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Thread: Questions de style et de langue

  1. #1
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    Questions de style et de langue

    Une brève intervention pour saluer le talent de rédacteur de Laurent Marty, dont les deux derniers articles m'ont fait sourire (vertu supérieure au rire comme on sait).

    Je crains qu'un article sur la 9ème de Beethoven par Krivine passe un peu inaperçu, surtout que par les temps qui courent, le Mécénat Musical de la Société Générale risque de ne pas avoir très bonne presse...
    http://classiqueinfo-disque.com/spip...hp?article1179

    Le titre "Mes amis cessons nos plaintes" est fort encourageant: le style est vif, léger mais grave, je trouve tout ça très réussi; pas le disque entendons-nous, et que l'article donne envie ou non de l'écouter n'est pas la préoccupation première (d'ailleurs on finit par éprouver une certaine envie de se rendre compte par soi-même, tant le point de vue du chef paraît particulier".
    Un disque live, enregistré en trois endroits différents, à trois dates différentes, on se serait d'emblée méfié.
    Passons sur une faute d'inattention et sur le "par contre", l'ensemble est vivant, amusant et ce n'est pas tous les jours qu'on a envie de lire jusqu'au bout un article sur les classiques des classiques.

    Le même Laurent Marty recommence un peu plus avant, dans une chronique intitulée "Et le navet va" (plaisanterie dont le sel fellinien ne sera peut-être pas perçu à sa juste valeur quand il s'agit du "nice" philarmonique de Nice)
    http://classiqueinfo-disque.com/spip...hp?article1188

    où il nous donne la recette du navet, recette de qualité contrairement au coffret évoqué des concertos de Field; je serais d'accord en tous points hormis sur le fait que cette musique "proto-chopinienne" me paraît supérieure à Chopin, même mal interprétée, ce qui est aussi souvent le cas de l'autre (toutes choses égales par ailleurs).
    Tour de force en forme de pirouette, la recette parvient aussi à donner les références de meilleurs livres de cuisine concernant les mêmes mets.

    Toque bas, il n'était pas facile d'épicer le ragoût...

  2. #2
    Le second article m'avait passablement ennuyé, même si je suis d'accord, la version de ces concertos ne sont pas terribles. Disons que j'aurais aimé si il parlait d'un compositeur que je n'aime pas, hors c'est un compositeur que j'aime beaucoup, en particulier les concertos: c'est simple, moi je m'ennuie jamais. Et dire que c'est du pré-chopin, je pense qu'il ne l'a pas volé, le pauvre. Je trouve ça réducteur, en fait, mais bon, chacun ses goûts...

  3. #3
    Je suis comme Amitiou, le deuxième article m'a plutôt ennuyé, exactement pour les mêmes raisons. J'aime bien Field (nocturnes et concertos) et j'aimerais bien que quelqu'un étudie un jour son influence sur la jeune école russe puisqu'il y a quand même passé 34 ans de son existence. Je ne connais pas les interprétations du coffret Brilliant Classics, je possède juste les disques Naxos et je suis très agacé que le 7ème manque à l'appel (je sens qu'ils vont nous faire le même coup avec le 4ème de Kabalevsky !).
    En tout cas c'est très agréable de faire la cuisine (avec ou sans navets) en écoutant un concerto de Field en fond sonore

  4. #4
    Chandos en a fait une intégrale des concertos avec Michael O'Rourke et les London Mozart Player, la meilleure version actuellement.

    Il faudra que je vérifie s'il n'y a pas eu de thèse sur son influence sur la musique russe.
    A suivre!

  5. #5
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    pouvez vous en dire plus sur ce qui vous plaît tant dans la musique de Field, au point de considérer ses concertos supérieurs à ceux de Chopin. Je suis allée lire ces partitions sur IMSLP, et comme je ne veux blesser personne, je n'en dirai pas plus...mais peut être qu'avec la partie orchestrale c'est différent?

  6. #6
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    Passons sur une faute d'inattention et sur le "par contre",
    C'est faute vénielle, cela arrive aux meilleurs de confondre parenthèse et guillemets

    (d'ailleurs on finit par éprouver une certaine envie de se rendre compte par soi-même, tant le point de vue du chef paraît particulier".
    ou de laisser filer un 'h'

    (plaisanterie dont le sel fellinien ne sera peut-être pas perçu à sa juste valeur quand il s'agit du "nice" philarmonique de Nice)
    La locution 'par contre' peut paraître manquer d'élégance, mais elle est tout à fait légitime et ne constitue en rien une faute de style ou de syntaxe :

    [TLF]
    B. Par contre. Loc. adv. marquant l'opposition à un énoncé antérieur. Si le jardin se trouvait à l'ombre, la maison, par contre, était en plein soleil (MAUPASS., Contes et nouv., t. 1, Dimanches bourg. Paris, 1880, p. 297) :

    20. Les objets des dédains philosophiques de nos naïves imaginations de seize à vingt ans deviennent par contre des objets très sérieux de notre culte.
    E. DELACROIX, Journal, 1824, p. 55.
    21. C'étaient deux êtres doués de sens merveilleux, mais exclusivement terrestres. Les sensations se prolongeaient en eux avec une intensité inquiétante. Ils s'y oubliaient eux-mêmes à force de les éprouver. Par contre, certaines idées, celles de l'âme, par exemple, de l'infini, de Dieu même, étaient comme voilées à leur entendement.
    VILLIERS DE L'ISLE ADAM, Contes cruels, Véra, 1883, p. 24.
    22. Croquebol enfonçait dans l'herbe détrempée. La Guillaumette, par contre, tombé dans un filon glaiseux, amassait sous ses pieds d'énormes mottes d'argile et n'avançait plus qu'à coups de reins, stupéfait de se voir grandir aux côtés de son camarade.
    COURTELINE, Le Train de 8 h 47, 1888, 2e part., 3, p. 121.
    Rem. 1. GREV. 1969, § 980, observe que à la différence de en compensation ou en revanche qui ''ajoutent à l'idée d'opposition une idée particulière d'équilibre heureusement rétablie'', par contre exprime ,,d'une façon toute générale l'idée d'opposition et a le sens nu de mais d'autre part, mais d'un autre côté``. 2. Sur l'offensive des puristes à propos de la loc. par contre, on verra A. DOPPAGNE, Trois aspects du fr. contemp., Paris, Larousse, 1966, pp. 193-197 : ,,le succès qu'ont réservé à par contre la plupart des écrivains du XXe siècle, le fait qu'il ne soit pas toujours remplaçable par les locutions par lesquelles on propose de le remplacer, légitiment tout à fait l'utilisation de cette locution``.

  7. #7
    Dans le Cinquième concerto, l'orchestre a une influence considérable.

    Ce qui me plaît? Je ne sais pas si ses concertos sont supérieurs à Chopin (terrain glissant) néanmoins il y a un charme particulier qui émane de ce compositeur. Il a un talent mélodique certain, et c'est un magicien du piano. Harmoniquement ce n'est effectivement pas au niveau de Chopin: normal, il y a une génération de différence entre les deux. On le rapprochera davantage de Hummel (qui a laissé également des oeuvres magnifiques pour piano et orchestre).
    Je ne cherche pas à comparer avec quiconque cependant: ce que j'entends me plaît beaucoup, passé ça, je pense qu'il faut l'écouter (ou le jouer) pour apprécier. Mais bien sûr, tout le monde n'y sera pas sensible. Tout le monde n'aime pas Chopin, ni Schumann, ni Kalliwoda. Field a peut-être moins de génie, mais tout autant de charme.

  8. #8
    En attente de confirmation
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    Il faudrait essayer Gottschalk ... entre autres.

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