitée (clarinette, piano et violoncelle), Le trio de cette semaine est plus conventionnel, à tout le moins dans le cas du jazz: piano avec contrebasse (ou guitare) et batterie. D'autres trios sont utilisés pour le jazz - orgue électrique avec batterie et un troisième instrument - saxophone ou guitare électrique. Ou piano, contrebasse et trompette.

    Mais tous ces trios ont besoin d'un "leader", et le trio retenu cette semaine allie non seulement trois artistes chevronés, mais sans doute le pianiste de jazz doinant de sa génération, le montréaais d'origine Oscar Peterson (1925-2007). Peterson s'alliera avec plusieurs artistes au cours de sa carrière, blancs et noirs (phénomène rare car les artistes noirs n'étaient pas réputés pour l'intégration raciale.

    Dans un oremier temps, Peterson s'associe avec Ray Brown à la basse et Herb Ellis à la batterie. Ellis quittera le groupe en 1958 et sera remplacé par Ed Thigpen l'année suivante, et ensemble ils endisqueront Canadiana Suite (une commande le la société Radio-Canada) et le choix d'aujourd'hui Night Train.

    Datant de 1962, Nigh train a ceci de distinctif - toutes les plages sont d'une durée de moins de cinq minutes. Cette provision permet aux plages de jouer è la radio fréquemment (les DJ ayant aversion des longues plages avec des solos à n'en plus finir...). Les publications spécialisées fony l'éloge du disque, ainsi que du jeu du trio et de son pianiste, et ke disque connaîtra un grand succès commercial.

    Le clip YouTube retenu inclut des titres qi furent enregistrés lors de la session d'enregistrement qui ne figurent pas sur le vinyle d'origine. "My Heart Belongs to Daddy", "Volare," et des versions rejetées de "Night Train" et "Moten Swing."

    Bonne écoute!


    Jimmy FORREST (1920-1980 )
    Night Train (1951)

    Edward Kennedy (“Duke”) ELLINGTON (1899-1974)
    C Jam Blues (1942)

    Hoagland Howard CARMICHAEL (1899-1981)
    Georgia On My Mind (1930)

    Milton JACKSON (1923-1999)
    Bags' Groove (1952)

    Bennie MOTEN (1894-1935)
    Moten Swing (1932)

    Melvin James (“Sy”) OLIVER (1910-1988)
    James Oliver YOUNG (1912-1984)
    Easy Does It (1940)

    Joe LIGGINS (1915-1987)
    Honey Dripper (1944)

    Mercer Kennedy ELLINGTON (1919-1996)
    Things Ain't What They Used To Be (1942)

    Edward Kennedy (“Duke”) ELLINGTON
    I Got It Bad (and That Ain't Good) (1941)
    Band Call (ca. 1954)

    Oscar Emmanuel PETERSON (1925-2007)
    Hymn To Freedom (1962)

    Oscar Peterson - piano
    Ray Brown - contrebasse
    Ed Thigpen - batterie

    Enregistrement de studio ( Los Angeles, Calif.,), 15 et 18 décembre 1962



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  2. #22
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    Lightbulb Notre suggestion pour février 2016 - Philips (Festivo) 6570024

    Notre microsillon du mois est un de mes vinyles préférés, acheté jadis suite à un concert de l’Orchestre Symphonique de Montréal sous Dutoit, dans sa série estivale à la Basilique Notre-Dame au cœur du Vieux-Montréal.

    Le soliste du concert, de la défunte série Mozart Plus, était le nouvellement arrivé violon-solo Richard Roberts. M. Roberts, qui occupait le deuxième lutrin avec le Cleveland Orchestra, interpréta ce soir-là le concerto K. 216 de Mozart. Dans le programme, on proposait la biographie de M. Roberts, qui a étudié un été avec le violoniste Polonais Henryk Szeryng. Lors d’une visite chez mon disquaire, j’ai trouvé le disque d’aujourd’hui, avec ce même Szeryng qui joue le concerto – un achat opportun!

    Je savais que M. Szeryng s’est formé au Conservatoire de Paris, puis chez Nadia Boulanger, et était réputé comme soliste et chambriste. Je savais également qu’il avait quitté la Pologne pendant la Deuxième Guerre Mondiale, mais je ne savais pas qu’il s’était établi au Mexique. En effet, pendant la Guerre, il travaille comme interprète pour le gouvernement polonais en exil (il parlait couramment sept langues) et donne des concerts pour les troupes alliées partout dans le monde. En 1941, il accompagne 4000 réfugiés polonais en Amérique, et c’est le Mexique qui les accueille – c’est surtout ce geste humanitaire qui l’amène à s’y installer et il devient citoyen mexicain en 1946. Après la Guerre, en plus d’œuvrer comme artiste, il se consacre à l’enseignement. Plus tard, en 1970, il devient conseiller spécial du Mexique à Pars pour l’UNESCO.

    Son jeu se distingue non seulement par sa technique impeccable, mais également son approche analytique, puisqu’il fut formé comme compositeur et plus du violon. Ces concerti de Mozart, moins tapageurs que les grands concerti Romantiques, sont entre de bonnes mains avec M. Szeryng.

    Bonne écoute!


    Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

    Concerto pour violon et orchestre no. 3 en sol majeur, K. 216
    Concerto pour violon et orchestre no. 5 en la majeur, K. 219 ('Turque’)

    Henryk Szeryng, violon
    New Philharmonia Orchestra
    Alexander Gibson, direction
    Philips 6570024 Série Festivo (AAA)

    Hyperlien YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...MdxyPmpFqi6t1U

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  3. #23
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    Lightbulb Notre suggestion pour mars 2016 - Angel RL-32038

    Sur mon blog ce dimanche de Pâques, j’ai proposé l’écoute de l’enregistrement Otto Klemperer/Philharmonia de la deuxième symphonie de Gustav Mahler. Vous pouvez l’entendre pour quelques temps sur ma chaîne de baladodiffusion.

    La revanche du vinyle propose un autre enregistrement Klemperer avec cet orchestre Londonien, cette fois une paire de symphonies de Franz Schubert. Avant de discuter de ces pièces, quelques mots sur l’orchestre et son chef.

    On associe le Phlharmonia avec l’étiquette de disques EMI, et avec sa tête dirigeante de l’époque, Walter Legge. Toutefois, on doit signaler que l’orchestre ne fut pas créé comme « orchestre de studio », mais plutôt comme un ensemble conçu pour l’opéra du Covent Garden, anticipant le retour de Sir Thomas Beecham en ces lieux après la Deuxième Guerre Mondiale. Beecham choisira de former son propre orchestre (qui deviendra le Royal Philharmonic) plutôt que de s’associer à celui de Legge, donc l’association avec EMI fut en fait un « Plan B ».

    Beecham dirigera le premier concert du Philharmonia le 25 octobre 1945, mais Legge ne confiera pas l’orchestre à un titulaire – même si Karajan sera étroitement associé avec l’orchestre pendant une dizaine d’années. Lorsque ce dernier prendra les rênes à Berlin en 1954, Legge recrutera Otto Klemperer et le nommera chef titulaire (en 1959, le premier à occuper le poste). Klemperer restera en poste, mêne après que Legge et la maison EMI se dissocient de l’orchestre en 1964 (ile seront connus pour un certain temps comme le « New Philharmonia ») jusqu’à son décès.

    Un incontournable du répertoire Germanique, Klemperer défend ici deux symphonies fort différentes – la cinquième de Schubert est une œuvre légère, « sans tambour ni trompette ». La huitième, dite « inachevée », a son parcours particulier, et se veut – comme la neuvième – une œuvre ambitieuse et d’augure romantique.

    Bonne écoute!


    Franz SCHUBERT (1797-1828)
    Symphonie no. 5 en si bémol majeur, D.485
    Symphonie no. 8 en si mineur, D.759 « Inachevée »

    Philharmonia Orchestra
    Otto Klemperer, direction
    Studio, 1963-64

    Hyperlien YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...A0cziW3rjJiqm7

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  4. #24
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    On n'avait pas vraiment oublié, mais c'était devenu un peu lointain ...
    C'est bien de le retrouver : merci !
    Oui, il y a Harnoncourt, et d'autres 'HIP'.
    Mais ça ne fait rien.
    Moi, j'aime bien. Ringardise assumée !!

  5. #25
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    Lightbulb Notre suggestion pour avril 2016 - Angel S-37045

    Au fil des années, dans mes nombreux partages, j'ai souligné des enregistrements de ma collection vinyle d'une série de ré-éditions de la maison EMI-Angel "Red Label" (trad. lit. "étiquettes rouges") dont faisait partie ma recommendation du mois de mars Klemperer et Schubert. Si vous fouinez un peu plus dans la série Revanche du Vinyle, en décembre dernier, c'était un disque Muti-Tchaikovski et, dans une de mes baladodiffusions, un Giulini-Brahms.

    Les contributions ci-haut mentionnées, qui proposent l'orchestre Philharmonia, font partie d'intégrales de symphonies des années 1960 et 1970 sur le label EMI. Le disque d'aujourd'hui, quoique de la même série de ré-éditions, propose un orchetsre différent, et car il ne fair oas partie d'une plus grosse intégrale, un contexte différent.

    Dans ces pages, nous avons proposé l'an dernier une paire de vinyles avec Daniel Barenboim comme pianiste. Ici, on retrouve un Barenboim plus jeune - et peut-être plus restreint dans son approche - comme chef.

    Brahms et Tchaikovski sont deux compositeurs qui défendaient des traditions musicales différentes mais il y a un rapprochement qu'on peut faire enre ces deux géants de la fin du Romantique et le Tchèque Antonin Dvorak. Dvorak et Brahms avauient une admiration mutuelle biebn documentée et leurs catalogues ont beaucoup de parallèles, et Dvorak et Tchaikovski partagent le même patrimoine slave. Il est donc naturel de trouver des similitudes entre les sérénades pour cordes des deux compositeurs, et on les reriouve souvent jumelées sur disque - soit par un même interprète ou par souci de convenance, par deux artistes différents.

    Chacun de nous cherche un moment de quiétude spirituelle, mettant le matériel de côté et de se retouver à proximité des points d'une étoile? Les sérénades à cordes de Dvorak et Tchaïkovski donnent voix à cette aspiration. Il y a une pureté aux deux œuvres qui rafraîchit l'esprit. Si celle du Russe peut être presque lugubre par moments, celle de Dvorak renferme des moments joviaux et simples, qu'on peut gober sans prétention.

    Parlant de prétetuion, le chef mature qu'est devenu Barenboim en fait preuve par moments dans ses interprétations. Mais ici, en début de carrière, il se veut un interprète honnête, et ne s'impose pas entre le compositeur et son oeuvre. Il y a des moments ici qui sont même rafraîchissants!

    Bonne écoute!


    Antonín DVOŘÁK (1841-1904)
    Sérénade pour orchetstre à cordes en mi majeur, B. 52 [op. 22]

    Pyotr Ilich TCHAIKOVSKI (1840-1893)
    Sérénade pour orchetstre à cordes en ut majeur, TH 48 [op. 48]

    English Chamber Orchestra
    Daniel Barenboim, direction

    Studio, 1974

    Hyperlien YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...Kv818bDMcRXjwc
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  6. #26
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    Citation Envoyé par ppyjc61 Voir le message
    (...)
    Antonín DVOŘÁK (1841-1904)
    Sérénade pour orchetstre à cordes en mi majeur, B. 52 [op. 22]

    Pyotr Ilich TCHAIKOVSKI (1840-1893)
    Sérénade pour orchetstre à cordes en ut majeur, TH 48 [op. 48]
    Deux superbes oeuvres, à mon humble avis, que j'ai toujours plaisir à écouter et un couplage très classique, dont je possède le CD Philips, par Colin Davis
    Merci !

  7. #27
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    Cool Suggestion pour mai 2016 – DGG 2535 208

    Certaines pièces font l’objet de ma collection à plus d’un exemplaire – parmi eux les symphonies de Beethoven, celles de Tcahïkovski, et les poèmes symphonique de Richard StraussAinsi Parla Zarathoustra, Heldenleben, la symphonie alpestre, et bien sûr les deux titres au programme aujourd’hui, Don Juan et Tyl l’Espiègle. Chez moi, on retrouve Lorin Maazel et Karl Böhm.

    Böhm est un incontournable pour Strauss, et dans ce répertoire et è l’opéra. Il fut l’émule du compositeur, et leur amitié est bien connue. Böhm admet de plus que c’est Strauss qui lui a fait apprécier Mozart – un autre compositeur qu’on associe avec le répertoire de Böhm.

    La paire de poèmes symphoniques au programme sont des « standards »pour le genre, et fort fréquentés sur disque. Les deux autres tittres, sauf peut-être pour la danse des sept voiles, l’est beaucoup moins, et c’est pourquoi un petit mot s’insère ici.

    Composée en 1913 pour souligner l’inauguration du Konzerthaus de Vienne, ce “prelude solennel” ou “prelude de Festival” rappelle une autre composition et une circonstance similaire – Die Weihe des Hauses (ou consécration de la maison) de Beethoven, composée aussi pour marquer l’inauguration d’une salle de concert. Si Beethoven propose une œuvre quasi-rétro, faisant allusion à Handel et Haydn, M. Strauss propose une œuvre forte en couleurs, assortie de grandes orgues, tour à fait appropriée pour un événement de grande pompe.

    Böhm approche toutes ces oeuvres avec precision et respect, sans se laisser tenter par la badinerie ou la fausse prétention.


    Richard STRAUSS (1864 –1949)
    Till Eulenspiegels lustige Streiche , op. 28 [TrV 171]
    Festliches Praeludium: für grosses Orchester und Orgel , op. 61 [TrV 229]
    Don Juan, op. 20 [TrV 156]
    Danse des sept voiles, extrait de "Salome", op. 54 [TrV 215]
    Wolfgang Meyer, Orgue (opp. 28, 61)
    Thomas Brandis, violon (opp. 20, 54)
    Berliner Philharmoniker
    Karl Böhm, direction
    Studio, 1963
    Deutsche Grammophon ‎AAA réédition (Résonance) – 2535 208

    YouTube URL - https://www.youtube.com/playlist?lis...2Iz7LbIYtqtReD

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  8. #28
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    Lightbulb Notre suggestion pour juin 2016 - Philips ‎(Festivo) – 6570 017

    Mon choix pour la Revanche du Vinyle ce mois-ci est un disque qui, d'après le site discogs a au moins eu 15 rééditions en Amérique, en Europe et en Asie.

    Enregistré le 17 Octobre 1966 dans la Heilandskirche de Leipzig. le Gewandhausorchester Leipzig dirigé par Vaclav Neumann et accompanés par la soprano Adele Stolte visitent la trame musicale de la pièce d'Ibsen Peer Gynt, composée par son compatriote Edvard Grieg.

    On entend rarement l'intégrale de la musique de scène de Peer Gynt - je ne connais qu'un ou deux enregistrements de cette intégrale, qui peut durer près de 90 minutes. On entend plutôt les deux suites (opp. 46 et 55), qui rassemblent huit des "grands tubes" de cette intégrale, dont le thème de l'aurore, Dans le palais du Roi de la Montagne, etc. Il est, toutefois, de bon aloi que certains chefs assemblent une suite de leur cru, et c'est ainsi que j'aborde ce disque de M. Neumann: sa suite comporte deux titres supplémentaires aux huit des suites combinées, et deux de ces titres sont "chantés" (en allemand) par Mme. Stolte.

    Bonne écoute!


    Edvard GRIEG (1843-1907)
    Peer Gynt, op.23 (Séelections)
    • Procession Nuptiale
    • Prélude De L'Acte II : Enlèvement Et Plainte D'Ingrid
    • Dans Le Palais Du Roi De La Montagne
    • Mort D'Aase
    • Prélude De L'Acte IV : Impressions Du Matin
    • Danse Arabe
    • Danse D'Anitra
    • Chanson De Solveig (Soprano – Adele Stolte)
    • Prélude De L'Acte V : Retour De Peer Gynt
    • Berceuse (Soprano – Adele Stolte)

    Gewandhausorchester Leipzig
    Václav Neumann, direction



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  9. #29
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    Lightbulb Ma suggestion pour juillet 2016 - Deutsche Grammophon ‎– 2530 195

    Lors d’une intervention dans ces pages en juin 2014, j’avais proposé un enregistrement des trois suirtes de ballet de Tchaïkovski sous la baguette de Karajan avec la complicité du Philharmonique de Vienne. Lors de cette intervention, j’avais rappelé que Karajan avait également enrtegistré ces suites avec le Philharmonia de Londres (pour EMI, MONO) et évidemment avec son orchestra Berlinois (pour DGG).

    Notre partaghe de cette quinzaine plonge dans ma collection de vieux vinyles, et un microsillon qui propose deux de ces trois suites – la troisième ayant été l’objet d’un couplage avec les Variations Rococo sur un autre disque. La pochette était d’ailleurs très distinctive – avec une allure faux-métal, une écaartade à la pochette “classique” de DGG qui a toujours un format sobre…

    Les suites du Lac des Cygnes et de la Belle au Bois Dormant ont ceci en commun – elles furent toutes deux compilées posthumément par des collaborateurs anonymes du compositeur – seule la suite de Casse Noisette est directement attribuable à Tchaïkovski. Ceci étant dit, on rapporte que le compositeur avait envisagé des suites (inédites) pour les deux ballets, et que celle de la Belle était sans doute conforme aux plans sommaires laissés parmi ses cahiers.

    Quand on pense à Karajan, on reconnait son flair pour le répertoire Germanique, mais on oublie qu’il était un grand interprète de la musique de Tchaïkovski, et ces suites (du bonbon musical indéniable) reçoivent des lectures claires et envoûtantes.

    Bonne écoute!


    Pyotr Ilich TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
    Lac des Cygnes (Лебединое озеро), Suite, op. 20a (TH 219)
    Belle au Bois Dormant (Спящая красавица), Suite, op. 66a (TH 234)
    Berliner Philharmoniker
    Herbert Von Karajan, direction
    Studio, 1972

    Studio, 1972

    Hyperlien YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...Y7m12_WNvTH_IG

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  10. #30
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    Des enregistrements non sans mérites, toutefois un peu rebattus quand même, non ?
    Ces ballets - en suites ou intégraux - ont connu au moins aussi bien par d'autres.
    Mais ces exhumations ne sont pas sans un petit goût de madeleine proustienne malgré tout !

  11. #31
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    Lightbulb Notre choix pour le mois d’août 2016 - Masterworks Portrait ‎– MP 38772

    La revanche du vinyle ce mois-ci considère un des rares enregistrements stéréophoniques de Dimitri Mitropoulos avec le Philharmonique de New-York. Selon le site discogs le maestro grec a participé comme chef à plus de 175 enregistrements (ce nombre doit inclure des rééditions, mais il s’agît quand même d’un nombre significatif!) de musique symphonique et d’opéras, en grande partie avec le Minnesota orchestra et son orchestre de New-York entre 1940 et 1960, l’année de son décès.

    Mitropoulos, lui-même compositeur, est reconnu pour le rayonnement du répertoire postromantique et moderne: Mahler, la deuxième école Viennoise et les maîtres Russes de la fin du XIXe et du XXe siècles. Cet enregistrement de sélections de Roméo et Juliette de Prokofiev tombe donc en plein dans la mire du chef, et a la distinction d’avoir fait l’objet de rééditions chez la maison Columbia (maintenant Sony), allant de l’édition originale mono/stéréo en vogue lors de vette période, chez une paire de séries de rééditions « à prix modique » de la maison Columbia (séries Odyssey et Portraits Masterworks) et finalement en couplage CD avec repiquage numérique.

    Prokofiev et Rachmaninov sont, en quelques sortes, les héritiers de Tchaïkovski, et Prokofiev avec son ballet propose une œuvre magistrale qui suit la foulée de La Belle au Bois Dormant et du Lac des Cygnes (dont les suites furent l’objet de notre dernier partage dans cette série). Prokofiev tirera pas moins de quatre « suites » - trois pour orchestre et une pour piano solo – depuis la musique du ballet, et Mitropoulos assemble la sienne depuis les deux suites (opp. 64 bois et ter) orchestrales les plus entendues, et propose un ordre qui suit plus ou moins la progression de l’histoire bien connue.

    La lecture incisive de Mitropoulos affirme une fois de plus sa réputation comme champion du répertoire postromantique. Je crois qu’on l’a un peu négligé au cours des dernières décennies, et c’est dommage!


    Sergey PROKOFIEV (1891-1953)
    Romeo et Juliette (Ромео и Джульетта), Op. 64
    Extraits des suites opp. 64bis & ter
    • Les Montaigus et les Capulets ( Suite 2 N°1)
    • Juliette, jeune fille ( Suite 2 N°2)
    • Danse folklorique (Suite 1 N°1)
    • Roméo et Mercutio masqués (Suite 1 N°5)
    • Scène au balcon (Suite 1 N°6)
    • Mort de Tybalt (Suite 1 N°7)
    • Les Adieux de Roméo et Juliette (Suite 2 N°5)
    • Le Frère Laurent (Suite 2 N°3)
    • Roméo au tombeay de Juliette (Suite 2 N°7)
    New York Philharmonic
    Dimitri Mitropoulos, direction
    Studio, 1958
    Format: Vinyle, Stereo

    Hyperlien YouTube -

  12. #32
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    Bonjour, le Romeo et Juliette de Prokofiev a certes été surabondamment servi au disque, particulièrement dans le rayon incunables sur lequel je me polarise. Il n'empêche que cet enregistrement figure sans aucun doute parmi les meilleurs jamais parus. Merci à ppyjc61 de le rappeler !

    Musicalement,
    l'obsédé-des-incunables

  13. #33
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    Lightbulb Notre suggestion pour novembre 2016 - EMI Records ASD 3077

    C'est notre coutume dans ces billets en novembre de souligner les décès de musiciens au cours de l'année. Avant de l’oublier (si vous me permettez cette petite écartade), nous soulignons en passant le décès du chanteur et poète canadien Leonard Cohen la semaine dernière. (Lire le fil sur le forum, avec clips assortis).



    Il est plus qu'approprié de souligner le départ de Sir Neville Marriner il y a quelques semaines, en partageant un vieux vinyle de ma collection. Plusieurs, avec raison, associent Marriner avec son l'orchestre de chambre qu'il a fondé - l'Academy of St-Martin in the Fields. ainsi qu'avec le répertoire baroqie et classique qu'il a endisqué avec en l'occurrence MM. Vivaldi, Haydn et Mozart.

    On se doit de rappeler ici que Marriner s'est associé avec d'autres ensembles: Le Minnesota Orchestra (chef principal de 1979 - 1986), Orchestre symphonique de la Radio de Stuttgart (chef principal de 1986 - 1989) et l'Orchestre de chambre de Los Angeles (chef principal de 1969 - 1979) Avec ces orchestres, en plus de l'Academy, il explorera d'autres périodes du répertoire: Tchaïkovski, Respighi et Stravinski, entre autres.


    Un de mes enregistrements ASMF/Marriner préférés est sa version de Pulcinella, et le disque en partage cette quinzaine est un autre Stravinski, néo-baroque avec son orchestre de Los Angeles - deux de ses concerti pour orchestre en ses danses concertantes.

    Bonne écoute!

    Igor STRAVINSKI (1882-1971)
    Concerto en mi bémol majeur f ('Dumbarton Oaks', 1938)
    Concerto ien ré majeur ('Basle', 1946)
    Danses concertantes (1942)

    The Los Angeles Chamber Orchestra
    Neville Marriner, direction

    Playlist YouTube - https://www.youtube.com/watch?list=P...&v=V8R_fV0sOfw

  14. #34
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    Lightbulb Suggestion pour décembre 2016 - London Records ‎– LDR 71091

    Né à Bologne, Ottorino Respighi y entreprend sa formation en violon, piano et en composition. Violon-solo de l’orchestre du théâtre Marinski en 1900, Respighi étudie brièvement la composition avec Rimski-Korsakov, ce qui a largement influencé son œuvre. Après une brève association avec le quintette Mugellini, il fera une tournée en Allemagne avant de retourner définitivement en Italie afin de composer et d’enseigner.

    On compte environ 200 compositions dans l’œuvre de Respighi: des opéras, des œuvres allant du piano seul jusqu’au grand orchestre. Toutefois, les mélomanes associent surtout le compositeur à un triptyque de poèmes symphoniques, sa soi-disant trilogie Romaine : les fontaines de Rome, les pins de Rome et les festivals Romains.

    Ce trio de poèmes symphoniques met en évidence la capacité qu’a Respighi à peindre des fresques atmosphériques, saupoudrées de modernisme (à la Richard Strauss et Claude Debussy). Autant les fontaines sont une surprenante étude de tons – imitant la luminosité des moments du jour, autant les pins proposent une vision champêtre. Tant qu’aux festivals, on s’attarde à créer un voyage dans le temps, assorti d’imagerie allant de Rome antique aux sons contemporains d’une fête foraine.

    Le disque retenu ce mois-0ci fait partie d’une série d’enregistrements s’étalant sur une période de 20 ans présentant l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la baguette de Charles Dutoit, Ces enregistrements ont en commun l’acoustique de la vieille église de Saint-Eustache, au Nord-Ouest de l’île de Montréal. Cette église historique, qui fut le siège de l’ultime escarmouche entre les forces coloniales et les Patriotes de 1837 porte encore les vestiges de la bataille le long de sa façade. La clarté du son produit dans cette enceinte contribue à l’audition de ces bonbons orchestraux.

    Bonne écoute!


    Ottorino RESPIGHI (1879 - 1936)
    Pini di Roma, P. 141
    Feste romane, P. 157
    Fontane di Roma, P. 106
    Orchestre Symphonique de Montréal
    Charles Dutoit, direction

    Enregistrement: St-Eustache (Québec), Juin 1982
    Format: Vinyle (DDA)

    YouTube URL - https://www.youtube.com/playlist?lis...nuFa3fMOg_foSm

  15. #35
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    Très joli programme, hyper-classique mais toujours source de plaisirs sans mélange, puissamment et délicatement évocateur. Si l'on a la chance de connaître un peu Rome (on ne peut jamais connaître TOUT Rome), la piazza Barberini, les jardins des villas Medicis et Borghese, le Janicule, etc., de préférence hors saison, on n'y peut résister. Sauf à être de marbre.
    Je ne connais pas cet enregistrement, et le petit appel à l'attention sur l'acoustique du lieu est engageant.
    Une mini-remarque de pédant (on me connaît ) : on traduit en français Feste Romane par Fêtes Romaines (plutôt que par 'festivals').
    Merci pour cette jolie suggestion.
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 15/12/2016 à 21h50.

  16. #36
    Administrateur Avatar de Philippe
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    (...) on traduit en français Feste Romane par Fêtes Romaines (plutôt que par 'festivals')
    Je souscris évidemment à l'ensemble de la réponse du lapin , mais s'il m'est permis de dévier « un peu » du thème initial de ce thread, ne faut-il pas attribuer cette traduction de Feste Romane / Fêtes romaines par Festivals romains à cette habitude québécoise de traduire à sa façon, en français (du Québec) toutes sortes de choses ... ?

    Bon ce que je suis en train de dire n'a guère de sens. Je m'interroge simplement (et j'espère que Pierre pourra nous apporter des éclaircissements), car c'est une chose que nous ne faisons pas en Europe (bien ou mal ? je ne sais ...) sur cette habitude québécoise de tout traduire au nom de la défense de la langue française. Un but honorabl(issim)e, je suis le premier à le reconnaître , me considérant moi-même comme un « amoureux » de la langue française, mais qui conduit parfois à des résultats jugés ridicules en Europe francophone.

    Je vais voir s'il y a des réponses à mon post et, dans ce cas, je créerai un fil autonome car ça n'a, effectivement, rien à voir, avec la Revanche du Vinyle , Pierre tu seras gentil de m'en excuser

    Pour entamer cet éventuel débat, deux affiches de film (parmi d'autres) ont beaucoup amusé la toile en leur temps :

    Premier exemple : Pulp Fiction ; Palme d'Or de Tarentino à Cannes en 94, qui devient au Québec Fiction Pulpeuse :



    Second exemple : Dirty Dancing ; avec Patrick Swayze et Jennifer Grey, sorte de film culte des années 80 - devenu au Québec Danse Lascive :




    Il faut d'abord évidemment savoir si ces affiches sont exactes (et là je compte sur Pierre pour nous informer) ; ensuite, si ça intéresse, essayer de comprendre ; et le cas échéant, de discuter de la légitimité ...
    Dsl pour le hors-sujet ... je déplacerai le sujet plus tard en fonction des réponses éventuelles ...


  17. #37
    Membre Avatar de ppyjc61
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    on traduit en français Feste Romane par Fêtes Romaines (plutôt que par 'festivals').
    Merci pour cette jolie suggestion.
    Si je m'étais donné la peine de me servir de Google Translate, j'aurais traduit "feste" par "fêtes", My bad!

    J'ai plutôt traduit de l'anglais (Roman Fesivals). My bad, again!

    Tant qu'aux traductions "Made in Québec", ça agace les québécois aussi... (Office de la langue française... They bad!)

  18. #38
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    "Danse lascive" ne me semble pas forcément une si mauvaise traduction, bien que sans doute édulcorée ("danse salace"? ce serait trop)


    Pulp Fiction, je suis plus réticent : il me semble, mais peut-être pourra-t-on me démentir, que "Pulp" fait ici référence non pas au caractère éventuellement pulpeux d'Uma Thurman (au demeurant ce n'est pas le qualificatif qui vient en premier à l'idée), mais aux "Pulp magazines", petits magazines illustrés imprimés sur de la pâte à papier de mauvaise qualité (d'où le "pulp") et qui diffusaient des westerns, des super héros, de l'érotisme, de la science fiction. Rahan, Fox et Crow, Big Boy devenu Big Boss, tout ça...
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  19. #39
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    Ah ben mon cher Lebewohl, vous m'apprenez qq chose (ou alors j'avais oublié, et alors j'ai oublié que j'avais oublié). En tout cas, voilà qui éclaire tout autrement le titre. By the way, pulpeuse pour une femme se dirait plutôt chubby, non?
    Quant à dirty dancing, que diriez-vous de danse obscène?

  20. #40
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    "chubby" je dirais que c'est plutôt "boulotte", non? La toile me suggère "luscious", pour pulpeuse, cela me semble plus juste.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

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