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Discussion: Vers unique

  1. #41
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    Deux parts, Vaultorte, Herne, la Pierre Blanche


    Plus de détails ici :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Nostradamus
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  2. #42
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    Je t'apporte l'enfant d'une nuit d'Idumée.
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    Sans vouloir cafter, c'était déjà dans le post #34 (antépénultième citation).
    Bon, cela tourne au concours ; je n'ai rien contre les concours, mais pas en matière de poésie (et de qq autres choses). Je laisse très volontiers la place à qui a des chances de gagner - ce sera très circonscrit. Je ne suis pas de taille, je me garde mes petits verres - pardon, vers - à moi.
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 19/09/2018 à 14h32.

  3. #43
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    Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.

  4. #44
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    Ah alors t'as qu'une solution, te le faire toi-même ! Au couteau, comme il se doit, hein, pas au hachoir ou au mixer !
    J'ai essayé une fois ... c'était ahem ... disons plutôt raté
    Il faut le coup de main je crois, et j'étais loin d'en être doté

  5. #45
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    Citation Envoyé par Philippe Voir le message
    J'ai essayé une fois ... c'était ahem ... disons plutôt raté
    Il faut le coup de main je crois, et j'étais loin d'en être doté


    Une fois, j'essayai : c'était, disons... raté :
    Du coup de main qu'il faut je ne suis pas doté.


    (Puisque la rime était déjà là...)
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  6. #46
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    Sans vouloir cafter, c'était déjà dans le post #34 (antépénultième citation).
    Bon, cela tourne au concours ; je n'ai rien contre les concours, mais pas en matière de poésie (et de qq autres choses). Je laisse très volontiers la place à qui a des chances de gagner - ce sera très circonscrit. Je ne suis pas de taille, je me garde mes petits verres - pardon, vers - à moi.
    ce n'est nullement un concours, juste une invitation (au voyage, par exemple, mais pas seulement)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  7. #47
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    ce n'est nullement un concours
    Je ne jurerais pas que tout le monde le conçoive ainsi, j'en resterai donc là !

  8. #48
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Une fois, j'essayai : c'était, disons... raté :
    Du coup de main qu'il faut je ne suis pas doté.

    (Puisque la rime était déjà là...)
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  9. #49
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.

    (C'est un vers que l'on dit quand un mauvais perdant
    Dissimule très mal un dépit évident.)
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  10. #50
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    Citation Envoyé par InnocentParadis Voir le message
    (C'est un vers que l'on dit quand un mauvais perdant
    Dissimule très mal un dépit évident.)
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    Je l'ai donc démontré : c'était bien un concours.
    Vous vouliez le gagner : voilà, vous l'avez fait.
    Vous êtes le meilleur, ça, chacun le savait.
    Au jeu des imbéciles, vous gagnerez toujours.

  11. #51
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    je ne comprends rien à ce fil. Je reconnais Du Bellay et Sertorius mais ça n'aide guère.

  12. #52
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    Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  13. #53
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    Citation Envoyé par The Fierce Rabbit Voir le message
    Je l'ai donc démontré : c'était bien un concours.
    Vous vouliez le gagner : voilà, vous l'avez fait.
    Vous êtes le meilleur, ça, chacun le savait.
    Au jeu des imbéciles, vous gagnerez toujours.

    Dénonciation bien souvent vaut aveu :
    Pour nul autre que vous n'était ici de mise
    Le pédantesque orgueil qui vous caractérise,
    Vous êtes le perdant de votre propre jeu.
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  14. #54
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    Comme je le disais plus haut, il s'agit de vers uniques ; et il ne s'agit ni de compétitions ni de polémiques.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  15. #55
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    "Lasciate ogni speranza, voi ch'intrate"

  16. #56
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    Ce n'est pas un vers unique, mais j'ai pensé le mettre là. Bel éloge, je trouve, de la poésie et de l'enseignement. C'est de la romancière mauricienne de langue française Nathacha Appanah, chroniqueuse à "La Croix" l'an passé.
    (au passage je recommande son roman "Tropique de la violence", et aussi "L'enfant et la rivière", d'Henri Bosco, que ce premier livre m'a donné envie de lire)

    "Parmi les nombreux cahiers dans le cartable de ma fille, il y en a un que j’affectionne particulièrement : c’est le cahier de poésie. Selon les classes, selon les maîtres, il est plus ou moins rempli, plus ou moins intéressant. Parfois, j’y découvre des poètes oubliés, des poésies que le temps n’a pas émoussées, des vers qui me rentrent encore dans le cœur telles des lames affûtées, comme quand j’avais 20 ans. Je dis à mon enfant combien la poésie est essentielle mais en vérité, je ne sais pas si ces « essentiels »-là (les indicibles, les impalpables) se transmettent car je ne sais pas encore lui expliquer pourquoi la poésie est « utile ». Je me demande s’il ne faut pas qu’elle rencontre, un jour, toute seule, sans moi, « son » poème dans lequel elle verrait ses émotions, ses sentiments et sa vision du monde décrits à la perfection.
    J’ai commencé pourtant par ne rien comprendre à la poésie. À l’école, nous devions apprendre du Keats, du Milton, du Coleridge, du Shelley, un peu de Hugo, si peu de Verlaine. Je me rappelle parfaitement de ce professeur d’anglais absolument placide mais qui récitait The Daffodils (« Les jonquilles ») de William Wordsworth les yeux à demi fermés, en extase ; il se transformait alors en une sorte d’illuminé et aux deux derniers vers (« And then my heart with pleasure fills, And dances with the daffodils » – « Et mon cœur de plaisir se remplit/Et danse avec les jonquilles »), il écartait les bras et se mettait à osciller. Le pauvre homme se heurtait à un public moitié hilare, moitié effaré, et finissait par nous traiter de bécasses. Mais comment pouvions-nous saisir l’essence de ce poème quand pas une seule d’entre nous ne savait ce que c’était, une jonquille ? Comment pouvions-nous ressentir la pureté et la beauté de ces vers quand notre géographie îlienne était à mille lieues des collines et des lacs dans les forêts ?
    Des années plus tard, au début du printemps, je marchais depuis Wasserbourg, une commune des Vosges, pour atteindre le col du Petit Ballon. Au sortir d’un chemin, j’ai vu un champ de jonquilles en contrebas. C’était magnifique et quand je plissais les yeux, cela faisait comme un lac frémissant d’or. Du fond de ma mémoire, comme on imagine des objets oubliés remonter à la surface de l’eau, le poème entier de Wordsworth a émergé lentement dans ma bouche et comme le professeur, aux deux derniers vers, j’ai écarté les bras et j’ai commencé à osciller.
    Pourtant je n’aurais pas pu m’émouvoir de cette poésie si je n’avais pas rencontré, dans la bibliothèque de l’école, un livre de poésie mauricienne. Il y avait ici réunis – sans ordre chronologique ni thématique, je me demande même si ce n’était pas un recueil élaboré et « imprimé » par l’école – des poèmes de Robert Edward Hart, Marcel Cabon, Pierre Renaud, Edouard Maunick. Ici, j’avais la géographie de mon pays, mon sentiment d’étouffement, mes émotions, ma sensibilité, traduits en vers et cela éclatait en musique et en images devant mes yeux. Et par ces poèmes-là, j’ai reconnu et aimé d’autres poèmes d’autres rivages. J’ai parfois lu des poèmes qui ont changé la façon dont je voyais le monde, d’autres auxquels je ne cesse de revenir car, tels des baumes, ils contiennent cette chose chaleureuse qui se répand en moi quand je les lis ; d’autres encore sont des mystères et je sais qu’un jour ils vont se révéler à moi. Parfois aussi, quand on me demande pourquoi j’ai choisi de vivre en France, je réponds que c’est le pays où un président de la République a établi une anthologie de la poésie française et cité Éluard en lieu de réponse à une question. La poésie est également, pour moi, un moyen de garder vivants la mémoire et les liens qui nous engagent aux autres.
    Si ma fille connaît par cœur Chanson d’automne de Paul Verlaine, je lui ai fait lire récemment Prière d’un petit enfant nègre de Guy Tirolien et ensuite, je lui ai raconté des histoires d’une violence ancienne qui a encore des graines bien vivaces aujourd’hui. Si je pouvais remonter le temps et m’offrir à moi-même un livre, pendant cette période terrible où un chagrin d’amour m’a réduite à une ombre, ce serait Lait et miel de Rupi Kaur (Éd. Charleston). Cette poétesse canadienne d’origine indienne raconte avec une simplicité et une sincérité bouleversantes le doux-amer des jours. À une amie qui va suivre des séances de radiothérapie bientôt, j’offrirai L’Herbier des rayons de Xavier Houssin (Éd. Caractères). Pour ne pas « jeter dans une parenthèse tous ces mois étrangement passés, tout ce quotidien banal, d’angoisses et de souffrances », l’écrivain et poète a décidé, durant une longue radiothérapie, de cueillir chaque jour une plante. 36 jours, 36 plantes, 36 merveilleux poèmes qui battent, fortes et vulnérables, comme le cœur. « Mais tu es revenue/Dans le bois à couvert/essuyer encore/abandonnée/pour rien/Et si peu ce qu’il m’en reste/de honte et de regret/De jeunesse »."
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  17. #57
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    Magnifique.
    J'ai rencontré des Mauricien/nes. Et aussi des Réunionnais/es, ça n'est pas si loin, toutes proportions gardées.
    Ces Mauricien/nes - donc non français - avaient un bien plus grand attachement à la langue française que les Réunionnais/es. Et on pourrait en dire autant de bien des Français d'autres DOM.

  18. #58
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    Puisque les provisions de vers uniques semblent épuisées, on peut peut-être passer aux distiques.


    Nous ne goûtons jamais de parfaite allégresse,
    Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.



    Quand le bruit du vent coupe en strophes incertaines
    Cette longue chanson qui coule des fontaines.


    Et l'on voyait rôder dans les grands escaliers
    Un nain qui dérobait leur bourse aux cavaliers.


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  19. #59
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    Les provisions, peut-être, l'approvisionnement certainement pas!
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

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