Bonjour.
Je viens de recevoir ce qui est apparemment le seul enregistrement disponible à ce jour de La Tempête (techniquement fort bon, il a été réalisé en 1978 par l'orchestre et les choeurs de la Philharmonie tchèque, ainsi que par divers solistes, l'ensemble étant dirigé par Zdenek Kosler), de Vitezslav Novak (1870-1949). Après l'avoir écouté, je n'hésite pas une seconde à créer un fil distinct sur ce compositeur encore beaucoup trop méconnu, condisciple et ami de Josef Suk. Voici ce CD :
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Le moins que je puisse dire, après avoir découvert cette cantate monumentale (composée en 1909, elle a été créée l'année suivante à Brno et dure plus de 75 minutes), qui eut à l'époque un énorme retentissement et fut paraît-il l'objet d'innombrables "analyses, lectures et études" (car elle était perçue comme étant "le pilier et la pierre angulaire" de la musique moderne tchèque de ce temps-là, qui comme La Mer de Debussy et A Sea Symphony de Vaughan Williams s'inspire des flots marins (sans toutefois ressembler du tout à ces deux oeuvres), c'est que je comprendrais mal qu'on puisse s'extasier sur l'oeuvre symphonique de Suk (la Symphonie Asrael, Maturation, etc.) sans en faire de même sur celle de Novak. En tout cas à propos de cette cantate, qui est vraiment "à connaître de toute urgence", car à mon avis encore bien plus novatrice.
Il y aurait évidemment beaucoup de choses à dire sur Novak, compositeur assez prolifique et dont l'autre oeuvre maîtresse semble être Pan (un long poème symphonique composé vers la même époque et d'abord conçu pour piano seul), dont voici l'un des rares (sinon le seul) enregistrements actuellement disponibles :
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Pour le moment, je signalerai juste que, contrairement à celle de Suk (autre élève de Dvorak), la musique de Novak présente certains aspects qui la rapprochent de Janacek (les deux compositeurs avaient à tout le moins un intérêt marqué pour le folklore morave). Mais Novak se montre dans ces deux oeuvres tout autant un "brazen romantic" que le premier Bax (qu'il ne connaissait sans doute pas), en faisant néanmoins comme lui appel à des techniques de composition assez nouvelles pour l'époque (faute de mieux, on qualifie souvent ces techniques d' "impressionnistes", vu les palettes de timbres très chatoyants utilisées et l'usage assez fréquent, en tout cas chez Novak, de la gamme par tons entiers).
Mais j'en dirai peut-être davantage dans un post ultérieur, et montrerai quelques-uns des autres disques d'oeuvres de Novak que je possède. J'ai vu que des grands chefs comme Vaclav Talich et Karel Ancerl en avaient fait des enregistrements, mais je ne les connais pas encore, les miens étant de chefs tchèques moins prestigieux (ce qui ne veut pas forcément dire moins bons).
Jacques

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, qui comme La Mer de Debussy et A Sea Symphony de Vaughan Williams s'inspire des flots marins (sans toutefois ressembler du tout à ces deux oeuvres), c'est que je comprendrais mal qu'on puisse s'extasier sur l'oeuvre symphonique de Suk (la Symphonie Asrael, Maturation, etc.) sans en faire de même sur celle de Novak. En tout cas à propos de cette cantate, qui est vraiment "à connaître de toute urgence", car à mon avis encore bien plus novatrice.



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). C'est simplement un ballet-pantomime composé en 1929, dont l'un des protagonistes est une gentille et jolie fille ayant pourtant un gros défaut : elle "fume comme un sapeur". D'où le surnom de "Nikotina" que les autres lui ont donné
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et Antonin 



