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Discussion: Allegri : Miserere

  1. #1
    Co-Administrateur Avatar de Admin MQCD
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    juillet 2007
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    4 853

    Allegri : Miserere

    Miserere mei, Deus, à 9 voix [Miserere], Roy Goodman, The Choir of King's College, Cambridge, David Willcocks (1963)


  2. #2
    Membre Avatar de Krinou
    Date d'inscription
    janvier 2013
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    199
    J'adore ce Miserere, en particulier lorsque la voix de l'enfant s'élève plus haut que toutes les autres, ça me chamboule le cœur à en pleurer.
    Mon peu de foi en l'humanité reprend espoir lorsque j'écoute ça.
    Sans la musique, la vie serait une erreur.

    Nietzsche

  3. #3
    Membre Avatar de jifi
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    octobre 2012
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    France
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    80
    Le Miserere d’Allegri


    Basilique de Rome, Vendredi Saint (crucifixion du Christ) 12 avril 1639. Office des Ténèbres. Urbain VIII et les cardinaux
    sont agenouillés. La lecture des quatorze premiers psaumes de l’Ancien Testament débute, alors qu'une à une on éteint
    quatorze des quinze bougies d’un chandelier. Lumière dans l’obscurité, éclairant seule l’office, la quinzième
    est le symbole du Christ dont la mort plongea les hommes dans les ténèbres. Elle est cachée derrière l’autel alors qu'un chœur
    en deux parties (quatre et cinq voix) entame le Miserere de Gregorio Allegri (1582-1652) (concours remporté vers 1630).
    Chaque partie précédée d’une monodie grégorienne, stile antiquo (a cappella "à la manière de la Chapelle",
    sans instruments interdits durant les Offices des Ténèbres) (chœur sans accompagnement instrumental).
    Soudain, le chœur frappe le sol à l’aide de chapelets pour reproduire un tremblement de terre qui chasse les derniers démons.
    Le cierge réapparaît, silence total, la bougie est éteinte, le clergé se retire, les autres cierges sont rallumés.
    Manuscrit jalousement gardé par le Vatican qui avait interdit de le transcrire, le jouer ailleurs qu'en ces lieux
    sous peine d'excommunication. Nous sont parvenues une copie "light" pour l'Empereur d'Autriche, en 1770 une retranscription
    de mémoire par Mozart âgé de quatorze ans, mais n'incluant pas les ornements baroques qui en faisaient la beauté,
    une copie d’après original, offerte à Napoléon, deux transcriptions, une en 1831 de Mendelssohn, l'autre en 1840 d'Alfieri.
    L'œuvre originale s'est perdue ?
    “Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché
    Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense
    Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi
    Contre Toi, et Toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait
    Ainsi, Tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire
    Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère
    Mais Tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, Tu m’apprends la sagesse
    Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige
    Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que Tu broyais
    Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés
    Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit
    Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton Esprit Saint
    Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne
    Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés
    Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice
    Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange
    Si j’offre un sacrifice, Tu n’en veux pas, Tu n’acceptes pas d’holocauste
    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé
    Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem
    Alors Tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel”

    Mon lointain cousin, Raphael Fabretti, était gardien des Archives secrètes de 1691 à 1700 au Castel Sant’Angelo
    http://fabretti.eklablog.com/raphael...tti-a170462250
    "Maintenant, je sais qu'il y a un dieu dans les cieux" Albert Einstein (Yehudi Menuhin 1929 Concerto pour Violon de Beethoven Orchestre Philharmonique de Berlin dir. Bruno Walter)
    JiFi "l'audio du village"

  4. #4
    Membre Avatar de jifi
    Date d'inscription
    octobre 2012
    Localisation
    France
    Messages
    80
    - version à 9 voix Choir of St John's College, Cambridge, George Guest EMI
    - Choeur de l'Abbaye de Westminster Simon Preston Archiv Production
    "Maintenant, je sais qu'il y a un dieu dans les cieux" Albert Einstein (Yehudi Menuhin 1929 Concerto pour Violon de Beethoven Orchestre Philharmonique de Berlin dir. Bruno Walter)
    JiFi "l'audio du village"

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