A vrai dire je ne l'ai écouté, justement, que 2 fois- et je ne serais pas étonné que m'en resservir une part de plus pour le dessert produirait le même effet que pour toi.
Je pense qu'il y a une dégradation progressive de l'inspiration au fil des symphonies : la 2 est moins bien que la 1, la 3 moins bien que la 2 etc. J'éprouve quand même beaucoup de plaisir à écouter les 5 premières, surtout pour les mouvements lents. Mais bon on est loin de la grosse claque des premières oeuvres, ça c'est indiscutable.
J'ai trouvé une interview très intéressante de Penderecki; j'en traduis quelques passages :
- [à propos du Thrène] : Ca ne sonne pas comme un orchestre à cordes, mais c'est un orchestre à cordes. Mais jusqu'où peut-on aller ? Si vous faites un pas de plus vous détruisez les instruments. D'ailleurs on l'a presque fait. Je me souviens que dans les années 60 certains orchestres se mettaient en grève et refusaient de jouer ma musique, parce que j'avais inventé de nouvelles techniques, comme gratter les instruments ou s'en servir comme des percussions.
- Après 62 j'ai écrit Fluorescences, une pièce décadente pour orchestre qui détruisait véritablement l'orchestre classique, et alors il m'est apparu clairement qu'il n'était pas possible d'aller plus loin. Je devais trouver d'autres moyens d'écrire de la musique.
- [à propos de Bruckner] Et il est très clair que j'essaie de prolonger cette tradition, cette tradition romantique. [...] Si vous regardez la musique du XXème siècle, Shostakovich, par exemple, a fait la même chose. Il prolongeait Mahler. Ma musique, je crois, va davantage dans cette direction que dans celle de Bruckner, je dirais. Il n'y a probablement pas beaucoup de Bruckner dans ma musique, mais c'était le concept de la symphonie qui m'inspirait beaucoup, comme Shostakovich.
- Il y a cette question que tout le monde me pose :" Pourquoi avez-vous changé ? Pourquoi n'avoir pas continué la musique écrite dans les années 50 et 60" ? Et je réponds toujours : "Parce j'ai tout dit dans cet idiome. Et je n'ai pas voulu devenir mon propre épigone"


- et je ne serais pas étonné que m'en resservir une part de plus pour le dessert produirait le même effet que pour toi.











), de vouloir me faire peur (je suis plutôt "bon public"
).
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