Rostropovitch?... Je trouve son enregistrement de la symphonie classique de Prokofiev, un peu... Comment dire?....



Rostropovitch?... Je trouve son enregistrement de la symphonie classique de Prokofiev, un peu... Comment dire?....






Le peu de répétition de Furt que je connais (pas avec Berlin, j'avoue) ne nous montre pas un disciple de Bruno Walter pour ce qui est de l'amabilité et de la douceur...






Où case-t-on Rojdestvensky dont la battue m'a toujours semblé être étrange? Je n'ose plus en dire du mal depuis l'autre jour où je suis tombé sur un superbe enregistrement des suites de Peer Gynt récemment réédité par Melodiya...


A propos du problème de lisibilité de la battue de Sir John :
"Listening to Barbirolli-Testament live performances on recently released compact discs, brings out differing responses. Britten's Sinfonia da Requiem is quite outstanding with the Royal Concertgebouw Orchestra, but their Dvorák Symphony 7, despite the excellence of the interpretation, suffers from odd lapses in ensemble playing. A Dutch critic quoted the players' lack of understanding over Barbirolli's beat, despite their appreciation of his Old World greatness in musical terms."
A Boston ça se passait beaucoup mieux, mais faut dire que les musiciens étaient bien drillés par Munch.
Je me rappelle toujours ce qu'on entend et ce qu'on lit à propos du premier accord de la 5e ou de la 3e de LvB par Furtwangler en concert : l'accord n'est jamais net, il y a un décalage entre les différents pupîtres. Et Furtwangler aimait cela. Aurèle Nicolet (flûte solo dans les années 50 à Berlin) disait que comme Furtwangler était mort de trac et donc encore moins lisible au niveau de la battue que d'habitude, tous les musiciens avaient l'oeil braqué sur le "départ" des 1ers violons, et c'est pourquoi ce décalage apparaîssait mais l'accord sonnait plus "riche" (selon Nicolet toujours).
Nicolet disait aussi que Karajan on l'admirait tandis que Furtwangler on l'aimait.



Concernant les "décalages" des accords de Furtwängler, je suis absolument persuadé que ceux-ci ont toujours été consciemment voulus. D'ailleurs il n'y a pas que chez Furt qu'on peut les entendre. Cela me semble un élément stylistique primordial du style interprétatif de la période fin 19ème/ début 20ème, l'équivalent du décalage des deux mains chez les pianistes de cette période (il me revient en mémoire des enregistrements de, entre autres, Rachmaninov, Bruno Walter et Fanny Davies).






Absolument: j'ai passé une Symphonie en ré mineur de Franck pile face à lui et peux dire que c'est on ne peut plus clair, dépouillé et efficace.



S'agissant des Sibelius de Barbirolli, que je ne connais pas, contraste extrême (pour le moins) entre l'énorme déception de Zimrilim et les dithyrambes de cet article d'octobre 2013 :
Quid () ? Quelqu'un pourrait-il m'éclairer (
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) ?
Le cas échéant, merci d'avance.
Jacques
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Bonjour.
Je ne connais de Sibelius/Barbirolli que les 1e et 5e symphonies dans des enregistrements de la fin des années '50, toujours avec l'orchestre Hallé. Le problème (si c'en est un) est que Barbirolli est dans Sibelius ce qu'il a toujours été: un chef généreux, expressif, chaleureux, dont l'enthousiasme enrobe toute musique d'un romantisme fiévreux. C'est dire si ce Sibelius me semble ressembler à du Tchaikovsky! Dans la 1ère symphonie, c'est encore envisageable, dans le 5e, plus austère, c'est un contre-sens total, une trahison que je trouve très agréable mais qui peut choquer. Dans le même genre, sir John avait donné par exemple une Shéhérazade de Ravel capiteuse à souhait où le cher Maurice aurait peut-être eu du mal à reconnaître son enfant. Chez Elgar ou RVW, par contre, cette même approche me semble parfaite.
Szersnovicz est un grand amateur de Karajan, il doit se retrouver dans la jouissance sonore de Barbirolli...
Edit: Après avoir relu ce fil, je m'aperçois avoir déjà écrit exactement la même chose il y a de cela quelques années - Cf. messages 3 et 12. En est-ce, de la constance (dans l'erreur?)!
On en revient toujours à la même chose :
Pas d'atomes crochus entre ce que fait Sir John et feu notre regretté collègue forumiste Zimrilim.
Manifestement, plein d'atomes crochus entre ce que fait Sir John et Patrick Szernowicz.
Dès lors : est-on soi-même de sensibilité plus zimrilimienne que szernowiczienne, ou inversement ?
Sinon , la meilleure voie est d'aller y voir soi-même, isn't it ?![]()



Merci, Mah () et The Fierce Rabbit (
), pour vos avis.
Il est vrai que j'étais assez tenté par cette intégrale des symphonies de Sibelius dirigées par Barbirolli...
Mais vu ce que vous en avez dit, je crois que je vais m'abstenir de la commander pour l'instant - j'essaierai peut-être plus tard - et me satisfaire en l'état des cinq intégrales que j'ai déjà (Maazel, Vänskä, Saraste, Sanderling et Rozhdestvensky).
Au demeurant, celles de Sanderling et de Rozhdestvensky, surtout, font déjà amplement mon bonheur ().
Jacques