




Pas tout à fait Frédéric car, dans une autre interview, il déclare que sa mission au Phulharmonia sera moins prenante que celle à Los Angeles car il ne se ra pas en charge de bâtir la saison et, donc, que ce temps laissé libre lui permettra de se consacrer à la composition.
Ce qui est très bien dans tout ça, c'est que Londres est beaucoup moins lointain que LA.


Cher Alain, il y a bien longtemps que je ne me mets pas en fureur à la lecture des articles de ton collègue.
Ce que Florent citait dans un premier temps était un verbiage sans le moindre intérêt musical, de plus complètement indadapté au seul concert que Machart avait entendu lorsqu'il a écrit son article. Façon aussi de trater en un article les 4 concerts, dont 3 qu'il n'aura pas entendu. Grande conscience professionnelle, vraiment !
Quand je te disais que je ne me mettais pas en fureur ...![]()


Pour celles et ceux qui veulent poursuivre la "quête", au-delà du dernier concert de ce soir :
http://www.sevensymphonies.com/
Je conseille aussi le quizz.
Question :
quelqu'un sait-il comment se procurer la partition des 6 et 7 à un prix modéré ? Peut être ai-je mal cherché mais il me semble que Dover en est resté aux 5 premières et un volume de poèmes symphoniques.
Merci par avance.


C'est là où tu montres les limites de ton exercice : fallait-il qu'il attende le dernier soir pour publier un papier sur toute la série ? Ou fallait-il qu'il s'y rendre le premier soir pour annoncer les concerts qui suivaient ?
Tu vas me répondre qu'il fallait qu'il publie quatre papiers... qui fait cela de nos jours et qui l'a jamais fait surtout...


Alain, je pense qu'un court papier avant la série et un long compte-rendu récapitulatif des 4 concerts eût été la bonne formule.

Les article de Machart sont souvent trés discutables mais quand il reproche au Sibelius de Salonen de n'être "ni électrisant ni brulant", ce n'est pas moi qui lui donnerait tort : aprés le concert de Lundi, j'ai réécouté Bernstein-Vienne et Segerstam (version Ondine) et c'est quand même autre chose !


Cher Travis,
la question est de savoir si Sibelius doit être "électrisant, voire brûlant".
Je suis désolé mais ce sont des qualificatifs tout à fait subjectifs et qui, appliqués à une musique que je trouve, moi, très abstraite, ne veulent strictement rien dire.
D'autre part, je remarque (et ce que je vais dire n'est en aucun cas une critique mais juste une constatation) que, à part Frédéric je crois, aucune des comparaisons lues sur ce forum ne porte sur une autre version de concert de ces symphonies, mais uniquement sur des versions discographiques. Je ne pense pas que l'on puisse comparer un disque à un concert. Les données techniques faussent tout. J'ai par exemple trouvé que le début de la 5, lundi soir, n'était pas parfaitement en place et qu'il était aussi trop sonore. Mais comment comparer ce que Salonen et le LAPO, sur lesquels je n'ai lu aucune critique d'ordre technique, avec ce que peuvent faire des orchestres et des chefs qui ont la possibilité de faire plusieurs prises et sont souvent "aidés" par leurs ingénieurs du son.
A l'inverse, dans combien de versions discographiques entend t-on toutes les notes du solo de clarinette introductif de la 1, à un niveau sonore moyen ?




J'ouvre le bal pour le concert de cloture d'hier.
Pour ma part, et même si je vais aller à l'encontre de pas mal d'intervenants, mais encore une fois chacun sa conception :
Une 4ème fabuleuse, morbidissime, dépressive (mais difficile de rendre cette oeuvre optimiste). Très lente également. A mon sens Salonen reste dans le sujet à jouer cette oeuvre de la sorte.
Et pour anticiper, je n'étais pas au concert Berglund, donc je n'évalue que ce que j'ai entendu hier, et ça ma bouleversé.
Je passe sur l'oeuvre contemporaine, anécdotique à mon sens, bonne partition de cinéma.
La 7ème : Non je n'ai pas aimé l'interprétation, trop lisse, trop légatissimo, pas assez engagé, alors que la 4ème, même très liée (et alors ??) était habité de bout en bout.
De là à dire que Salonen a dezingué cette musique comme j'ai pu l'entendre, il y a des rivières que je ne franchis pas, cette musique étant tellement belle, je ne suis pas blasé au point de sortir d'un concert l'esprit aussi optu.
En bis un Finlandia lyrique, peu démonstratif (pourquoi pas).
Dernier mot sur l'orchestre : encore une fois, impressionnant de lisibilité polyphonique, de transparence, de discipline.
Quelques accidents toutefois (minimes) durant le concert, comme le haut bois dans le 2ème mouvement de la 4ème complètement faux qui dû changer d'instrument. Et un timbalier bien absent, pépère, dommage...
Bilan : sur les 2 concerts auxquels j'ai assisté, bon bilan, je m'attendais à un léger mieux tout de même, notamment sur la direction de Salonen dont je retenais un souvenir exceptionnel de l'oiseau de feu avec l'OP...
Je n'ai assisté qu'à un seul concert celui d'hier soir. A l'exception du problème d'instrument auquel a été confrontée la hautboiste, l'orchestre que j'entendais pour la première fois m'a beaucoup plu pour toutes les qualités que tu cites. Beau pupitre de cordes. Je n'ai pas trouvé qu'ils jouaient fort
La quatrième était en effet très lente mais je ne l'ai trouvée ni morbide ni depressive. C'était très dépouillé, très webernien, un tableau blanc.Est ce que c'est adéquat pour sibelius? je n'ai pas la réponse connaissant peu ce répertoire.
Du legato dans la septième? Certes mais c'était très bien fait quand même.
Je n'avais pas d'attentes particulières donc je n'ai pas été déçue mais je suis contente d'avoir entendu cet orchestre en salle.

Cette 4e méritait de l'attention quant à la qualité de la rélisation orchestrale (hormis ces quelques défauts de vents), à la transparence et l'attention portée aux transitions et à certains détails qui faisaient la personnalité de la vision de Salonen. En revanche deux très gros bémols, un manque d'engagement terrible de la part des musiciens, jamais un forte plus haut que cela, le tout restant dans un sentiment d' "on fait du joli sans jamais choquer qui que ce soit" ; et aussi ce public horrible dont une personne qui attend le début de la 7e pour se moucher ostensiblement...
Une belle plastique donc, je n'y ai entendu aucune dépression hormis cette fin de finale terriblement froide. Une autre vision défendable.
En effet c'était loin d'être un massacre, j'ai même été plus agréablement surpris par l'engagement des musiciens, plus incisifs.Je ne me prononcerai point trop étant donné ma faible expérience de cette oeuvre dont j'ai plus admiré les beautés que l'interprétation. Assez mitigé pour ma part. Apparemment l'orchestre de Chicago n'était même pas supérieur... bref j'en attendais un peu plus. En tout cas il était agréable de faire la rencontre des nombreuses abeilles venues au concert !![]()





N'allez quand même pas imaginer que l'Orchestre de Los Angeles était mauvais avant l'arrivée de Salonen ! C'était déjà un magnifique orchestre dirigé par de grandes pointures depuis longtemps ! Fleischman qui en était le boss et avait engagé Salonen... avait fait venir de grands chefs et solistes là bas ou il avait créé une dynamique qui avait fait l'admiration des Etats Unis et de l'Europe en réinventant la notion d'orchestre symphonique dans son fonctionnement, son implication dans la ville et l'originalité de sa programmation...
Ce n'est pas parce que cet orchestre a été d'un coup plus connu des européens grâce aux disques qu'il a fait qu'il a été transfiguré par Salonen...



J'ai moi aussi adoré sa 4e, en particulier pour son mouvement lent parfaitement minéral, clair, inexpressif: l'essence de cette partition à mon sens. Dommage qu'il ait pris la coda fote au lieu de mezzo forte.
La 7e m'a laissé plus partagé, pour des raisons semblables à sa 6e: un manque d'intimisme, de nuances à l'intérieur du piano, d'impalpabilité.
Bilan des courses pour moi: exceptionnelles Symphonies N°1 et 5, très bonnes 3 et 4, je ne suis pas vraiment rentré dans le propos interprétatif des 2, 6, et 7: pour autant je m'abstiens d'un jugement qualitatif.
Sur les 4 concerts: orchestre globalement à l hauteur de l'attente (immense pour ma part). Petite déception concernant la petite harmonie, mais vraiment petite. En revanche, je ne m'attendais pas à des cordes aussi belles. Pour les cuivres, toujours sur le cycle complet, mention spéciale aux trompettes.
Quelle que soit l'appréciation que l'on portera, il me semble qu'on ne peut en tous cas pas ne pas remercier tout ce beau monde pour la seule existence de ce cycle.


Alain,
depuis combien de temps cet orchestre ne s'était-il pas produit à Paris ? Il est un peu normal que la plupart d'entre nous ait le sentiment de le découvrir. Et personne n'a dit que Salonen avait transformé cet orchestre d'un niveau moyen à l'excellence.
Discographiquement parlant, je serais assez curieux de comparer le nombre de disques du LAPO avec Mehta et avec Salonen !


Je répondais à Mikal...


J'ai trouvé que c'était de loin le meilleur concert des trois auxquels j'ai assisté. La vision "blanche" de Salonen s'accorde très bien avec la quatrième pour lui donner en effet un parfum presque morbide, en tout cas très sombre, surtout dans les deux derniers mouvements, mais loin de l'abstraction qu'on a pu entendre dans la sixième. Remarquable.
Quand à la septième, je l'ai trouvé sublime. J'ai trouvé au contraire que c'était la plus engagée, et celle avec la quatrième où l'interprétation de Salonen s'accordait le mieux avec l'oeuvre - en tout cas l'oeuvre telle que je la conçois -, dans cette fluidité des transitions, dans cette expression intérieure d'une très grande force... J'espère que ceux qui parlent de massacre vont s'expliquer.
L'oeuvre contemporaine était encore plus banale que celle de Salonen, un machin déjà entendu des dizaines de fois, et Finlandia en fin, bien qu'un poil trop rapide, a permis de faire briller l'orchestre pour ceux qui étaient en mal de forte.
En tout cas j'ai retrouvé dans ce concert le grand Salonen qui m'avait épaté pour l'oiseau de feu (même si les autres concerts étaient bons également).
Quand à l'engagement des musiciens... depuis quand l'engagement se mesure au volume sonore des forte? Il m'a semblé que c'était un choix de Salonen étant donné que je n'ai pas entendu un seul f vraiment monumental durant ces trois concerts... Cela me semble correspondre avec les choix d'interprétation de Salonen.