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Discussion: Mardi en Musique - Beethoven - The Menuhin Festival Orchestra ‎– The Creatures Of Prometheus, Op. 43

  1. #1
    Membre Avatar de ppyjc61
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    octobre 2011
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    Cool Mardi en Musique - Beethoven - The Menuhin Festival Orchestra ‎– The Creatures Of Prometheus, Op. 43

    Mon partage Intégralement Vôtre ce mois-ci est un album Angel/EMI de 1970 qui propose l’intégrale de la musique du ballet Die Geschöpfe des Prometheus (Les Créatures de Prométhée) de Beethoven composé pour le chorégraphe Salvatore Viganò. Je pense que je peux affirmer qu’il s’agît de l’unique ballet attribué à Beethoven.

    Le scénario original du ballet est perdu, ce qui rend difficile d'établir le contexte précis de plusieurs des seize numéros de la partition et amène donc différents traitements de la musique par divers chorégraphes depuis, y compris, au XXe siècle, Serge Lifar, Ninette de Valois et Frederick Ashton.

    Néanmoins, il existe les vestiges d’un programme imprimé pour la première représentation à Vienne le 28 mars 1801 à partir duquel on peut imaginer le scenario original de Viganò:

    La base de ce ballet allégorique est la fable de Prométhée. Les philosophes grecs, par qui il était connu, font allusion à lui ainsi: ils le représentent comme une haute âme qui a chassé l'ignorance du peuple de son temps et lui a donné des manières, des coutumes et des mœurs.

    Comme résultat de cette conception, deux statues qui ont été animées sont introduites ... et ceux-ci, par la puissance de l'harmonie, sont rendus sensibles aux passions de la vie humaine. Prométhée les conduit au mont Parnasse pour qu'Apollon, la divinité des arts, les instruise. Apollon leur donne comme professeurs Amphion, Arion et Orphée pour les instruire dans la musique; Melpomene pour leur enseigner la tragédie; Thalia, comédie; Terpsichore et Pan, la dernière danse du berger inventée par ce dernier, et Bacchus, la danse héroïque dont il fut l'auteur.
    La punition de Prométhée, qui avait volé le feu de l'Olympe pour donner vie à ses «créatures» et était, suivant les ordres de Zeus, enchaîné à un rocher dans le Caucase, où son foie était quotidiennement mangé par les vautours, est omis. Nul besoin de noircir un tableau léger et velouté!

    Rarement interprété intégralement, nous connaissons l'ouverture et la danse héroïque de Bacchus dans la finale - que Beethoven réutilisa plus tard comme le «thème» du quatrième mouvement de sa symphonie Héroïque et de ses variations Eroica pour piano.

    Comme je l'ai déjà écrit dans ces pages, la musique de ballet se tient parfois solidement seule dans la au concert sans danseurs, bien que de nombreux compositeurs assemblent généralement des suites d’extraits à des fins de concert. Peut-être que Beethoven aurait dû suivre ce modèle; en tant que morceau de concert, Prometheus se situe quelque part entre une curiosité et une musique programmatique (dans la veine romantique) avec une histoire difficile à suivre.

    Toutefois, l’investissement de 50 minutes en vaut la peine. La performance s'écarte quelque peu de l’approche traditionnelle germanique austère que nous associons habituellement à ce compositeur.

    Bonne écoute!


    Ludwig van BEETHOVEN (1770–1827)

    Die Geschöpfe des Prometheus, op. 43
    Ballet en deux actes avec une ouverture, après la mythologie grecque
    The Menuhin Festival Orchestra
    Yehudi Menuhin, direction

    Angel Records - S-36641

    Format: Vinyle, LP, Stereo
    Détails - https://www.discogs.com/Beethoven-Ye...elease/3386479


  2. #2
    Modérateur Avatar de lebewohl
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    8 781
    Une anecdote à propos de cette oeuvre, s'il m'est permis d'être pédant (comme ce n'est pas la première fois, c'est qu'il m'est permis).


    Beethoven aurait rencontré Haydn peu après la représentation des Créatures de Prométhée (die Geschöpfe des Prometheus), et Haydn l'aurait félicité. Beethoven aurait répliqué qu'il était trop indulgent, que c'était loin d'être une Création et que cela ne le deviendrait pas (die Schöpfung, un des "tubes" de Haydn, donc). Beethoven comptait faire un jeu de mots entre Schöpfung et Geschöpfe, Haydn ne l'a pas compris et aurait répondu que non, bien sûr, ce n'était pas et ne deviendrait pas une Création, et ils se seraient quittés un peu en froid.


    Oui bon ce n'est pas extrêmement drôle et il n'y a pas de quoi brouiller des gens, mais bon...
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

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