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Arnold Bax
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Thread: Arnold Bax

  1. #121
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    Quote Originally Posted by Erwan View Post
    "His form is too loose. He should concentrate !"
    Et c'est Delius qui dit ça Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre!


  2. #122
    You should concentrate !



    J'étais sûr que vous relèveriez

  3. #123
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    En Grande-Bretagne, dans les années vingt et trente, la séduisante pianiste Harriet Cohen (1895-1967) était une véritable vedette. Et tout le monde musical - ou presque - du Royaume était à ses pieds, autant pour son talent que pour son physique ().

    Voici deux photos de "la belle Harriet", qui montrent qu'elle sortait vraiment de l'ordinaire :



    L'un des principaux "titres de gloire" d'Harriet Cohen fut d'avoir été, à partir de 1917/18, la maîtresse quasi attitrée et muse d'Arnold Bax (raison pour laquelle je mets mon post sur ce fil ). Comme Bax était marié et père de famille, cette liaison scandalisa beaucoup de gens, y compris plusieurs de ses collègues. Mais certainement pas Ralph Vaughan Williams, qui était très tolérant et qui confia à Harriet Cohen, en 1933, la création de son Concerto pour piano (avec l'Orchestre Symphonique de la BBC dirigé par Adrian Boult), ni bien sûr William Walton, qui était lui-même un grand séducteur.

    Harriet Cohen était le genre de femme à qui "l'on ne refuse rien". Aussi, lorsqu'elle demanda, en 1931, à ses principaux amis compositeurs d'arranger chacun une oeuvre de J.S. Bach pour un album à paraître chez Oxford University Press, douze d'entre eux s'exécutèrent avec empressement (sauf Elgar, qui promit une pièce mais ne la livra jamais, et Gustav Holst, qui refusa en arguant du fait qu'il n'avait pas très envie d'écrire pour le piano). Et la "charismatique pianiste", dédicataire de ces arrangements, put créer avec succès, au Queen's Hall le 17 octobre 1932, l'intégralité du Bach Book.

    Cela dit, je ne savais pas que ces douze transcriptions, avec huit autres dont une par Harriet Cohen elle-même, avaient été enregistrées pour le label Hyperion (en l'occurrence par le pianiste Jonathan Plowright) sous le titre "A Bach Book for Harriet Cohen". Poussé par la curiosité, je n'ai donc pas pu m'empêcher d'acquérir l'album en question, après l'avoir découvert cet après-midi en vente (pour pas cher) à la F***.

    Voici comment il se présente (la deuxième image montre la dernière page du livret, où l'indication des transcripteurs est mieux lisible et où apparaissent, entre autres, les noms de Bax, Bliss, Bridge, Goossens, Howells, Ireland, Lambert, Vaughan Williams et Walton) :



    Les grands amateurs (dont je ne fais pas partie) du genre "transcription pour piano d'oeuvres de J.S. Bach" resteront sans doute fidèles à Busoni, spécialiste en la matière.

    Mais je trouve quand même assez convaincantes (et agréables à entendre) les contributions au genre faites par ces divers compositeurs britanniques, en particulier celle de RVW .

    Jacques

  4. #124
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    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    En Grande-Bretagne, dans les années vingt et trente, la séduisante pianiste Harriet Cohen (1895-1967) était une véritable vedette. Et tout le monde musical - ou presque - du Royaume était à ses pieds, autant pour son talent que pour son physique
    J'ignore tout de son talent, mais d'après ce que vous en donnez à voir, je serais assez enthousiaste de son physique pour passer sur quelques faiblesses du talent, s'il en existe.
    Depuis que je lis ce qui s'écrit ici, je fais des efforts pour lier connaissance avec l'oeuvre de Sir Arnold. J'ai un peu de peine, je n'y entre pas de pied aussi plain (si j'ose ainsi dire) que pour d'autres, qui lui sont contemporains. Mais je vais persister, je pense que cela vaut e coup. J'y vais un peu ai hasard : qu'est-ce que les connaisseurs me recommandent pour faciliter l'accès ?

  5. #125
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    Sans être pour le moindre sou connaisseur, je dirais, sans trop de risques, l'intégrale des symphonies par Bryden Thomson

    Il y a ici la symphonie n°2, par Eugene Goossens :
    http://www.mqcd-musique-classique.co...play.php?f=144

  6. #126
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    Sur la pianiste Harriet Cohen, on peut lire ici en anglais un article Wikipédia détaillé et intéressant, qui montre l'étendue de son rayonnement et rend hommage, en particulier, aux efforts qu'elle déploya pour aider, autant qu'elle le pouvait, de nombreux Juifs à échapper aux persécutions nazies (elle-même était juive).

    Les enregistrements qui nous restent d'elle sont peu nombreux (une blessure à la main droite, vers la fin des années 40, mit d'ailleurs un terme prématuré à sa carrière). On en trouve tout de même quelques-uns sur YouTube, comme celui-ci (avec hélas un bruit de fond considérable) où elle accompagne le célèbre altiste William Primrose, en 1937, dans le deuxième mouvement de la Sonate pour alto et piano de Bax :

    William Primrose plays Bax Viola Sonata, 2nd mvt. - YouTube[/URL]


    Quant à Arnold Bax, Philippe a eu raison de proposer l'écoute de ses symphonies par Bryden Thomson ().

    En complément, je suggérerais pour ma part les deux oeuvres ci-dessous, accesibles en vidéo...

    1/ le poème symphonique Tintagel, représentatif de la "première manière" du compositeur (alors très influencé par la culture et les légendes celtes), composé en 1917 et dédié à Harriet Cohen, dont Bax était tombé passionnément amoureux :

    Tintagel - (Arnold Edward Trevor Bax) - YouTube[/URL]

    2/ la pièce pour piano et petit orchestre intitulée Saga Fragment (1932), qui annonce ce qu'on pourrait appeler la "deuxième manière" de Bax (lignes plus vigoureuses, inspiration moins ouvertement romantique, etc.) :

    Arnold Bax : Saga Fragment, for piano and small orchestra (1932) - YouTube[/URL]


    Jacques

  7. #127
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    Merci beaucoup, j'ai écouté avec grand intérêt, c'est très beau, j'aime ça. Je vais me procurer qq. symphonies (y'en a à 'ma' médiathèque !)
    Thanks again !

  8. #128
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    Une parenthèse digressive, si l'on me permet ; une réflexion plus haut de Jacques m'a rappelé cet auteur :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Burchell

    en fait ces deux auteures.

    J'ai découvert leur série de romans à l'eau de rose "la saga des Warrender", publiée chez Harlequin, grâce au père d'une amie, lequel père, énarque et agrégé de géographie, trouvait leurs descriptions du milieu musical anglais assez bien vues, et en tout cas rigolotes. Je souscris pleinement. Et vous verrez dans l'article de Wikipedia pourquoi j'ai pensé à "Mary Burchell".

  9. #129
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    The Warrender Saga, c'est 13 volumes, donc. Ca va occuper un moment ! Mais votre recommandation est alléchante.

    (Est-ce que ça se trouve sur Kindle4 ou Kobo ?...!!! )

  10. #130
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    À propos de livres, j'ai déjà évoqué le petit ouvrage intitulé "Farewell, My Youth" qu'Arnold Bax, qui avait d'évidents talents littéraires et une grande culture, rédigea en 1942/43 à l'approche de la soixantaine (il se sentait devenir vieux et éprouvait le besoin de mettre ses souvenirs par écrit).

    Je me permets néanmoins d'en rappeler l'existence et montre ci-dessous sa page de titre et le début de sa préface (par l'auteur) :




    Il est très bref (112 pages) mais assez difficile à trouver et n'a sauf erreur jamais été traduit en français.

    Il est toutefois bourré de savoureuses anecdotes sur le monde musical britannique du premier tiers du XXème siècle, toujours présentées avec un humour on ne peut plus "British" ().

    Jacques

  11. #131
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    Voilà trois jours que nous sommes en été... "How time flies!" ()

    Comme il est de plus en plus difficile de mettre sur YouTube de la musique qui n'y soit pas déjà, il m'a fallu chercher longtemps avant de trouver dans ma collection une pièce évoquant cette saison et encore négligée des infatigables "contributeurs" du site. Mais j'ai quand même fini par en dénicher une, rarement jouée : Enchanted Summer (1910), une oeuvre de jeunesse d'Arnold Bax ().

    Ce n'est certes pas un chef-d'oeuvre et les détracteurs du musicien y retrouveront ses deux principales "faiblesses" : un penchant très marqué pour le chromatisme et certaines longueurs.

    Mais il y a aussi de beaux passages dans cette pièce, remarquablement novatrice pour un compositeur britannique de cette époque et annonçant diverses oeuvres ultérieures mieux maîtrisées (notamment le poème symphonique Tintagel, ou même le dernier mouvement de la Sixième Symphonie).

    Sur YouTube, je me suis contenté de la petite présentation suivante (NB : à gauche de l'unique image, le poète Percy Shelley en méditation dans un décor de ruines antiques; à droite, Arnold Bax sur une peinture datant à peu près de l'époque où il composa l'oeuvre en question) :

    "Enchanted Summer, pour choeur, deux sopranos solistes et orchestre, composé par Arnold Bax [1883-1953] en 1910 sur des paroles tirées de l'Acte II, Scène 2, de «Prometheus Unbound» du célèbre poète romantique anglais Percy Shelley [1792-1822], ne fut joué que deux fois du vivant de son auteur : le 13 mars 1912, puis à nouveau l'année suivante. L'oeuvre tomba ensuite dans l'oubli et ne fut réentendue que soixante-quatre ans plus tard, lors d'un concert donné en la Cathédrale de Southwark (Londres). Elle est interprétée ici par le Royal Philharmonic Orchestra (violon solo : Barry Griffiths), le Brighton Festival Chorus et les sopranos Anne Williams-King et Lynore McWhirter, dirigés par Vernon Handley."


    Arnold Bax - Enchanted Summer (1910) - YouTube[/URL]


    Jacques

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