Bonjour.
J'aurais bien mis ça dans le fil "Qui souhaitez-vous voir réévalué" mais je ne demande pas la réévaluation du compositeur suédois Ludvig Norman (1831-1885). Par contre, je m'en voudrais de ne pas signaler cette découverte agréable. Ouvrir un fil rien que pour lui serait peut-être un peu exagéré, donc je vous propose de mettre ici vos messages éventuels sur des compositeurs un peu oubliés et pas forcément essentiels. J'avais pensé appeler ça "seconds couteaux", sans aucune connotation péjorative, puis je ne suis souvenu qu'un fil avait déjà porté cet intitulé, fil très polémique que je vous laisse rechercher seuls si vous voulez vous plonger dans des souvenirs pas forcément glorieux.
J'ai donc écouté ce disque:
avec les symphonies N°1 et 3 (c'est chez Sterling). Si vous ne détestez pas un compositeur qui, pour finir sa 3e symphonie (1881) vous fait une quasi copie conforme de la 1ère symphonie de Schumann (1841), tout va bien.
Norman avait étudié à Leipzig de 1848 à 1852, et avait rencontré Schumann. C'est donc un hommage, même si Norman n'a pas beaucoup changé sa manière au cours de sa vie: la 1ère symphonie (1857) utilise le même langage. Une fois accepté le côté un peu épigonal, c'est très agréable, avec des thèmes francs et des développements compétents sinon originaux. Le petit problème de Norman est son sens de la durée: 14' pour le premier mouvement de la 3e, c'est quand même un peu long pour le contenu.
Le label Sterling, suédois, a bénéficié d'aides publiques suédoises pour cet enregistrement (bonne utilisation des fonds publics si vous voulez mon avis) et a trouvé moyen, au milieu de la pléthore d'orchestre locaux, d'aller enregistrer ça en Afrique du Sud. L'orchestre national du lieu est vaillant et capable, mais il manque quand même un peu de raffinement et de couleurs, et une direction un peu trop vigoureuse n'aide pas.
Pour se faire une idée (je ne sais pas s'il s'agit du même enregistrement):
YouTube - ‪Ludvig Norman - Symphony No.3 in D-minor, Op.58 (1/4)‬‏
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. L'orchestre national du lieu est vaillant et capable, mais il manque quand même un peu de raffinement et de couleurs, et une direction un peu trop vigoureuse n'aide pas.

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. Il faut que j'avais acheté le CD à cause d'Akira Ifukube, compositeur dont la musique accompagna les aventures de ce beau bébé
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) comme l'époque (1937 et 1938) nous rappellent les joies mitigées de l'axe Berlin-Tokyo. Tristes temps, mais la musique peut être belle quand même...
), sur lequel j'ai lu récemment un bouquin détaillé, et à "l'axe" dont vous avez rappelé l'existence.
) et d'une fin tournant un peu court (eh oui, c'est inachevé). Pas une raison suffisante pour ne pas découvrir selon moi.


), c'est quand même autre chose...
?
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