J'ouvre ce fil suite à la lecture de cette critique :
http://resmusica.com/article_8926_cd...s_interet.html
Je ne connaissais pas du tout ce compositeur qui n'apparaît pas dans la liste des compositeurs soviétiques recensés par Onno van Rijen.
Voici pour la présentation (il s'agit essentiellement d'une traduction perso de l'article anglais Wiki) :
Né à Petrograd en 1915, Grigory Samuelovitch Fried (ou Samuilovich Frid c'est selon), commença ses études à l'Ecole professionnelle puis poursuivit sa formation au conservatoire de Moscou où il eut pour maîtres Heinrich Litinsky et Vissarion Chébalne. Ses compositions de jeunesses sont tonales mais à l'âge de 55 ans, dans les années 70, son style change radicalement et il adopte les techniques dodécaphoniques. Compositeur prolifique, il est notamment l'auteur de deux opéras de chambre :
Le Journal d'Anne Frank, mono-opéra en 4 scènes pour soprano et orchestre de chambre, et
Lettres de Van Gogh, mono-opéra pour baryton et orchestre de chambre. Le premier fut créé en 1969 à la Maison des compositeurs de Moscou, le second en 1975, au même endroit.
Il a par ailleurs composé trois symphonies (1939, 1955 et 1964), une série de concertos dont un concerto pour alto, piano et orchestre à cordes (1981), de la musique de film, des musiques de scènes dont une pour le
Phèdre de Racine (1985), de la musique vocale et de la musique de chambre, incluant le cycle
Poésie (1973) pour voix et ensemble de chambre, sur des poèmes de Federico Garcia Lorca, un quintette pour piano (1981), une fantaisie pour orchestre et piano (1982),
Fedra (Phèdre, 1985) - un quintette pour piano avec alto solo, et Cinq Mélodies sur des poèmes de Luis de Camoes.
En 1965 il fonde un club de la jeunesse musicale moscovite au sein de la Maison des compositeurs où il organise des lectures-concerts qui eurent un grand succès.
Je crée ce fil car j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont eu l'occasion d'écouter sa musique (les
Lettres de Van Gogh en particulier mais pas uniquement). Comme dans sa "critique" Jean-Luc Caron ne dit pas un mot de la musique, il est difficile de savoir à quoi (à qui ?) ça ressemble... On peut penser, vu la date de création qu'il s'agit d'une oeuvre dodécaphonique mais on peut aussi supposer une date de composition antérieure à la création et au virage moderniste des années 70...