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Discussion: Beaux contrepoints

  1. #21
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    juin 2011
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    Tout cela nous rappelle que les discussions sur les goûts sont assez vaines. J'ai eu un CD de l'Automne dont le livret était signé par le pianiste (je crois que c'était Billy Eidi, qui joue dans la version que j'ai mise en lien). Il disait que la troisième partie (Adieu) est un joyau. Je n'avais pas attendu de le lire pour avoir le même avis. (J'ai connu le morceau, joué par Ivaldi, par un disque des années 1970.) Puisque vous avez donné votre avis sur Milhaud, je suis presque obligé de donner le mien sur Bartok : douloureux devoir auquel mon irénisme bien connu tendrait à me soustraire... J'ai fait, un certain matin de printemps, le rêve que le speaker de la radio disait : "Et maintenant, écoutez l'agonie de Nessie" (surnom du monstre du Loch Ness). Et on entendait des cris censés être déchirants mais qui ne m'inspiraient aucune pitié. Je me suis réveillé et j'ai compris que c'étaient les chats du quartier qui menaient leur sabbat hystérique. Eh bien, la musique de Bartok m'a rappelé ce rêve.
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  2. #22
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    Ah... j'ai réagi longtemps ça à Bartok, et même à Debussy. Pour Bartok, je comprends toujours ma réaction d'alors, bien qu'il soit devenu un de mes compositeurs préférés, et cette oeuvre, son oeuvre que je préfère. Pour Debussy, cependant, je me demande où j'avais rangé mes oreilles. Mais bon...


    (pour l'anecdote, j'ai mis infiniment plus de temps à percer les mystères de Brahms, compositeur qui m'est resté opaque presque jusqu'à mes trente ans, que ceux de Bartok ; comme quoi...)(et je n'ai toujours pas percé ceux de Haendel ni de Rachmaninoff quand il ne fait pas de cirque)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  3. #23
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    juin 2011
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    Il y a sur cette vidéo (de 22:20 à 28:10) :


    (Concert "Le printemps du basson")

    un duo pour bassons, joué par Emmanuel VUILLEMIN et Alain DELEURENCE, et décrit comme "Giovanni Battista DRAGHI (1710-1736), Sur un thème de Peregolese". Puisque Pergolèse est le surnom de Draghi, je suppose que cette indication est erronée. Il y a des variations d'Otmar Nussio pour basson et piano sur le même thème, mais ce n'est pas la même musique. Les variations pour deux bassons jouées au "Printemps du basson" me semblent d'une agréable écriture à deux voix. J'ai essayé de savoir par Google de qui elles sont, mais je n'ai rien trouvé. Quelqu'un connaît-il la réponse ? Merci d'avance.
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  4. #24
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    juin 2011
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    "Prepositus Brixiensis, i.e. the "Provost of Brescia", (fl. 1430) was a late medieval Italian composer and singer (...) Only four ballate and one rondeau survive" (Wikipédia anglaise).

    Fabrice Fitch, dans un article de Gramophon :

    https://www.gramophone.co.uk/review/...ove-sweet-hope

    qualifie sa "ballata" O spirito gentil d' "exquisite" et je suis d'accord.
    Voici une exécution de cette ballade par l'ensemble Reverdie.
    Cela va de 7:31 à 11:57 :



    Cela devient beau après le prélude instrumental. (Allez savoir si Prepositus Brixiensis a vraiment voulu qu'il y ait un prélude instrumental...)
    En tout cas, cela me semble un de ces morceaux dont l'agrément vient surtout de l'entrelacement bien lisible des voix.
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  5. #25
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    juin 2011
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    François Devienne a parfois d'agréables jeux contrapuntiques, par exemple celui qui, dans cette version de sa Symphonie Concertante pour Flûte, Hautbois, Basson, Cor et Orchestre (Orchestre de Chambre Bernard Calmel)





    va de 9:06 à 9:43 (Allegro initial).
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  6. #26
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    Un peu par antiphrase, cette vidéo rigolote, postée délibérément un premier avril

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  7. #27
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    Le propos est amusant - mais j'espère que le speaker n'est pas enseignant, what a terrible bore ...

  8. #28
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    Il est un peu insistant, mais j'ai appris des choses ; il est vrai que je pars de loin.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  9. #29
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    C'est pas tant l'insistance, encore, c'est cette façon de s'élocutionner (in memoriam GM et TLL) qui est terriblement droning, qu'y diraient les angles aux sacs-sons.

  10. #30
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    Ptet que si on est natif de ces longitudes. ...
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  11. #31
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    Je découvre ça ; je trouve que cet entrelacement de thèmes à la saveur hongroise, superposé au mouvement perpétuel de la main gauche, est assez réussi.

    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  12. #32
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    Je ne sais si on peut réellement parler de contrepoint, ça me semble à la limite de la mélodie accompagnée. Mais de toute façon, Ligeti n'est pas n'importe qui et un peu de bonne musique, c'est toujours bon à prendre.
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  13. #33
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    Je crois qu'on peut, la main droite entrelace deux, puis trois thèmes ; c'est du chant à trois voix, peut-être pas le contrepoint le plus savant qu'on puisse imaginer, mais je dirais du contrepoint. Le titre ("musica ricercata") laisse attendre une musique savante, d'autres numéros ne sont pourtant manifestement pas contrapuntiques (mais tout aussi réussis).
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  14. #34
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    Ce n'est pas pour chicaner à perte de vue, mais il y a des morceaux où l'accompagnement est à la limite du contrepoint. Par exemple, dans la mélodie Abendempfindung de Mozart, ici chantée par Elisabeth Grümmer :



    (Elisabeth Grümmer, Mozart: "Abendempfindung" KV 523 (RIAS Berlin, c.1948-1956))
    with Hertha Klust as the piano accompanist


    des passages comme 2:20-3:20 et 3:33-3:49 me semblent presque du contrepoint entre le chant et le piano.
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  15. #35
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    mais c'est en effet très fréquent! Je ne crois pas que Mozart ait ignoré le contrepoint ; ni lui ni la plupart des compositeurs, d'ailleurs
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  16. #36
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    Oui, mais personne ne dit qu'Abendempfindung est un morceau contrapuntique. Peut-être que dit ainsi, ça vous aide à comprendre ?
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  17. #37
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Le titre ("musica ricercata").
    On peut toujours chicaner - mais quand un compositeur se place aussi clairement dans la perspective du ricercar, on est évidemment et sans contestation possible dans la démarche du contrepoint.
    (J’ai souvent entendu parler d’un certain ricercar à 6 que d’aucuns bien informés sur le sujet tiennent pour un sommet si ce n’est LE sommet du contrepoint ...)

  18. #38
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    En effet personne ne dit ça d'Abendempfindung ; mais pas non plus de telle pièce de Schumann, de Chopin, de Beethoven, de Brahms, que sais-je? En l'occurrence je pensais plus au contrepoint comme à une technique utilisée parmi d'autres dans une pièce.

    Musica ricercata... ah... musique recherchée... je serais tenté de dire que tout ricercar est ricercato mais pas forcément l'inverse. D'ailleurs la première et la quatrième des Musiche Ricercate, si j'ose écrire, ne me semblent quère contrapuntiques (bon la première on pourrait dire contrepoint rythmique, en tirant un peu par les cheveux, mais la 4e?)



    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  19. #39
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Musica ricercata... ah... musique recherchée...
    Ou qui invite à rechercher soi-même. "QUAERENDO invenietis" (je crois l'avoir déjà cité, ailleurs, scusi ...), disait ce même auteur de ricercar à 6 (ou un peu avant à 3), qui passe pour pas trop manche en matière de contrepoint, d'une autre pièce de son même recueil en tête duquel il écrivait Regis Iussu Cantio Et Reliqua Canonica Arte Resoluta.
    Bon, mais ce que j'en dis, hein ...

  20. #40
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    Exactement ; d'ailleurs, moi qui ne reconnais spontanément guère plus qu'un canon à l'unisson (Frère Jacques, ça va, je suis le discours musical), j'ai lu quelque part ce qui se passait dans le canon "Quaerendo invenietis", c'est assez vertigineux.
    A défaut de retrouver ça, je (re)mets ceci, le son est laid mais c'est rigolo
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

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