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Thread: Per Nørgård

  1. #1
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    Per Nørgård

    Il est pour moi l'un des plus considérables compositeurs vivants : il a développé un univers sonore unique qui est une sorte de féérie glacée, évoquant des mondes étranges et énigmatiques. Il y a un son et une poésie décalée que l'on n'a entendu nulle part ailleurs, c'est sans maniérisme, et sans intellectualisme parasite. Sur le plan du style c'est aussi très particulier : il utilise une technique qu'il appelle "séries infinies" qui lui permet de naviguer entre le tonal et l'atonal. C'est aussi un orchestrateur hors pair qui a été le maître de toute l'école danoise contemporaine - et qui lui-même a été l'élève du grand Vagn Holmboe.

    Comme évidemment il y a du bon et du moins bon, je propose un petit débroussaillage de son oeuvre pour ceux qui ne la connaissent pas encore. Remarque utile : son nom se prononce "Neurgord".

    Pour ceux qui veulent éviter le long panorama qui suit, je recommande d'emblée trois oeuvres phares :

    - le Concerto pour violon "Light Night"
    - la symphonie n°6 "At the End of the Day"
    - Circus City pour percussions



    Gilles

  2. #2
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    Je commence par les symphonies.

    Symphonie n°1 "Austera" (1955 - 31' )

    L’œuvre est agréable à écouter dans la mesure où elle ne surprend pas : très largement dans l’ombre de Holmboe, dont elle n’atteint pas la densité, voire à travers lui de Nielsen, elle est celle d’un compositeur qui ne s’est pas encore dégagé de l’influence de son maître et qui se cherche un style. Ca n’en est pas moins très plaisant à entendre.

    Symphonie n°2
    (1970 - 21' )

    De longues trainees aériennes de vents, que viennent soutenir de légères batteries de cordes à la Scelsi (la tendance spectrale est manifeste dès le début), jusqu’à l’arrivée d’une ligne mélodique très typiquement nørgårdienne à la flûte et aux percussions. On est là dans déjà dans cette ambiance féérique glacée qui va caractériser les plus grandes œuvres du compositeur : frises mélodiques lumineuses (harpe, flûtes, cloches), lignes de timbres soutenues (cordes et cuivres), mélodies festives et délicatement tristes. On est ici sur la frange du tonal, dans cette zone de l’écriture musicale sans doute la plus propice à l’évocation de la nature. L’œuvre, en un mouvement, est très linéaire sur les plans dynamiques, orchestraux et mélodiques (répétitions de cellules rythmico-mélodiques notamment). Elle s’oppose radicalement à la première sur le plan esthétique (mais 15 ans les séparent !), et c’est sans aucun doute un coup de maître, même si l'oeuvre n'a pas l'ampleur de la suivante.

    Symphonie n°3 (1972 - 44' )

    Le depart est très sombre, sur un accord dans les extrêmes-basses du piano, suivi de ces scintillements glacés caractéristiques sous-tendus de cuivres lourds en pp qui produisent progressivement des cascades cristallines de plus en plus amples (descentes chromatiques des cordes, flûtes, cloches et célesta). Le développement est contemplatif et grandiose (lentes mélodies de cuivres ornés d’éclats de cloches et soutenus par les cordes), une merveille de beauté glacée. On se croirait dans la stratosphère tant les sensations aériennes et glacées sont prégnantes à travers ces chœurs lointains et diaphanes et ces lents mouvements mélodiques voilés de flûtes et de glockenspiel. On a souvent dit qu’il s’agissait du chef-d’œuvre de Nørgård, ou du moins de sa symphonie la plus réussie : qu’il s’agisse d’un chef-d’œuvre est en tous cas incontestable, et si ce n'est peut-être pas sa symphonie la plus réussie (je pencherais plutôt pour la 6), c'en est certainement la plus séduisante.

    Symphonie n°4 (1981 - 28' )

    En deux mouvements : I- Indian Rose Garden: L’ambiance est beaucoup plus inquiétante que dans la 3, bien que cette inquiétude soit tempérée par une sensation d’espace, on imagine le jardin exotique en question sous une lueur de crépuscule. On est dans un climat harmonique nettement moins tonal que dans la symphonie précédente : II- Chinese Witch Lake : beaucoup plus vif : mélodie orientale sur un fond chaotique de tambours et de spasmes de cuivres qui finissent par prendre le dessus en une violente fanfare qui s’appaise sur une mélodie tonale vite perturbée par l’orchestre contre lequel elle essaie en vain de s’imposer. Long glissement chromatique du violon en solo à 10’ qui continue jusqu’à la fin.

    Symphonie n°5 (1990 - 38' )

    Dans la même ligne esthétique que la précédente, cette symphonie est sans doute sa véritable « austera » et probablement la plus difficile d’accès du fait de sa complexité (rythmique surtout) et de sa quasi-absolue atonalité : glissements fantomatiques, écriture très accidentée (vagues de cordes erratiques en contrepoint décalé avec des glissements de cuivres et des écoulements de notes de flûtes entre les éclats de trompettes), Vrombissements ascendants et descendants... L'oeuvre s'achève dans un lointain souffle métalique produit par des trémolos de violoncelles et de violons ppp.

    Symphonie n°6 "At the End of the Day" (1999 - 33' )

    C’est une œuvre très synthétique qui réemploie les techniques d’écriture déjà utilisées dans les symphonies précédentes : cascades sonores, glissandi, nappes sonores et timbres aériens de la 2 et de la 3, effervescence rythmique et mise en valeur des basses rythmiques de la 4 et de la 5. De ce point de vue, elle est très aboutie et révèle une maîtrise parfaite du style, le tout dans cet univers nørgårdien inimitable de songe glacé. L'ensemble est une succession d’événements sonores, dont la caractéristique principale est une certaine idée de translucidité : certain des timbres dominants (flûtes, cloches, glockenspiel, piano, harpe, violons dans les registres aigus) utilisés comme des nappes sonores (au sens où l’entend Takemitsu) qui laissent toujours apparaître, par effets de contrastes, les autres formations qui se meuvent dans les registres plus graves (cuivres et cordes) et sans jamais les étouffer, produisent cet effet « translucide » Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne cède pas à la facilité, cette oeuvre est très complexe et réclame ré-écoutes et attention soutenue.

  3. #3
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    C'est la très grande classe ce bonhomme. Je viens de découvrir son hommage à Nobuko Imaï (pour alto solo), waow ...
    Son concerto pour alto, est fantastique également. Foncez !

  4. #4
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    Oui j'en dirais tout autant de ses quatuors à cordes, dont je possède l'album Kontrapunkt paru voici une vingtaine d'années et qui comporte les quatuors 1 à 6, par le Kontra Quartet.

    Depuis, un nouvel album de quatuors à cordes de Norgard est sorti, par le Quatuor Kroger, avec 4 nouveaux quatuors ; je ne connais pas le second, mais le premier album Kontrapunkt est une merveille !




  5. #5
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    Moi je l'ai, c'est aussi une merveille.
    Tout à fait d'accord avec Couack concernant la musique de ce compositeur hors du commun dont il parle très bien. Une musique sans artifices, la noblesse d'un être humain.


  6. #6
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    Quote Originally Posted by Vazen View Post
    Moi je l'ai, c'est aussi une merveille.
    Ah la la encore une acquisition à prévoir...

    En tout cas merci Thierry pour l'info

  7. #7
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    "Ah la la encore une acquisition à prévoir... "
    Pas possible ??

  8. #8
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    La grille de rentrée de Simplify Média est absolument superbe : George Crumb et puis Norgard!
    J'ai écouté les 5 premières symphonies sur le Compte SM de Gilles, j'ai eu beaucoup de mal à sortir de ma lévitation... Cette musique est prodigieuse, j'ai rarement entendu de telles sonorités. Quel boulot d'orchestration, et tout simplement quelle imagination!
    Quel choc pour une première écoute ( j'ai dû ressentir ça quand j'ai découvert il y a peu la première symphonie de Rochberg)

    J'ai été particulièrement marqué par les 3ème et 5ème. La 2ème m'a un peu, comment dire... emm... Ça tourne un peu trop en rond à mon goût... Je vais réécouter... Et j'ai hâte d'attaquer les quatuors...

    thierry

  9. #9
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    Je n'ai (hélas) pas le cd dont parle Vazen : ma connaissance des quatuors s'arrête donc au 6ème et au cd que montre Phil. Mais j'espère mettre bientôt la main dessus.

    Avant de poursuivre, quelques photos que je trouve intéressantes :

    Ici avec Sofia Gubaidulina et un type barbu.




    Ici de gauche à droite : Per Nørgård, Hans Gerfors, Pelle Gudmundsen-Holmgreen, Tage Nielsen, Erling Møldrup et Ib Nørholm. Ca ne vous dit sans doute pas grand chose et je développerai à l'occasion sur chacun d'entre eux. Gudmundsen-Holmgreen et Nørholm surtout sont des compositeurs très intéressants, ce sont tous des élèves de Holmboe.

  10. #10
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    Quote Originally Posted by thierry h View Post
    La grille de rentrée de Simplify Média est absolument superbe : George Crumb et puis Norgard!
    J'ai écouté les 5 premières symphonies sur le Compte SM de Gilles, j'ai eu beaucoup de mal à sortir de ma lévitation... Cette musique est prodigieuse, j'ai rarement entendu de telles sonorités. Quel boulot d'orchestration, et tout simplement quelle imagination!
    Quel choc pour une première écoute ( j'ai dû ressentir ça quand j'ai découvert il y a peu la première symphonie de Rochberg)

    J'ai été particulièrement marqué par les 3ème et 5ème. La 2ème m'a un peu, comment dire... emm... Ça tourne un peu trop en rond à mon goût... Je vais réécouter... Et j'ai hâte d'attaquer les quatuors...

    thierry
    Je crois qu'on est tous en phase sur Nørgård - Thierry, comme tu es sage je vais te mettre du Rochberg (j'en ai pas mal).

    Avant de passer aux quatuors, essaie la 6ème ! Pour moi c'est le top.

  11. #11
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    Quote Originally Posted by Couack View Post
    Je crois qu'on est tous en phase sur Nørgård - Thierry, comme tu es sage je vais te mettre du Rochberg (j'en ai pas mal).

    Avant de passer aux quatuors, essaie la 6ème ! Pour moi c'est le top.
    Au rayon Rochberg j'ai les trois symphonies éditées par Naxos ainsi que le concerto pour violon. Je veux bien en découvrir un peu plus et surtout les quatuors...

    thierry

  12. #12
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    Je poursuis la visite guidée avec l'œuvre orchestrale

    Adagio (1950 - 3' ) pour cordes

    Des violoncelles qui dialoguent avec des cordes froides et diaphanes. Pas mal mais trop court.

    Métamorphoses (1953 - 10' ) pour cordes

    Ambiance tendue, mais avec ces textures de cordes translucides, acides et scintillantes de Nørgård; ici un thème semi-tonal inquiet qui semble sans cesse monter vers les hauteurs.

    Constellations
    (1958 - 22' ) pour cordes

    Scintillances de cordes acides, très dissonant et assez tourmenté. C'est assez beau, même si on peut estimer que ce n'est pas aussi poétique et raffiné que ce qu'il a fait plus tard.

    Luna (1976 - 14' )

    Nappes de cordes et de cloches en trames serrées de suraigus. Scintillant et énigmatique, parfois l'orchestre gonfle lentement puis se retire. Très impressionnant, totalement lunaire, en effet, et d'une rare habileté d'orchestration.

    Twilight (1977 - 15' )

    Comme un air de procession fondu dans une brume de cordes aigues. Un tambour africain vient un moment rythmer cette procession fantômatique. Une atmosphère étrange très poétique et très envoûtante. Orchestralement superbe.

    Prelude to Breaking (1986 - 9' )

    Orchestre linéaire parcouru de mouvements internes. C'est orchestralement assez subtil, mais malgré le côté chant d'oiseau des flûtes et lever du soleil, ça n'a pas la poésie de ses meilleures œuvres, on a trop souvent le sentiment d'écouter un orchestre qui s'accorde et c'est très mou.

    King, Queen & Ace (1989 - 20' )

    En trois mouvements figurant chacune des cartes. Une magnifique frise irrégulière de harpe qui campe un climat d'étrangeté et de légèreté, avec des trombones et des tubas qui évoque parfois un monde de fête foraine désertée comme dans plusieurs de ses oeuvres. Le Ace final est le plus étonnant, presque monodique avec quelques notes clairsemées de harpe, un hautbois, une flûte et un contrebasson. Un univers sonore unique et fascinant.

    Night Symphonies, Day Breaks (1991 - 19' )

    Comme une ville endormie : echos lointains de basses d'orchestre, très linéaire, jusqu'à l'apparition d'une raie de lumière avec les hautbois et les violons, puis de cuivres. Le côté nonchalant et mou n'est pas du meilleur effet, mais sinon c'est pas mal.

    Surf (1992 - 5' )

    Je ne sais pas comment il se représente le surf, on a plutôt l'impression d'écouter l'évocation d'un concours de course en sac. C'est très mou et sans force, avec des lignes désabusées de cuivres et une flûte qui essaie vaguement de faire scintiller le tout.

    Fugitive Summer (1992 - 14' ) pour cordes

    Lent et mystérieux, inquiétant au début et tourmenté à la fin, avec des effets de scintillances dans les aigus sur des basses profondes (le II est sublime).

    Hedda Gabler
    (1996 - 18' )

    D'après la pièce éponyme d'Ibsen. Globalement c'est plutôt mou, la harpiste ne paraît pas convaincue et les cordes derrières ne se sentent pas concernées. Il a fait mieux.

    Tributes (1994 - 18')

    Acide, atonal, austère et pas très original.

    Gennem Torne (2003 - 21' )

    Délicat et poétique, presque complètement tonal. C'est très contemplatif, et l'orchestre intervient à peine : les sonorités limpides de la harpe sont très savamment utilisées. Le titre signifie "à travers les épines".

  13. #13
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    Quote Originally Posted by Couack View Post

    Hedda Gabler
    (1996 - 18' )

    D'après la pièce éponyme d'Ibsen. Globalement c'est plutôt mou, la harpiste ne paraît pas convaincue et les cordes derrières ne se sentent pas concernées. Il a fait mieux.
    ".
    Gilles, je ne comprends pas bien l'idée, que faut-il comprendre si on imagine que la (pourquoi la?) harpiste était convaincue et les cordes concernées? Que ce n'est pas réussi quand même? Ou qu'on attend une bonne interprétation?

  14. #14
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    Maintenant que tu le dis, c'est vrai que c'est pas clair : mais je voulais parler de l'oeuvre en elle-même et de la façon dont Nørgård a écrit ce morceau, la harpiste n'est pas en cause

  15. #15
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    Ce soir : les concertos.

    Concerto pour violoncelle "In Between" (1985 - 30' )

    L'œuvre commence avec une rare âpreté par une longue cadence du soliste dans les registres aigus; l'orchestre vient occuper peu à peu l'espace sonore jusqu'au grand déchaînement final, dans un style proche de la 4ème de Ives que Nørgård affectionne dans sa 5ème. Malheureusement, ce feu d'artifice orchestral, s'il convient à une symphonie ne permet pas en revanche de distinguer clairement le rôle d'un soliste au milieu de la débauche d'effets en tous genres. Le compositeur, qui semble avoir perçu ce risque de confusion, fait du reste jouer le soliste très souvent sur de longues cadences. On lui reprochera en outre de trop s'appesantir sur les registres aigus de l'instrument et de négliger les graves, ce qui pour un violoncelle est un peu ennuyeux...

    Concerto pour alto "Remembering Child" (1986 - 20' )

    Une œuvre très austère, avec quelques moments de féérie froide, ces souvenirs d'enfance sont comme distanciés et désaffectés. C'est parfois même trop austère et on a du mal à le suivre car rien ou presque ne vient éclairer ce paysage désolé. L'orchestre est lui aussi très en retrait, et le tout d'une froideur excessive.

    Concerto pour violon "Light Night" (1988 - 23')

    Un sublime songe glacé: le travail sur les timbres de l'orchestre est d'une délicatesse suprême, sur celui du violon d'une finesse rarement égalée. Une merveille qui n'a sans doute pas d'équivalent, et d'un optimisme tellement beau qu'on en pleurerait. Pour moi là on flirte avec le génie.

    Concerto pour piano "in due tempi" (1995 - 28')

    Un piano très véloce, parfois ludique, orchestre assez abrupt avec des cuivrages massifs et des effets de ralenti comme dans la 5ème, des grondements souterrains de piano. Les percussions jouent également un rôle central. C'est globalement plutôt austère malgré une assez belle cadence aux sonorités cristallines.

    Concerto pour percussions "Bach to the Future" (1997 - 20')

    Une œuvre étonnante dans le parcours de Nørgård car elle quasiment tonale d'un bout à l'autre: le compositeur y utilise quelques thèmes célèbres de Bach, transposés pour cloches et marimbas, et développe sur cette base un magnifique univers féérique et enchanteur tout à fait propre à son style. L'orchestre est très discret, et le résultat est une réussite comme la plupart des oeuvres pour percussions de Nørgård (dont je reparlerai).

    Le compositeur a aussi écrit un Concerto pour violon n°2 que je n'ai jamais entendu (pauvre de moi...)

    Gilles
    Reason: ajout du concerto pour piano

  16. #16
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    Quote Originally Posted by Couack View Post
    Ce soir : les concertos.


    Concerto pour violon "Light Night" (1988 - 23')

    Un sublime songe glacé: le travail sur les timbres de l'orchestre est d'une délicatesse suprême, sur celui du violon d'une finesse rarement égalée. Une merveille qui n'a sans doute pas d'équivalent, et d'un optimisme tellement beau qu'on en pleurerait. Pour moi là on flirte avec le génie.



    Gilles
    Fichtre-diable! J'ai trouvé une version couplée avec le Ligeti, j'ai acheté ma foi, après une mise en bouche pareille.
    Emporté par l'élan, j'ai commandé la 6e Symphonie également!

    Les quatuors sont-ils bons? J'aime toujours bien découvrir un compositeur contemporain par ses quatuors.

  17. #17
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    Quote Originally Posted by Theo B View Post

    Emporté par l'élan, j'ai commandé la 6e Symphonie également!

    .
    Métamorphosé en taureau Zeus enlève Europe, voila que Norgard métamorphosé en élan enlève Théo...

    Tu vas pas être déçu du voyage... cette symphonie est vraiment fantastique!

    J'ai écouté d'une oreille fort distraite les quatuors aujourd'hui, ça m'a paru également superbe...

  18. #18
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    Quote Originally Posted by Theo B View Post
    Fichtre-diable! J'ai trouvé une version couplée avec le Ligeti, j'ai acheté ma foi, après une mise en bouche pareille.
    Emporté par l'élan, j'ai commandé la 6e Symphonie également!

    Les quatuors sont-ils bons? J'aime toujours bien découvrir un compositeur contemporain par ses quatuors.
    Tu as eu la main heureuse Théo : cette version du Concerto pour violon par Christina Åstrand est une merveille.

    Les quatuors, je suis plus circonspect : il y en a des bons et d'autres moins bons, je ne trouve pas que le génie de Nørgård soit particulièrement palpable dans ses quatuors (je parle des 6 premiers, il est tout à fait possible que dans les suivants ça soit différent). Si tu veux quelque chose qui décoiffe, essaie sa musique pour percussions.

    Gilles

  19. #19
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    Sans compter que le concerto est couplé avec la sonate pour violon seul "The Secret Melody", autre chef-d'oeuvre !!


  20. #20
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    Puisqu'on est dans la discographie : les symphonies sont toutes parues chez Chandos avec Segerstam (sauf la 6, avec Dausgaard) :








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