J'en ai quand même un .....![]()
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J'en ai quand même un .....![]()



Vous avez lequel?



Merci Alfredo. Et merci de même, ma70, pour la piste que vous me signalez (Jolivet); je vais bientôt aller l'explorer
.
A une ou deux exceptions près, j'ai tous les enregistrements figurant sur la liste d'Alfredo. Comme vous vous en doutez, j'en ai encore bien d'autres, mais pour l'instant je n'en vois guère qui puissent être mis en avant voire "opposés" à ceux qu'il mentionne comme étant essentiels (collection de base). A moins d'élaborer une liste pour "passionné absolu" (). Mais j'en ai déjà suffisamment dit, il me semble, en avouant - sans d'ailleurs préciser lesquelles - que j'avais tant de versions de Pelléas et Mélisande (pour ne parler que de cette oeuvre).
J'observe aussi qu'une telle liste aurait sans doute pu figurer dès le départ du fil si celui-ci n'avait pas débuté sous d'aussi bizarres auspices. C'est un peu comme si quelqu'un avait créé un fil sur Joseph Haydn, pensant qu'on allait surtout discuter de l'oeuvre et des meilleurs enregistrements disponibles (ceux que ça intéresse venant en parler, et ceux qui n'aiment pas Haydn passant leur chemin), et qu'aussitôt un tas de gens étaient venus crier : "Ah oui, mais Wolfgang Amadeus c'est bien mieux !"
Mais évidemment, quand c'est Dominique qui prend la place (involontaire) de créateur d'un fil sur Debussy, ça "met de l'ambiance", mais ce n'était peut-être pas tout à fait son rôle... Cela dit, ces circonstances ont au moins eu le mérite de susciter beaucoup de posts et des échanges de points de vue parfois passionnants
.
Jacques


Bonsoir Alfredo,
Je me suis planté, je croyais avoir Felicity Lott, mais le disque que j'ai, avant tout pour Maurice Delage, est couplé avec Chausson, pas de Debussy.
Il y a un joli disque de musique de chambre avec Lily Laskine que je possède.
Passez une bonne nuit![]()



Thierry, le 3e volume Bavouzet vient vraiment de sortir
? Quelle bonne nouvelle ! Je vais vite l'ajouter à mes deux premiers (sans dire le nombre de versions complètes de l'oeuvre pour piano de Debussy que j'ai déjà, car on risquerait de ne me pas me croire
).
Comme je connaissais Bavouzet pour ses Ravel (pour moi la meilleure intégrale récente, à mon avis plus équilibrée que celle de Tharaud, que pourtant j'adore dans Chabrier et Poulenc), vous imaginez que je me suis précipité sur ses premiers disques Debussy dès leur parution. Et je n'ai vraiment pas été déçu.
Jacques



Merci pour ces conseils Alfredo. Je sais que vous êtes de toute confiance dans ce répertoire, je me référerai à cette liste quand il me prendra, par exemple de m'intéresser à l'orchestre debussyste...
J'ai mis cette composante de votre discothèque idéale en exergue, car j'ai mauvais esprit.
Salonen et Upshaw ont livré un de mes disques de chevet: c'est du Schönberg!![]()



Ce qui est d'ailleurs étrange, c'est que je n'ai jamais perçu la moindre incantation dans les oeuvres de Jolivet - pas plus que je n'y ai vu de trace de l'influence de Varèse. Mais Debussy, pourquoi pas. A vrai dire on doit compter sur les doigts d'une main les compositeurs français qui n'ont pas été influencés par Debussy, même Boulez est influencé par Debussy.![]()



Ah mais quel abruti, ce n'est pas Upshaw, c'est Faye Robinson...
Pour faire bonne mesure, je mets les deux ensemble quand même!
Et comme je suis un bon petit gars dans le fond, j'ai commandé votre disque à l'instant...
![]()



Merci pour cette liste Alfredo, c'est une excellente idée, et je découvre des choses (par exemple qu'Ansermet a dirigé La Mer). C'est intéressant, parce que je me demande ce que Boulez apporte par rapport à Ansermet : pour moi la direction de Boulez c'est une réactualisation de celle d'Ansermet - et la filiation Ansermet/Boulez me semble flagrante.
Bon je vais chercher ce fameux cd.
Gilles



Et comme je suis vramient un type adorable, j'entame à présent l'écoute d'un disque ENTIEREMENT DEBUSSY!!!
Michelangeli, du coffret Aura. Cela commence avec Children's Corner, ce qui en général fonctionne pour m'apprivoiser, de sorte que je peux écouter ensuite des images et préludes sans désir de mordre le plateau du lecteur pour l'arracher.(l'est pas formidable, celui-là?)



<< Merci pour cette liste Alfredo, c'est une excellente idée, et je découvre des choses (par exemple qu'Ansermet a dirigé La Mer). C'est intéressant, parce que je me demande ce que Boulez apporte par rapport à Ansermet : pour moi la direction de Boulez c'est une réactualisation de celle d'Ansermet - et la filiation Ansermet/Boulez me semble flagrante. >>
Pour moi absolument pas. Au niveau du choix des tempi, par exemple, c'est parfois l'opposé complet. Dans la Mer, Ansermet est un des plus rapides (avec Paul Paray que je trouve très proche) il privilégie l'avancée rythmique. Boulez au contraire prend tout son temps pour fignoler la mise en place maniaque des petits détails. c'est parfait dans "jeux de vagues", mais ça nous vaut au dernier mouvement, l'armée de vagues la plus disciplinée et l'orage le plus "zen" de la discographie, (ce qui est presque un contre-sens).
Au niveau sonorité aussi, c'est l'opposé: l'orchestre de la Suisse Romande Ansermet a vraiment une sonorité astringente (parfaite pour Ravel mais qui peut déranger dans Debussy), avec des cordes incisives, des bois acides, des cuivres métalliques. L'orchestre de Cleveland avec Boulez a une sonorité satinée parfaitement lissée et égale sans un son qui dépasse. C'est d'ailleurs ce qui rend irremplaçable son interprétation des Images: dans "rondes de printemps" ou dans le premier mouvement d'Ibéria, c'est une féérie pointilliste de taches de couleurs qui miroitent en apesanteur (l'opposé de la poigne rythmique brutale d'Argenta par exemple).
Bizarrement, quand on joue aux écoutes comparées, il y a une filiation aussi évidente que paradoxale entre Boulez et... Inghelbrecht. c'est flagrant au niveau du choix des tempi, des phrasés expressifs et de l'usage du rubato, même si, par contre, la sonorité de l'orchestre d'Ingelbrecht est aussi "sale" (cordes pas toujours justes, mises en places parfois flottantes) que celle de Boulez est d'une perfection maniaque dans l'accord des instruments et le dosage des sonorités.
Le disque Salonen? Il avait eu une mauvaise critique dans "Répertoire" et je ne l'avais jamais remarqué avant une écoute comparée en aveugle des "Nocturnes" à France Musique: Pour moi c'était de toute évidence "la" version. J'étais convaincu qu'il s'agissait du nouvel enregistrement d'Abbado et j'avais eu une très grosse surprise lorsque les noms des interprètes avaient été révélés à la fin!...
Il y a des phrasés vaporeux et impalpables des cordes en sourdine dans "Nuages" que je n'ai trouvés que chez lui. C'est une version pleine d'atmosphère et très visuelle. L'ensemble du disque a d'ailleurs une couleur plus préraphaëlite qu'impressioniste.
Au fait, pour les amateurs de Hi-Fi qui chercheraient des versions brillantes, "faciles" et bien enregistrées, style "beau livre sur papier glacé" pour faire briller leur chaîne, André Prévin est nettement meilleur que Charles Dutoit (très surévalué!)


Je ne rêvais pas, j'ai bien un Lott/Debussy, Alfredo, il s'agit du disque "Mélodies sur des poèmes de Baudelaire" n'est-ce pas ? Avec "L'invitation au Voyage" pour commencer et 5 mélodies de Debussy qui terminent ce joli disque.
Mais Debussy, c'est fini pour cette année, en ce qui me concerne.
Je vais réécouter Poro ...![]()


Il reste 7 mois avant que l'année ne se termine, et En blanc et noir dure un quart d'heure...![]()



Le mouvement central de "En blanc et noir" m'évoque les images de la scène finale des "croix de bois": les fantômes de soldats de la guerre 14 errant sur le champ de bataille dévasté.



C'est rigolo, tout ça ; je connais pas mal de gens qui n'aiment pas Debussy, mais en général leur réaction est d'ennui ou d'indifférence, pas d'aversion (sauf envers Pelléas, ce que je peux comprendre). Comme quoi...
(Debussy n'est pas mon compositeur préféré, mais enfin je trouve qu'il a écrit la plus belle musique de piano du XXe siècle, et une des plus belles de l'histoire de la musique ; sans parler de telle ou telle oeuvre d'orhcestre, ou de la Sonate pour flûte, alto et harpe, dont ne cause jamais ou presque).



Gilles a dit plus haut qu'on pouvait compter sur les doigts d'une main les compositeurs français qui n'avaient pas été influencés par Debussy, relevant que c'était le cas, même, de Boulez. Comme ce dernier a été l'élève de Messiaen, c'était en quelque sorte tout naturel... Car plus "debussyte" que Messiaen dans des oeuvres de jeunesse comme ses Préludes, c'est difficile à trouver. Et il n'a cessé depuis, tout comme d'ailleurs son élève, de glorifier "Claude de France" (quand Messiaen faisait l'analyse de Pelléas, dans sa classe, c'était vraiment quelque chose d'inoubliable).
Nadia Boulanger a dit plusieurs fois la même chose à propos de cette influence (la qualifiant je crois d' "écrasante", mais dans un sens légèrement moins positif). Elle a d'ailleurs attribué à cette influence le fait qu'elle avait renoncé très tôt à composer, se sentant de toute façon beaucoup moins douée en la matière que sa soeur Lili, car l'impact sur elle de Debussy était beaucoup trop fort et elle avait de la peine à s'en libérer.
Les membres du Groupe des Six, à part quelques oeuvres de jeunesse très influencées mais composées avant la formation du groupe (qui fut d'ailleurs très éphémère), ont réussi quant à eux à échapper à cette influence. Ils avaient d'ailleurs pour mot d'ordre, notamment, d'en finir avec ces "vieilleries impressionnistes".
Mais sur le tard, qu'ont-ils dit ? Ecoutez, sur ma liste SM, ce que déclare Poulenc à ce sujet; vous seriez très étonnés (ce sont d'ailleurs les Danses pour harpe et orchestre à cordes de Debussy, entendues quand il avait huit ou neuf ans, qui ont provoqué chez lui le "grand déclic"). Milhaud en a fait de même, dans un entretien rediffusé il y a longtemps à la radio. Et Honegger, quand il disait parfaitement comprendre pourquoi Debussy avait été si ému à l'écoute de sa propre musique lors de la première du Martyre de Saint-Sébastien, puisque lui-même (Honegger) était touché jusqu'aux larmes quand il entendait certains passages de cette oeuvre.
Et hors de France ? Que dire de Bartok et Kodaly, que dire de Manuel de Falla, de Martinu, de Bloch, de Szymanowski, etc. etc. ? C'est tout simple, nous n'en finirions plus. Et quand j'entends Vernon Handley dire, à propos d'Arnold Bax aussi, "Debussy had an effect on him", j'en attrape le tournis...
Sans faire "le vilain nationaliste cocardier" (je suis d'ailleurs suisse, je peux donc me le permettre), avez-vous conscience de ce que la France, avec Debussy, a apporté à la musique
?
Jacques


Non, je n'en ai pas conscience. Par contre j'adore le chocolat Cailler ...![]()



Dominique, vous êtes parfois très drôle (), mais je pense que vous êtes capable de mieux que ça
.
Je vais d'ailleurs bientôt quitter définitivement ce fil, et peut-être même ce forum, car j'en ai vraiment marre de ce type de réaction.
Jacques
Membre



Raison de plus pour me casser. Ciao les mecs!
Jacques

