Un petit sujet sans prétention, qui n'est pas de nature à susciter beaucoup de développements...
Car ouvrir un fil de discussion sur Jean-Yves Daniel-Lesur (1908-2002), c'est assez hardi de ma part puisque ce compositeur est fort peu joué et que je ne connais qu'une faible partie de sa musique (). C'est peut-être aussi un peu risqué (dérapages éventuels
), dans la mesure où les idéaux artistiques du "Groupe Jeune France" qu'il fonda en 1936, sous le gouvernement de Front Populaire, avec Olivier Messiaen, Yves Baudrier et André Jolivet furent "revisités" quatre ans plus tard, à sa manière, par l'association pétainiste "Jeune France" que présida Alfred Cortot (sur ce qui lie les deux "mouvements", on peut lire ce bref article de Wikipédia).
Voici une photo d'époque où apparaissent, de gauche à droite, Messiaen, Baudrier et Daniel-Lesur, Jolivet étant assis au piano, ainsi qu'un album (que je ne possède pas mais dont de brefs extraits peuvent être entendus ici) intitulé "La Jeune France" et comportant des oeuvres vocales de Jolivet, Messiaen et Daniel-Lesur :
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Je signale aussi ces quelques liens utiles : a), b) et c).
Cela dit, ayant acquis il y a une vingtaine d'années ce bel album de musique française pour piano à quatre mains (montré recto/verso -- NB: je précise que les numéros indiqués correspondent aux oeuvres, non aux plages, heureusement bien plus nombreuses), je ne connaissais il n'y a encore pas si longtemps qu'une "minuscule oeuvrette" de Daniel-Lesur, pour le moins très marginale :
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Mais j'ai eu plus tard un meilleur aperçu de sa musique, par le biais de ce disque enregistré à Paris en 1993 pour le label Pavane Records dans une acoustique hélas beaucoup trop "mate" :
Composées entre 1943 et 1991, les oeuvres figurant sur cet album s'intitulent : Symphonie de danses pour cordes, timbales et piano, Nocturne pour hautbois et cordes, Variations pour piano et cordes, Stèle à la mémoire d'une jeune fille pour flûte et cordes et Sérénade pour cordes.
Elles sont à mon avis remarquables, même si leur esthétique est infiniment moins originale et "radicale" que celle de Messiaen, auquel on ne songe que très fugitivement (au travers de deux ou trois enchaînements harmoniques, caractéristiques de sa toute première manière).
Sinon, je reconnais être bien en peine de caractériser cette musique (qui m'évoque davantage Jolivet et me fait parfois un peu penser, aussi, à Frank Martin, voire à Martinů). Mais je la trouve très attachante et, pour le moins, digne d'être mieux connue.
Jacques

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). C'est peut-être aussi un peu risqué (dérapages éventuels
), dans la mesure où les idéaux artistiques du "Groupe Jeune France" qu'il fonda en 1936, sous le gouvernement de Front Populaire, avec Olivier Messiaen, Yves Baudrier et André Jolivet furent "revisités" quatre ans plus tard, à sa manière, par l'association pétainiste "Jeune France" que présida Alfred Cortot (sur ce qui lie les deux "mouvements", on peut lire




. Mais je le connais quand même un peu mieux qu'Yves Baudrier, qui est "cordialement invité" sur ce fil si d'autres souhaitent en parler.
)... Et il n'est pas exclu qu'on y apprenne toutes sortes de choses inédites et intéressantes (pourquoi pas ?)...
)...



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