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Discussion: L'Année Berlioz

  1. #1
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    Cool L'Année Berlioz

    Cette année marque le 150ie anniversaire du décès d’Hector Berlioz et afin de souligner ce jalon, j’ai pr.vu une paire de partages au cours des prochaines semaines.

    Selon le site-hommage (recommandé) de MM. Michel Austin et Monir Tayeb , Berlioz occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de la musique. Très en avance sur son temps, il fut l’un des plus originaux parmi les grands compositeurs romantiques (présageant Liszt et Wagner!), mais en même temps un innovateur dans l’exécution musicale, et un écrivain et critique. Peu de musiciens ont su briller à la fois dans autant de domaines différents.

    Quand on pense au romantisme – par opposition au clacissisme – le concept moteur est l’abandon de la rigidité de la forme musicale au profit de l’expression de sentiments et de situations par la musique elle-même. A ce chapitre, on doit mentionner Berlioz avec les deux géants du XIXie siècle mentionnés ci-haut.

    Toutefois, lorsque comparée à celle des nombreux compositeurs fétiches de ce mouvement toutes traditions confondues, Berlioz nous laisse beaucoup moins de « hits » majeurs. En fait, même si le catalogue Berlioz n’a rien d’anodin, peut-être une demi-douzaine de titres sont des réguliers dans le répertoire symphonique . La Symphonie Fantastique a été enregistrée à outrance il nous semble. Ses opéras Les Troyens et La damnation de Faust sont tout aussi complexes et ambitieux que ceyx de Wagner, mais son oeuvre vocale la plus entendue est probablement Les nuits d’été. Le reste du catalogue est largement négligé, hormis l’occasionnel Carnaval Romain ou Le corsaire et c’est dommage!

    Si on met de côté ces deux ou trois pièces usitées, on doit à des chefs « spécialisés » comme Charles Dutoit et Colin Davis quelques-unes des rares « intégrales Berlioz ». Dans des partages précédents, j’ai offert non seulement la Fantastique de Dutoit, mais également son Harold en Italie , la grande messe des morts de Davis. ainsi que quelques courtes pièces parsemées dans mes montages du vendredi.

    Ici, je vous offre un partage qu’on pourrait ajouter à notre série la Revanche du Vinyle (car je l’ai dans ma collection de microsillons), mais c’est l’œuvre principale de cet album qui fera les frais de ma réflexion pour cette semaine.

    L’un des plus grands chefs-d’œuvre de Berlioz, Roméo et Juliette témoigne de plusieurs influences. C’est d’abord un hommage au génie de Shakespeare dont la découverte par Berlioz en 1827 eut un tel retentissement sur son développement artistique (pour ne pas parler de sa vie personnelle). C’est aussi un hommage à Beethoven, et en particulier la 9ème symphonie, qui fournit à Berlioz l’un de ses points de départ dans son entreprise pour élargir les possibilités expressives de la musique symphonique.

    Comme sa précédente symphonie Harold en Italie, l’œuvre reflète aussi les impressions d’Italie absorbées pendant son séjour de 1831-2, y compris une exécution à Florence de l’opéra I Montecchi ed i Capuletti de Bellini qui n’a pu qu’inciter Berlioz à faire mieux.

    L’œuvre fut d’abord exécutée en trois concerts successifs au même Conservatoire sous la direction de Berlioz, le 24 novembre, 1er et 15 décembre 1839, devant un auditoire qui comprenait l’élite intellectuelle de Paris, et parmi d’autres Richard Wagner lui-même, dont le Tristan und Isolde de 1859 porte les traces évidentes de l’impression que l’ouvrage de Berlioz fit sur lui. L’œuvre n’acquit cependant sa forme définitive que plusieurs années plus tard: après une exécution intégrale à Vienne le 2 janvier 1846, la première depuis 1839 et la première à l’étranger, Berlioz décida de faire plusieurs coupures et changements importants au Prologue, Scherzo de la Reine Mab, et le Finale, et la grande partition ne sera publiée qu’en 1847.

    Deux sections de cette symphonie sont parfois entendues isolément en concert : la Scène d’amour et le scherzo de la Reine Mab.

    Le partage choisi, Dutoit et l’OSM enregistré à l’église de St-Eustache en banlieue nord de Montréal est je crois le seul qui propose Jean-François Sénart comme maître des chœurs, succédant pour une seule saison à René Lacourse. Iwan Edwards prendra sa relève pour le reste des œuvres chorales de la quasi-intégrale Berlioz de Dutoit et cet orchestre.

    En complément de programme, la playlist YouTube inclut la Symphonie Funèbre et Triomphale.

    Bonne écoute!


    Hector BERLIOZ (1803-1869)
    Roméo et Juliette, op. 17 [Ĥ 79]
    Symphonie dramatique avec Chœurs, Solos de chant et Prologue en récitatif choral, composée d’après la Tragédie de Shakespeare
    Textes français d’ Émile Deschamps, après Shakespeare

    Florence Quivar, Mezzo-soprano
    Alberto Cupido, Ténor
    Tom Krause, basse
    Chœurs de L'Orchestre Symphonique de Montréal, Tudor Signers Of Montréal
    Jean-François Sénart, maître des choeurs
    Orchestre Symphonique De Montreal
    Charles Dutoit, direction

    London Records ‎– 417 302-1
    Format: 2 × Vinyl, LP, Stereo, Box
    Détails https://www.discogs.com/Berlioz-Char...elease/6992623

    YouTube - https://www.youtube.com/playlist?lis...j6j3G430BvWGd5

  2. #2
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    Pas pu m'empêcher d'aller à la scène finale, tel le tricheur qui lit la fin du roman policier. En fait, le temps me manque pout tout écouter, et la motivation aussi: le son compressé du net me lasse assez vite.
    Tom Krause est très impressionnant, mais pas entièrement convaincant phonétiquement. Les sonorités de la langue française ne sont pas exploitées de manière optimale à mon oreille. Or, autant et peut-être plus que tout autre, Berlioz a l'art de faire coller le son au discours dramatique, lequel est servi par une imagination insurpassée (toujours à mon sens, hein!). A priori, et sous réserve d'entendre le vinyle, la direction orchestrale et chorale est de toute beauté. Peut-être que si Dutoit s'était appelé Von Dem Dach zu dem Dach* (qui plagié-je?) il aurait connu la gloire de certains chefs un poil trop connus?


    *Je compte sur les germanistes pour me corriger!

  3. #3
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    Le français de Krause ? Oui, ce n’est pas l’articulation de la Comédie-Française, on en convient.
    Je me demande ce que donnerait un/e cantateur/trice francais/e en finnois - ça risque de ne pas être triste ... Idem pour Cupido et l’italien, Quivar pour l’anglais.
    La voix et le chant de Krause, au prix d’approximations, me conviennent autant que bien d’autres - francophones natifs compris !
    «*Qui plagié-je ?*» : peu importe, et on s’en moque !

  4. #4
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    Il me semble aussi que Berlioz est l'un des premiers compositeurs a s'intéresser de près au renouvellement de la forme, voire l'adaptation de celle-ci à chacun de ses projets musicaux. C'est par exemple très clair pour ses symphonies: Symphonie fantastique (1830), Harold en Italie (1834), Roméo et Juliette (1839), Grande Symphonie funèbre et triomphale (1840): toujours de la recherche, du nouveau et de l'originalité !

  5. #5
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    Citation Envoyé par Niccolo Voir le message
    Il me semble aussi que Berlioz est l'un des premiers compositeurs a s'intéresser de près au renouvellement de la forme, voire l'adaptation de celle-ci à chacun de ses projets musicaux. C'est par exemple très clair pour ses symphonies: Symphonie fantastique (1830), Harold en Italie (1834), Roméo et Juliette (1839), Grande Symphonie funèbre et triomphale (1840): toujours de la recherche, du nouveau et de l'originalité !

    Tout à fait, T... euh, Niccolo. Puis-je ajouter que Berlioz fait mieux que chercher; il trouve? Car enfin, en la seconde moitié du XXe siècle on en a vu plus d'un s'abriter derrière le mot recherche pour éluder leur problème, à savoir qu'ils n'ont rien trouvé.


    Pour moi la nouveauté dans la forme est la résultante d'une nécessité interne: une inspiration qui ne trouve pas à s'exprimer dans les cadres existants. Quand un soi-disant artiste casse une forme pour la forme, il fait de la forme pour la forme! (vous me suivez?)

  6. #6
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    Citation Envoyé par Niccolo Voir le message
    Il me semble aussi que Berlioz est l'un des premiers compositeurs a s'intéresser de près au renouvellement de la forme
    L’un des «*premiers*» à remettre en cause et faire éclater les formes, vraiment ? Diable diable ... Voilà une assertion qui pourrait paraître - comment dire ... osée ?

  7. #7
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    Un peu, oui ; on peut penser à quelqu'un de la génération précédente, notamment. Mais il est écrit "un des premiers", pas le premier.
    Cela étant, et bien que je préfère de loin le dit compositeur de la génération précédente, la symphonie fantastique, si peu de temps après, est dans un autre monde.
    Mais enfin la 3e symphonie du précédent est aussi dans un autre monde que tout ce qu'il y avait avant.
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

    Montaigne

  8. #8
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    Des musiciens qui ont bouleversé l’existant, ça ne date pas du XIX°, me semblait-il. Quelques musiciens de l’antiquité grecque avaient apporté quelques bouleversements dans l’existant de leur époque, les musiciens de l’Ars Nova dans l’existant de la leur, et du côté de l’Italie vers la fin du cinquecento et le début du seicento, il me semblait s’être passé des choses ... Pour ne mentionner que cela. Et ça ne sortait pas tout armé brusquement du cerveau d’un homme, si génial fût-il. Idem Berlioz.

    Venant après une symphonie ‘à programme’ en 5 mouvements intitulée par son auteur Symphonie pastorale, ou souvenir de la vie rustique, plutôt émotion exprimée que peinture descriptive,
    éditer 20 ans plus tard une autre symphonie ‘à programme’ en 5 mouvements qu’on intitule Episodes de la vie d’un artiste, symphonie fantastique en cinq mouvements, est-ce faire œuvre si révolutionnaire ?
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 04/06/2019 à 10h48.

  9. #9
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    Sans vouloir me lancer dans un concours idiot, il me semble que la Fantastique a plus choqué à sa création que la Pastorale, tout en étant reconnue par la suite. Or, jusqu'à la première moitié du XIXe, le public était fort friand de nouveautés. Et puis, la nouveauté ne saurait se limiter à la forme: Berlioz fut caricaturé pour le "vacarme" de son orchestration, un peu comme Mahler bien plus tard. Le discours musical du grand Hector reste qq chose d'assez ahurissant dans le contexte de son époque, et je suis frappé par le fait que, par contraste, la plupart de ses successeurs paraissent plutôt sages. J'irais jusqu'à estimer que Wagner n'est pas allé aussi loin, mais seulement plus, euh, long...

  10. #10
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    Il m’avait aussi semblé que la musique de Beethoven, notamment symphonique, avait fait grincer quelques dents, en son temps. Ai-je erré ...?
    Mais la voix/e de la sagesse est en effet de ne pas donner dans la surenchère. Sufficit.

  11. #11
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    Il ne fait aucun doute pour moi qu'aucune création n'a plus choqué que celle de la 3è de Louis de Beethoven. Au reste, ce dernier a même choqué Berlioz avec l'accord dissonnant attaquant le dernier movement de sa IXè; De méchantes langues sont allées jusqu'à prétendre que si le compositeur n'avait pas été sourd à cette époque...

  12. #12
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    Oui bien sûr, Beethoven fait éclater la forme classique, c'est une évidence. D'ailleurs tous les spécialistes l'ont dit. Mais je suis assez subjugué par la faculté de notre Berlioz national à se renouveler 4 fois successivement dans une période assez courte pour écrire ses symphonies. Plus précisément, il ne semble pas intéressé par la composition d'une Fantastique II par exemple.

  13. #13
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    Lightbulb Lélio ou le retour à la vie

    Notre deuxième billet dans notre série considère une œuvre peu programmée (quoiqu’elle a fdait l’objet de plusieurs concerts en cette Année Berlioz).

    La discographie Berlioz, comme je l’ai discuté sommairement dans le billet précédent, compte sa Symphonie Fantastique comme un des incontournables du compositeur. Comme certains l’ont souligné sur le fil de discussions précédent, cette symphonie « à programme » défie le carcan traditionnel de la symphonie « classique », usant d’imagerie musicale et faisant un usage particulièrement notoire du stratagème du leitmotiv, ou de l’idée fixe.

    Le catalogue Berlioz identifie cette symphonie par l’opus 14 (œuvre no. 48 du catalogue Holoman) . L’opus 14 b (ou Holoman 55b) est réservé au monodrame lyrique Lélio ou le retour à la vie. Cette assignation nourrit le folklore qui veut que Lélio soit la « suite » de ladite Fantastique. Selon Wikipedia , Berlioz écrit que l’œuvre « doit être entendue immédiatement après la Symphonie Fantastique, dont elle est la fin et le complément. ». Le nom "Lélio" est tiré du héros d'un roman de George Sand, La dernière Aldini, paru en 1832 – tout ce temps, je croiyais que c’értait un espèce de surnom dérivé de « Berlioz ». Bof!

    Composé en Italie en 1831, elle a été créée au Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Elle a été révisée pour une représentation à Weimar à la demande de Franz Liszt en 1855 et publiée l'année suivante.

    Lélio est divisé en six parties présentées par un acteur debout sur scène devant un rideau cachant l'orchestre. Les monologues dramatiques de l'acteur expliquent la signification de la musique dans la vie de l'artiste.

    L'œuvre débute et se termine avec le thème de l'idée fixe, liant Lélio à la Symphonie fantastique et, tout comme la symphonie, Lélio est inspiré des amours tragiques de Berlioz - avec Harriet Smithson pour la symphonie, avec Camille Moke pour Lélio, femmes qui ont rompu leurs fiançailles avec le compositeur, lui faisant alors songer au suicide. Par la suite, Berlioz donna une interprétation différente, disant que la symphonie et Lélio parlent de Harriet Smithson (qui devint sa femme par la suite).

    Alors que la Fantastique décrit l'artiste désespéré essayant de se tuer par surdose d'opium, ceci créant une série de visions de plus en plus terrifiantes. Lélio parle de l'artiste se réveillant de ses rêves, méditant sur Shakespeare, sa vie triste et sur le fait de ne pas avoir de femme ; il décide alors que s'il ne peut pas oublier cet amour non partagé, il s'immergera dans la musique ; il dirige alors avec succès un orchestre sur une de ses nouvelles compositions et l'histoire « finit bien ».
    Cette œuvre est en six parties :
    1. Le pêcheur. Ballade - Sur une traduction de la ballade de Goethe Der Fischer.
    2. Chœur d'ombres - Une évocation de l'atmosphère fantomatique d'Hamlet de Shakespeare, cette pièce réutilise des morceaux de la cantate Cléopâtre (H. 36)
    3. Chanson de brigands - Une célébration de la liberté par des bandits en Calabre.
    4. Chant de bonheur - Souvenirs - La musique provient de la cantate La mort d’Orphée (H. 25).
    5. La harpe éolienne, pour orchestre seul - la musique provient de la même cantate. La harpe éolienne est un important symbole de l'inspiration artistique dans le romantisme.
    6. Fantaisie sur la "Tempête" de Shakespeare - Partie pour orchestre et chœurs, chantée en Italien, basée sur la pièce de Shakespeare. Repris de fantaisie chorale antérieure (H. 52 et 36)

    Contrairement à la Fantastique, la discographie de Lélio est beaucoup moins étoffée. La version retenue, qui date d’une douzaire d’années, est narrée en français par le baryton lyrique Jean-Philippe Lafont, accompagné par l’Orchestre de la Radiodiffusion Danoise sous Thomas Dausgaard. Les autres solistes et les choeurs sont danois.

    Bonne écoute!


    Hector BERLIOZ (1803-1869)
    Lélio ou le retour à la vie, op. 14b [H. 55b]
    monodrame lyrique en six parties (1831, rev. 1855)
    Gert Henning-Jensen, ténor (Horatio)
    Sune Hjerrild, ténor (La Voix imaginaire de Lélio)
    Jean-Philippe LaFont, baryton (Le Capitaine) et narrateur
    DR KoncertKoret (chœurs)
    Fredrick Malmberg, maître des chœurs
    DR SymfoniOrkestret
    Thomas Dausgaard, direction

    Enregistrement : Juillet et août 2004
    Chandos 10416
    Détails - https://www.chandos.net/products/catalogue/CHAN%2010416


  14. #14
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    Cette oeuvre me semble bien illustrer l'originalité de la démarche artistique de Berlioz. Sans doute plus préoccupé par la réalisation d'un art total plutôt que simplement musical comme après lui Wagner...

    (Une œuvre d'art totale se caractérise par l'utilisation simultanée de nombreux médiums et disciplines artistiques, et par la portée symbolique, philosophique ou métaphysique qu'elle détient. Cette utilisation vient du désir de refléter l’unité de la vie.)

  15. #15
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  16. #16
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  17. #17
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  18. #18
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    Je suis un peu surpris par l'idée que l'art de Wagner serait purement musical, en tout cas dans ses intentions. Il qualifiait lui-même ses oeuvres de Gesamtkunstwerk, oeuvre d'art total(e)
    Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance.

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  19. #19
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    Citation Envoyé par lebewohl Voir le message
    Je suis un peu surpris par l'idée que l'art de Wagner serait purement musical, en tout cas dans ses intentions. Il qualifiait lui-même ses oeuvres de Gesamtkunstwerk, oeuvre d'art total(e)
    M’intéressant à Wagner musicien depuis 5 décennies, c’est ce qu’à force j’avais aussi cru comprendre, mais je peux tout à fait m’être trompé.

    Pour Lelio, pour m’en tenir au seul texte déclamé, et en reconnaissant sans réticence la valeur des autres récitants, je garde avant tout mon affection à Jean-Louis Barrault.
    Dernière modification par The Fierce Rabbit ; 15/06/2019 à 21h58.

  20. #20
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    Je suis étonné aussi ...
    Il m'arrive de participer à un jeu de culture générale appelé Duel Quiz, et l'une des questions auxquelles j'ai déjà eu affaire concerne précisément le "meilleur exemple" ou le "fondateur" (ce n'est pas la même chose évidemment mais je ne me souviens plus de la formulation exacte de la question) du concept d'oeuvre d'art totale. La réponse suggérée est en effet Wagner, ce qui me semble logique ; je n'aurais pas vraiment pensé à Berlioz (avec tout le respect que je dois à ce dernier ) ...

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