Salut Thierry,
On en avait parlé, je crois et je l'avais un peu zappé, je vais rectifier le tir donc, merci![]()


Salut Thierry,
On en avait parlé, je crois et je l'avais un peu zappé, je vais rectifier le tir donc, merci![]()



Pour répondre à la question sur Malipiero, j'ai les deux intégrales, il n'y a pas photo dans l'engagement (ça ne veut rien dire, je sais), je trouve les vénitiens beaucoup plus "habités" que les Orpheus (qui ne déméritent pas).
Petite parenthèse car c'est peut-être mieux de parler des oeuvres ...
Le disque du quatuor Vogler dont parle Claude vaut vraiment le détour. Interprétation différente de celle des Pellegrini et en prime le quatuor de Eisler...




Poursuivons. Je viens de découvrir ces deux quatuors, que j'ai assez aimé (le second, 1929) voire beaucoup (le premier, 1925). Ils sont très bien joués et enregistrés.
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Les 5 quatuors de Carter sont mes préférés et je les considère comme les plus réussis de la musique du XXème siècle (j'en ai déjà beaucoup parlé sur le fil Carter).
J'ai sinon découvert grâce à Claude la série des quatuors de Tansman qui sont magnifiques, et dont je reparlerlai sur le fil homonyme.
Sinon, bien que n'étant pas un fan de ce compositeur, je trouve superbes les 3 quatuors de Gavin Bryars.
D'accord sinon pour Hartmann et Wuorinen. Malipiero par contre m'ennuie profondément. Ceux de Reger sont très plaisants, même si ce n'est pas ce qu'il a écrit de plus intéresant à mon avis (le quatuor en ré étant le plus réussi je dirais).
Gilles








Oui en effet, ça m'étonne aussi
Attention : bien faire attention, la version du quatuor Orpheus est en effet pas terrible. En revanche... celle des Veneziaben... elle est top à mon goût (
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Autrement, tout à fait d'accord sur les quatuors de Bryars. J'avais ouvert autrefois un sujet sur eux ( sur un forum que personne ici ne connaît), il n'y avait eu aucune réaction et j'avais trouvé ça bien dommage...



Bah moi j'ai la version des Orpheus seulement, et je ne m'ennuie pas du tout. Il faudra bien sûr que j'écoute celle des Venezia.
Sinon, j'ai écouté les quatuors 1 et 3 de Bloch l'autre jour. Très impressionnant, le premier. Il faut que j'approfondisse.





La version des Orpheus est aussi celle que j'ai entendue en premier lieu ( celle des Venezia doit être parue bien plus tard, pas le courage de vérifier...) et elle ne m'avait ni ennuyé, ni déplu !
Mais écoute quand même l'autre version Théo, elle en vaut vraiment la peine![]()



Je trouve que c'est une musique légère, guillerette et inconsistante : les thèmes m'ont paru fades, et ça m'a donné une impression de Debussy réchauffé - à l'exception du quatuor n°5 que je trouve plus structuré. Je remarque aussi un penchant de plus en plus appuyé pour le sérialisme dans les derniers quatuors, qui se perdent un peu dans la grisaille.
Mais j'ai effectivement la version Orpheus, et je me suis posé la question de savoir si l'interprétation était responsable de cet effet brumeux décoloré. Je n'en suis pas certain, car j'avais déjà entendu de Malipiero les Caprices de Calot qui m'avait ennuyé pour les mêmes raisons.
Je viens de repenser à un autre compositeur qui a écrit des quatuors passionnants, c'est Nyman (eh oui). Il y a là-dedans une densité qu'il a rarement atteinte, et en particulier dans le n°4 qui me paraît être ni plus ni moins qu'un chef-d'oeuvre.
Les minimalistes sont plutôt bons dans les quatuors en fait - celui de John Adams (John's Book of Alleged Dances) est aussi une réussite, à mon avis.


Bonjour Gilles,
J'ai vraiment du mal à concevoir comment on peut rejeter les quatuors de Malipiero comme fades et inconsistants, et trouver une densité dans les quatuors de Nyman!Franchement, les mots de consistance et de densité ne doivent pas vouloir dire la même chose pour tout le monde! Pour moi les quatuors de Nyman sont parmi les plus inconsistants que je connaisse!



Bonjour Patricia
Oui, je m'attendais à ce qu'on me fasse ce reproche : mais je le ressens vraiment comme ça, je trouve les quatuors de Nyman très inventifs et en plus parfaitement originaux, ce qui n'est pas le cas de Malipiero à mon avis. Je vais essayer de trouver la version Venezia dont parle Phil avant d'en dire plus.


Par acquis de conscience et parce que je ne les ai pas écoutés depuis longtemps, je viens de me remettre les Nyman sur ma platine... Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout, cette musique m'horripile!! Qu'ont-ils donc de si original et inventif? À mon avis ils utilisent une recette sans grande inventivité, justement. Il n'y a rien qui m'intéresse, là-dedans, ni dans la mélodie, ni dans l'harmonie, ni dans l'utilisation du médium quatuor, ni dans les timbres, rien à se mettre sous la dent... Mais cela m'intéresserait beaucoup que tu nous donne plus de détails sur ce que tu y trouves de si original et inventif!
Quant aux Quatuors de Malipero (version Venezia), il faudrait détailler bien sûr, tous ne sont pas au même niveau et effectivement je reconnais des passages un peu fades, mais ils ont de la personnalité et des couleurs riches et variées, une écriture bien structurée.



Moi j'aime les quuatuors de Malipero et ceux de Nyman (enfin il y en a un de Nyman plus que les autres qui me plait, mais je ne sais plus lequel).
Et j'aime aussi les quatuors de Glass et ceux de Kurtag.
J'apprécie également Nono et Britten.
Sans oublier Dutilleux et Corigliano.
Ben quoi?
je crois que j'aime le quatuor, en fait...




Oui bien sûr : comme je disais sur un autre fil à Chiarina, je pense qu'un compositeur a du talent quand il est parvenu à élaborer un univers sonore personnel, quand il exprime des sentiments ou un climat que l'on ne trouve pas ailleurs.
Et ça je trouve que Nyman le fait très bien, quand il est inspiré - ce qui n'est pas toujours le cas. Le quatuor n°1, par exemple, intègre avec beaucoup d'adresse des tournures baroques (Nyman est un fin connaisseur de la musique baroque et de Haendel en particulier) au style répétitif, pour exprimer une vivacité et un enthousiasme que vient parfois assombrir une discrète nostalgie. Quelque chose qui n'existe nulle part ailleurs.
Pour l'harmonie, je trouve Nyman très caractéristique. Il y a une couleur harmonique qu'on ne peut pas manquer - c'est de la musique modale le plus souvent.
Le timbre, c'est celui du quatuor, là je ne comprends pas ce que tu lui reproches - le seul compositeur qui se soit intéressé au timbre d'un quatuor c'est Feldman. Aucun autre à ma connaissance.
L'utilisation du medium quatuor me paraît à moi très satisfaisante : beaucoup de contrepoints assez savants et parfaitement audibles car bien répartis sur les voix, des dessins rythmiques clairs et le plus souvent une richesse thématique qu'on rencontre rarement ailleurs. Je ne sais pas combien de thèmes différents contient ce quatuor n°1, mais ça doit faire pas mal. Je suis en train de le réécouter en écrivant et je trouve ça vraiment réussi.
Evidemment le style Nyman peut agacer - mais je trouve toujours amusant qu'il irrite un establishment de mélomanes en perruques et en chaussettes à ponpons. Je sais que tu n'en es pas, connaissant ton intérêt pour des Vasks et des Silvestrov, alors je dois en conclure que c'est son style qui ne te touche pas.
Sinon question complexité harmonique, mélodique, rythmique etc. je pense que Reger bat tous les records. (ou Carter si on est dans le registre contemporain). Mais je n'ai jamais eu le sentiment que c'était ça que tu recherchais.
Qu'il y ait une recette chez Nyman, sans doute, tous les bons artistes ont des recettes, l'essentiel c'est que le plat soit réussi - Jules Renard disait quelque chose comme "un écrivain qui a un style c'est un écrivain qui écrit toujours la même chose".
Gilles![]()



En parlant de complexité harmonique, mélodique et rythmique...
Vous connaissez pour la plupart déjà mon affection pour ce corpus, et tout particulièrement le Quatuor N°1, mais une petite piqûre de rappel...
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Reason: "mes affections" ais-je écrit spontanément... étrange comme faute!


