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Thread: Karol Szymanowski

  1. #1
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    Karol Szymanowski

    A propos de Karol Szymanowski (1882-1937), grand compositeur polonais, voici trois photos le montrant à diverses périodes de sa vie (sur celle du milieu il est debout, troisième à partir de la droite),




    deux albums de grande importance...






    ...et deux exemples de disques isolés,




    ainsi qu'une vidéo en trois parties où une jeune violoniste rend compte avec talent des sonorités mystérieuses et "magiques" du Concerto pour violon et orchestre No 1 op. 35 (1916).

    http://www.youtube.com/watch?v=qJia2-wfqk8

    http://www.youtube.com/watch?v=QXDhrJqQGM0

    http://www.youtube.com/watch?v=bpDSoDvQ86s

    Bon. Ça fait déjà pas mal à ce stade. J'en resterai donc là pour le moment .

    Jacques

  2. #2

    Re : Karol Szymanowski

    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    ainsi qu'une vidéo en trois parties où une jeune violoniste rend compte avec talent des sonorités mystérieuses et "magiques" du Concerto pour violon et orchestre No 1 op. 35 (1916).
    Bonjour Jacques,

    J'adore le 1er concerto de Szymanovski. La jeune violoniste en question est une écossaise : Nicola Benedetti. Elle a gagné en 2004 le concours BBC réservé aux jeunes musiciens anglais et elle a enregistré l'année suivante le disque Szymanovski chez DG. Le disque et son interprète sont surtout connus outre Manche et totalement ignorés chez nous (je veux dire en France).

    En ce qui concerne le discographie de ces deux concertos, les deux disques chez Naxos (oui ils ont produits deux fois les même oeuvres, chose rare chez cet éditeur) feront largement l'affaire. La qualité technique du 2e disque avec Kaler/Witt est nettement meilleure que la 1ere Kulka/Stryja.

    Cordialement,

    Bruno

  3. #3
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    Re : Karol Szymanowski

    Quote Originally Posted by brunoluong View Post

    La qualité technique du 2e disque avec Kaler/Witt est nettement meilleure que la 1ere Kulka/Stryja.



    Bruno
    Entièrement d'accord! Il s'agit d'ailleurs d'un de mes concertos pour violon, toute époque confondue , préférés! ( bon ça tout le monde s'en fout, je vous l'accorde! )

    Connaissez vous les enregistrements de Birmingham et Simon Rattle ? Ils me semblent avoir une flatteuse réputation ( et le coffret de 4 ou 5 CD's coûte des prunes!)

    On y trouve les symphonies 3 et 4, les deux concertos violon, des lieder orchestraux, Harnasie, le Stabat Mater etc...

    thierry

  4. #4

    Re : Karol Szymanowski

    Quote Originally Posted by thierry h View Post
    Connaissez vous les enregistrements de Birmingham et Simon Rattle ? Ils me semblent avoir une flatteuse réputation ( et le coffret de 4 ou 5 CD's coûte des prunes!)
    Bonjour Thierry,

    Oui, je dois avoir ça, mais je préfère nettement le disque Naxos voire un vieux disque de Kulka chez EMI. Si mes souvenirs son bons, Rattle/Zehetmair font une lecture peu froid qui pourrait être une conséquence d'une prise de son distance.

    Cordialement,

    Bruno

  5. #5
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    Re : Karol Szymanowski

    Bonjour.

    Autant je suis ravi qu'un chef de la notoriété de Rattle se penche sur Szymanowski, autant le résultat me parait toujours un peu gris (sauf le Roi Roger). C'est très musical, bien pensé, soigné à l'extrême, mais ça me semble manquer d'engagement comme de charisme sonore. De ce point de vue, les Naxos sont moins soyeux mais il semble se passer plus de choses.
    Je cite toujours la même anecdote concernant la subjectivité de l'écoute, et je l'avais déjà imposée ici. Comme je suis un peu fatigué, je me recopie:

    Je voulais conseiller une version du 1er concerto pour violon de Szymanowski à un ami (gagnant : Mordkovitch/Sinaisky, au fait). Je me remets l'oeuvre dans l'oreille avec Zehetmair/Rattle et je trouve, comme lors de ma précédente écoute, que c'est subtil, soigné, musical, tout ce que vous voulez, mais que ça donne l'impression d'un survol à grande vitesse, lissant les contrastes et sans abandon. Puis je replonge dans Oïstrakh/Sanderling en pestant contre la prise de son Soviétique des années '59/60 avec un gros violon devant et un orchestre magma dans le lointain (impossible d'entendre la partie de piano, par exemple). Mais là, j'entends une réelle volonté de détailler la partition avec plus d'engagement, et un tempo plus reposé, prenant le temps de s'étendre dans les moelleurs de l'orchestration. Morale de l'histoire: Zehetmair met 25'20 là où Oïstrakh met 23'50.

    Au-delà de l'anecdote, je garde effectivement un très bon souvenir de Mordkovitch/Sinaisky dans le 1er concerto, qui lâchent les chevaux là où Zehetmair/Rattle attendent la toute fin pour vraiment faire sonner le truc. Tout ceci est question de goût. Si vous êtes plus nouvelle cuisine et "petites lanières de bœuf dans son jus avec son olive", Rattle ira très bien. Si vous êtes plus "je vous remets une louche de sauce, ça ne peut pas faire grossir, c'est à base de beurre", Naxos ou les Sinaisky/Chandos devront mieux vous convenir. Je ne suis pas très nouvelle cuisine.
    Par ailleurs, je trouve par exemple le Stabat Mater par Rattle trop rapide - et les minutages sont d'accord pour le coup - par rapport à la version Naxos, qui ne coûte pas la peau des miches non plus, entre nous. D'ailleurs le Stabat me semble être une telle merveille qu'il mérite bien plusieurs enregistrements.


    mah

  6. 18/06/2008 11h40


  7. #6
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    Re : Karol Szymanowski

    (je me suis complètement "planté" dans ma première tentative )

    Bonjour, et merci Bruno, Thierry et Mah, pour ces précieuses indications .

    Naxos a en effet une collection très riche d'enregistrements d'oeuvres de Szymanowski, ils sont en général bons, voire très bons (sauf que je préfère quand même la version Rattle du Roi Roger), et j'en possède plusieurs. Comme j'avais déjà les deux premiers, je viens d'ailleurs de commander chez eux les volumes 3 et 4 de l'oeuvre pour piano par Martin Roscoe.

    S'agissant des oeuvres pour orchestre (avec choeurs et solistes pour certaines d'entre elles), je ne possède pour l'instant qu'un enregistrement Rattle, celui avec le Stabat Mater, Les Litanies à la Vierge Marie et l'extraordinaire Troisième symphonie ("Chant de la Nuit").

    En ce qui concerne notre compositeur (évolution, principales oeuvres, esthétique, etc.), qui comme je l'ai appris sur le tard est mort à Lausanne, emporté par la tuberculose, je me permets de reproduire ci-dessous dans son intégralité le texte rédigé en août 1999 par Jean-Charles Hoffelé, tel qu'il figure dans le livret joint à l'album "Dante Productions" que j'ai montré dans mon premier post. C'est long, un peu savant, mais à mon avis très éclairant.

    --------------------

    En notre fin de siècle l'œuvre de Karol Szymanowski semble enfin trouver sa place parmi les corpus essentiels qui forgèrent l'image sonore de la musique moderne. Aux cotés de Debussy, Ravel, Stravinsky, Prokofieff, Bartok, Weill, Falla, Varèse, Sibelius et Scriabine, et en travaillant dans des directions similaires à celles empruntées par les compositeurs précités, Szymanowski participa à l'invention d'un nouveau vocabulaire musical, et à la création d'une nouvelle poétique orchestrale, sans adhérer pour autant aux préceptes de Schoenberg et de ses disciples. Il est de plus en plus clair qu'il fut une figure de proue parmi les modernes indépendants, et parmi ceux-ci, celui qui aborda le plus souvent le délicat problème des frontières tonales repoussées.

    Pourtant, le début de son parcours symphonique ne laissait en rien présager les étapes suivantes d'une évolution musicale radicale qu'une disparition prématurée allait priver de son aboutissement.

    En 1904, alors qu'il s'attelait à l'orchestration de son Ouverture de Concert op. 12, Szymanowski baignait dans les influences de Max Reger et de Richard Strauss, et si il est indéniable que cet opus de relative jeunesse est littéralement pétri par l'esthétique du nouveau symphonisme germanique, on y repère aisément quelques éléments fondateurs du langage szymanowskien, tel l'estatico des violons présentant le premier thème de l'œuvre dans un registre aigu typique de son auteur. Comme souvent chez le compositeur, l'inspiration de l'œuvre fut littéraire : un poème de Micinski, célébrant le pouvoir de Mani sur les anciens Dieux, explique en partie le mystère étrange dont l'œuvre est drapée.

    En 1909, alors qu'il commence à composer sa Seconde Symphonie, Szymanowski se débat encore avec cette esthétique d'emprunt. C'est avec cette vaste partition qu'il va enfin s'en libérer. Alors que les œuvres de Strauss ou de Reger faisaient appel à des formations symphoniques étendues, il décide de revenir à un orchestre presque classique. Toute la Symphonie se révèle un formidable travail de contrapuntiste aboutissant à un impressionnant final en forme de Variations, clairement un hommage aux grands cahiers de variations orchestrales développés par Reger, le maître du genre. Cette partition de vaste dimension, la plus longue écrite par Szymanowski avec son opéra Le Roi Roger et son ballet Harnasie, exacerbe un chromatisme wagnérien jusqu'à l'insoutenable, et elle cherche par une succession de paroxysmes à faire éclater les cadres de la symphonie classique. Gregor Fitelberg, l'apôtre du groupe "jeune Pologne", créera l'œuvre à Berlin le 1e décembre 1911, puis à Leipzig et à Vienne.

    C'est avec la Troisième Symphonie, composée de 1914 à 1916, que Szymanowski révéla son propre langage musical. Lorsque l'on songe aux dates de composition de cette partition sans équivalent, on s'étonne de ne pas y trouver le moindre écho au premier conflit mondial. En Mars 1914, le compositeur découvrit les sortilèges méditéranéens, séjournant en Sicile, puis en Algérie. Avant de revenir en Pologne, il transite par Paris, s'enivrant des œuvres orchestrales de Debussy, puis par Londres où la déclaration de guerre le surprend, et le contraint à regagner l'Ukraine. C'est à Tymoszowska, la propriété familiale que les Bolcheviks allaient détruire en 1917, puis à Kieff qu'il composera ce qui demeure une de ses partitions les réussies et les plus novatrices. La Troisième Symphonie met en musique un poème mystique extrait du Second Divan de Jalâl al-Dîn Rûmî, un des maitres de la poésie Sûfi persane. Mystique et panthéiste, visionnaire et languide, sensuelle et subtile, cette partition fait appel à un orchestre divisé, et à une écriture souvent chambriste, utilisant toutes les ressources coloristes des instruments. Szymanowski l'a conçue pour ténor, chœur mixte et orchestre, mais les sopranos, à commencer par la sœur de Karol, Stanîslawa, firent rapidement leurs cette œuvre toute en arabesques. La création devait être assurée par Siloti à Pétersbourg, mais les troubles révolutionnaires firent échouer ce projet. Finalement, Emil Mlynarski ne créera l'œuvre qu'en 1921 à Varsovie.

    Le violon solo tenait dans la Troisième Symphonie un rôle presque aussi important que celui dévolu au ténor. On pouvait déjà y voir l'influence du grand virtuose polonais Pawel Kochanski, un artiste d'exception dont le jeu si particulier inspira un nouveau type de concertos, non seulement à Szymanowski, son ami depuis des années, mais aussi à Serge Prokofieff qui écrivit à son intention son Premier Concerto. Kochansky possédait un registre aigu d'une entêtante beauté, et la longueur de son tiré d'archet était justement légendaire. Le Premier Concerto pour violon de Symanowski, composé en 1916 dans la foulée de la Troisième Symphonie dont il confirme la nouvelle esthétique, est autant une illustration d'un autre poème de Micinski, consacrée à l'évocation des rites païens de la Nuit de Mai et de son monde mythologique, que le portrait du violoniste ami. L'œuvre est en trois mouvements enchaînés, d'essence rhapsodique (tout comme la Troisième Symphonie), et Szymanowski y raffine encore son extraordinaire écriture orchestrale.

    Kochanski se fit le champion du Premier Concerto, et le joua fréquemment aux Etats-Unis où il passa rapidement au répertoire des violonistes. C'est dans le Nouveau Monde que les œuvres de Symanowski connurent alors leurs succès les plus éclatants, et le compositeur séjourna par deux fois en Amérique en 1921. Depuis 1919, le compositeur avait perdu son domaine, tombé au mains des Bolcheviks, mais il avait gagné une patrie enfin libérée du joug russe. La Pologne était indépendante, mais pour le compositeur, la perte de ses terres et de son domaine fragilisa encore une situation matérielle difficile. Sa santé commença alors à se dégrader.

    Les années vingt furent fécondes, et essentiellement consacrée à la composition du Roi Roger. La vie de Szymanowski, qui jusque là avait été celle d'un compositeur européen multipliant les séjours à l'étranger, allait se réduire à une existence essentiellement polonaise, partagée entre Varsovie et Zakopane. Son langage musical allait se radicaliser, exploitant les mélodies et les modes de la région montagneuse des Tairas, dont il avait depuis une décennie entreprit de collecter les timbres et les rythmes.

    Pourtant, comme en réaction à cette recherche d'un folklore nourissier, Szymanowski s'attela dès 1924 à la composition d'une œuvre religieuse de grande envergure, œuvre qui deviendra le Stabat Mater. Cette année là, la Princesse de Polignac lui commanda une œuvre pour solistes, chœurs et orchestre. Après avoir chercher vainement des textes poétiques propres à l'inspirer, Szymanowski se rangea à la réalisation d'un projet déjà ancien, celui de composer un Requiem paysan. Mais à peine eut-il commencé à songer à celui-ci que le décès brutal de sa nièce, la jeune Alusia Bartoszewicz, l'en détourna. Coïncidence, il se vit peu après commander par l'industriel Bronislav Krystall, une œuvre à la mémoire de son épouse qui venait de mourir. Szymanowski choisi de mettre en musique une traduction polonaise du célèbre poème de Jacopone da Todi, spécifiant que les exécutions de l'œuvre en Pologne devaient se chanter en polonais, mais qu'ailleurs, le latin demeurait préférable. L'œuvre ne fut crée qu'en 1929, sous la direction de Fitelberg, avec en soprano solo, la mère d'Alusia, Stanislawa. L'œuvre frappe aujourd'hui encore par son extraordinaire concentration, la simplicité des moyens mis en œuvre, l'éclatante et sombre puissance de son message et il émane de son aura émotionnel une dimension archaïsante également présente dans la scène d'ouverture du Roi Roger.

    Sa Quatrième Symphonie, composée en 1932, explore la première ces matériaux bruts, imposant une écriture anguleuse, des mètres acérés, des harmonies pimentées. Dédiée à Rubinstein, l'œuvre est écrite à l'intention du piano solo et du grand orchestre et c'est Szymanowski lui même qui la créa sous la direction de Fitelberg. L'œuvre est la plus moderne, la plus anguleuse, la plus acide qu'ait jamais composée Szymanowski, mais dans le second mouvement, on peut percevoir au travers de l'extatique solo de violon, comme un hommage à Pawel Kochanski.

    La même année, alors qu'il se sait atteint par la tuberculose, le compositeur cède aux demandes réitérées de son ami violoniste, qu'il sait lui aussi gravement malade. Il compose en quatre semaines un Second Concerto pour violon, littéralement pétris de musique des Tatras, une œuvre fantastiquement aboutie, d'un naturel souverain, d'une modernité consommée, un équivalent au second Concerto de Bartok. Kochanski aura tout juste le temps de la créer à Varsovie en 1933, avant que le cancer ne l'emporte quelques temps plus tard. Le Second Concerto est le résultat d'une collaboration étroite entre le compositeur et son interprète qui y travaillèrent ensemble durant l'été 1932 ; le violoniste écrivit d'ailleurs une brillante cadence, car il trouvait l'œuvre trop courte. Mais c'est justement ce sens de l'économie, du ramassé, qui fait de cette partition un tel chef-d'œuvre.

    Les préoccupations folklorissantes de Szymanowski l'occupèrent dés le début des années vingt, lorsqu'il commença à séjourner dans les Tatras. Le grand projet de Szymanovski était alors de composer un ballet inspiré par la musique de ce massif montagneux. Harnasie ne sera achevé qu'en 1932, après la Symphonie Concertante. Ecrit sur un argument de Jan Rytard et de Jaroslaw Iwaskiewicz, l'œuvre présente une histoire de séduction se déroulant parmi les bergers et les brigands du Haut Tatras : Une fiancée s'apprête à danser avec ses amies lorsque survient Hamas, le chef des brigands, qui en tombe amoureux. Il la séduit et éconduit son fiancé. Hamas danse avec la jeune fille, puis l'abandonne à son désarroi amoureux, en lui promettant de revenir. Le jour du mariage arrive enfin, mais au milieu de la liesse générale des coups de feu retentissent et Harnasie fait irruption avec ses brigands. Il enlève la fiancée. La dernière scène nous dévoile le couple perdu dans un duo d'amour, au bord d'un lac de haute montagne. Harnasie exacerbe le nouveau langage nationaliste de Szymanowski, c'est une partition de grande ampleur, débordante de timbres populaires stylisées, aiguisées de rythmes complexes et abrupts, pimentée par une polytonalité flamboyante. Elle fut crée à Paris, sous la direction de Philippe Gaubert, avec Serge Lifar dans le rôle d'Harnasie.

    En 1933, le compositeur met un point final au deux Litanies à la Vierge Marie commencée deux ans plus tôt. Il semble que le compositeur ait pensé à écrire un ensemble plus vaste, peut-être un pendant au Stabat Mater, mettant en musique cinq des sept courtes strophes du poème de Jerzy Liebert, mais pour des raisons inconnues il se limita à deux d'entre elles. L'infatigable Grégor Fitelberg en dirigea la création à Varsovie avec en soliste Stanislawa.

    --------------------

    Jacques

  8. #7
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    Re : Karol Szymanowski

    Quote Originally Posted by brunoluong View Post
    J'adore le 1er concerto de Szymanovski. La jeune violoniste en question est une écossaise : Nicola Benedetti. Elle a gagné en 2004 le concours BBC réservé aux jeunes musiciens anglais et elle a enregistré l'année suivante le disque Szymanovski chez DG. Le disque et son interprète sont surtout connus outre Manche et totalement ignorés chez nous (je veux dire en France).
    J'avais été séduit, Bruno, par le talent et le physique avantageux () de la jeune artiste qui interprète "The Lark Ascending", de Vaughan Williams, dans le film consacré à ce dernier pour le 50e anniversaire de sa mort par Tony Palmer ("O Thou Transcendent").

    Et grâce à vous (car je n'y avais pas pensé tout de suite), je viens de le vérifier : c'est la violoniste écossaise Nicola Benedetti qui joue si bien aussi cette oeuvre célèbre de Vaughan Williams !

    La musique, le monde des interprètes, etc., nous réservent parfois de fort belles surprises.

    Cordialement,

    Jacques

  9. #8

    Re : Karol Szymanowski

    Quote Originally Posted by mah70 View Post
    Si vous êtes plus "je vous remets une louche de sauce, ça ne peut pas faire grossir, c'est à base de beurre", Naxos ou les Sinaisky/Chandos devront mieux vous convenir.
    Oui, j'adhère à cette bonne évaluation de la version Mordkovitch/Sinaisky. Mordkovitch est d'ailleurs un élève de David Oistrakh. Elle a au moins appris la sensualité des phrasés de son maître. La sonorité des passages fortes est un peu "écrasée", mais je cherche là des petites bêtes sans importances.

    Cordialement,

    Bruno

  10. #9

    Re : Karol Szymanowski

    Je rajoute deux coffrets indispensables :



    La meilleure intégrale de la musique pour piano disponible. Bien meilleur que Roscoe ou Jones.



    L'intégrale des chants qui constitue pour moi l'un des plus grands corpus du genre à cette époque.

    On a aussi été bien servi ces derniers temps en rééditions Szymanowski pas chères avec le coffret rattle et ce double EMI, qui regroupe le cd Wit du Stabat Mater et les concertos pour violon de Kulka :


    Et j'ai là le dvd de Hagith (premier enregistrement commercial) à chroniquer pour classique-info...

  11. #10
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    Re : Karol Szymanowski

    Quote Originally Posted by brunoluong View Post
    Bonjour Thierry,

    Oui, je dois avoir ça, mais je préfère nettement le disque Naxos voire un vieux disque de Kulka chez EMI. Si mes souvenirs son bons, Rattle/Zehetmair font une lecture peu froid qui pourrait être une conséquence d'une prise de son distance.

    Cordialement,

    Bruno
    C'est exact, il y a un sérieux problème de prise de son sur ce disque avec Zehetmair et Andsnes, néanmoins excellent à mon avis.

    Sinon j'adhère aussi à ce qui a été dit sur le concerto pour violon, je l'ai découvert un soir où je pensais me faire servir un dîner, et où à la place on m'a posée cette partition sur les genoux avec consigne de donner mon avis... j'ai demandé à retarder le repas...

  12. #11
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    Re : Karol Szymanowski

    C'est juste pour dire que j'ai mis sur ma petite liste SM (newhope123) une oeuvre relativement modeste de Szymanowski, en tout cas par ses dimensions : "Mythes, trois poèmes pour violon et piano op. 30" (avec successivement "La Fontaine d'Aréthuse", "Narcisse", et "Dryades et Pan") .

    En fait, elle a été mon tout premier contact avec cet univers, et ce contact s'est produit par hasard. Il arrive souvent que mon disquaire mette de la musique en fond sonore, sans que j'y accorde beaucoup d'attention (surtout quand ce sont les "Quatre Saisons" ou les "Brandebourgeois" ). Un jour, pourtant (milieu des années 80), une musique fascinante a attiré mon oreille, et je me suis demandé si c'était une oeuvre de Scriabine que je ne connaissais pas, voire d'un Debussy qui serait "passé dans un monde parallèle"... Je me suis alors adressé au chef de rayon (un Polonais venu en Suisse pour des motifs politiques - c'est lui qui avait eu l'audace de mettre ce disque, provoquant peut-être un certain effroi sur sa clientèle traditionnelle, habituée à des choses plus conventionnelles), et il m'a appris sur son compatriote tout un tas de choses que j'ignorais jusqu'alors totalement.

    Jacques

  13. #12

    Re : Karol Szymanowski

    Quote Originally Posted by Theo B View Post
    Sinon j'adhère aussi à ce qui a été dit sur le concerto pour violon, je l'ai découvert un soir où je pensais me faire servir un dîner, et où à la place on m'a posée cette partition sur les genoux avec consigne de donner mon avis... j'ai demandé à retarder le repas...
    Je n'ose imaginer ce qu'il se serait passé si ca avait été la partition de la symphonie n°3 à place du concerto.

  14. #13
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    Re : Karol Szymanowski

    Je possède le deuxième des albums que vous présentez (intégrale des mélodies avec piano), Kilgore , mais pas encore le premier.

    Car le fait que j'ai déjà commandé les disques Roscoe (Naxos) ne m'empêchera pas de me procurer aussi, à la première occasion, l'intégrale de l'oeuvre pour piano solo par Sinae Lee, dont vous n'êtes pas le seul à dire le plus grand bien .

    Jacques

  15. #14
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    Re : Karol Szymanowski

    Je crains que Thierry me fasse remarquer qu'il y a, là aussi, "un bouton qui ressemble à s'y méprendre à... l'Union Jack" (cf. le site sur Bartok qu'il a signalé sur le fil Frank Martin), mais j'avoue que je n'en ai pas trouvé sur celui-ci ...

    Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un site en polonais dont l'adresse est ici, et qui présente une quantité impressionnante de documents photographiques sur Karol Szymanowski, sa famille et son environnement.
    La navigation sur ce site est un peu déconcertante (surtout si, comme moi, on ne comprend pas plus le polonais que le hongrois), mais on s'y fait assez vite et ça vaut vraiment le détour.

    Jacques

  16. #15
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    Re : Karol Szymanowski

    Mon "ici" n'aboutit qu'à une impasse , apparemment, de sorte que je tente de mettre ci-dessous l'adresse originale du site Szymanowski en question, en espérant que ça marchera :

    http://buwcd.buw.uw.edu.pl/digitalizacja/cd/start.htm

    Mais c'est sans garantie...

    En fait, ça fonctionne (en tout cas depuis chez moi).

    Jacques

  17. #16
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    Re : Karol Szymanowski

    Jacques et tous

    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    A propos de Karol Szymanowski (1882-1937) ...

    Une information d'une telle importance ne pouvait rester sans suite auprès de l'amateur de musique de chambre que je suis


    Je connaissais déjà comme tout amateur "honnête" l'existence des symphonies de Szymanowski, les concertos pour violon, quelques oeuvres chorales et bien entendu les quatuors à cordes, mais pas du tout ces pièces pour violon et piano

    Je me suis donc lancé comme l'envie m'en prend parfois dans l'écoute de plusieurs versions de la sonate (dont la version ci-dessus) et la plupart m'ont semblé correctes ou pour reprendre un mot déjà utilisé ici, honnêtes. Mais cette version



    cette version est tout simplement sublime !!!

    Quel engagement de la part des interprètes ! quelle vigueur dans les articulations, quelle perfection du langage !
    Bon le seul défaut de cet album est de ne pas proposer l'intégralité des oeuvres pour violon et piano. Il manque le Nocturne et les Caprices de Paganini ; mais cet album m'a semblé tout bonnement extraordinaire, ne le manquez sous aucun prétexte même si cet album est sans doute extrêmement difficile à trouver. En attendant, je l'installe à l'écoute sur mon compte SM

  18. #17
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    Re : Karol Szymanowski

    Je vous annonce la parution imminente d'un article de classiqueinfo sur les deux concertos pour violon enregistrés par Baeva pour Dux. Je me fais un plaisir de l'anticiper, parce que le titre du papier est génial!

  19. #18
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    Re : Karol Szymanowski

    J'en profite pour dire un pu plus sérieusement que ces concertos sont très bons... de ce que j'en connais (une seule écoute un peu rapide, et la partition du premier).

  20. #19

  21. #20
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    Bonsoir mademoiselle, bonsoir madame, bonsoir monsieur ! ( ton élyséen )

    Z'auriez pas des tuyaux discographiques concernant un opéra de Szymanowski que je ne connais pas et que je brûle de découvrir ?

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