Que devient cette violoniste qui a démarré une carrière de manière fulgurante mais qui semble absente des bacs en ce moment...?
Voilà une interprétation de la Campanella (final du concerto 2) de Paganini qui décoiffe et qui contraste avantageusement avec certaines interprétations trop sages,trop manierées,trop "mozartiennes" .(Accardo,Fischer...) YouTube - Leila Josefowicz Plays Paganini - 1991
Je l'ai vue en concert il y a un an et demi dans le concerto de Beethoven et ai été assez déçu, cela manquait d'autorité comme de qualité de son. Un mauvais soir peut-être, mais je n'ai pas eu l'impression qu'il y avait intrinsèquement quelque chose de fort qui soit possible.
Donc elle joue toujours...Je me souviens d'un concerto de Tchaikovsky joué avec fougue,il y a quelques années.
Sa technique d'archet et de main droite est intéressante.Elle ne peut qu'avoir beaucoup de son en jouant de cette manière.Elle a peut-être travaillé avec Szeryng qui prônait le coude droit très haut pour peser au maximum sur le violon.
L'extrait proposé ici (elle était bien jeune) révèle un sacré tempérament pourtant.Sans doute était-elle dans un jour "sans" lorsque Theo B l'a vue en concert.
Elle "en veut" comme on dit...Elle joue même dans les tutti comme pour communiquer sa fougue à l'orchestre.
Quel contraste avec Julia Fisher qui interprète cette oeuvre à pas feutrés,lentement,avec précaution,avec un métronome comme guide absolu,mais dans un esprit qui n'a rien de Paganinien.Nulle part nous n'avons ce côté échevellé,cette fantaisie latine qui vous fait frissonner et qu'il faut rechercher du côté de Gitlis,de Francescatti,de Gulli,de Kantorow,et de MlleJosefowicz.
Dans mon souvenir, ce que vous dites est très possible au point de vue technique, ça m'évoque en effet quelque chose; mais le résultat produit ne semblait pas en adéquation, autant en terme de volume que de pureté, c'était assez aigre. Mais bien sûr, peut-être un mauvais jour.