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Discussion: Vinyles HD

  1. #1
    Membre Avatar de The Fierce Rabbit
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    s'Elsass
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    Vinyles HD

    Vu ceci sur la toile : bientôt des vinyles HD ?

    http://www.konbini.com/fr/entertainm...efinition/amp/

    Que faut-il en penser, qu'en disent nos spécialistes ?
    I'd rather be hated for who I am than be loved for who I am not (K.C.)

  2. #2
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    Je viens de lire cette page... mais je ne suis pas du tout spécialiste. Je suis d'une inqualifiable partialité quand il s'agit de vinyle, donc ce qui suit doit donc être considéré comme totalement subjectif.

    - Je crois que ma préférence pour le vinyle vient de ce que les prises de son des vinyles que j'écoute sont analogiques. D'après ce que j'ai compris, ce ne sera pas le cas pour les vinyles HD.
    - Je ne vois absolument pas pourquoi les vinyles HD s'useraient moins que les autres s'ils sont lus par les mêmes diamants.

    Donc, jusqu'à plus ample informé, je ne suis pas intéressé par cette innovation, mais je ne demande pas mieux que de me faire prouver que j'ai tort.

    Musicalement,
    l'obsédé des incunables

  3. #3
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    "(...)pour inscrire les "cartes" sur le stamper, la partie de la presse à vinyles qui trace les rainures sur les disques."
    Les rainures? Diantre! ça sonne comment?
    Tout comme le vilain responsable du gaz à effet de serre, ce qui m'intéresse, c'est que l'enregistrement et le traitement soient analogiques. J'ai acheté qq galettes de fabrication récente, et je trouve que le son n'est pas aussi vivant et riche qu'avec les anciens pressages. S'il faut s'accommoder d'un intermédiaire numérisé, alors je préfère m'en tenir au CD ou mieux, au SACD.
    Enfin, le support le plus convaincant que j'aie jamais entendu est la bande magnétique... à l'exception des gravures directes!

  4. #4
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    Citation Envoyé par JEFF Voir le message
    "(...)pour inscrire les "cartes" sur le stamper, la partie de la presse à vinyles qui trace les rainures sur les disques."
    Les rainures? Diantre! ça sonne comment?
    Tout comme le vilain responsable du gaz à effet de serre, ce qui m'intéresse, c'est que l'enregistrement et le traitement soient analogiques. J'ai acheté qq galettes de fabrication récente, et je trouve que le son n'est pas aussi vivant et riche qu'avec les anciens pressages. S'il faut s'accommoder d'un intermédiaire numérisé, alors je préfère m'en tenir au CD ou mieux, au SACD.
    Enfin, le support le plus convaincant que j'aie jamais entendu est la bande magnétique... à l'exception des gravures directes!
    Bonjour, je passais par là et… Je suis de nouveau atterré par le "romantisme" des gens qui préfèrent les enregistrements analogiques !
    Tout dépend ce que l'on recherche : soit la fidélité la plus parfaite à l'instrument d'origine et dans ce cas-là, le disque vinyle 33 tours, l'enregistrement magnétique analogique sont tous deux dans les choux ! Soit en recherche une « certaine émotion musicale » et, je ne discute plus car… des goûts et des couleurs …
    Cependant, je peux quand même argumenter juste un peu, voire beaucoup ! En effet, je fais de la prise de son depuis l'âge de 14 ans, d'abord avec un Uher royal d'occasion puis avec du Revox et quand il a fallu réaliser les disques de mon épouse, je suis passé au Studer avec les Dolby SR ceux de la dernière génération dits « enregistrement spectral » puis, naturellement, au numérique avec ses facilités d'édition !.
    Si je reprends la chaîne d'enregistrement de bout en bout, on commence par les microphones : les microphones de l'ère analogique et du microsillon avaient tous une « bosse de présence » qui augmentait d'environ 6 dB la zone entre 6000 et 12.000 Hz. Pourquoi ? Parce que le magnétophone analogique avait la fâcheuse caractéristique de saturer les aigus proportionnellement au niveau d'enregistrement ! Les notions de prémagnétisation, de courbes d'égalisation CCIR et NAB n'ont aucun secret pour moi. Le problème de la bande magnétique, c'est son rapport signal sur bruit et le souffle de bande qui se situe exactement dans la zone audible du spectre. On avait donc tendance à sur-moduler de 6 à 12 dB même avec les Dolby A (qui ne sont autres que des compresseurs-extenseurs avec un niveau de référence). Or, même à 38 cm/s voire à 76 cm/s, au-delà de + 6 dB, il ne fallait pas attendre grand-chose dans l'extrême aigu, c'est pourtant là qu'est la finesse de l'attaque du piano et pire encore du clavecin ! Heureusement, la bosse de présence des micros Schöeps et Neumann de l'époque, notamment, arrangeait bien les choses. De plus, les cellules de lecture phonographique, qu'elles soient à bobines ou aimants mobiles, par effet selfique, avaient , elles aussi, une fréquence de résonance ; je me souviens d'une revue de hi-fi qui avait analysé la grande majorité des cellules et proposait de shunter juste à l'arrière de la cellule avec des petits condensateurs Styroflex, pour « calmer » cette fréquence de résonance (ils avaient établi une liste avec la valeur des condensateurs Styroflex en picoFarad pour la plupart des cellules phonographiques réputées de l'époque). Je passe très rapidement sur les notions de filtre passif dans les enceintes acoustiques (c'est la raison pour laquelle je préfère nettement des enceintes amplifiées avec un amplificateur par voie et un filtre électronique) où les hi-fistes ésotériques entendent chanter les câbles mais curieusement, n'entendent pas chanter les filtres passifs avec des résistances bobinées , des selfs dont le diamètre de fil de cuivre en mono brin n'est sûrement pas du 2,5 mm² en multibrins "oxygen-free et, bien entendu d'une longueur parfois supérieure aux merveilleux câbles d'enceinte d'un prix exorbitant au mètre… On a beaucoup glosé sur la qualité des condensateurs avec des condensateurs au papier et à l'huile… D'ailleurs, pour les câbles, la revue canard PC avait fait un article sur le sujet avec test en double aveugle… L'invitation de hi-fiste « oreilles d'or » pour participer à un autre test est restée lettre morte et le meilleur câble de liaison cinch de 1,2m était un Philips à 7€ qui se trouve d'ailleurs curieusement revendus sous la marque Boulanger ; pas très flatteur pour des câbles qui valait jusqu'à 50 fois plus et ils se sont arrêtés à cette limite car la revue n'avait pas des moyens illimités ! Faut pas déconner !
    Ces simples éléments mettent déjà un gros bémol dans la fidélité de la chaîne de restitution analogique ! Mais ce n'est pas tout…
    Il faut savoir, que lorsqu'on grave un microsillon, on est obligé de passer par la « gravure universelle » et, dans ce cas-là, qu'on le veuille ou pas, il faut produire une bande magnétique master (dont il vaut mieux vérifier les niveaux et l'azimut de la tête de lecture du magnétophone du studio de gravure…) dont les graves doivent être en monophonie en dessous de 300 Hz ! Sinon, pas de compatibilité avec les cellules monophoniques et, surtout, risque que le diamant saute du sillon ! Si votre enregistrement ne respecte pas cette caractéristique, le studio de gravure est équipé d'un corrélateur de phase et cela fait une belle bouillie !
    Pour information, j'ai fréquenté les meilleurs graveurs de l'époque et j'avais eu, parce que mes bandes respectaient scrupuleusement l'absence de déphasage en dessous de 300 Hz, les félicitations et les confidences des « plus grands maîtres graveurs de l'époque »… De grandes marques réputées avec des prise de son multi-micros n'avaient pas franchement compris tout ce que cela voulait dire ! De plus, une gravure de microsillon ne dépasse pas 35 dB de dynamique Dans les conditions normales, le microphone électrostatique le plus silencieux, c'est le Sennheiser MKH 20 mais les normes de mesure du rapport signal sur bruit « rapporté à l'entrée » ne sont jamais utilisables puisque on part de l'agitation thermique des transistors du microphone jusqu'à la saturation qui se situe aux alentours de 130 dB (pression acoustique d'un réacteur d'avion à 30 m…) On peut dire que dans les conditions d'utilisation en musique classique, il ne faut pas attendre beaucoup plus de 65 à 70 dB de rapport signal sur bruit pour les meilleurs microphones ! De plus, la table de mélange et autres accessoires qui sont mis entre le microphone et le magnétophone, ainsi que les préamplificateurs du magnétophone, diminuent encore ce rapport signal sur bruit ; restons modeste !
    Le préamplificateur du magnétophone suit une courbe de pré-accentuation qui se nomme CCIR pour l'Europe et NAB pour les USA. La courbe est bien plus relevée dans les aigus pour la NAB ; de plus, les niveaux de référence de magnétisation de la bande sont de 512 nW/m pour la norme CCIR et de 375 pour la norme NAB, si mes souvenirs sont exacts car il y a bien longtemps que je n'ai plus réglé un magnétophone analogique ! Les fabricants de bande magnétique donnaient eux aussi les caractéristiques de leur support avec les niveaux maximum admissibles et le taux de distorsion y afférent… voire même les courbes de réponse à différents niveaux de magnétisation. En fait, pour régler un magnétophone, il fallait faire une courbe de réponse à -20 dB pour un magnétophone à bande et à -30 dB pour un magnétophone à cassette ! On est donc loin des conditions normales d'utilisation et, dans ce cas-là, la courbe de réponse à niveau normal d'utilisation en prend un sacré coup dans les aigus notamment. (C'est sans doute là une des raisons qui ont fait dire que les enregistrements CD étaient agressifs, dur et métalliques : les preneurs de son, habitués à l'analogique, ne se sont pas méfié des caractéristiques différentes avec les petites corrections tout au long de la chaîne d'enregistrement qui s'étaient installées par tradition et qui n'étaient pas conformes avec les exigences de l'enregistrement numérique.) Vous me direz qu'on peut augmenter la vitesse de défilement : bravo ! Mais ce qu'on gagne dans les aigus, on le perd dans les graves: en effet, plus la bande magnétique défile vite devant la tête d'enregistrement, plus l'enregistrement des graves en dessous de 70 Hz s'affaiblit… Aïe aïe aïe !
    Alors, toujours fanatiques de l'enregistrement magnétique ? Pour la distorsion, des taux pas racontables mais, c'est une distorsion surtout par harmoniques pairs, ce qui peut être intéressant pour donner du brillant à l'enregistrement. On retrouve d'ailleurs cette caractéristique de coloration par distorsion entre les transistors et les lampes ( harmoniques pairs pour les lampes et impair pour les transistors, sauf les transistors à effet de champ)…

    Pour le numérique maintenant ! La norme du CD est un minimum (l'accord Philips-Sony voulait que le support ne dépasse pas 12 cm de diamètre et que l'on puisse enregistrer en totalité la neuvième symphonie de Beethoven-exigence de l'épouse de M. Sony !) ; les convertisseurs analogique /numérique ne posent pas beaucoup de problèmes, ils sont très fidèles de par leur nature ; c'est dans l'autre sens qu'il y a beaucoup plus de différence.
    Maintenant, avec la fréquence d'échantillonnage montant jusqu'à 384 kHz, la différence avec le DSD s'est beaucoup amenuisée. Pas de problème, non plus, pour la dynamique ; en 24 ou 32 bits, on dépasse largement les capacités dynamiques des microphones et, surtout, de la chaîne de reproduction domestique. Pour la bande passante, pas de problème non plus en effet, jusqu'à 1/10 de décibel en dessous du 0 dB , tout est parfaitement linéaire sans aucune saturation ni distorsion.
    Les deux problèmes du numérique sont d'abord les bas niveaux d'enregistrement : il se passe des choses étranges lorsqu'on enregistre à -50 ou -60 dB ! Le message n'est plus du tout linéaire, il y a des erreurs de quantification. Ceci dit, c'est surtout audible dans les ambiances de salle de concert et, bien souvent, le local d'écoute classique de l'auditeur ne permet pas d'encaisser 50 dB de dynamique (il existe de petites applications de sonomètres sur Smartphone qui permettent d'approcher la réalité et devenir beaucoup plus modeste sur les capacités de sa chaîne de reproduction ! D'autre part, mettre un grand queue de concert dans nos une pièce de 25 m² n'est pas forcément très intelligent ! L'autre problème, ce sont les erreurs d'horloge d'échantillonnage : on appelle ça le « jitter ». Étrangement, de très faibles variations de ces horloges à quartz peuvent modifier de façon incroyable le message enregistré. Dans les studios sérieux, on utilise une horloge de « haut vol » commune à tous les éléments numériques de la chaîne enregistrement. Bien entendu, non seulement le magnétophone numérique mais la table de mélange aussi et les différents égaliseurs, limiteurs-compresseurs, dé-esseurs (pour diminuer les sifflantes des chanteurs lorsqu'on fait une prise de son de proximité et qu'on la mélange avec une prise de son d'ambiance pour l'orchestre, par exemple), toute cette chaîne est numérique et dépend donc d'une seule horloge d'échantillonnage ! Les fabricants de microphone se sont mis à produire des microphones linéaires voire des capsules avec des accentuations nulles ou bien définies avec des références différentes (on utilise cette caractéristique notamment chez Schöeps pour les capsules omnidirectionnelles ( lorsqu'on s'éloigne de l'objet enregistré, le rapport son direct sur son diffus donne une sensation de diminution de la précision des aigus). J'ai eu la chance d'assister à l'enregistrement du premier 45 tours 30 cm Sarastro de mon épouse par Georges Kisselhoff, j'ai une copie de la bande mère… Anne a aussi une copie de l'instrument original… Je l'enregistre en numérique et je ne suis pas près de retourner à l'analogique! Préamplificateur microphones réalisé par mes soins avec des condensateurs (car ce sont eux qui modifient le plus le son-ma préférence va à la marque Elna serie Gold , résistances Sofcor-marque qui n'existe plus, hélas car elles étaient d'une redoutable stabilité et de technologie d'oxydes métalliques sur verre qui diminuait largement les distorsions de tout ordre…) Il y a peut-être mieux, mais c'est énormément plus cher (le chouchou actuel des enregistrements classiques semble être la marque Millénium). Comme ma chaîne d'enregistrement numérique n'est pas longue, il est possible de n'utiliser qu'une seule horloge à la conversion. J'utilise un TC électronic , il y a sûrement mieux actuellement et j'ai pu essayer du RME , du focusrite et de l'Apogee , après, on passe chez Lynx Studio Metric Halo,Prism… C'est au-delà de mes moyens !
    Il y a un mois environ, j'ai eu une discussion un peu animée avec des audiophiles (certains sites parlent d'idiophiles…) qui me chantaient la suprématie du vinyle… L'un d'eux était appareillé de prothèses auditives… Il paraît qu'il entendait de manière merveilleuse des enregistrements de David Oistrakh en vinyle et que c'était inaudible en CD… Je doute qu'il ait pu entendre en direct et à une place privilégiée, le violon de David Oistrakh … Et cela dans une salle comme Berlin, Vienne ou Amsterdam. Je pense que la « liturgie » de laver le disque vinyle avec une machine spéciale, le « démagnétiser » (c'est au-delà de mon entendement des lois physiques !), le poser avec mille soins sur une platine qui vaut la moitié, au moins, du prix de sa voiture, poser le diamant d'une cellule fabriquée en bois de rose par nuit de pleine lune avec un porte diamant en bambou etc. etc. etc., tenait plus de l'embrigadement sectaire voire religieux , que de l'écoute détendue d'une oeuvre musicale... Même chose pour les lecteurs de CD avec un drive et un convertisseur séparé… Oui au convertisseur séparé mais comme disait sur feu le forum d'abeille musique, l'ancien critique du Monde de la Musique, il n'y a rien de mieux qu'un lecteur CD DVD informatique ! En effet, le lecteur informatique relit sans arrêt la piste jusqu'à ce qu'il n'y ait pratiquement plus d'erreurs numériques… Le lecteur de CD DVD audio, lui, utilise des algorithmes de correction d'erreurs…
    C'est très curieux car, si j'ai eu des difficultés à reconnaître les marques de piano en enregistrement CD, c'est carrément mission impossible en vinyle ! Je reste souvent ébahi par les enregistrements de la marque Lyrinx en SACD… Pour les clavecins, c'est encore pire car je dois être un des rares à avoir entendu la majorité des clavecins qui servent aux enregistrements, en direct… Et là, c'est très dur. Mon but, en tant que preneur de son : je ne recherche pas un surcroît d'émotion à la restitution… Je cherche à ce qu'il soit le plus neutre possible afin de conserver les caractéristiques auditives de l'instrument pour mieux pouvoir entendre la rencontre entre un auteur, un interprète et un instrument sans avoir trop de trahison par les « intermédiaires »
    Pour finir, je suis très opposé à la gravure directe que je considère comme un non-sens artistique et une arnaque technologique : cela impose à l'artiste de jouer sans faute… Donc de jouer de façon parfaitement mécanique sans prendre de risques ! Pour moi, la différence entre le concert et l'enregistrement sonore est la même qu'entre le théâtre et le cinéma : dans le concert et le théâtre, place à l'émotion, les imperfections s'oublient et, parfois, la mauvaise forme d'un comédien aussi ; au cinéma et à l'enregistrement sonore, l'artiste doit donner le maximum en prenant tous les risques ; à ce moment-là, le preneur de son doit pouvoir réaliser des montages, comme au cinéma afin que que l'enregistrement produit soit fidèle au rêve de l'artiste, sa version idéale du moment ! Tout cela est impossible dans l'enregistrement direct… et je vous épargne la description de tous les intermédiaires électroniques qui sont nécessaires pour pouvoir faire tenir la dynamique qui sort des micros et qui doit être contenu dans les 35 dB du burin graveur Neumann… Bonjour les limiteurs compresseurs ou alors bonjour les coups de potentiomètre un peu violent de la part du preneur de son car il y a une alerte au burin de gravure ; dans ce cas-là, bien souvent, il y a eu précédemment un enregistrement magnétique et le preneur de son-graveur doit noter sur la partition les endroits où il va réduire le volume au potentiomètre ; hélas, une écoute attentive, dans ce cas-là, donne l'impression que l'instrument recule… Est-ce bien naturel ?
    bien à vous !

  5. #5
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    Bonjour Jean,

    Heureux de vous vous relire ici. J’avoue avoir tenté d’aller jusqu’au bout sans y parvenir, maintenant tout cela me dépasse, et pour tout dire les considérations techniques pures et dures m’ennuient (euphémisme) à présent considérablement.
    Les 78 (voire 80) tours de ma lointaine jeunesse m’ont plu, j’ai des souvenirs impérissables. Les ‘microssillons’ d’après m’ont enchanté. La quadri/tétraphonie ne m’a pas enthousiasmé, la triphonie moins encore. Le CD en revanche ne m’a pas révulsé. Le MP3 ne me fait pas vomir, mais bon ... etc., etc. Le SACD ne m’a pas révolutionné..
    UHER Royal de Luxe, j’ai connu. Revox B77 j’ai eu et ai toujours, avec quelques bonnes centaines de bobines, toujours audibles. Jamais franchi le pas jusqu’a Studer. Et aussi Nakamichi ou autres TEAC etc., avec quelques autres bonnes centaines d’audio K7 toujours là. Et Thorens et Lenco et tout et tout ... Et Cabasse (j’ai toujours). Et Esart Ten et al. Good old times.
    En fin de compte, je suis passé à travers tout ça en privilégiant d’abord et avant tout la musique que cela me permettait d’entendre. Je m’en suis fort bien trouvé. Qu’importe le flacon/véhicule, pourvu qu’on ait l’ivresse.
    Il faut toujours s’enivrer, « de vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise ». J’avoue sans honte préférer à la vertu la musique - et beaucoup de choses autres peu ou prou inavouables au regard de la vertu !
    La vie est trop courte pour s’y emmerder de son propre chef en plus des emmerdements qu’elle vous impose sans qu’on n’y puisse rien.
    Ciao.
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 17/06/2018 à 14h17.
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  6. #6
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    je partage complètement vos deux dernières phrases ! Cependant je tenais non pas à faire un étalage, ce que j'ai fait malgré moi… Mais j'ai toujours cherché à gommer le plus possible les intermédiaires technologiques pour obtenir le plus de transparence possible. J'ai très souvent entendu des audiophiles gloser alors qu'ils ne vont jamais au concert et inversement des « rats de salle de concert » toujours déçus lors de l'écoute d'une restitution musicale. Je pense que l'enregistrement sonore et au concert ce que le cinéma est au théâtre: à l'un la perfection technique etet à l'autre, toutes les audaces en prenant tous les risques pour que le musicien nous propose ce qu'il a dans la tête plutôt que ce qu'il a dans les lois skier, hélas, à mon avis, trop souvent le cas en concert.on ne peut pas enregistrer en laissant des fautes techniques car l'auditeur qui repasse son disque (ou son CD) plusieurs fois attend la faute… C'est un peu comme les fautes d'orthographe dans un livre ! C'est bien pour cela que je considère que la gravure directe n'est pas un support artistique musical. Je crois l'avoir dit sur l'un des deux forums car je commence à me faire vieux, il est technologiquement possible actuellement d'avoir une perfection technique absolue avec le système Bösendofer qui est plus perfectionné que le système Midi… On scanne la partition, on rentre le fichier dans la machine et le piano la joue automatiquement et parfaitement… Donc, je suis las d'entendre les concours de virtuosité pianistiques, organistes et clavecinistiquespar des gens qui n'ont compris que la technique des doigts. Heureusement certains ont un plus beau toucher que les autres mais cela ne va guère plus loin! J'avoue que lorsque je rencontre l'espèce de communion entre trois sensibilités, trois expériences humaines et trois savoirs , d'un compositeur d'un interprète et d'un instrument, même si la perfection n'est pas au rendez-vous au concert,au moins je ne m'y emmerde pas. Comprenez que j'attends la même chose en enregistrement : en plus je demande à être à la meilleure place possible et donc je suis extrêmement difficile sur les techniques de prise de son. Entre l'ingénieur du son qui cherche à vous faire absolument « un beau piano, un bel orgue ou un beau clavecin» sans tenir compte des esthétiques et des caractéristiques de la facture, et celui qui s'efface complètement devant l'instrument et qui cherche à vous le restituer dans toute sa splendeur mais aussi en vous évitant la déception de l'audition directe, mon choix est vite fait ! Vous dire que j'ai horreur des Steinway, standardisation et domination absolue dans le monde pianistique, je pense que vous l'aurez compris ! Récemment j'ai pu entendre un beau Bösendorfer (même si, maintenant, c'est la propriété de Yamaha), et il n'y a pas très longtemps, j'ai pu entendre un superbe Fazioli dont les couleurs des registres graves médium et aigus sont bien typées pour clarifier la polyphonie. J'ai entendu récemment un piano resterai avec des cordes de Stéphen Polello et j'ai été admiratif de la richesse harmonique de ce cordage. J'attends avec impatience d'aller dans la région de Villethierry pour entendre un de ses pianos ! Comme quoi, il n'y a pas que le clavecin et l'orgue qui comptent pour moi!
    Bien amicalement

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