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Discussion: Mardi en Musique – Der Freischütz (Weber)

  1. #1
    Membre Avatar de ppyjc61
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    octobre 2011
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    Cool Mardi en Musique – Der Freischütz (Weber)


    Pour cette semaine, j’ai choisi de vous offrir un opéra.

    En 1817, Carl Maria von Weber épouse la cantatrice Caroline Brandt et prend la direction du nouvel opéra allemand de Dresde. Il en fait un foyer de l’art allemand pour lutter contre les nombreux théâtres italiens disséminés dans toute l’Europe. C’est durant cette période qu’il écrit un des plus grands triomphes de l’histoire de l’opéra: Der Freischütz, achevé en mai 1820 à Dresde.

    Considéré aujourd'hui comme l'un des premiers opéras romantiques avec Fidelio de Beethoven (1805), son livret fut écrit par le poète Johann Friedrich Kind d'après un conte populaire germanique (version publiée en 1811 dans Das Gespensterbuch).

    La création du Freischütz (le 18 juin 1821 à Berlin) prend les proportions d’un évènement national. Parmi les auditeurs se trouve le jeune Felix Mendelssohn-Bartholdy. Son succès immédiat montre à quel point il comble une attente. Tout séduit le public : le sujet germanique, les personnages issus du peuple, les scènes sataniques, le côté fantastique et inquiétant des forces de l’ombre et de la forêt. Ce succès foudroyant va se prolonger sur les autres scènes européennes. On accommode la partition à toutes les sauces. Consécration suprême, on vend même une bière Freischütz.

    La performance retenue est signée Erich Kleiber (dont c’était l’anniversaire de naissance il y a quelques jours, le 5 août), un chef qui fait partie de la “génération dorée” des chefs d'orchestre austro-allemands, celle de Bruno Walter, Otto Klemperer, Wilhelm Furtwängler, Hans Knappertsbusch, Clemens Krauss et Karl Böhm. Comme eux, il possédait un sérieux et une dignité dans la conduite orchestrale, avec un style sans pathos et toujours très élégant.

    Il étudie d'abord la musique à Prague, où il débute en 1911 comme chef de chœurs au Théâtre national. Après avoir dirigé à Darmstadt de 1912 à 1918, puis à Wuppertal de 1919 à 1921, Mannheim en 1922 et Düsseldorf en 1923, il devient directeur musical de l'opéra de Berlin, où il crée de nombreuses œuvres, en particulier, Wozzeck, l'opéra d'Alban Berg en 1925, et Christophe Colomb de Darius Milhaud en 1930. Après la création de la Lulu Suite de Berg, aussitôt déclaré "art dégénéré" par les autorités nazies en 1935, il démissionne. Erich Kleiber quitte alors l'Allemagne et devient chef invité itinérant. Il quittera l'Europe et s'installe avec sa famille à Buenos Aires en 1937. Il prend alors la nationalité argentine et dirige au Teatro Colón. Jusqu'en 1949 il y donne tout le répertoire allemand et en particulier Wagner. Il est aussi invité par l'Orchestre philharmonique de La Havane (de 1944 à 1947) et par l'Orchestre de la NBC (1946-1948). Il revient ensuite en Europe, dirige au Covent Garden (1950-1953).
    Kleiber mène une performance de Freischütz qui frappe l’équilibre idéal entre le classicisme et le folklore. L'enregistrement est parfait pour son millésime et les forces de Cologne jouent avec beaucoup d’entrain.

    Bonne écoute


    Carl Maria von WEBER (1786 –1826)
    Der Freischütz, op. 77 (J. 277)
    Opéra en trois actes, livret allemand de Friedrich Kind
    ROLES PRINCIPAUX
    Max Hans Hopf
    Kilian Kurt Marschner
    Kuno Heiner Horn
    Kaspar Max Proebstl
    Ännchen Rita Streich
    Agathe Elisabeth Grummer

    WDR Rundfunkchor Köln
    WDR Sinfonieorchester Köln
    Erich Kleiber, direction

    (Production radiophonique, Westdeutscher Rundfunk Köln, 1955)

    [Argument] [Livret]


    [Ouverture, Acte 1, Acte 2 (début)]
    https://archive.org/details/weber_de..._01_prelud_etc
    [Acte 2 (fin), Entr'acte, Acte 3]
    https://archive.org/details/weber_de..._31_und_ob_etc

  2. #2
    Co-Administrateur
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    octobre 2007
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    Excellent choix que cet enregistrement. Il s'agit là d'une des plus belles versions de ce chef-d’œuvre.


    Musicalement,
    l'obsédé des incunables

  3. #3
    Membre Avatar de The Fierce Rabbit
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    Citation Envoyé par co2monamour Voir le message
    Excellent choix que cet enregistrement. Il s'agit là d'une des plus belles versions de ce chef-d’oeuvre
    Orchestralement, sans conteste.
    Vocalement, côté masculin, ça se discute.
    I'd rather be hated for who I am than be loved for who I am not (K.C.)

  4. #4
    Membre
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    octobre 2007
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    Quel sont vos préférences sur ce plan?

  5. #5
    Membre Avatar de The Fierce Rabbit
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    février 2008
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    s'Elsass
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    Citation Envoyé par JEFF Voir le message
    Quel sont vos préférences sur ce plan?
    Soyons clairs, je ne veux en aucune façon rabaisser la version Erich Kleiber : c'est en effet une magnifique version, l'une des plus belles qui soient, et la mettre en exemple en ligne sur le forum est pleinement justifié.
    Dans mes restrictions, j'ai peut-être rédigé un peu lapidairement.
    Aucun des interprètes masculins n'y est déplacé, ni indigent, ni quoi que ce soit.
    Mon (petit) bémol est juste une question de goût personnel, et donc ça n'a aucune autre valeur qu'individuelle. Un seul exemple, pour ne pas être ennuyeusement long (déjà là, hein ... : Hans Hopf est très bien, mais par goût, je préfère pour Max un autre genre de voix, un autre timbre, une autre caractérisation. Je préfère des plus "lyriques", comme Völker, Konya, Schock, Gedda, King ... Je pourrais dire la même chose pour quelques voix graves, mais ce serait fastidieux à lire.
    Par ailleurs, Grümmer / Streich, c'est de la crème à la crème, eût dit Olaf Grossebaf. Aucune réserve à mon goût, mais on peut aussi essayer Gencer en 56 avec Rossi, ou Brouwenstijn, ou Janowitz, ou ... etc !
    Mais je ne connais pas toutes les versions de l'oeuvre, très loin de là, il doit y en avoir à ce jour aux alentours d'une cinquantaine ...
    I'd rather be hated for who I am than be loved for who I am not (K.C.)

  6. #6
    Membre
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    mars 2008
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    en même temps Freischütz est-ce indispensable? Obéron peut-être... Comme compositeur de transition, je préfère Weber dans sa musique concertante, voire de chambre, mais il est vrai qu'on entre avec lui dans un romantisme allemand qui me produit la même lassitude que les modernes des années 50. C'est bon, jamais succulent, au niveau du premier Chopin (mais pas de certains prédécesseurs... Voricek, Hummel...)

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