














Quitte à faire le rabat-joie, je n'aime pas tant que ça ce DVD, finalement:
YouTube - Pelléas et Mélisande - Je ne pourrai plus sortir
L'orchestre est à plat, sans ombre ni mystère, la direction d'acteurs et le découpage filmé sont très conventionnels, L'accent de Golaud me gêne beaucoup son jeu d'acteur aussi. Je n'arrive pas à être pris par l'émotion.
Puisqu'on fait le tour des DVD... qu'on n'aime ou qu'on n'aime pas ce type de mise en scène- relecture (de toutes façons, deux fois sur trois j'utilise mes DVD d'opéra sans mettre l'image) celui-ci au moins bénéficie d'une distribution équilibrée et totalement adéquante (Van Dam, Le Roux, Alliot-Lugaz, Taillon, Soyer, Golfier) et d'une direction d'orchestre que je trouve meilleure:
YouTube - Pelléas et Mélisande (1)
YouTube - elléas et Mélisande (4)
Je trouve Colette Alliot-Lugaz beaucoup plus vivante et engagée ici qu'avec Dutoit et de toutes façons infiniment préférable à Maria Ewing.
Particularité: Gardiner a rétabli les interludes courts de la version originale ce qui modifie profondément les proportions de l'oeuvre et l'équilibre entre orchestre et chanté.



Plus je réécoute, plus je pense que la bande son du DVD de Gardiiner peut vraiment être considérée comme une "version de référence" de l'oeuvre.
Pour ceux qui regrettent les interludes longs, ramenés à leur courte durée initiale dans cette reconstitutions de la "version originale", il y a le disque purement orchestral d'Abbado-Berlin qui trouve alors toute son utilité.
Une autre version DVD est annoncée:
Il y a des extraits sonores sur Youtube si vous voulez vous faire une idée.

Finalement aucune version n'est en soi satisfaisante - a chacun son ressenti - je possède aussi la version Karajan avec Schwarzkopf/haefliger/Roux enregistrée en Italie - Auberson qui remplaçait Ansermet décédé et des etraits d'une sélection de 1927 avec dans Golaud le créateur de l'oeuvre en 1902 -
Ceci dit Désormière est un jalon important et les chanteurs ne me dérangent pas, ceci comme exemple -
Un regret que Ernest Blanc n'ait jamais enregistré Golaud, voix, jeu scénique, il était remarquable -
Il s'agit sans doute de mon opéra préféré, ceci dit il est ais" de comprendre que certains le rejette, ça passe ou ça casse -
Une anecdote au sujet de l'enregistrement de Boulez : lors de la sortie des disques, il affirmait qu'à son grand regret aucun artiste français n'était capable de tenir un seul rôle , à cette époque, dans cette oeuvre -
Tout à fait lui ! Génialement inintelligent quand il s'y met



<< Une anecdote au sujet de l'enregistrement de Boulez : lors de la sortie des disques, il affirmait qu'à son grand regret aucun artiste français n'était capable de tenir un seul rôle , à cette époque, dans cette oeuvre -
Tout à fait lui ! Génialement inintelligent quand il s'y met >>
Vous pouvez même dire totalement crétin!
A l'époque de son enregistrement, il y avait entre autres:
Bernard Demigny, Henri Gui, Eric Tappy (francophone si non français) pour Pelleas
Jeanette Pilou, Nadine Sautereau, Anne marie Blanzat pour Mélisande
Gabriel Bacquier, Gerard Souzay, Ernest Blanc, Jacques Mars pour Golaud
Qui dit mieux?
La meilleure preuve c'est que Serge Baudo avait réuni une équipe totalement francophone peu d'années après! Quand on cherche, on trouve!


ARTE
Debussy : Pelléas et Mélisande
L'unique opéra de Debussy interprété par l'Orchestre national de France sous la direction de Bernard Haitink.
DÉTAILS
lundi, 8 mars 2010 à 23:50
Rediffusions :
Pas de rediffusion
Debussy : Pelléas et Mélisande
(France, 2007, 170mn)
ARTE F
Auteur: Maurice Maeterlinck
Chef de choeur: Stephen Betteridge
Costumier: Yan Tax
Chef d'orchestre: Bernard Haitink
Compositeur: Claude Debussy
Décors: Hans Schavernoch
Interprète: Amel Brahim-Djelloul, Choeur de Radio France, Jean-François Lapointe, Laurent Naouri, Magdalena Kozena
Lumière: André Diot
Metteur en scène: Jean-Louis Martinoty
Orchestre: Orchestre National de France
Producteur: NHK
Réalisateur TV: Chloé Perlemuter
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L'unique opéra de Debussy interprété par l'Orchestre national de France sous la direction de Bernard Haitink, dans la mise en scène de Jean-Louis Martinoty. Un événement enregistré en juin dernier au Théâtre des Champs-Élysées.
Un soir, Golaud découvre Mélisande en pleurs au bord d'une fontaine. Il ne sait ni qui elle est ni d'où elle vient, et ose à peine l'interroger. Pourtant, il la convainc de le suivre. Golaud fait le récit de cette rencontre dans une lettre à son frère Pelléas, en lui annonçant qu'il a épousé Mélisande, lettre que Geneviève, leur mère, lit au vieux roi Arkel. Celui-ci s'incline devant la décision de son petit-fils. Plus tard, Geneviève et Mélisande sont venues contempler la mer au crépuscule. Pelléas les rejoint. Tous trois regardent s'éloigner le vaisseau qui a amené Mélisande au château. Pelléas annonce à Mélisande son prochain départ, mais celle-ci l'incite à rester. Tous deux se retrouvent auprès d'une vieille fontaine abandonnée. Mélisande joue avec son anneau nuptial qui lui échappe et tombe à l'eau...
Sept ans après
En 2000, l'Orchestre national de France et le grand chef néerlandais Bernard Haitink ont donné au Théâtre des Champs-Élysées une mémorable version de concert de Pelléas et Mélisande. Sept ans plus tard, la formation retrouve Bernard Haitink dans le chef-d'oeuvre de Debussy, cette fois mis en scène par Jean-Louis Martinoty - auquel on doit quelques jolies réussites (Alceste de Lully, Les noces de Figaro de Mozart). La distribution réunit notamment Magdalena Kozena (Mélisande), les Canadiens Jean-François Lapointe (qui a récemment interprété le rôle de Pelléas à la Scala de Milan) et Marie-Nicole Lemieux (Geneviève), ainsi que Laurent Naouri, bouleversant dans le rôle de Golaud. Pelléas et Mélisande a également inspiré Schoenberg, qui a composé en 1902-1903 un poème symphonique sur le même texte de Maeterlinck.



Un grand merci pour l'info, Marcelo!
Ça me paraît en effet très alléchant.
J'espère aussi que mon "DVD Recorder", le moment venu, fera correctement son boulot ().
Jacques





J'ai maintenant toutes les raisons de remercier encore chaleureusement Marcelo. Car c'est souvent très distraitement que je parcours les programmes de la télé et, sans lui, je risquais fort de me priver d'une des plus belles productions de Pelléas et Mélisande qu'il m'ait été donné de voir. Je l'ai en tout cas trouvée bien préférable, dans l'ensemble, à celles que j'avais déjà sur DVD
.
Et, "cerise sur le gâteau", la copie que j'envisageais a pu être faite sans accroc.
Cela dit, voici mes impressions de ce que j'ai vu et entendu la nuit dernière sur Arte : un chef d'une maîtrise souveraine et un orchestre magnifique, une distribution d'une belle homogénéité et chantant dans un français excellent (rendant preque superflu le texte du livret reproduit en sous-titres), des décors plutôt sobres mais fort suggestifs (en particulier, j'ai beaucoup apprécié le fait de ne pas être constamment à l'intérieur d'un luxueux logement bourgeois de la fin du XIXème siècle, ou "pire" encore), une mise en scène intéressante (parfois surprenante, comme la lourde pierre qu'Yniold s'efforce en vain de soulever et qui s'avère n'être autre que le corps recroquevillé de Golaud, laissé comme "pétrifié" par la violence dont il avait fait preuve dans la scène précédente) et un montage d'une fluidité remarquable (avec de nombreux plans rapprochés et de fréquentes superpositions d'images, révélant à plusieurs reprises, capté de très près, le visage profondément concentré de Bernard Haitink qui parfois s'éclaire d'un léger sourire de satisfaction).
Je suis donc aujourd'hui très content.
Jacques


Bonjour Jacques,
Je partage votre enthousiasme pour cette production que l'on peut suivre sans lire les sous-titres (même en ce qui concerne Mrs Kozena) et un "cast", un orchestre et une direction à tomber à la renverse. Production très bien filmée ainsi que des décors et MES discrets (mais ça m'arrange plutôt) qui ne vous distraient pas de l'essentiel : la musique (j'en connais qui vont maugréer...).
Vu qu'il y avait tempête sur Fès et 30 à 80 mm de précipitation pour la nuit, j'ai eu droit à trois petites coupures d'une à deux secondes du signal satellite et l'une ou l'autre pixellisation de l'image, et un petit message d'erreur de mon récepteur satellite couvrant les sous-titres, mais rien de rhédibitoire (mais à part cela Madame la Marquise, tout va très bien tout va très bien
)
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Je viens de trouver sur l'Internet, à propos du spectacle rediffusé hier soir sur Arte (Théâtre des Champs-Elysées, 16 juin 2007), une appréciation bien plus riche que mes modestes impressions de tout à l'heure. Le fait qu'elle soit dans l'ensemble tout aussi enthousiaste me rassure, car étant plutôt du genre à me laisser emballer facilement () je craignais la "solitude" à cet égard.
Rédigée un peu plus de deux mois après le spectacle, cette critique peut être lue ici.
Jacques



Merci beaucoup, Marcelo, pour votre dernier message. J'avais décidément grand tort d'imaginer être le seul de mon avis (
)...
J'ai été désolé d'apprendre que de menues imperfections avaient un peu abîmé votre copie.
La mienne n'a pas souffert de problèmes dûs au vent, semble-t-il, mais j'ai quand même constaté quelques méchantes stries à certains endroits et une image en général moins bien définie que ce que j'avais vu "en direct" à la télé (il faut dire que j'étais branché sur "Arte HD", alors que mon enregistreur est bien incapable de reproduire la "haute définition").
En revanche, n'ayant pas osé le pousser beaucoup sur le moment (j'habite dans un immeuble locatif et mes voisins, sinon, auraient pu râler), le son capté m'a paru splendide quand je l'ai réécouté plus tard "à plein régime" et avec deux haut-parleurs supplémentaires
.
Jacques
Bonjour à tous.
En page 1 du sujet qu'il a initié, Alfredo écrivait:
La version sort demain en intégralité.Maurane, Danco, De Groot, Vessières, S.Michel, Westbury dir. Inghelbrecht
Seuls trente cinq minutes d'extraits ont été publiés en CD (INA mémoire Vive). Pourtant l'intégrale existe, mais le Golaud effroyablement mauvais (pire encore que ce que pouvez imaginer!...) de Maurice de Groot la rend impubliable. C'est un crève coeur parce que le duo Camille Maurane-Suzane Danco est un miracle absolu de poésie, de sensibilité et d'harmonie des deux timbres, amoureusement dirigé par Inghelbrecht. Personne n'a jamais fait mieux... pour les scènes réunissant les deux héros éponymes seulement, hélas....
Il est tentant de greffer ces quelques scènes d'une perfection éblouissante dans l'enregistrement précédent, réalisé la même semaine d'Avril 1952 dans une acoustique très proche..
Pour le reste, avec Van Dam - dont c'est peut-être le meilleur rôle, l’œuvre devient "Golaud et les 2 niais".
4 CD en collection INA-RADIO-FRANCE: en principe éditions : Ina / France Musique - Harmonia Mundi distribution (donc plus par Abeille) mais je ne le trouve pas sur:
eboutique.harmoniamundi.com
ni sur:
http://www.harmoniamundi.com/#/news?...d&id=highlight
Le CD 4 est un peu discutable.
Claude Debussy, PELLÉAS ET MÉLISANDE
Jamais publiée intégralement, la représentation légendaire du cinquantenaire de l’œuvre (le 29 avril 1952) sous la direction de D-E. Ingelbrecht, avec Suzanne Danco en Mélisande : le tout premier enregistrement de Maurane dans ce rôle, plus cher à son cœur que ses enregistrements ultérieurs.
Drame lyrique en cinq actes et douze tableaux créé le 30 avril 1902 à l’Opéra Comique de Paris - Texte de Maurice Maeterlinck. Concert public donné au Théâtre des Champs Élysées à Paris pour le 50e anniversaire de la création de l’œuvre, le 29 avril 1952.
Mélisande, épouse de Golaud : Suzanne Danco, soprano
Pelléas, petit fils d’Arkel : Camille Maurane, baryton Martin
Geneviève, mère de Golaud et de Pelléas : Christiane Gayraud, mezzo-soprano
Arkel, roi d’Allemonde : André Vessières, basse
Yniold, fils du premier mariage de Golaud : Marjorie Westbury, soprano
un berger, un médecin : Marcel Vigneron, baryton
Chœur de la RTF / Marcel Briclot, direction
Orchestre National de la RTF / Désiré-Emile Ingelbrecht, direction.
Georges Bizet, LE DOCTEUR MIRACLE
Un «avant-Carmen» pétillant et sans prétention, un véritable bijou de petit opéra comique à la française, où Maurane se montre sous son jour le plus irrésistiblement drôle.
Livret de Léon Battu et Ludovic Halévy - Création : Paris, théâtre des Bouffes Parisiens le 9 avril 1857. Concert public du 18 février 1952.
Le podestat de Padoue : Camille Maurane, baryton Martin
Capitaine Silvio, le prétendant (alias Pasquin, valet, et le «docteur Miracle») : Michel Hamel, ténor
Laurette, fille du podestat : Denise Boursin, soprano
Véronique, épouse du podestat : Freda Betti, soprano
Orchestre National de la RTF / Maurice Soret, direction.
Camille Maurane par lui-même
En bonus, un Camille Maurane par lui-même, avec des extraits du seul long entretien jamais accordé à la radio (1989), et de nombreuses mélodies, ici édités pour la première fois (Roussel, Déodat de Séverac, Ravel).
___________________________________ _______________________
> CD1 : Claude Debussy, PELLÉAS ET MÉLISANDE, actes 1 & 2 (61’17)
> CD2 : Claude Debussy, PELLÉAS ET MÉLISANDE, actes 3 & 4 (72’40)
> CD3 : Claude Debussy, PELLÉAS ET MÉLISANDE, acte 5 - Georges Bizet, LE DOCTEUR MIRACLE (59’52)
> CD4 : Camille Maurane par lui-même (74’24)
Si, trouvé:
http://www.amazon.fr/gp/product/B006...nce_kiosque-21
EUR 19,04 LIVRAISON GRATUITE
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Merci ! Et en plus c'est pas cher ...!!