+
Page 1 of 2 1 2 LastLast
Results 1 to 20 of 23

Thread: La musique Royale Des Guides

  1. #1

    La musique Royale Des Guides

    Depuis sa création en 1832 en tant que Musique particulière du roi, l'identité de la Musique Royale des Guides repose sur les piliers suivants:
    • sa structure de grand orchestre d'harmonie complet épaulé d'un corps de trompettes de cavalerie unique,
    • son répertoire classique issu d'un patrimoine unique d'œuvres composées ou arrangées spécifiquement pour l'orchestre,
    • le talent de ses musiciens
    • et enfin une succession de chefs d'orchestre prestigieux
    permettent à l'orchestre et son corps de trompettes de remplir chacune de ses missions suivant des critères de qualité les plus élevés.
    La richesse musicale de la Musique Royale des Guides est celle d'un grand orchestre d'harmonie et d'un corps de trompettes de valeur internationale.

    [FONT=Times New Roman]
    La Musique Royale des Guides comprend un grand orchestre d'harmonie composé de 84 musiciens, tous titulaires de plusieurs premiers prix de nos conservatoires royaux, et d'un corps de 19 trompettes. Depuis sa création en 1832, cette phalange a toujours su envoûter tant les spécialistes - parmi lesquels de nombreux grands compositeurs allant de Berlioz à Stravinsky - que le grand public en Belgique et à l’étranger, et ceci grâce à ses qualités exceptionnelles. De nos jours encore, des compositeurs étrangers de renom, tels Roger Boutry et Derek Bourgeois, font appel à la Musique Royale des Guides pour créer leurs nouvelles œuvres et les enregistrer sur disques compacts. Toutefois, cet orchestre d'élite a depuis longtemps pour vocation première la promotion de la musique belge et particulièrement celle composée pour ce type de formation.

    Le 26 Octobre à Marche en famenne,se donnera un concert dont je joins le "résumé" que je trouve d'une rare éloquence

    THE RULER OF THE SPIRITS - Carl Maria VON WEBER

    «Ruler of the Spirits» est également connu sous le nom « Rübezahl Overture ». Carl Maria Von Weber, compositeur allemand, né le 18 novembre 1786, réalisa cette ouverture en 1804 pour son opéra Rübezahl, qui restera inachevé.
    L'ouverture est remarquable par sa connaissance immédiate du drame, déjà présent dans le rythme de conduite à l'ouverture des travaux. En outre, les passages d'instruments en solo pour un déplacement constant de la couleur et de la texture, évoquent des images du surnaturel dans l'opéra. Weber améliore le drame de l'ouverture à l'aide de passages contrapuntiques. Le bruit des vagues renforce l'ambiance. Les courts passages lyriques contrastent suffisamment pour mettre en évidence les gestes les plus dramatiques que Weber utilise pour ouvrir et terminer les travaux. La version révisée de l'ouverture est plutôt connue sous le titre «der Geister Beherrscher", que par son association avec le « Rübezahl opéra ».

    RHAPSODY FOR ALTO SAXOPHONE - André WAIGNEIN

    André Waignein a composé cette œuvre pour Saxophone Alto et Orchestre, à l’occasion de la cinquième édition du concours international de Saxophone Adolphe Sax 2010 de Dinant. Cette Rhapsodie n’est pas une œuvre à programme, mais une œuvre spontanée dont la trame se dessine naturellement, valorisant et affirmant pleinement les possibilités techniques et expressives du Saxophone Alto.
    Dans le premier mouvement, le soliste développe des arabesques de virtuosité qui s’enchaînent avec un naturel confondant, dans un univers alliant glissements harmoniques et régularité technique. Le second mouvement se distingue par sa grande force d’expression et de musicalité. La richesse du timbre du saxophone permet une invitation à la quiétude. Les couleurs et les atmosphères laissent à l’imagination toute la liberté des ses rêveries. Le troisième mouvement s’ouvre sur une tarentelle, jouée par l’orchestre. Le tempo est particulièrement élevé, offrant un contraste saisissant avec la sérénité du mouvement précédent. La ligne mélodique est vive et fluide. Soutenue par ses motifs rythmiques et exposée d’un seul tenant, elle chemine vers un brillant passage à l’unisson qui amplifie la sensation de virtuosité. Illuminée par une formidable force de conviction, « Rhapsody for Alto Saxophone » trouve sa conclusion dans une ultime envolée majestueuse et époustouflante.


    PRAISE JERUSALEM - ALFRED REED

    La popularité du compositeur américain Alfred Reed ne cesse de croître. Durant la Seconde Guerre Mondiale il est engagé comme trompettiste au 529e Army Air Force Band où il tombe amoureux de l’orchestre d’harmonie. A la fin de son engagement, il a déjà composé et arrangé une centaine d’œuvres pour orchestre d’harmonie. Après avoir étudié avec Vittorio Giannini à la « Julliard School of Music », Alfred Reed se met à composer de nombreuses musiques pour la radio, la télévision et le cinéma. Il devient ensuite professeur à l’Université de Miami.
    Parmi ses quelques trois cents compositions éditées, « Armenian Dances », « Russian Christmas Music » pour orchestre d’harmonie, ainsi que sa Symphonie pour cuivres et percussion ont acquis une réputation internationale.
    Ses œuvres sont souvent inspirées par la bible, tout en étant basées sur les traditions arméniennes, comme par exemple pour « Might and Majesty » et « Praise Jerusalem ». Cette dernière œuvre date de 1988 et consiste en des variations sur un hymne pascal américain, basé sur un chant religieux arménien, extrait du recueil « Chants de la Liturgie Divine de l’Eglise Apostolique Arménienne ».

    LA GRANDE PAQUE RUSSE - Nikolaï RIMSKI-KORSAKOV

    Nikolai Rimski-Korsakov est né à Tikvin en Russie dans une famille d’aristocrates en 1844. Malgré les manifestations précoces de ses dons musicaux, il fit, jusqu’en 1873, carrière dans la Marine Impériale Russe, suivant en cela la tradition familiale. Sa carrière de musicien commença à l’occasion d’une rencontre fortuite avec Balakirev, musicien farouchement nationaliste, qui le pressa d’interrompre ses activités militaires et parvint à le convaincre d’accepter la fonction de professeur de composition et d’orchestration au conservatoire de Saint-Pétersbourg. La musique de Rimski-Korsakov se caractérise par une brillante maîtrise des subtilités de l’orchestration, talent dont il était particulièrement fier. L’ouverture “La Grande Paque Russe”, datée de 1888 constitue un exemple parfait des talents d’orchestrateur de Rimski-Korsakov. Chaque groupe d’instruments y trouve l’occasion de faire montre de ses talents, à commencer par les bois. Ils entonnent un cantique orthodoxe, qui nous met dans l’ambiance d’une messe de Pâques dans une grande cathédrale russe. L’œuvre est dédiée à la mémoire de Moussorgski et Borodin, et constitue une fresque décrivant la mise au tombeau et la résurrection du Christ. Après une introduction sobre et mélancolique, différents cantiques orthodoxes se mêlent en une mosaïque aux couleurs vives dans laquelle les différents groupes d’instruments imitent des cloches de toutes tailles. L’agitation croît de manière constante, et l’œuvre s’achève en une apothéose illustrant les anges qui chantent le Christ ressuscité des morts.

    AMERICAN SALUTE – Morton GOULD

    A peine âgé de six ans, Morton Gould joue déjà du piano à l’Académie de Musique de Brooklyn. A seize ans, il se produit dans des comédies musicales, allant parfois jusqu’à donner six shows par jour. Il est engagé comme musicien professionnel deux ans plus tard. Jouant sept jours sur sept, il apparaît comme pianiste, ou soliste du célesta. Il présente ses premières émissions radiophoniques à vingt-et-un ans et y fait entendre des arrangements orchestraux qu’il dirige. Très discret sur sa vie privée, Morton Gould n’apprécie guère qu’on le mette sur un piédestal. Il a cependant composé plusieurs œuvres où transparaît le savoir-faire d’un remarquable orchestrateur.
    Sa brillante adaptation orchestrale de la chanson américaine de Patrick Gilmore, « When Johnny Come, Marching Home », devint l’œuvre de Gould la plus appréciée et la plus jouée. Il adapta aussi la chanson de route de la guerre civile qu'il intitula « American Salute », et qui fut exécutée lors d’un concert de musique américaine que le Mutual Radio Network diffusa le 12 février 1942. Quelques années plus tard Gould écrivit « J'ai tenté de traduire directement et simplement cette chanson dans le langage de l'orchestre.

    MARCHE DU 4ème BATAILLON LOGISTIQUE - Gaston DEVENIJNS

    Gaston Devenijns est né à Gentbrugge en 1913. Il étudie la clarinette, le saxophone et la composition au Conservatoire Royal de Gand. Après être entré dans les musiques militaires, il réussit l’examen de Chef de musique en 1946. Sa carrière se termine en 1964, à la tête de la Musique de la Force Aérienne. En 1977, la marche qu’il avait écrite pour la Douzième Compagnie de Transport Lourd et dédiée à son commandant, le Capitaine Schoofs, devient la marche officielle du Quatrième Bataillon Logistique.

    MARCHE DU PREMIER REGIMENT DES GUIDES - Jean Valentin BENDER
    Jean Valentin Bender est né en 1801 à Bechtheim en Allemagne. A l’âge de dix-huit ans il s’engage comme clarinettiste à l’Armée des Pays-Bas et quelques années plus tard il est Chef de musique à l’armée française. En 1826, il refuse de devenir directeur du Conservatoire Militaire du Caire, et prend la direction de la Grande Harmonie d’Anvers. Après l’indépendance de la Belgique, Jean-Valentin Bender devient Chef de Musique du Premier Régiment de Ligne. Le Roi Léopold Premier lui demande alors de former une musique militaire attachée à sa garde personnelle, et c’est ainsi que naît la « Musique des Guides ». Bender lui-même clarinettiste virtuose, compte parmi ses élèves le célèbre Adolphe Sax. En 1863, il devient inspecteur des musiques militaires. Jean-Valentin Bender meurt à Bruxelles le 14 avril 1873. La marche du Premier Régiment de Guides, un joyau parmi les marches de cavalerie « historiques », débute par le ravissant solo de piccolo, une trouvaille d’Henri Danhier (1885-1968), flûte solo à la Musique des Guides.


    Personnellement j'ai l'honneur d'y assister et cette ensemble est magnifique

  2. #2
    Une magnifique interprétation de Guillaume Lekeu par La musique Royale de Belgique


    http://youtu.be/wIKyCJFVTUQ




  3. #3
    Associé
    Join Date
    Nov 2007
    Location
    Saint-Julien-Molin-Molette
    Posts
    6,339
    Bonsoir.

    Voila des gens qui ont bon goût (j'adore Lekeu, même si ici il sonne un peu beaucoup wagnérien).


  4. #4
    Un grand merci pour ta réponse mah

  5. #5
    Associé
    Join Date
    Nov 2007
    Location
    Saint-Julien-Molin-Molette
    Posts
    6,339
    Puisque nous parlons "musique pour harmonie", il y a de sympathiques choses écrites directement pour ce genre d'orchestre. A preuve:

    Gustav Holst: Hammersmith Op. 52 (1930) - YouTube


  6. #6
    En attente de confirmation
    Join Date
    Feb 2008
    Posts
    6,884
    Des choses sympa très sympa, en effet - et aussi de grandes choses vraiment grandes : connaissez vous ceci, Jon ?

    Berlioz - Symphonie funèbre et triomphale - YouTube[/URL]

  7. #7
    Modérateur
    Join Date
    Oct 2007
    Location
    Paris
    Posts
    9,984
    et une ou deux autres (sympa ou grandes, je ne sais pas)

    La Péri: Fanfare - YouTube[/COLOR][/URL]
    (un peu rapide, non?)

    Janacek : Sinfonietta (mvt. 1 et 2) - YouTube[/COLOR][/URL]

    rhaaaa lovely (pcc Gotlib)

    et je ne sais pas si ce qui suit "qualifie", comme "ils" disent :
    Zefiro Ensemble Mozart Gran Partita - 1: Largo, molto allegro - YouTube[/COLOR][/URL]

    Dvorak - Serenade for wind, cello and doublebass Op.44 1/2 - YouTube[/COLOR][/URL]
    (allez directement à 1mn30, si vous voulez sauter le générique)

  8. #8

  9. #9
    En attente de confirmation
    Join Date
    Feb 2008
    Posts
    6,884
    Ah, vous trichez un peu, Leb ! Seule la 3° Symphonie de Corigliano pourrait être considérée écrite pour orchestre d'harmonie, les autres oeuvres étant pour des ensembles plus restreints, ou pour orchestre symphonique. Tout cela étant, sympa ou grand, fort agréable !

  10. #10
    J’apprécie énormément vos choix et je vous en remercie.Pour information pendant la représentation de ces concerts,les "gradés" sont en costume d’apparat et leurs conjointes en robes longues ! Je vous confirme que c'est très beau et quand le grand orchestre d'harmonie joue une marche d'un régiment ,tout les membres concernés se lèvent !
    Imaginez vous à un concert en queue-de-pie ?Je n'ai aucune prétention que du rêve

  11. #11
    Modérateur
    Join Date
    Oct 2007
    Location
    Paris
    Posts
    9,984
    @Kaninchen : je triche un peu avec Mozart et Dvorak, mais je demandais si c'était valide.

    Pour Dukas et Janacek, les mouvements concernés sont bien des fanfares, même si les oeuvres entières ne le sont pas ; et la "Fanfare for a common man" est, je crois, une fanfare, si mon anglais ne me trahit pas . Donc je persiste et signe ; de toute façon c'est trrrrop beau ! (bon surtout Janacek, oserai-je avancer, mais je ne veux pas imposer mes goûts personnels).

  12. #12
    En attente de confirmation
    Join Date
    Feb 2008
    Posts
    6,884
    Bon, we are not going to pass the let-us-wake-up on that, and cut the hair in four bien que ce soit ma trop connue grande spécialité en ces lieux.

    Il m'avait semblé que le propos de Jon au départ était La Musique Royale des Guides, décrite comme ayant une "structure de grand orchestre d'harmonie complet", "La Musique Royale des Guides comprend un grand orchestre d'harmonie composé de 84 musiciens".
    Un orchestre d'harmonie est une grande formation à vents composée de cuivres, de bois, et de percussions. Il s'y adjoint parfois quelques autres instruments, des saxos par exemple, et d'autres encore (Corigliano utilise des saxos dans le "surround band", un piano et une harpe et ... 2 euphoniums dans le "on-stage band" !).
    Une fanfare est un ensemble à vents composé uniquement de cuivres, et de percussions.

    J'étais donc parti sur les oeuvres pour ochestre d'harmonie.
    La Fanfare for the Common Man (pour 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, 1 tuba, timbales, tam-tam et grosse caisse) ne comporte pas de bois. Les fanfares de La Peri et de la Sinfonietta sont aux cuivres aussi, pas de bois.
    Ce ne sont donc pas des pièces pour orchestre d'harmonie. Oualà. Sépourkwa je m'avais permis de dire que vous trichiez un peu !
    Ce lahdi, oui, tout ça est très very beautiful, and this is the essential !
    Zats ol fauxe. Yawn yawn

    As for these fierce soldiers, they do nothing but keep bellowing in our countrysides (or campaigns, at the choice)

  13. #13
    Modérateur
    Join Date
    Oct 2007
    Location
    Paris
    Posts
    9,984
    aaah oui ; je n'avais pas vu les choses sous cet angle, en effet ; bon alors qui ne triche pas... je ne vois plus grand chose! La Symphonie d'instruments à vents de Stravinsky, ptet?

    jvoulions pas tricher, hein

  14. #14
    Tout en appréciant énormément vos choix ,TFR a entièrement raison,j'ai assisté à Bruxelles lors d'un gala à l'occasion de la princesse Astrid (colonel du Service médical belge)à un concert ou la Musique Royal des Guides était accompagné d'un piano "(à queue) mais le résultat n'était pas élogieux .

  15. #15
    Membre
    Join Date
    Apr 2008
    Location
    Lausanne (Suisse)
    Posts
    2,782
    Très intéressant, ce fil...

    J'espère quant à moi ne pas être trop "hors sujet" mais, s'agissant d'oeuvres dont l'accompagnement orchestral a été spécialement conçu pour un ensemble d'harmonie, un exemple peu connu m'est revenu en mémoire : Prométhée, tragédie lyrique en trois actes, musique de Gabriel Fauré.

    Quand ce dernier reçut en 1899 la commande de cette oeuvre, qui devait être représentée en août 1900 dans les Arènes de Béziers, il comprit rapidement qu'une harmonie était mieux adaptée à un aussi grand espace scénique qu'un orchestre traditionnel. Et il "n'y alla pas de main morte", faisant appel à trois harmonies différentes : l'une civile, La Lyre biterroise, les deux autres militaires, celle du 17e Régiment d'Infanterie (qui fera parler de lui sept ans plus tard en refusant de tirer sur les vignerons en grève) et celle du 2e Régiment du Génie (dont le chef, Eustace, avait été précisément chargé d'orchestrer la partition). Certes, Fauré y adjoignit des cordes et de nombreuses harpes, mais l'idée de base restait la même.

    En février 1992, pour "retrouver les sonorités d'origine", le label Ariane confia cet enregisrement intégral de Prométhée (en studio) à de valeureux artistes locaux, dont l'Harmonie régionale junior de Midi-Pyrénées :








    Sur le plan musicologique, c'est bien sûr intéressant. Le résultat n'est hélas pas vraiment convaincant, les instrumentistes, dont beaucoup étaient extrêmement jeunes, ne répondant pas aux attentes qu'on pouvait avoir d'une telle entreprise, aussi sympathique et méritante fût-elle.

    Je ne recommande donc pas ce disque, espérant un hypothétique enregistrement plus abouti de Prométhée. Peut-être par les soins du label Timpani, lequel a déjà sorti de l'ombre de fort jolies choses et qui nous en révélera sans doute encore beaucoup d'autres (je serais pour ma part ravi, par exemple, que soit enregistré Héliogabale de Déodat de Séverac) ?


    Jacques

  16. #16
    Bonsoir Jacques C'est toujours avec un grand plaisir que je vous lis
    J'aurais aimé écouter Prométhée de Grabriel Fauré sous le Label Ariane mais introuvable sur You Tube malheureusement ,cette version

    http://youtu.be/AZjX77zxkSs

    est sublime mais je crois que elle n'est pas authentique.Qu'en pensez vous ?

  17. #17
    Modérateur
    Join Date
    Oct 2007
    Location
    Paris
    Posts
    9,984
    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    celle du 17e Régiment d'Infanterie (qui fera parler de lui sept ans plus tard en refusant de tirer sur les vignerons en grève)

    chansons historiques de France 77 : Gloire au 17eme ! 1907 - YouTube[/URL]

    (je crois qu'à la suite de cet "inacceptable" refus d'obéissance, les régiments ont cessé d'être constitués de manière homogène par des conscrits originaires d'une même région...)

  18. #18
    Associé
    Join Date
    Nov 2007
    Location
    Saint-Julien-Molin-Molette
    Posts
    6,339
    De manière anecdotique, cette mâle chanson figure dans une compilation Melodiya intitulée "Les chansons favorites d'Ilitch", double album à la gloire des goûts musicaux de Lénine. On apprend aussi que notre cher ilitch avait une très belle voix de baryton (cet homme était décidément génial dans chacun des aspects de sa vie )

    Quant à savoir comment Ilitch a pu connaître cette chanson, c'est ma foi bien simple: il était alors à Paris, où travaillait en tant qu'homme de ménage chez de riches Russes.

    C'était notre minute "apprenez des anecdotes complètement inutile".


  19. #19
    Membre
    Join Date
    Apr 2008
    Location
    Lausanne (Suisse)
    Posts
    2,782
    Bonjour Jonathan . Bonjour Lebewohl . Bonjour Mah .

    Quand j'étais enfant, mon père avait un gros Larousse illustré sur la musique (aujourd'hui disparu), édition 1947 sauf erreur, où figurait en pleine page une énorme photo qui montrait Fauré, en août 1900 dans les Arènes de Béziers, dirigeant la triple harmonie de Prométhée avec, derrière, un impressionnant "rideau" de quinze harpes et des décors antiques.

    Beaucoup plus tard, alors que je croyais pratiquement tout connaître de ce que le "vénéré maître" de Ravel avait composé, Prométhée Op. 82 restait pour moi un mystère presque complet quand je suis tombé par hasard sur ce disque, présentant de larges extraits de l'oeuvre (en "première mondiale") ainsi que de Caligula Op. 52 :



    J'étais très emballé, car la musique est en effet très belle, mais regrettais que ce ne fût, comme l'explique Jean-Michel Nectoux (grand spécialiste et biographe de Fauré) dans la brochure jointe, que la version "réorchestrée" de Prométhée, "pour la grande formation symphonique usuelle à l'occasion de son entrée à l'Opéra de Paris en 1917".

    Je pensais donc être comblé quand parut quelques années plus tard l'enregistrement intégral que j'ai montré au post 15, avec, conformément à ce que les spectateurs entendirent lors de la création de l'oeuvre en 1900, un véritable ensemble d'harmonie. Mais hélas, pour les raisons que j'ai tenté d'expliquer, auxquelles s'ajoutent une prise de son très mate et des tempos souvent bien trop rapides, ma déception fut grande (ainsi d'ailleurs que celle de la critique).

    Je me suis donc résigné l'an dernier, après beaucoup d'hésitations, à tirer de la version réorchestrée l'extrait ("Le Cortège de Pandore") figurant sur la vidéo signalée par Jonathan.

    Quant à l'anecdote relative au 17e Régiment d'Infanterie, je ne m'en suis souvenu qu'en relisant hier la brochure jointe au disque Ariane. Je remercie Lebewohl et Mah d'avoir fourni d'intéressantes précisions à ce sujet et montré, en vidéo (post 17 de Lebewohl), une "mâle" chanson d'époque () que je ne connaissais pas.

    Jacques

  20. #20
    Modérateur
    Join Date
    Oct 2007
    Location
    Paris
    Posts
    9,984
    Bonjour Jacques (et tout le monde!),

    Cette chanson est un peu passée de mode (je ne sais pas si les djeunz sauraient ce qu'est un "pioupiou", sans même parler de connaître ceux du 17e...), mais elle a été un véritable tube - ce qui explique peut-être que le camarade Vladimir Ilitch l'ait connue et appréciée. J'ai des amis issus de famille de gauche depuis toujours qui la connaissent par coeur!

+
Page 1 of 2 1 2 LastLast

     

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts