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Discussion: Mardi en Musique – La Revanche du Vinyle

  1. #81
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    Lightbulb Notre suggestion pour novembre 2018 : CBS Masterworks ‎– IM 37801

    La genèse de la deuxième symphonie de Sibelius peut être attribuée à son voyage en Italie au début de 1901; C'est là qu'il a commencé à envisager plusieurs projets ambitieux, notamment un poème en quatre mouvements basé sur l'histoire de Don Juan et un autre inspiré d la Divine Comédie de Dante. Bien qu'aucun de ces plans ne se soit jamais concrétisé, certaines des idées exposées au cours de ce voyage n'ont pas trouvé leur place dans le deuxième mouvement de cette symphonie.

    Le retour de Sibelius en Finlande pour l'été et l'automne n'a pas été interrompu par une grande explosion d'inspiration. De nombreuses révisions ont été retardées la première de cette symphonie, d'abord de janvier 1902 à mars 1903. Mais dès lors, la symphonie jouit d'un succès inégalé en Finlande et a finalement conduit à la percée majeure en Allemagne qui était tellement désirée par les compositeurs scandinaves de cette époque (une que Nielsen, par exemple, n’a jamais réalisée).

    La deuxième symphonie a conservé sa popularité pour son langage tonal individualiste, sa couleur sombre du vent, son écriture en cordes en sourdine, ses thèmes simples ressemblant à du folklore et sa saveur distinctement «nationale».

    Dans le câdre de la revanche du vinyle, j'ai publié sur YouTube ma propre reproduction numérisée d'un enregistrement vieux de 35 ans de ma collection personnelle de disques vinyle. La performance du Toronto Symphony a longtemps été négligée dans les nombreuses rééditions de Sony.

    Bonne écoute!


    Jean SIBELIUS (1865-1957)
    Symphonie No.2 en ré majeur, Op. 43

    Toronto Symphony
    Andrew Davis, direction

    CBS Masterworks ‎– IM 37801
    Format: LP (DDA), Album, Stereo , 1983
    Détails - https://www.discogs.com/Jean-Sibeliu...elease/6776418


  2. #82
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    Lightbulb Ma suggestion pour décembre 2018 CBS Masterworks ‎– M 35875

    Cette semaine, La Revanche du Vinyle présente un enregistrement du temps que j’étais abonné à la Maison Columbia - bien que je pense qu'il s'agissait à l'origine d'un enregistrement Erato, distribué par CBS Masterworks. Ses principaux interprètes sont l’English Chamber Orchestra dirigé par Jean-Pierre Rampal. Rampal joue le rôle de soliste dans deux des trois œuvres présentées et assume le rôle de chef d’orchestre pour la troisième.

    Mozart se rendit à Paris et y passa environ six mois, de novembre 1763 à avril 1764. Enfant, une décennie plus tard, Mozart et sa mère y retournèrent à la recherche de travail et de gloire.

    Mozart n'arrivait pas à comprendre pourquoi les parisiens ne le recherchaient pas. Quelle différence avec l'époque où lui, le prodige, s'était mêlé à Marie-Antoinette. Maintenant, personne ne s'intéressait à lui. Il a connu une déception après l'autre. Seulement en prenant des étudiants a-t-il parvenu à subvenir à ses besoins.

    Anna Maria Mozart avait alors cinquante-sept ans et était une simple femme au foyer qui avait tout abandonné pour son fils. Elle est tombée gravement malade. Wolfgang veilla à son chevet mais, néanmoins, elle est décédée le 3 juillet 1778. Mozart, âgé de vingt-deux ans, se retrouve donc seul dans un Paris détesté ...

    Bien que Mozart n'ait pas été particulièrement prolifique pendant ce séjour de sept mois, nous avons un excellent souvenir en son concerto pour flûte et harpe d'avril 1778. Il a été commandé par Adrien-Louis de Bonnières, duc de Guînes, flûtiste, et sa fille, Marie-Louise-Philippine, une harpiste, qui suivait des cours de composition avec Mozart. Wolfgang a déclaré dans une lettre à son père qu'il se croyait "extrêmement bien" et que Marie jouait une harpe "magnifique".

    Le second concerto du disque, le concerto pour hautbois, composé avant le voyage à Paris, a toutefois la particularité d’avoir été repris en concerto pour flûte – le flûtiste néerlandais Ferdinand De Jean lui en commanda in bon nombre et Mozart n'a achevé qu'un seul concerto pour flûte original. Au lieu de créer un nouveau second concerto, Mozart a réarrangé le concerto pour hautbois qu'il avait écrit un an plus tôt que, bien qu'avec des modifications afin de l’adapter pour le nouvel instrument solo. Cependant, Jean n'a pas payé Mozart pour ce concerto ...

    La dernière pièce du disque est également une transposition. Le Rondo en do majeur pour violon et orchestre, K. 373, composé en avril 1781, probablement à l’intention du violoniste italien Antonio Brunetti. Cet enregistrement est une transcription pour flûte et orchestre, prétendument produite par F.A. Hoffmeister en 1801é

    Bonne écoute!


    Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

    Concerto en ut majeur pour flûte et harpe, K.299
    Concerto en ut majeur pour hautbois, K.314
    Rondo en ré majeur for flûte, K. Ahn. 184 (après K. 373)

    Flûte – Jean-Pierre Rampal
    Harpe – Marielle Nordmann
    hautbois – Pierre Pierlot
    English Chamber Orchestra
    Jean-Pierre Rampal, direction
    CBS Masterworks ‎– M 35875
    Format: Vinyl, LP (1980)

    Discogs - https://www.discogs.com/Rampal-Plays...elease/6128797

    YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...vim2esxaRd6U4P

  3. #83
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    Lightbulb Ma suggestion pour janvier 2019 - Philips ‎– 6570 046

    NDLR – Pour des raisons de logistique personnelle (un séjour au soleil dans une dizaine de jours) je vais chambarder quelque peu ma programmation habituelle, et accélérer deux partages que j’aurais probablement espacés différemment si j’étais devant mon ordi le 29 janvier…

    Ma réflexion dans la série de las Revanche du vinyle cette semaine est un peu une histoire de détective…

    Il y a plusieurs mois, je flânais au centre d’achats local, et j’y ai visité le disquaire. Anciennement, le commerce qui occupait cet espace était une succursale de la maison HMV, et depuis est passé dans les mains d’un marchand indépendant. J’ai été agréablement surpris avec la qualité (modeste) des titres « clasiques ». Il y avait quelques titres de la série de rééditions à rabais VIRTUOSO du groupe Universal et je me suis arrêté sur le couplage Rachmaninov signé Rafael Orozco et Edo de Waart /Orchestre Philharmonique de Rotterdam. Dans ma collection vinyle, j’ai le même couplage avec les mêmes artistes mais avec un orchestre différent (Le Royal Philharmonic, série FESTIVO de Philips). Selon le site Discogs, Orozco et de Waart ont endisqué l’intégrale des concerti de Rachmaninov en 1973 avec le Royal Philharmionic et mon disque est un extrait de cet écrin.

    Ces enregistrements Rachmaninov furent recyclés à outrance – entre autres, dans un double-compact de 1993 (« The Best Of Rachmaninoff ») en couplage avec un enregistrement de Waart avec l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam de la deuxième symphonie et du poème symphonique « L’île des morts ». Un autre double-compact de la même série propose l’intégrale de 1973 format numérique.

    La playlist YouTube proposée aujourd’hui (qui regroupe des clips attribués à Universal International Music B.V.) annonce l’orchestre de Rotterdam avec les marques « ℗ ℗ 1973 ». De plus, la couverture est la même que celle de la réédition 1993 qui identifie l’orchestre comme le Royal Philharmonic.

    Alors, quel est l’orchestre: Rotterdam ou Royal Philharmonic? Deux possibilités: soit que l’édition originale de 1973 propose Royal Philharmonic comme un pseudonyme pour l’orchestre de Rotterdam, ou (ma théorie) on a fait gaffe.

    Prenez donc note de l’attribution orchestrale pour le partage de cette semaine.

    Bonne écoute!


    Sergei Vasilyevich RACHMANINOV (1873-1943)
    Concerto pour piano no. 2, en ut mineur, op. 18
    Rhapsodie sur un thème de Paganini, op. 43
    Rafael Orozco, piano
    Royal Philharmonic Orchestra
    Edo De Waart, direction

    Label: Philips ‎– 6570 046
    Series: Festivo Series –
    Format: Vinyl, LP, Album
    Country: Canada
    Released: 1973
    DETAILS - https://www.discogs.com/Rachmaninoff...elease/8376298

    YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...nqUJiJdfKZzJAc

  4. #84
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    Citation Envoyé par ppyjc61 Voir le message
    ou (ma théorie) on a fait gaffe.
    A priori et à chaud, ce serait aussi mon avis. Les deux formations sont suffisamment renommées pour ne pas avoir à remplacer l'une par l'autre pour des raisons de notoriété, aucune des deux n'a d'intérêt à se dissimuler derrière l'autre.

    Cela dit, Orozco était un superbe artiste, que des choses précieuses dans sa courte discographie. Un beau fleuron de l'admirable tradition pianistique espagnole qui brille encore aujourd'hui par de splendides interprètes.

  5. #85
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    Lightbulb Ma suggestion pour janvier 2019 - Deutsche Grammophon ‎– 2532 015

    Notre billet de cette semaine entame une courte série de réflexions sur des poèmes symphoniques et œuvres concertantes de Richard Strauss.

    Gustav Mahler et Richard Strauss se sont rencontrés en tant que jeunes chefs à Leipzig en 1887. Ils ont gardé contact jusqu'à la mort de Mahler en 1911 (l'année de la première représentation de Der Rosenkavalier). Mahler lui-même a décrit leur relation comme celle de deux mineurs creusant des tunnels dans des directions opposées dans l'espoir de se rencontrer à mi-chemin. C'étaient deux hommes qui divergeaient dans leurs moyens et objectifs musicaux autant que dans leurs tempéraments et leurs personnalités, mais qui exerçaient une forte fascination l'un pour l'autre. Mahler dirigea la Sinfonia Domestica de Strauss en 1904 et Strauss, à son tour, défendit la musique de Mahler, en particulier les Deuxième et Troisième Symphonies.

    Le penchant de Strauss pour la une musiue « vivante » justifie entièrement cette symphonie alpestre, mais il faut reconnaître qu’il pensait probablement à la mort de Mahler lorsqu’il l’a écrite (ou du moins l’a commencée); à la toute fin, l’orchestre développant le son épais de l’obscurité et, à mesure que le thème de la marche se couche et s’endort, cela peut être très émouvant (les cloches sont un autre hommage).

    Cette Symphonie alpestre reste très descriptive comme l'atteste les sous-titres des différentes parties : dépeignant onze heures (du lever du jour à la tombée de la nuit suivante) passées à gravir une montagne. L’exécution commandee environ 115 musiciens, y compris l'opérateur d’éoliennes et de machines à tonnerre. Parmi les autres caractéristiques, citons une section de vents élargie, un grand groupe de cuivres, comprenant 12 cors hors- scène, 2 harpes et une phalange de 64 cordes.

    L’enregistrement de cette semaine (acquis format vinyle DDA) la première version numérique de l’œuvre et met en vedette Karajan et son orchestre de Berlin. Le disque a connu un grand succès critique. En tant qu’auditeur, vous pouvez apprécier soit à la structure symphonique de l'œuvre, en contempler le sens profond ou vous laisser aller à l'orchestration de Strauss - ou vous pouvez faire les trois en même temps, comme semble le faire Karajan dans cette performance. Ni l’œuvre elle-même, ni la montagne qu’elle représente ne semblent aussi majestueuses aux mains d’autres chefs d’expédition.

    Bonne écoute


    Richard STRAUSS (1864 –1949)
    Eine Alpensinfonie, op. 64 [TrV 233]
    Berliner Philharmoniker
    Herbert von Karajan, direction

    Label: Deutsche Grammophon ‎– 2532 015
    Format: Vinyl, LP (DDA), 1981Label: Deutsche Grammophon ‎– 2532 015
    DISCOGS - https://www.discogs.com/Richard-Stra...elease/3544550


  6. #86
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    Lightbulb Ma suggestion pour mars 2019 - ABC Classics ‎– AB-67023

    Cette fois-ci, la revanche du vinyle propose une prestation distribuée sur du label soviétique Melodiya (réédité par ABC Classics en Amérique du Nord) de Don Quichotte de Richard Strauss.


    Le chef d'orchestre Guennadi Rojdestvenski, qui nous a quitté l’été dernier à 87 ans, était une présence immense dans la vie musicale russe à l'époque soviétique et un ardent défenseur de ses contemporains, Dmitri Chostakovitch, Alfred Schnittke et Sofia Gubaidulina.

    Rojdestvenski semble prédestiné à une vie dans la musique. Sa mère, soprano du Bolchoï, Natalia Rojdestvenskaïa; Son père, Nikolai Anosov, était un chef d'orchestre et enseignant réputé. Chose inhabituelle à cette époque, Rojdestvenski a pris le nom de famille de sa mère plutôt que d'utiliser Anosov - peut-être simplement pour se distinguer de son père, mais c'était une tactique qui l'a aidé à échapper aux accusations de népotisme au cours de sa carrière.

    Rojdestvenski était l'ancien chef principal de l'orchestre symphonique du ministère de la Culture de l'URSS, de l'orchestre symphonique de la BBC, de l'orchestre symphonique de Vienne et du Philharmonique Royal de Stockholm. En 2000, il est nommé directeur artistique général du théâtre Bolchoï. En outre, il a été chef invité de plusieurs autres podiums prestigieux, notamment du Philharmonique de Berlin, du London Symphony Orchestra, du Cleveland Orchestra et du Concertgebouw d'Amsterdam.

    Bien qu'il soit surtout connu pour le répertoire russe, Rojdestvenski a présenté des œuvres étrangères à son public, y compris la première représentation en Russie de l'opéra A Midsummer Night's Dream de Britten, et le premier cycle complet des symphonies de Ralph Vaughan Williams. Avec l'orchestre soviétique, les symphonies complètes de Chostakovitch, Glazounov et Schnittke - et celles d'Anton Bruckner et Arthur Honegger - pour Melodiya, le label d'enregistrement soviétique pour lequel il est membre de son écurie d’artistes.

    Plutôt que d'extraire un de ses enregistrements de son répertoire de prédilection, j'ai choisi une version éloquente et élégante des variations concertantes é poème symphonique de Strauss inspiré des personnages de Cervantes; le violoncelle solo représentant Don Quichotte et l'alto solo, le tuba et la clarinette basse représentant son écuyer Sancho Panza.

    Un petit mot à propos de l’ensemble; fondé en 1930 sous le nom de l’illustre compositeur russe, l'orchestre symphonique Tchaïkovski fut connu pendant des années sous le nom d’orchestre symphonique de la radio et de la télévision d'État de l'URSS, de l'orchestre symphonique de la radio d'État de l'URSS et de l'orchestre symphonique de la radio nationale et de la télévision centrale de l'URSS. Après la dissolution de l'Union soviétique en 1991, le ministère de la Culture de Russie choisit de redonner à l'orchestre son nom ooriginalen 1993, reconnaissant ainsi le rôle central de la musique de Tchaïkovski dans son répertoire.

    Bonne écoute


    Richard STRAUSS (1864-1949)
    Don Quixote, "Phantastische Variationen über ein Thema ritterlichen Charakters", op. 35 [TrV 184]

    Viktor Simon (violoncelle)
    I Boguslavsky (alto) & M Chernyakhovsky (violon)
    Orchestre Symphonique Tchaïkovski de Radio-Moscou
    Guennadi Rojdestvenski, direction

    Lieu et date d’enregistrement : Moscou, 7. 2. 1973
    Label: ABC Classics ‎– AB-67023
    (Originalement Мелодия ‎– 33СМ 04061-2)
    Format: LP, Stereo (1973)

    Discogs - https://www.discogs.com/Richard-Stra...elease/9898588


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