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Aaron Copland
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Thread: Aaron Copland

  1. #21
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    The Tender Land (1954 - 1h36' )

    Le prélude magnifique, d'une simplicité et d'une pudeur incroyablement émouvantes, comme l'est le chant quasi incantatoire ("the cold, cold weather") de la mère, le formidable équilibre formé par le duo chanté de la mère et parlé de la fille, les intonations délicieusement paysannes du facteur; tout ça sent bon les champs de blé. Globalement le côté rural est très marqué, le livret aurait pu servir pour La petite maison dans la prairie : Copland joue magnifiquement de cette candeur pastorale à laquelle il donne une dimension et une ambiguïté étonnantes. Chaque mélodie va dans le sens de l'ambiguïté psychologique, toujours entre joie populaire et tristesse méditative : son invention mélodique semble d'ailleurs inépuisable. Pour un compositeur qui ne se considère pas comme un compositeur d'opéra, et compte-tenu des contraintes de composition, c'est assurément un coup de maître.

    The Tender Land n'est plus vraiment trop monté ces dernières années.

    C'était tout à fait osé, un un certain sens, de composer un opéra, de le faire sur un sujet aussi pastoral, et dans un idiome aussi peu en vogue à l'époque.

    Cela me semble aussi osé et décalé que la composition des Hermit Songs par Samuel Barber, et sa première, à la même époque, à Rome, par Leontyne Price, au beau milieu d'un festival très avant garde

  2. #22
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    Trio Vitebsk (1929 - 12' )

    Très sec et très raide. On n'y retrouve pas du tout la tendresse pastorale et la vivacité chatoyante dans lesquelles il excelle.
    Je suis moins sévère avec ce trio, que j'ai cité dans le fil ad hoc.

    C'était le coeur de la période française de Copland: j'y retrouve une certaine élégance et nonchalance, dans la lignée de Chausson ou de Roussel.

    Il est sous titré study on a Jewish Theme: c'est probablement son didactisme que tu qualifies de raideur.

    On le retrouve dans le volume deux de la série " A Copland Celebration ": le compositeur au piano, et les membres du quatuor Juilliard, Robert Mann et Claus Adam ou Joël Krosnick (je n'ai pas le disque sous les yeux, et je crois que c'est Claus Adam)

  3. #23
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    The Tender Land: discographie.

    L'oeuvre a été enregistrée un certain nombre de fois.

    Elle figure sur le volume 3 de " A Copland Celebration " dans une belle interprétation, dirigée par le compositeur lui même, avec une belle brochette de solistes de la fin des années 60 (dont le baryton Norman Treigle, qui a été celui de la reprise de Giulio cesare au New York City Opera avec Beverly Sills).

    Parmi les trois autres versions au disque, il faut signaler l'enregistrement de la version de chambre:



    C'est une excellente performance.

    L'oeuvre sonne plus intimiste - je sais, c'est presqu'un truisme - mais sans moins de vitalité et de théatralité.

  4. #24
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    Oui, je suis un peu sévère avec le trio Vitebsk - je suis très sensible à la candeur ambiguë de la musique de Copland et à son pastoralisme qui sont absolument uniques (on retrouve un peu ce climat mais traité différemment chez Delius). Le trio est en ce sens une oeuvre d'apparence plus intellectuelle, et pas très "coplandienne" de mon point de vue. Au contraire de The Tender Land, je dirais.

    Pour The Tender Land, tu as raison de parler de décalage : dans un contexte où toute musique est sur-intellectualisée, je suis impressionné de voir un compositeur se permettre autant de raffinement dans un style d'apparence simple, aux antipodes de ce qui se pratique à l'époque. Il y a beaucoup de modestie et de sincérité dans cette démarche : deux qualités somme toute assez rares à ce moment. Son trio ne me paraît pas entrer dans cette esthétique. Bon, ça se discute évidemment.

    Amicalement,

    Gilles
    Reason: orthographe

  5. #25
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    J'ignorais totalement qu'il existait une version de chambre : je ne connaissais que celle-ci



    Et en cherchant sur Google, je me rends compte que l'opéra a quand même été enregistré plusieurs fois
    Reason: conjugaison

  6. #26
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    Suite et presque fin de cette exploration : l'oeuvre pour piano. Ici je n'aurai pas grand chose à dire : le piano de Copland m'a paru d'une extrême fadeur et ceci de façon générale, même si certaines oeuvres sont un tout petit peu plus intéressantes que d'autres.

    Three Moods (1920 - 7' )

    petits essais jazzy, amusant sans plus; ça rivalise difficiliment avec les spécialistes du genre.

    The Cat and the Mouse (1920 - 4' )

    Une œuvre humoristique très évocatrice et très amusante; qui plus est la seule pièce de Copland ouvertement virtuose.

    Petit Portrait (1921 - 1'40 )

    Bon, 1'40 à moins d'être hyper inspiré, ce qui n'est pas le cas, c'est un peu léger

    Passacaille (1922 - 7' )

    Assez musclé, du Copland première période donc pas très abouti.

    Slow Dance (1926 - 1' )

    C'est amusant, mais là encore ces piécettes sans envergure passent sans qu'on les remarque.

    Four Piano Blues (1926 - 7' )

    Toujours un peu rude mais déjà avec ce côté pastoral des grandes années.

    Piano Variations (1930 - 12' )

    Essai de musique sérielle : le résultat n'est pas des plus convaincant car tout se noit dans un chaos uniforme, malgré les efforts du compositeur pour en tirer un semblant d'expressivité. Ici on comprend que ni la musique atonale ni le piano ne sont des mediums coplandiens.

    Sunday Afternoon Music (1935 - 2' )

    Dans le genre satien minimal

    The Young Pioneer (1936 - 1' )

    Sans doute basé sur un chant populaire : le moins qu'on puisse dire est qu'il ne lui rend pas justice.

    Sonate (1941 - 22' )

    Première oeuvre d'envergure. Assez rude, dans l'esprit de sa première période; on y reconnaît bien ses harmonies mais l'ensemble manque considérablement de finesse.

    Piano Fantasy (1937 - 31' )

    C'est à l'évidence du Scriabine réchauffé, comme en témoigne la quantité de trémolos et d'accords plus ou moins mystiques, malheureusement ça n'est pas du même niveau que le modèle.

    An Evening Air (1966 - 3' )

    Très court et très doux.

    Midsummer Nocturne (1977 - 2' )

    Un air bien connu. On entre dans la période de la maladie du compositeur, où il n'écrira plus que quelques petites pièces dans ce style.

    Night Thoughts (1977 - 8' )

    Très abrupt : c'est bizarre comme à la fin il revient au style de ses débuts. Fini la tendresse émue des grandes années.

    Mid-Day Thoughts (1982 - 3' )

    Une oeuvre de la fin, rien de remarquable sinon l'émotion d'écouter un compositeur qui n'a plus pour lui que quelques rares moments de lucidité

    Proclamation (1982 - 3')

    La toute dernière oeuvre, composée dit-on avec une extrême lenteur. Rien d'exceptionnel, sinon là encore une certaine émotion que celle de voir un homme épuiser ses dernières ressources pour échapper à la fatalité. Il est à noter que Copland, qui subit les premières atteintes de la maladie d'Alzheimer dès le début des années 70, vivra jusqu'en 1990, soit 8 ans après avoir achevé cette petite Proclamation.

  7. #27

    Re : Aaron Copland

    un article sur le piano de Copland http://classiqueinfo-disque.com/spip...php?article138

  8. #28
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    Re : Aaron Copland

    J'ai découvert que sur Youtube il n'y avait pas que des conneries ; par exemple il y a plusieurs vidéos de Copland. La plupart des vidéos de concerts sont de très mauvaise qualité et ça n'a pas beaucoup d'intérêt, mais j'ai fait quelques petites découvertes intéressantes, avec un rendu sonore correct.

    - Le Concerto pour clarinette ICI et LA

    - Un documentaire sur Copland avec une interview passionnante du compositeur (âgé de 79 ans - c'est en anglais) ICI et LA

    - Le 1er mvt du splendide Duo pour flûte & piano ICI
    - la Sonate ICI
    - un extrait de l'opéra The Tender Land ICI

  9. #29
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    Re : Aaron Copland

    Génial, absolument génial.
    Merci pour cette recherche.

  10. #30
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    Re : Aaron Copland

    Quote Originally Posted by Tiomkin View Post
    Génial, absolument génial.
    Merci pour cette recherche.
    De rien mon cher Dimitri. C'est vraiment émouvant d'entendre la voix de Copland dans ce reportage - son humanisme et son optimisme sont admirables : on mesure ici la sincérité de son oeuvre, toute tournée vers la lumière.

  11. #31
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    Re : Aaron Copland

    J'en profite pour en remettre une couche à l'inventaire entamé ici car je viens de découvrir deux oeuvres méconnues de Copland, vu qu'elles ne font partie d'aucune des 2 intégrales qu'on a mentionnées ici. Je me demande bien pourquoi d'ailleurs. Heureusement qu'il y a Naxos.

    Il s'agit donc de la très belle Saga des Prairies (1937 - 12' ) pour orchestre. Comme c'est sous-titré "music for the radio", on a dû penser que ça ne pouvait s'écouter qu'à travers une radio et on l'a supprimé des intégrales. Heureusement, Naxos l'a enregistré, et Albany aussi. J'aurais tendance à recommander l'enregistrement Albany parce que l'oeuvre est couplée avec la génialissime symphonie n°6 "Gettysburg" de Roy Harris. Sinon, la Saga des Prairies rappelle assez l'esprit de Billy the Kid (composé à la même période) avec ses emprunts aux danses populaires et son caractère ample qui évoque à merveille les interminables étendues herbeuses de ladite prairie. Bref, du grand Copland.






    Le détail amusant, c'est que j'avais entendu cette oeuvre à la radio dans mes années lycée, je l'avais même enregistrée sur une cassette et comme je n'en ai jamais retrouvé de trace et que j'ai perdu la cassette, j'avais pensé avoir mal compris le titre ou le nom du compositeur.


    L'autre pièce s'intitule Emblems (12' - 1964) et est écrite pour orchestre de vents. Elle est un peu dans l'esprit des Dance Panels : à la fois chantante et distante, parfois un peu trop sans doute. Mais la patte du compositeur est visible à travers des dissonnances un peu inutiles. Il en existe 2 enregistrements :





  12. #32
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    Quote Originally Posted by Couack View Post
    (j'en profite pour glisser une photo qui m'a toujours ému)



    The Tender Land (1954 - 1h36' )

    Le prélude magnifique, d'une simplicité et d'une pudeur incroyablement émouvantes, comme l'est le chant quasi incantatoire ("the cold, cold weather") de la mère, le formidable équilibre formé par le duo chanté de la mère et parlé de la fille, les intonations délicieusement paysannes du facteur; tout ça sent bon les champs de blé. Globalement le côté rural est très marqué, le livret aurait pu servir pour La petite maison dans la prairie : Copland joue magnifiquement de cette candeur pastorale à laquelle il donne une dimension et une ambiguïté étonnantes. Chaque mélodie va dans le sens de l'ambiguïté psychologique, toujours entre joie populaire et tristesse méditative : son invention mélodique semble d'ailleurs inépuisable. Pour un compositeur qui ne se considère pas comme un compositeur d'opéra, et compte-tenu des contraintes de composition, c'est assurément un coup de maître.

    J'ai réécouté il y a peu l'enregistrement que j'ai de cet opéra, et j'avoue en avoir été à nouveau passablement touché :




    Le livret joint à ce coffret est très riche en renseignements de toutes sortes, et j'en reproduis ces deux passages :

    "(...) Il y a aussi une résonnance politique plus profonde dans l'opéra : quand Copland écrivit The Tender Land, la défiance américaine vis-à-vis des "marginaux", des "étrangers", des "communistes", ainsi qu'on les avait catégorisés, était à son comble. Copland lui-même eut à subir les foudres du Comité McCarthy pour ses relations avec les milieux de gauche pendant les années 1930 et The Tender Land laisse transparaître un reflet personnel du compositeur injustement suspecté dans le rôle de l'étranger. Erik Johns rappelait : "Lorsque Grandpa Moss dit aux garçons 'de toute manière vous êtes tous coupables', nous pensions à toutes les fausses accusations du McCarthysme et à leur effet sur des innocents." (...)"

    "(...) "Je demandais un jour à Ben Britten quelle était pour lui la principale qualité requise pour composer un opéra", expliqua Copland à Perlis, "je pensais qu'il me répondrait le sens du drame, la capacité de rendre musicalement l'essence d'une scène en quelques secondes. Il me dit que, à son avis, c'était l'aptitude à composer toutes sortes de musique : pour choeur seul et avec orchestre, pour les solistes séparément et en ensemble, etc. Les exigences du genre sont telles qu'il faut posséder des facilités extraordinaires pour satisfaire à toutes." (...)

    Je reproduis également, tiré de ce même livret, le texte introductif qui est de la main de Copland :

    --------------------------------------------------------------------
    "Dans les années vingt, alors que j'étais étudiant à Paris, personne ne s'intéressait à l'opéra - personne, c'est-à-dire aucun des musiciens qui se souciaient de "nouvelle musique". Nous nous intéressions tous au ballet. Plus tard, exactement de la même façon, tout le monde s'est mis à vouloir écrire des opéras. Mais écrire un grand opéra représente un immense défi pour un compositeur ! Vous passez des années à y travailler, et il est terminé et jugé en quelques heures. Cela représente un effort tellement démesuré que j'ai attendu d'avoir largement dépassé la cinquantaine pour m'y mettre. Et même alors, mon opéra, The Tender Land, n'a pas été conçu comme un grand opéra dramatique. Il était destiné à être interprété par des jeunes gens, et pour cette raison il est assez simple du point de vue du style musical et de l'argument.

    "En écrivant The Tender Land, j'ai tenté de donner à de jeunes chanteurs américains ce qu'ils ne rencontrent que rarement dans les salles d'opéra, c'est-à-dire un matériel qui leur serait naturel de chanter et d'interpréter. J'ai essayé délibérément de combiner les éléments traditionnels d'opéra - arias, duos, choeurs, etc. - et un langage spontané qui ne serait pas trop difficile pour les jeunes artistes d'opéra des ateliers disséminés à travers tout le pays. Je désirais créer un langage simple et un style musical qui lui corresponde. Le résultat est plus proche de la comédie musicale que du grand opéra. La musique est très dépouillée, agrémentée d'une touche de familiarité. Elle est principalement diatonique, la dissonance n'étant employée que dans quelques passages en vue de créer une tension dramatique. L'orchestration n'est pas complexe, et ne demande aucun effet spécial... Dans mon esprit l'ambiance de TheTender Land s'apparente à celle d'Appalachian Spring. Le ballet et l'opéra se déroulent dans l'Amérique rurale : l'un, dans le sud des Appalaches; l'autre, dans la région agricole du Mid-West. Tous les deux contiennent des airs folkloriques destinés à évoquer un paysage particulier de manière vivante.

    "La plupart des compositeurs seront d'accord pour dire qu'en composant un opéra on prend un risque même avant de coucher une seule note sur le papier. Mais, le sentiment de satisfaction qu'on éprouve après avoir écrit un bon opéra, ou même un opéra qui attire simplement l'attention du public sur le compositeur, est tellement grand qu'on est tenté d'oublier les difficultés à venir et de se lancer tout droit à l'aventure."
    --------------------------------------------------------------------

    Jacques

  13. #33
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    D'accord avec vous Monsieur Jacques ... Tender Land ... superbe ... les songs par DiDonato sont jolies également ...

  14. #34
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    Quote Originally Posted by Couack View Post

    Il a sur cette photo, un petit côté Dany Boon au passage, n'est-il pas?

  15. #35
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    Quote Originally Posted by Couack View Post
    Ici je n'aurai pas grand chose à dire : le piano de Copland m'a paru d'une extrême fadeur et ceci de façon générale, même si certaines oeuvres sont un tout petit peu plus intéressantes que d'autres.
    Mon deuxième post "américain" de la journée (comme par hasard) .

    Ayant réécouté aujourd'hui plusieurs des oeuvres pour piano de Copland (je les ai toutes), je ne suis pas sûr qu'elles soient aussi fades que ça ... Il est vrai qu'on ne saurait les comparer en importance à ce que le compositeur a écrit pour l'orchestre ou le théâtre (certaines de ces pièces - en particulier les Piano Variations de 1930 et la Piano Sonata de 1939/41 - sont particulièrement arides, tandis que d'autres, à l'inverse, ne sont que de "petits morceaux simples et sans prétention"). Mais il y a quand même dans cet ensemble, à mon avis, pas mal de choses présentant un intérêt - sinon un charme - certain.

    Mon premier disque acheté dans ce domaine, par le pianiste James Tocco, était d'ailleurs très "attractif" puisqu'en plus des Piano Variations et des Four Piano Blues (1926-1948 -- première audition par Leo Smit en 1950) il présentait des suites pour piano tirées par le compositeur de Our Town (musique de film - 1940) et du ballet Rodeo, ainsi que Danzon Cubano (joué ici en duo avec Lukas Foss) :




    L'intérêt que m'avait donné cette première approche a donc été suffisant pour que j'achète ensuite l'intégrale suivante (sans ces adaptations "alléchantes" figurant sur le premier disque), interprétée par Leo Smit en personne (New York 1978 et 1993) :



    Et je ne l'ai pas regretté (ce n'est pas très lisible, mais peut-être pouvez-vous voir quand même que la dernière pièce, Night Thoughts [1972], a été composée en hommage à Charles Ives) .


    Jacques

  16. #36
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    Mon troisième - et probablement dernier - post "américain" du jour .

    Les deux enregistrements ci-dessous comptent parmi mes tout premiers disques Copland (après, j'en ai acheté "des tonnes" ) :



    Quiet City [cf. le disque de gauche], pour des raisons personnelles, me remplit de nostalgie à chaque audition... Cette pièce pour orchestre (où interviennent une trompette et un cor anglais "entendus dans le lointain") me rappelle certains crépuscules d'été dans un coin relativement paisible de Brooklyn Heights (New York), où j'ai passé quelques semaines lors de mon premier voyage aux USA...

    Et la découverte [cf. le disque de droite] à la fois du Concerto pour clarinette de Copland et de celui de Finzi a été pour moi une expérience si marquante que je n'ai pas pu m'empêcher, plus tard, d'acheter cet autre enregistrement où figure le même couplage :



    Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je signale que le clarinettiste Dimitri Ashkenazy n'est autre que le fiston de Vladimir (un pianiste qu'on ne présente plus ).


    Jacques

  17. #37
    El salon Mexico, Rodeo ... voilà de quoi se redonner du punch à l'écoute de ces oeuvres.



    Avec Stanley DRUCKER à la clarinette, le N.Y.P. sous la baguette de Leonard BERNSTEIN ...

    Rien que du bon !


  18. #38
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    A propos d'El salon Mexico (qui comme son titre le laisse supposer est une oeuvre pleine de rythmes et d'exotisme), j'ai aussi ces deux enregistrements :



    La critique les a appréciés de façon très contrastée : elle a descendu en flammes le disque d'Antal Dorati avec le Detroit Symphony Orchestra (disant que cet enregistrement "manquait de nerfs", etc., ce qui m'a mis un peu en rogne quand j'ai vu ça quelques jours après avoir acheté le CD ), mais a couvert d'éloges le double album où c'est Eduardo Mata et le Dallas Symphony Orchestra qui se chargent de Danzon Cubano et d'El salon Mexico (disant que c'était "splendide").

    A ce propos, Leonard Bernstein aimait tellement El salon Mexico qu'il en a fait (avec la permission de Copland) un arrangement pour piano . On le trouve dans cette intégrale ci-dessous, comportant l'oeuvre complète de Bernstein pour piano seul (c'est à nouveau le pianiste James Tocco qui en est la vedette, et on voit sur l'image Lennie lui montrant du doigt une particularité de la partition ) :




    Jacques

  19. #39
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    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    Les deux enregistrements ci-dessous comptent parmi mes tout premiers disques Copland (après, j'en ai acheté "des tonnes" ) :



    Quiet City [cf. le disque de gauche], pour des raisons personnelles, me remplit de nostalgie à chaque audition... Cette pièce pour orchestre (où interviennent une trompette et un cor anglais "entendus dans le lointain") me rappelle certains crépuscules d'été dans un coin relativement paisible de Brooklyn Heights (New York), où j'ai passé quelques semaines lors de mon premier voyage aux USA...
    C'est amusant ce que vous dites Jacques, ce cd a aussi été mon tout premier Copland - j'étais encore lycéen et j'avais dû économiser pas mal pour l'avoir (ça coûtait 150 F...). La pochette m'avait interpellé : le nom du compositeur sonnait bien, il avait l'air pote avec Lenny, et en plus il avait une tête aimable. Bien m'en a pris puisque ce fut une révélation et que cette symphonie est restée au sommet de mon panthéon - je n'en connais pas de plus belle, en toute subjectivité : le pur "Open Prairie Sound" coplandien. J'avais perdu ce cd, et grâce à un ami (merci Domi ) j'ai pu remettre la main dessus il y quelques semaines.

    Et ce que vous dites de Quiet City est tout à fait éloquent. C'est une autre merveille. Je crois que c'est LE cd pour débuter dans Copland.

    Le Sony avec Bernstein et le NYP est aussi bon, en toute objectivité, mais il n'est pas couplé avec Quiet City, et la pochette est vraiment nulle.

    A noter d'ailleurs : le cd DG et le Sony (ci-dessous) sont tous les deux avec Bernstein et le NYP; et je dois à l'érudition de Sud d'avoir appris que le DG est un live de 85 alors que le Sony est un studio de 67.


  20. #40
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    C'est amusant ce que vous dites Jacques, ce cd a aussi été mon tout premier Copland - j'étais encore lycéen et j'avais dû économiser pas mal pour l'avoir (ça coûtait 150 F...). La pochette m'avait interpellé : le nom du compositeur sonnait bien, il avait l'air pote avec Lenny, et en plus il avait une tête aimable. Bien m'en a pris puisque ce fut une révélation et que cette symphonie est restée au sommet de mon panthéon - je n'en connais pas de plus belle, en toute subjectivité : le pur "Open Prairie Sound" coplandien. J'avais perdu ce cd, et grâce à un ami (merci Domi ) j'ai pu remettre la main dessus il y quelques semaines.

    Et ce que vous dites de Quiet City est tout à fait éloquent. C'est une autre merveille. Je crois que c'est LE cd pour débuter dans Copland.

    Le Sony avec Bernstein et le NYP est aussi bon, en toute objectivité, mais il n'est pas couplé avec Quiet City, et la pochette est vraiment nulle.

    A noter d'ailleurs : le cd DG et le Sony (ci-dessous) sont tous les deux avec Bernstein et le NYP; et je dois à l'érudition de Sud d'avoir appris que le DG est un live de 85 alors que le Sony est un studio de 67.


    Bonjour, Couack .

    Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre post m'a fait plaisir .

    Il n'y a vraiment que ce forum pour faire des rencontres pareilles. Alors que je ne trouve généralement dans mon entourage immédiat, au mieux, que condescendance polie (mais le plus souvent ce ne sont que "moues dubitatives", ou indifférence totale).

    Jacques

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