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Discussion: Mardi en Musique – La Revanche du Vinyle

  1. #1
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    Cool Mardi en Musique – La Revanche du Vinyle


    Cette semaine, je lance une nouvelle série mensuelle de billets, avec le concours de ma chaîne vidéos YouTube, qui suggère un regard nostalgique sur des microsillons de ma collection analogique.

    Si vous êtes des lecteurs assidûs de nos billets et montages, vous avez sans doute vu occasionellement une référence ou deux à des sites qui "numérisent" ce qu'un confrère appelle des "vieilles cires" - l'initiative de la Bibli Musicale MQCD Musique Classique en est un fier example.

    Ainsi donc, je proposerai une fois par mois une de ces vieilles cires de ma collection personnelle, numérisée par un autre YouTubiste ou par votre humble serviteur. J'espère que ces sélections sauront vous plaire!

  2. #2
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    Thumbs up Notre choix pour septembre 2014: Disques SRC (Musica Viva) MV1008

    *** La navigation du forum me semble précaire aujourd'hui... ***


    Ma collection analogique compte une dizaine de disques de la Société Radio-Canada (ou CBC Records), qui mettent en lumière quelques-uns des grands artistes canadiens de l'époque - j'ai d'ailleurs une paire de disques du Trio Lorraine Desmarais qui occupent une place de choix dans ma discographie jazz.

    Dans le classique, la SRC maintenait deux séries d'enregistrements: sa série "SM-5000" (compacts, microsillons et cassettes si je ne m'abuse) proposaient des titres orchestraux (surtout les orchestres de l'Ouest Canadien et celui de Toronto), et une série de disques "uniques" - la série Musica Viva.

    L'année 1985 fut proclamée Année Internationale de la Jeunesse par l'ONU et afin de marquer l'occasion, la SRC met sur le marché un enregistrement (le seul) de l'Orchestre des Jeunes du Québec. Ce disque, en passant, fut en lice pour le "Microsillon Classique de l'Année" de l'ADISCQ, honneur remporté par l'OSM et son disque d'ouvertures (oubliable) de Suppé...

    Fondé pendant l'été 1977 selon l'Encyclopédie Canadien, l'Orchestre des jeunes du Québec (OJQ) est reconnu officiellement quelques mois plus tard, et fut principalement subventionné par le Ministère des Affaires Culturelles du Québec et par des contributions du secteur privé.

    Formé de musiciens âgés de moins de 30 ans choisis par concours, ceux-ci étaient engagés pour une période de 25 semaines incluant des tournées à travers la province, et recevaient un salaire hebdomadaire. Basé à Montréal, l'OJQ fut donc un orchestre permanent, offrant la continuité, la rigueur et la qualité d'entraînement qui répondent aux normes des orchestres professionnels. Point de ralliement des meilleurs instrumentistes formés dans diverses institutions musicales du Québec, il se voulait être le trait d'union entre la vie d'étudiant et le marché du travail. Un séjour ne pouvait excéder trois ans, permettant ainsi à plus de musiciens de participer à cette formation.

    De 1977 à 1991, l'orchestre présenta plus de 200 concerts. Eugene Plawutsky (1981-84), Gilles Auger (1983-84 comme stagiaire, 1984-86) et Michel Tabachnik (1987-91) furent nommés chefs en résidence. De nombreux chefs furent invités à diriger l'OJQ dont Mario Bernardi, Franz-Paul Decker, Charles Dutoit, Serge Garant, Pierre Hétu, Uri Mayer, Otto-Werner Mueller, Michel Plasson, Joseph Silverstein, Simon Streatfeild et Georg Tintner (plusieurs de ces chefs étaient associés avec des formations canadiennes pendant ces années).

    Avec le désistement de l'appui financier du goiuvernement québésois, l'orchestre ferma les livres en 1991, et la tâche de formation orchestrale revint aux diverses institutions dont le réseau de Conservatoires du Québec et les facultés de musique universitaires. Deux orchestres "de jeunes" continuent d'oeuvrer sur une base saisonnière: l'Orchestre National des Jeunes du Canada et l'Orchestre de la Francophonie.

    Le microsillon proposé ici met donc en vedette l'OJQ et son chef en résidence Gilles Auger dans une paire d'oeuvres: Gli Uccelli de Respighi (qui complète notre regard sur les oiseaux entamé la semaine dernière) et la troisième symphonie de Schubert (présage d'un montage de notre série Quoi de Neuf).

    Si vous avez la chance de trouver une copie de ce disque, vous remarquertez que la pochette donne la liste des musiciens pour la cru de l'OJQ présents pour cet enregiustrement. La violon-solo de l'orchestre, Gwen Hoebig, ainsi que son mari David Moroz (celesta) sont sans doute les stagiaires les plus célèbres du lot. Mme Hoebig, qui fera un court séjour dans la section des violons de l'OSM, sera violon-solo de l'Orchestre Symphonique de Winnipeg (et l'est encore si je ne me trompe pas). Elle, son mari et son frère Desmond (un violoncelliste maintenant premier pupitre à Houston) ont longtemps évolué comme trio de chambristes.

    Le chef, Gilles Auger, continue d'oeuvrer comme professeur en directiomn d'orchestre
    à l'Université Laval et dans le réseau de conservatoires.

    Bonne écoute!

    Ottorino RESPIGHI (1879-1936)
    Gli uccelli (Les oiseaux), P. 154

    Franz SCHUBERT (1797-1828)
    Symphonie no. 3 en ré majeur, D. 200

    Orchestre des Jeunes du Québec
    Gilles Auger, direction

    Playlist: http://www.youtube.com/playlist?list...b3-nudOLNAaLVi

    Vendredi le le 12 septembre, "L’Idée Fixe" vous propose "Quoi de Neur, Antonin Dvorak" sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  3. #3
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    Lightbulb Notre choix pour octobre 2014: Disques Philips 9500 746

    La revanche du vinyle revient cette semaine avec un billet qui sert d’apéritif à mon montage de vendredi dédié à Richard Wagner (voir notre mot de la fin).

    Dans ma collection de microsillons en vinyle, je ne compte que trois sélections Wagner – l’obligatoire échantillonnage orchestral du Ring (Szell et le Cleveland, série Great Performances CBS), et deux disques « d’ouvertures » de la maison Philips – une réédition de la série Festivo (Varviso dirige le Staatskapelle Dresde) et le disque d’aujourd’hui, une mouture numérique de première génération, avec le chef Néerlandais Edo de Waart.

    Edo de Waart est formé comme hautboïste et en direction d’orchestre – il occupera d’ailleurs un poste parmi les bois de l’orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam alors qu’il complète sa formation comme chef. En 1964, il remporte le concours Mitropoulos de New-York, qui lui vaut un stage comme assiatant sous Bernstein, et plus tard de retour chez lui avec Haitink. De Waart dirigera plusieurs orchestres majeurs au fil des ans (San Francisco, Minnesota, Sydney) et dirige aujourd’hui la Philharmonique Royale Flamande et l’orchestre de Milwaukee.

    Il n’y a rien de particulièrement notoire sur ce disque qui date de plus de 30 ans – on y retrouve deux des ouvertures plus usitées de Wagner (Tannhäuser et le Vaisseau Fantôme) et celle du permier opéra d’envergure du compositeur, Die Feen (Les Fées). Le Tannhäuser est jumelé avec la musique de ballet de l’opéra (la soi-disant musique de Vénusberg), sise en début d’opéra plutôt que lors du troisième acte comme le voulait la coutume Parisienne.

    Le Concertgebouw est un grand orchestre, et se trouve en terrain familier dans ce répertoire. Les cordes sont riches, les cuivres résonnent – tout est bien en place. La technologie numérique nasciente de l’époque (envenimée ici par l’impression vinyle et notre transfert-maison) ne rendent pas l’exécution dans toute sa splendeur, un son parfois « métallique » et froid. Néanmoins, le résultat mérite d’être écouté.


    Richard WAGNER (1813-1883)
    Tannhäuser, WWV 70: Ouverture et musique “Venusberg”
    Die Feen, WWV 32: Ouverture
    Der Fliegende Holländer, WWV 63: Ouverture

    Koninklijk Concertgebouworkest
    Edo De Waart, direction
    (stereo et numérique - DDA, 1981)

    Hyperlien YouTube : https://www.youtube.com/playlist?lis...JhbojLj0Fmy8f8

    Vendredi le 24 octobre, "L’Idée Fixe" vous propose "Richard Wagner" sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  4. #4
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    Lightbulb Notre choix pour novembre 2014: London ‎– STS15447-52-6, Disques 1-3

    La revanche du vinyle revient cette semaine avec le premier de deux volets dédiés à l'audition d'un écrin de 6 disques de quatuors de Joseph Haydn.

    Haydn était le Kapellmeister de la cour du Prince Nikolaus Esterházy, un grand amoureux de musique et musicien amateur; il était l'adepte du baryton à cordes — appelé aussi « viola di Bardone » ou « bardone » — un instrument à cordes du xviiie siècle, appartenant à la famille des violes de gambes. Il s'agit d'une variante de la viola bastarda baroque.

    Haydn composa pour son maître plus de 170 œuvres (solos, trios, et divertissements) pour le baryton, compositions - et instrument - maintenant oubliées. Toutefois, il n'y a aucune trace d'une commande princière pour des quatuotrs à cordes, un style de composition que Haydn a perfectionné à un poin tel qu'on l'appelle le "Père du Quatuor".

    Etrange, n'est-ce pas?

    Ce zèle s'explique peut-être par le fait qu'Haydn cherchait à perfectionner son art compositionnel en explorant les textures particulières de cette combinaison d'instruments, qui s'extrapole bien à une phalange de cordes plus riche, comme celle de ses symphonies.

    Une autre raison peut bien être le facteur d'isolement créé par l'emploi d'Haydn. Haydn dira, "je pouvais, à la tête d'un orchestre, faire des expériences, voir de mes yeux ce qui créait une impression ou et ce qui pouvait l'amoindrir; ainsi, faire de coupures, ajouter ou prendre des risques. Parce que j'étais isolé du monde, avec personne dans les parages pour que je me sente incertain ou pour me persécuter, ainsi je suis devenu un compositeur original."

    C'est à 40 ans qu'Haydn composera les six quatuors qui forment son opus 20, le troisième groupe de quatuors qu'il composera dans l'isolement relatif d'Eszterháza. On appelle ce groupe les "quatuors du Soleil" car l'image du soleil levant arborait la couverture d'une des éditions.

    Je prendrai quelques lignes lors du prochain volet (en décembre) pour parler des artistes et de leur intégrale des quaruors de Haydn.

    Bonne écoute!


    Franz Josef Haydn (1732-1809)
    Quatuors pou cordes, Op. 20
    no. 1. (mi bémol majeur), Hob.III:31
    no. 2. (ut majeur), Hob.III:32
    no. 3. (sol mineur), Hob.III:33
    no. 4. (ré majeur), Hob.III:34
    no. 5. (fa mineur), Hob.III:35
    no. 6. (la majeur), Hob.III:36

    The Aeolian String Quartet:

    Emanuel Hurwitz & Raymond Keenlyside - Violons
    Margaret Major - Alto
    Derek Simpson - Violoncelle

    http://www.youtube.com/playlist?list...gJ80Okf04W_7oe

    (Merci à LUDOVICUSDEOLOR . pour avoir pris le temps de publier ces clips sur YouTube)

    Vendredi le le 7 novembre, "L’Idée Fixe" vous propose "In Memoriam: Carlo Bergonzi" sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  5. #5
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    Lightbulb Notre choix pour décembre 2014: London ‎– STS15447-52-6, Disques 4-6

    La revanche du vinyle revient ce mois-ci avec le deuxième volet de notre regard sur l’écrin LONDON de quatuors de Joseph Haydn sous les archets de l’Aeolian Quartet.

    Joseph Haydn composera douze quatuors à l’intention du violoniste Johann Tost: ses opp. 54, 55 et 64. Tost était violoniste dans l'orchestre de Haydn chez les Esterházy entre 1783 et1789 (les dernières années du mandat de Haydn comme Kapellmeister auprès de cette famille). Avec l’assentiment du compositeur, il semble que Tost soit allé à l'étranger en 1789 avec l'intention de vendre les droits d’édition pour certaines des symphonies et quatuors de Haydn à Paris et à Vienne.

    Selon les lettres du compositeur à deux éditeurs datant de cette époque, les machinations de Tost ont inclus une tentative de proposer une symphonie de l'obscur Adalbert Gyrowetz (1763-1850) comme une composition de Haydn. Suite à cette supercherie, Tost cesse ses activités musicales, se mariera et deviendra un riche marchand de tissus à Vienne.

    Composés en 1790 (probablement avant leur différend professionnel), les six quatiors de l’opus 64 furent donc dédiés à Tost en remerciement pour ses services. Parmi l’ensemble, le cinquième quatuor (surnommé l’Alouette) est sans doute le plus connu, nommé ainsi à cause du jeu du premier violon qui « surplombe » les autres participants en jouant à un registre aigu.

    Pour revenir à l’exécution des quatuors dans cet écrin, l’Aeolian est un quatuor qui a des raciness qui datent de l’avant-Deuxième Guerre Mondiale (certains membres jouaient dans le quatuor Stratton). Sous la bannière Aeolian, l’ensemble apparaît sur disque et sur scène vers la fin des années 1940, et mettra fin à ses operations en 1981 – après les changements d’effectofs usuels pour les quatuors.

    Basé en Angleterre, l’Aeolian fera des tournées internationalement, et a une discographie assez étoffée. Son intégrale Haydn des années 1970 est sans doute sa contribution la plus durable: elle inclut les “Sept dernières paroles du Christ en Croix” (narrée en Anglais par le tenor Peter Pears) ainsi que les quatuors (douteux) de l’opus 3. Ces lectures, qui precedent la coutume bien établie pour les tempi et instruments dits d’époque, passe encore bien aujourd’hui. La critique de l’ensemble – 22 compacts – parue dans la revue Diapason en 2009 est fort élogieuse:

    [On apprécie] la qualité des quators de jeunesse, joués avec une fraîcheur stimulante. L'ensemble tient la route, et quelques partitions dans les opus médians [sont brillament rendues] . . . Les retrouver réunies crée une impression formidable. La vie même parcourt ces oeuvres, enlevées avec une hauteur de vue, une ardeur rythmique et un fini technique inimitables. Tout y semble parfait et royalement équilibré entre la verve qu'y mettront plus tard les instrumentalistes anciens -- et qui est déjà là -- et un classicisme distingué, sans compromis mais toujours coloré, souvent joyeux et, quand il le faut, infiniment profond.
    Bonne écoute!



    Franz Josef HAYDN (1732-1809)
    Quatuors, Op. 64

    No. 1 – Quatuor en ut majeur, Hob.III:65
    No. 2 - Quatuor en si mineur, Hob.III:68
    No. 3 - Quatuor en si bémol majeur, Hob.III:67
    No. 4 - Quatuor en sol majeur, Hob.III:66
    No. 5 - Quatuor en ré majeur ("L’Alouette"), , Hob.III:63
    No. 6 - Quatuor en mi bémol majeur, Hob.III:64

    The Aeolian String Quartet:
    Emanuel Hurwitz & Raymond Keenlyside - Violons
    Margaret Major - alto
    Derek Simpson - violoncelle

    Extraits des disques 4-6 de "Joseph Haydn, Aeolian String Quartet ‎– Haydn String Quartets Volume 6 [Op.20 & Op.64]"
    London Records ‎– STS15447-52-6

    http://www.youtube.com/playlist?list...322uM9dunA22CR

    (Les clips proviennent de la chaîne LUDOVICUSDEOLOR. Merci!)

    Vendredi le 12 décembre, "L’Idée Fixe" vous propose " Magyar rapszódiák, 2ième partie " sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  6. #6
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    Lightbulb Notre choix pour janvier 2015: EPIC LC3946

    Je me suis embourbé ce matin, et j'ai créé un fil distinct pour cet enreistrement plutôt que de l'ajouter à ce fil...


    Voici donc l'hyperlien à mon billet sur cet enregistrement Tchèque du violoniste Josef Suk qui joue Mendelssohn et Bruch:

    http://www.mqcd-musique-classique.co...ead.php?t=7467

  7. #7
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    Lightbulb Notre choix pour février: CBS Masterworks M 35884/35885

    La revanche du vinyle revient ce mois-ci avec une « bouchée double » Brahms: une mini0intégrale de ses deux concerti pour piano avec le tandem formé par le pianiste Daniel Barenboim et son grand ami Zubin Mehta.

    Mehta et Barenboim se sont rencontrés alors que ce dernier était à peine adolescent. Lors de cette rencomntre, telle que racontée par les deux musiciens, Barenboim dirigeait un orchestre et Mehta croyait qu’il était un grand musicien dans le corps d’un tout petit homme. Mehta, lui-même à peine dans la vingtaine, était loin d’être un vieilard! Fait intéressant, Mehta était un des témoins officiels du mariage de Barenboim et la regrettée Jacqueline Du Pré en 1967 en Israël.

    (Pour ceux que ça intéresse, M. Mehta sera de retour à Montréal dans quelques semaines pour diriger l’orchestre dont il fut le titulaire entre 1961 et 1967. Maintenant presque octogénaire, le chef Indien sera alors le seul chef encore actif qui aura dirigé l’Orchestre Symphonique de Montréal lors de concerts réguliers dans ses trois domicilkes : Le Plateau, Wilfrid-Pelletier et maintenant la Maison Symphonique.)

    Revenons à Mehta et Barenboim – comme le démontre ce documentaire datant de 1969, ces musiciens ont collaboré comme chambristes, Mehta s’exécutant à la contrebasse, Barenboim au piano, entourés d’autres vedettes ascendantes:


    Si on avance l’horloge à aujourd’hui les quatre artistes masculins font carrière comme chefs (M. Perlman moins que les trois autres), et M. Barenboim est de moins en moins actif comme pianiste – un peu comme Ashkenazy et Eishenbach, par exemple. Ceci ne veut pas dire que celui-ci est moins redoutable comme pianiste. Il se spécialise surtout comme interprète de compositeurs classiques et romantiques (il signera des intégrales des sonates de Mozart et Beethoven, ainsi que l’ensemble des romances sans paroles de Mendelssohn et des préludes et nocturnes de Chopin), mais il a enregistré la musique pour piano de Brahms, et compte au moins deux intégrales des concerti de ce dernier sur le marché du disque.

    Sa première intégrale, avec Barbirolli au pupitre, date de 1967 (donc contemporaine au documentaire ci-haut), et la deuxième, enregistrée une quinzaine d’années plus tard, constitue notre sélection d’aujourd’hui.

    J’ajouterais à tout ceci que ces enregistrements marquent un jalon intéressant à plusieurs niveaux: l’industrie du disque termine un chapitre technologique (ceci étant parmi les derniers enregistrements analogiques chez Columbia), le chef complète une mini-série Brahms avec l’orchestre qu’il vient à peine de prendre en mains (et qu’il dirigera pour une décennie, le mandat le plus long d’un directeur artistique à la Philharmonique de New-York) et enfin pour le soliste (qui s’exécute de moins en moins sur disque comme pianiste).

    Que dire du résultat? Il est intéressant de noter que la maison Columbia a réédité l’intégrale Serkin/Szell de ces concerti à plusieurs reprises, mais n’a pas jugé de faire de même ici – ou même de repiquer les bandes maîtresses pour le numérique. Personnellement, ces prestations furent mon exposition à ces concerti, donc j’ai une opinion biaisée… A titre de comparaison, je vous offre une playlist de Barenboim/Barbirolli dont la collaboration pour EMI a eu sa quote-part de rééditions.


    Johannes BRAHMS (1833 –1897)
    Concerto No. 1 en ré mineur pour piano et orchestre, Op. 15
    Concerto No. 2 en si bémol majeur pour piano et orchestre,Op. 83
    Daniel Barenboim, piano
    New-York Philharmonic
    Zubin Mehta, direction

    CBS Masterworks M 35884/35885 (Vinyl AAA)
    Enregistrements de studio, 1981

    YouTube URL - http://www.youtube.com/playlist?list...0gEz0AmMbqAJz9

    Vendredi le 13 février, "L’Idée Fixe" vous propose "Aria, Aria" sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  8. #8
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    Lightbulb Notre choix pour mars: Archiv Produktion ‎– 410 999-1

    Ton Koopman a établi une solide réputation d'interprète et de chef tout au long d'une carrière qui dure maintenant 45 ans. Formé à Amsterdam comme organiste, claveciniste et musicologue, il y recevra le prix d'excellence pour les deux instruments et développera un goût pour la musique "authentique".

    C'est dans le but de promouvoir et d'oeuvrer au sein de ce courant d'interprétation qu'il formera en 1979 l'Orchestre Baroque d'Amsterdam, et plus tard la Chorale Baroque d'Amsterdam. En tournée aec ses ensembles ou comme interprète invité (soliste et chef), il se fait entenre à Vienne, Londres, Berlin, Bruxelles, Madrid, Rome, Salzbourg, Tokyo et Osaka.

    Sa discographie, qui touche les grands compositeurs baroques et classiques, est diversifiée mais affectionne Jean Sébastien Bach en partculier, y compris une intégrale de ses cantates et une intégrale de son oeuvre pour l'orgue. Cette dernière réalisation a connu une paire de ratées, toutefois deux séries d'enregistrements (pour les maisons Deutsche Grammophon et Novalis) resteront fragmentaires, et une première intégrale pour la maison Teldec est maintenant discontinuée.

    Notre revanche du vinyle pour cette semaine est un des enregistrements pour DG (publiés sous l'égide du label spécialisé Archiv Produktion) retrouve Koopman à la tribune d'un orgue fabriqué du temps de Bach par le facteur Néerlandais Rudolf Garrels, un don du mécène Govert van Wijn à la grande église de Maassluis. L'orgue sera remodelé suivant les courants des époques successives par de nombreuc facteurs, et sera restauré suivant sa facture origibale il y a bientôt 40 ans.

    Bonne écoute!


    Johann Sebastian BACH (1685-1750)
    Toccata et Fugue en ré mineur, BWV 565
    Toccata, Adagio et Fugue en ut majeur, BWV 564
    Toccata et Fugue en fa majeur, BWV 540
    Toccata et Fugue en ré mineur, BWV 538 »Dorisch«

    Ton Koopman, orgue
    Maassluis, Grote Kerk, 1983.
    Facteur: Rudolf Garrels (1730-1732).

    Hyperlien YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...MBs4HFLX8vkR7y

    Vendredi le 13 mars, "L’Idée Fixe" vous propose "Concerto Solo" sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  9. #9
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    Lightbulb Notre choix pour avril 2015 - Longanesi Periodici ‎– GCL 31

    La Revanche du Vinyle continue notre survol du concerto avec une linterprétation du concerto pour violoncelle de Dvořák par la ioloncelliste Canado-Américaine Zara Nelsova (1918 - 2002).


    Née à Winnipeg d'une famille Juive d'antécédance Russe, elle fera des études au prestigieux Royal College of Music et complètera sa formation avec des leçons auprès de Casals, Piatigorsky et Feuermann. Elle se fera entendre pour la première fois comme soliste à Londres (sous Malcolm Sargent), et créera les concerti Hindemith, Samuel Barber, Hugh Wood et Ernst Bloch, qui lui dédiera ses trois suites pour violoncelle solo..

    Tràs jeune, elle visitera l'Australie, l'Amérique du Sud et l'Extrême Orient avec ses deux soeurs (qui forment un trio). Elle sera premier violoncelle du Toronto Symphony pendant la Deuxièeme Guerre Mondiale, et après son mariage avec le pianiste Grant Johansson, elle se naturalise Américaine en 1955.

    Le jeu de Mme Nelsova est intelligent et noble - une musicienne cérébrale, elle reste une personalité au rire facile et effervescente. Vers la fin de sa carrière de soliste, elle enseignera à Juilliard (pendant 40 ans, en fait) et s'éteint à New-York en 2002

    La discographie Nelsova offre un grand nombre de performances allant du Romantique au Moderne, et elle endisque en studio le Dvořák au moins deux fois (St-Louis/Susslind et London Symphony/Krips). La prestation d'ujourd'hui est une performance radsiodiffusée sur la RIAS de Berlin, avec son orchestre-maison (Berlin RSO) sous Georg Ludwig Jochum, le rère cadet d'eugen, lui aussi un chef chevronné, reconnu pour le répertoire Germano-Romantique.


    Antonín DVOŘÁK (1841-1904)
    Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104 (B. 191)

    Zara Nelsova, violoncelle
    Radio-Symphonie-Orchester Berlin sous Georg Ludwig Jochum
    Enregistrement public, 6 mai 1960
    Longanesi Periodici ‎– GCL 31

    Hyperlien YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...vUBn8MEQZKgajQ

    Vendredi le 17 avri1 2015, "L’Idée Fixe" vous propose "Pablo de Sarasate (1844 - 1908)" sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  10. #10
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    Bonsoir.

    J'aime bien la pochette très honnête qui profite de la charte graphique de la collection pour omettre le prénom du chef. Georg Ludwig est un fort bon chef, moins vendeur que son frère toutefois...

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  11. #11
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    Lightbulb Mon choix pour mai 2015 - Deutsche Grammophon Resonance ‎– 2535 230

    La Revanche du Vinyle continue notre survol des pianistes d'hier et d'aujourd'hui. (A la suggestion d'un comentaire, je devrais mettre un bémol quant à la "grandeur" d'un pianiste. Après tout, ils peuvent -etre petits, ou respectables, ou honnêtes sans être forcément grands - I get it!)

    Le pianiste Hongrois Tamás Vásáry, comme ses confrères Vladimir Ashkenazy et Daniel Barenboim (pour ne nommer que ces deux gentlemen) se dévoue beaucoup plus à la direction d'orchestre de nos jours... Vásáry fera ses débuts sur scène à l'âge de huit ans, et rpulera sa bosse comme "enfant-prodige" local, qui lui permettra de faire la rencontre d' Ernő Dohnányi, une figure de proue en Hongrie. En dépit du jeune âge du pianiste, Dohnanyi l'accepte sous sa tutelle musicale, et suivra des leçons avec Dohnanyi, ainsi qu'avec József Gát et Lajos Hernádi à l'Académie Franz Liszt de Budapest, et sera même plus tard un apprenti sous Zoltán Kodály. A quatorze and, il remporte le Premier prix au concours Franz Liszt de 1947. Il quitte la Hongrie en 1956 pour s'installer en Suisse. Il fait ses débuts "occidentaux" en 1960 et durant cette décennie, il signera un grand nombre d'enregistrements pour la maison Deutsche Grammophon: des oeuvres de Frédéric Chopin, Franz Liszt et Sergei Rachmaninov.

    Chopin composera quatre sonates - trois pour piano solo, et ne pour piano et violoncelle. Les deux sonates de Chopin les plus enregistrées sont sa 2e et sa 3e, et c'est ce couplage qui est à l'affiche aujourd'hui.

    La deuxième sonate (en si bémol mineur, surnommée "marche funèbre") est composée principalement en 1849 - on dit que la fameuse marche funèbre daterait de 1837. En dépit de sa célébrité aujourd'hui, elle ne fait pas l'unanimité lors de sa création. Parmi ses cirtiques on compte Schumann qui conclut que Chopin n'a ici qu'assemblé quatre de ses enfants les plus rebelles sous un même toit!

    A la défense de Chopin, on dira que la "forme sonate" (A-B-A) est une invention Germanique, et n'est pas nécessairement un stratagème commun dans la tradition française, ou italienne... Chopin "se reprend" avec sa troisième sonate, qui se rapproche plus du modèle Germanique, tout en étant fort exigeante.

    Bonne écoute!


    Frédéric CHOPIN (1810-1849)
    Sonate pour piano No. 2 en si bémol mineur, Op. 35
    Sonate pour piano No. 3 en si mineur, Op. 58
    Piano – Tamas Vasary
    Deutsche Grammophon Resonance ‎– 2535 230
    Format: Vinyl, Stereo (1966, réédition 1977)
    Hyperlien YouTube: https://www.youtube.com/playlist?lis...PHtr2Kjm0qp2MZ

    Vendredi le 15 mai 2015, "L’Idée Fixe" vous propose " En récital: Kovacevich & Beethoven " sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  12. #12
    - Avatar de mah70
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    Bonjour.

    Là encore, chouette pochette. On a perdu ces beaux morceaux de bon goût avec l'arrivée du CD

    La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. (Pierre Desproges)

  13. #13
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    voire...


    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  14. #14
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    ou bien


    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  15. #15
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    (évidemment, d'aucuns objecteront que, dans au moins un cas, ce n'est pas la pochette qui manifeste le pire goût)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  16. #16
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    Lightbulb Mon choix pour juin 2015 - Philips 724437

    La Revanche du Vinyle considère ce mois-ci le chef Britannique Neville Marriner.


    Marriner est formé au Royal College of Music et au Conservatoire de Paris, pour ensuite se joindre comme violoniste au Philharmonia et au London Symphony Orchestra. Après des études privées aux Etats-Unis avec Pierre Monteux, il créera l'ensemble avec lequel les mélomanes l'associent, l'Academy of St Martin in the Fields en 1958, avec lequel il endisquera les grandes oeuvres du répertoire baroque, classique et du XXe siècle.

    En plus de cette longue association, on le voit comme premier chef du Los Angeles Chamber Orchestra (1969 – 1978), Minnesota Orchestra (1979 – 1986) et l'orchestre de la radiodiffuson de Stuttgart (1986 – 1989).

    Comme plusieurs d'entre vous, ma collection compte un grand nomre de disques de Sir Neville, avec l'Academy ou d'autres ensembles. J'ai choisi pour le billet d'aujourd'hui un de ces titres avec le London Symphony dans la musique de Sergei Prokofiev.

    Il y a quelques semaines, j'ai proposé l'écoute des "sonates de Guerre" de Prokofiev, et j'avais alors souligné qu'il avait choisi l'exil suite à la Révolution Bolchévique, à tout le moins pour presque 20 ans. Tous les titres d'aujourd'hui datent de cette période (entre 1917 et I933).

    C'est pendant l'été de 1917 que Prokofiev compose une de ces oeuvres les plus jouées, sa symphonie "classique" - un hommage à Joseph Haydn, ou à tout le moins selon le compositeur, une symphonie que Haydn aurait composée s'il était actif au XXe sièce.

    Prokofiev quittera sa terre natale pour San Francisco quelques mois plus tard, et aboutira à New-York où il fera ses débuts comme pianiste. Il recevra une commande du théèatre Lyrique de Chicago - qui deviendra son opéra L'Amour des Trois Oranges.

    Avec le crash de 1929 et la dépression mondiale qui s'en suit, Prokofiev reçoit de moins en moins de commandes t se doit de faire des tournées comme pianiste - chose fort déprimamte pour un homme qui se croit compositeur avant toute choses. Cette situation et e mal du pays l'amènent à se rapprocher de l'Union Soviétique, et il agira pour un certain temps comme "ambassadeur musical" de l'URSS en Occident. Il reçoit des commandes Soviétiques, dont celle de compser la musique du film Lieurenent Kijé.

    Bonne écoute!


    Sergei PROKOFIEV (1891-1953)

    L'Amour Des Trois Oranges (suite), Op. 33 bis
    Lieutenant Kijé (suite extraite de la musique du film), Op. 60
    Symphonie No.1 en ré majeur ('Classique'), Op. 25

    London Symphony Orchestra
    Sir Neville Marriner, direction
    (Londres, avril 1980)

    Hyperlien YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...duLhqnZJpHxW3I

    Vendredi le 26 juin 2015, "L’Idée Fixe" vous propose " Franck & Fauré " sur sa chaîne Pod-O-Matic . Lisez notre commentaire sur notre blog.

  17. #17
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    Cool Quinze que j’en pense – Mon choix pour octobre 2015 : London VIVA, VIV 3


    La revanche du vinyle fait un retour ce mois-ci avec un enregistrement vieux de presque 40 ans et, par surcroît, un « plaisir coupable » - si ça se dit ainsi en français…

    La discographie des Quatre Saisons de Vivaldi

    Parmi les « tubes » incontournables de la musique classique on trouve les quatre saisons de Vivaldi. Un peu comme beaucoup de la musique de Bach, Vivaldi n’est pas forcément un compositeur privilégié par les artistes des premières heures du disque. Selon Wikipedia, le premier enregistrement de l’intégrale des Quatre Saisons fait l’objet d’un certain débat.

    Selon plusieurs, c’est un enregistrement du violoniste Alfredo Campoli (tiré d’acétates-témoins d'une émission de radio française) datant de 1939 qui se mérite cet honneur. Le premier enregistrement électrique par Bernardino Molinari date de1942. Cet enregistrement est émis en Italie et par la suite aux États-Unis sur six 78-tours double face dans les années 1940.

    En dépit d’avoir été annoncé à tort comme le « premier enregistrement » sur sa pochette, on reconnaitra que la première intégrale « sérieuse » et reconnue comme tel par les mélomanes est celle du violoniste Louis Kaufman, réalisée à New York lors de «temps morts» de studio (souvent la nuit…) . On crédite cet enregistrement comme celui qui amorce la renaissance de ces concerti, si on veut. L’intégrale Kaufman a remporté le Grand Prix du Disque en 1950, fut élu au Grammy Hall of Fame en 2002, et est retenu en 2003, pour les archives nationales de la Bibliothèque du Congrès américain.

    Dans ma collection personnelle, j’ai l’intégrale Kaufman, celle signée par MM Stangdage et Pinnock (Archiv, 1982) et l’enregistrement d’aujourd’hui, une réédition vinyle d’un enregistrement réalisé par Leopold Stokowski à Londres avec le « new » Phlharmonia (London/Decca, 1966).

    Pourquoi est-ce un plaisir coupable? Je suppose que c’est à cause de son aspect "big band". Parmi toutes les versions – anachroniques – pour grand orchestre des Quatre Saisons, celle que j’affectionne le plus est cette gravure Phase 4 qui regorge des caractéristiques tonales et de la couleur qu’on associe à Stokowski, tout en restant sincère et complètement délicieuse!

    À plus de 45 minutes, l’intégrale est plus lente que la norme (HIP ou autre), mais comme notre soliste Hugh Bean l’a dit de la génération de Stokowski, "ils font disparaitre le temps".

    Et Bean sait bien une chose ou deux à propos de cette génération de chefs, ayant servi comme co-leader, puis violon-solo de l’ "old" Philharmonia sous le grand Otto Klemperer. Hugh Bean était, par tous les comptes, l'un des plus meilleurs violonistes britanniques de son temps, un professeur titulaire au Conservatoire Royal de Musique et un chambriste accompli en plus d’œuvrer en concerto. Bean est bien connu pour ses interprétations sur disque du Concerto pour violon d'Elgar et de « Thee Lark Ascending » de Vaughan-Williams, gravés durant la même période que ces Vivaldi.

    Bonne écoute!


    Antonio VIVALDI (1678-1741)
    Les Quatre saisons, extraites de "Il cimento dell'armonia e dell'inventione" op. 8 (nos 1-4)
    Hugh Bean violon
    Charles Spinks, clavecin
    New Philharmonia Orchestra
    Leopold Stokowski, direction
    Entregistré au Kingsway Hall, London, 11 juin 1966
    AAA, London VIVA Series, VIV 3

    Adresse YouTube : https://www.youtube.com/playlist?lis...a5NZhEEGp_hOFk

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  18. #18
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    Belle version classique finalement. Personnellement j'ai toujours bien aimé la version de Stern et le Jerusalem Music Center Chamber Orchestra...

  19. #19
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    Lightbulb Quinze que j’en pense – Mon choix pour décembre 2015 : Angel RL-32013


    Vu à Ottawa ce week-end dernier – un voisin a passé la tondeuse sur sa pelouse – le 12 décembre! Pour ceux d’entre vous qui restent sceptiques à propos du réchauffement planétaire, voici là une preuve tangible! En décembre au Canada, nous avons normalement eu à composer avec une bonne tempête de neige ou deux avant Noël. Cette année toutefois, ma pelle n’est sortie du garage qu’une seule fois, et il y a eu in épisode de verglas, et c’est tout.

    Ce n’est que partie remise, j’en suis persuadé. Mais que faire, particulièrement alors qu’on cherche à se mettre dans le bain pour le temps des fêtes, pour créer une atmosphère hivernale et enneigée? Heureusement pour les mélomanes, il y a M. Tchaïkovski!

    Qui parle Tchaïkovski et temps des fêtes parle Casse-Noisette ou des Caprices d’Oxanne. Il y a toutefois une pièce un peu négligée – sa première symphonie. Négligée car on a tendance à se concentrer sur son triptyque des symphonies 4, 5 et 6 – pleines d’angoisse et d’images pathétiques – et à oublier ses trois premières, moins noiures mais tout autant imbibées des traits qu’on associe au maître Russe.

    Composée entre 1866 et 1868 (et revue près d’une décennie plus tard), la première symphonie de Tchaïkovski (à l’instar de son contemporain Brahms) a eu une gestation difficile. Si on lit les lettres du compositeur à ses proches pendant la période en question, il souffre d’in manque de confiance, et se laisse trop facilement influencer par les critiques et suggestions de ses collègues.

    En dépit de ces difficultés, Tchaïkovski considèrera cette symphonie comme une de ses préférées (faisant parfois référence à un péché de jeunesse). Dédiée au pianiste et fondateur du Conservatoire de Moscou Nikolay Rubinstein (qui dirigera la première dans sa version originale en 1868), l’œuvre se mérite le sous-titre ”songe d’hiver”, et deux des mouvements ont des sous-titres tous aussi évocateurs, suggérant qu’à un moment donné, la symphonie sous-entendait un programme qui n’aurait pas survécu.

    Tant qu’à la prestation retenue, elle est de 1975, sous la baguette du chef Italien Riccardo Muti. La réputation de M. Muti n’est plus à faire – un chef adulé, il a toutefois eu sa quote-part de controverse (notamment une querelle avec la direction de La Scala qui causa un divorce notoire). Néanmoins, on souligne une relation plus harmonieuse avec la Philharmonique de Vienne (qu’il dirigera au Nouvel An à quelques reprises) et un séjour prolongé avec l’Orchestre de Philadelphie. Aujourd’hui au commandes de l’Orchestre de Chicago, il succéda au début des années 1970 au grand Klemperer à l’orchestre Philharmonia comme chef principal. Cet enregistrement (faisant partie d’une intégrale des symphonies de Tchaîkovski, initiative qu’il reprendra au numérique à Philadelphie) est tout à fait remarquable, et survit admirablement les quatre décennies qui se sont écoulées depuis son enregistrement.

    Normalement, cette chronique propose des clips YouTube, et j’avais effectivement identifié un clip pour accompagner ce billet. Toutefois,, le clip est disparu in extremis ce qui explique pourquoi je partage cette prestation par le truchement d’un hyperlien.

    Bonne écoute!


    Pyotr Ilyich TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
    Symphonie No.1 en sol mineur, op. 13 (TH 24) " Winter Daydreams" (Зимние грезы)
    New Philharmonia Orchestra
    Riccardo Muti, direction
    LP AAA, Angel RL-32013
    (Studio, 1975)
    Adresse Internet Archive : https://archive.org/details/Tchaikov....1RiccardoMuti

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  20. #20
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    Muti il y a 40 ans ... Ahhhhhhh, le 'latin lover' !
    Très bel enregistrement.

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