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Maurice Ravel
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Thread: Maurice Ravel

  1. #181
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    Une autre petite info...

    Je sais bien que ça ne sert pas à grand chose . Mais comme j'ai constaté que, dans ma petite liste Simplify Media, il n'y avait encore rien de Ravel () alors que je n'arrête pas d'en parler ces jours-ci, je viens d'y ajouter :

    - le Concerto en sol dans la version Daniel Varsano & Andrew Davis dirigeant le Philharmonia Orchestra, un enregistrement méconnu bien qu'absolument superbe : pas de virtuosité pour épater la galerie (le pianiste ne "savonne" jamais), mais ça "avance" et ça "chante" tout le temps, et un orchestre splendide où tout sonne et s'entend à merveille; et cela dès le coup de fouet initial, l'un des plus saisissants que je connaisse (du moins lorsque je l'entends sur ma chaîne );

    - la lumineuse version James Ehnes & Wendy Chen de la Sonate pour violon et piano de 1927.

    J'en ai profité pour ajouter aussi les cinq plages du seul enregistrement existant de Porgy and Bess dirigé par George Gershwin en personne, à New York en avant-première à la radio le 19 juillet 1935 (pour chacune d'elles j'ai mis sur ma liste SM la mention "Porgy and Bess juillet 1935"): c'est une répétition, donc la voix du compositeur - qui parle et chante - s'entend à maintes reprises, et l'on découvre notamment Abbie Mitchell (Summertime), Edward Matthews (A Woman Is A Sometime Thing), Ruby Elzy (My Man's Gone Now) et Todd Duncan & Anne Brown (Bess, You Is My Woman Now); je les ai extraites d'un CD Music Masters commandé à Los Angeles à l'époque du "centenaire" (1998).

    Jacques

  2. #182
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    tout le monde

    Quote Originally Posted by alexandre View Post
    Il y a eu ce disque chez Praga mais qui n'est quasiment plus disponible

    Au programme :
    Sonate posthume pour violon et piano (Suk, Hala)
    Pièce en forme de habanera (Suk, Hala)
    Sonate pour violon et violoncelle (Suk, Hala, Navarra)
    Sonate pour violon et piano (Oïstrakh, Bauer)
    Tzigane (Oïstrakh, Yampolsky)
    Quote Originally Posted by Jacques View Post
    Bonjour Alexandre .

    Vu les prestigieux interprètes du disque Praga que vous avez montré, bienheureux sont ceux qui le possèdent . Ce n'est hélas pas mon cas, mais je présume qu'il doit s'agir d'une "perle".

    Jacques
    Je viens de trouver cet album. Ce n'est pas la même pochette que celle montrée par alexandre, mais ce sont incontestablement à la fois le même programme, et les mêmes interprètes :





    Quel choc my God !
    Je ne suis guère intervenu sur ce fil car Ravel n'est sans doute pas l'un des compositeurs auxquels je reviens toujours. En tant que simple mélomane, peu habitué à exprimer avec des mots ce que je ressens lorsque j'écoute une musique, ayant toujours les plus grandes peines du monde à "décrire" une oeuvre et encore plus à expliquer pourquoi je préfère tel compositeur à tel autre, telle oeuvre à telle autre ou telle interprétation à telle autre, j'ai pris l'habitude - comme tout un chacun j'imagine - d' « évaluer » mon attachement à un compositeur ou à un album particulier par la tendance que j'ai à vouloir constamment revenir vers lui, le réécouter. Je n'ai jamais rien connu de tel avec Ravel dont je possède pourtant les oeuvres pour piano (par Crossley), l'oeuvre orchestrale (par Cluytens), que je réécoute parfois, j'ai aussi L'Enfant et les Sortilèges, que je n'ai écouté qu'une seule fois ( ), je connais aussi bien entendu son quatuor et les concertos pour piano ... mais jamais je n'avais éprouvé en écoutant aucune de ces oeuvres, pourtant remarquables, cette attirance presque physique qui vous pousse à vouloir encore et toujours les réentendre, les réécouter, en profiter ...

    Aujourd'hui cette lacune - si tant est qu'on puisse parler de lacune tant cela n'est finalement qu'affaire de goût - est réparée avec cet album !!! je n'avais, tout simplement, jamais rien entendu de tel
    (sur mon compte SM pour les amateurs )

    Merci à tous pour cette découverte

  3. #183
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    C'est à mon tour de vous remercier, Philippe .

    Car je viens de commander l'album Praga que vous avez montré, offert sur Amazon.fr à un prix à peine supérieur à celui auxquels sont vendus les disques Naxos ordinaires. Et avec de tels interprètes (sans parler de votre appréciation , qui a été pour moi décisive), c'était vraiment une occasion à ne pas manquer .

    Jacques

  4. #184
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    J'ai reçu aujourd'hui cet album Praga et confirme en tous points ce qu'en a dit Philippe, car c'est une pure merveille (je me demande d'ailleurs comment j'avais pu l'ignorer jusqu'ici).

    Passant chez mon disquaire samedi après-midi, je suis aussi tombé sur cet album du petit label allemand Genuin qui venait de paraître, et je l'ai finalement acheté après hésitations :



    Du Quatuor à cordes de Ravel, j'avais déjà quantité de versions et ne tenais pas tellement à en rajouter. Dans le petit monde musical lausannois, le Quatuor Sine Nomine (dont le site Internet se trouve ici ) est toutefois une véritable institution, qui après avoir remporté le Premier prix du Concours international d'Evian en 1985 bénéficie localement d'un soutien officiel et de divers "parrainages", dont celui du compositeur Henri Dutilleux. Mais il n'avait encore jamais abordé ce répertoire au disque, où il s'était distingué notamment par des intégrales Schubert (Cascavelle) et Brahms (Claves). Et il me semblait intéressant d'avoir sur ce disque, en plus de l'inévitable couplage avec Debussy, une petite "intégrale" de ce que Stravinsky avait composé pour le genre : Trois Pièces pour quatuor à cordes [1914], Concertino [1920] et Double Canon [1959].

    J'ai trouvé ces interprétations fort belles (sans qu'elles bousculent mon petit "palmarès" personnel en ce qui concerne Debussy/Ravel) et me permets, pour ce qu'elles peuvent avoir d'original, de reproduire ci-après les réflexions auxquelles se livrent les musiciens du Quatuor Sine Nomine dans la brochure jointe à l'album :

    "(...) Francophones sans être Français, habitant un pays qui, musicalement, forme une sorte de pont entre les univers français et allemand, nous nous voyons tout naturellement dans le rôle de médiateurs. Ainsi, après nos incursions en direction de l'Allemagne avec des quatuors de Beethoven, nous revenons pour cet enregistrement vers le répertoire français et ce qu'il a peut-être de plus emblématique. (...)

    Les noms de Debussy et de Ravel sont très souvent associés - à l'image de Mozart et Haydn un siècle plus tôt. En comparant leurs deux quatuors, cette impression de parenté paraît encore se renforcer : premières grandes oeuvres de musique de chambre de deux compositeurs atteignant pareillement la trentaine, présentant en outre d'évidentes similitudes formelles : il suffit de regarder du côté des deux scherzos, avec leurs longues plages de pizzicatos et leurs rythmes binaires et ternaires superposés. Pas étonnant, dès lors, qu'ils constituent l'un des couplages les plus fréquents de la discographie classique - et cela depuis l'âge ancien du microsillon.

    Et pourtant, si nous nous alignons dans cette tradition, c'est aussi pour mettre en évidence toutes les différences que nous y avons découvertes au fil des années. Fascination que deux oeuvres ressemblantes par tant de détails, issues du même terreau culturel, puissent être en même temps aussi individualisées.

    Ces différences - différences aussi de tempéraments chez les deux compositeurs - apparaissent dès la première page des deux quatuors :

    DEBUSSY : 1er QUATUOR OP. 10 (1893)

    De l'ambition : on annonce déjà un deuxième quatuor - qui ne sera jamais écrit. Semblable en cela à plusieurs autres compositeurs français, de Franck à Boulez, sa contribution au genre restera unique. De l'énergie et de l'agitation, à l'image du magnifique geste du début, poussé jusqu'à une certaine confusion dans le finale. Partout, des idées nouvelles : les modes pentatoniques dans le thème initial qui, fidèle à la forme cyclique, se répand à travers toute la pièce. Couleurs et harmonies littéralement inouïes.

    Et au centre de tout cela, cet extraordinaire mouvement lent, venu de nulle part, sensuel, sensible, sans aucune mièvrerie.

    A cette époque, les premières véritables réussites de la musique de chambre française ne datent que d'une petite quinzaine d'années (1er Quatuor avec piano de Fauré, Quintette de Franck à la fin des années 1870). Vie musicale foisonnante de la décennie suivante, que ce jeune compositeur semble prendre plaisir à bousculer par un jet audacieux.

    RAVEL : QUATUOR (1902/03) «A mon cher maître Gabriel Fauré»

    Dédicace que prolonge le premier thème : dans la mélodie, l'harmonisation et la conduite des voix, tant de choses nous rappellent Fauré. Importance aussi, bien sûr, du modèle debussien.

    Musique qui néanmoins synthétise ces différentes influences dans un équilibre formel parfait et un langage déjà absolument personnel : d'une élégance aristocratiquement disciplinée, et au bout du compte d'une expressivité plutôt intérieure, presque pudique. Plus de transparence que chez Debussy, qui garde, lui, une pâte sonore charnue assez « XIXe ».

    Ravel parfois incompris, voire rejeté à l'étranger - tout comme Fauré d'ailleurs - et bien plus que Debussy.

    «Musique inconsistante», a-t-on pu entendre, «elle ne sait pas où elle va, elle ne raconte rien». Bien sûr, dans son quatuor, les thèmes principaux du 1er mouvement ne tendent pas vers un point précis, et c'est comme s'ils tournaient sur eux-mêmes.

    Ravel incompris - parce que français ? Parce que parlant une langue restée étrangère ?

    Traduire cette langue, rendre intelligible ce discours - n'est-ce pas là aussi notre rôle d'interprètes ?

    Chez STRAVINSKY, point besoin de traducteur : nomade, cosmopolite, aussitôt acclimaté à son nouveau pays et en adoptant la culture, comme butinant les styles - mais malgré cela, à travers déménagements et pirouettes esthétiques, restant toujours lui-même.

    Vivant en Suisse Romande pendant la première guerre mondiale, rien de plus normal pour lui que de se faire Vaudois, et donc «d'écrire de la musique vaudoise», comme en témoigne la fructueuse collaboration avec l'écrivain C.-F. Ramuz, dont sont issues des oeuvres telles que Renard, Les Noces, ou surtout L'Histoire du Soldat, désormais fleurons du patrimoine local.

    Ses deux principales compositions pour quatuor ont un lien direct avec cette région - qui est aussi la nôtre ! Les 3 pièces sont écrites en 1914 pendant une villégiature à Salvan, en Valais. Le Concertino, lui, est dédié au Quatuor Flonzaley de Lausanne qui en assurera la création.

    Beaucoup d'analogies entre ces oeuvres et L'Histoire du Soldat, avec le traitement novateur et percussif du jeu des cordes, la ressemblance de certains thèmes, comme celui du début de la troisième pièce, où l'on reconnaît celui que Stravinsky associera au Diable.

    Egalement dans cette étrange 3ème pièce, des allusions à la liturgie: par exemple au «Dies Irae», ou un «Kyrie Eleison» entonné trois fois comme il se doit - préfigurant le chemin des années tardives vers la musique sacrée.

    Le petit Double Canon pour quatuor est un témoin de cette dernière période."


    Jacques


  5. #185


    Quelqu'un connait ceci ? Il s'agit d'un enregistrement 1952, jamais publié en CD. Je découvre que Dorati fait un travail remarquable dans la musique francaise (ou pus générallement dans tout ce qu'il a dirigé). On a souvent vanté Paray pour la musique francaise qu'il a enregistré pour Mercury mais je pense que Dorati pourrait le diriger tout aussi bien. Ah Mercury tout une époque... que je ne connaissais pas et redécouvre.

    Bruno

    PS: Je découvre aussi le Debussy/Nocturnes par les mêmes.

  6. #186
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    Bruno

    Ne serait-ce pas là le Daphnis & Chloé qui se trouve à l'écoute sur la playlist de ce mois ?

  7. #187
    Oops en effet oui. Je ne visite pas souvent cette section playlist. En tout cas bravo pour la sélection.

    Bruno

  8. #188
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    Je possède un vinyle de Ibéria et Les Nocturnes de Debussy avec l'orchestre de Washington D.C. dirigé par Dorati. Des interprétations vives et allantes, pas toujours très subtiles au niveau des nuances, très droites au niveau des tempi (peu ou pas de rubato) mais très colorées, enthousiastes et plaisantes à écouter. On peut effectivement les rapprocher du style de Paul Paray.

  9. #189
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    Je viens d'entendre La 3ème année de pèlerinage de Liszt, et j'ai trouvé tout à fait frappante la ressemblance des Jeux d'eau à la villa d'Este avec l'écriture de Ravel (pas seulement les Jeux d'eau ou Ondine) qui me rappelle par ailleurs cette description d'Alfredo dans un post précédent :

    Ravel se veut, s'affirme sans cesse comme un artisan méticuleux, refoulant comme une obscénité les moindres épanchements émotionnels romantiques, en taillant au micron près ses purs joyaux transparents et durs.

    Et bien c'est exactement ce que j'ai entendu aussi chez Liszt dans cette oeuvre. C'est absolument frappant; je me demande si Ravel en fait mention.

  10. #190
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  11. #191
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    Bon je ne suis pas en train d'insinuer que Ravel a pompé sur Liszt, mais il y a un lien évident. Je suis de plus en plus surpris de constater à quel point la musique de Liszt est finalement peu romantique et préfigure de façon aussi claire les "impressionnistes" français, bien plus que celle de Grieg pourtant mentionnée par eux.

  12. #192
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    Ravel ne cachait pas sa dette pianistique envers Liszt, même s'il aborde le problème de la virtuosité d'une manière totalement différente.

  13. #193
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    Quote Originally Posted by Couack View Post
    Bon je ne suis pas en train d'insinuer que Ravel a pompé sur Liszt, mais il y a un lien évident. Je suis de plus en plus surpris de constater à quel point la musique de Liszt est finalement peu romantique et préfigure de façon aussi claire les "impressionnistes" français, bien plus que celle de Grieg pourtant mentionnée par eux.
    Sur la toute fin alors !

  14. #194
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    Moi, je ne suis pas mélomane, mais quand j'entends du Ravel, ce n'est pas à Liszt que je pense, ni à Grieg, en vérité, mais à choisir le plus proche de Ravel parmi ces deux compositeurs, au niveau des couleurs, c'est à Grieg que je songe.

  15. #195
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    Je vois : encore des sceptiques

    écoutez plutôt :

    YouTube - Earl Wild Plays Liszt "Le Jeux d'Eau a la Villa d'Este"

    par ailleurs, je vais voir l'article Liszt de la Wikipedia et qu'est-ce que je lis en introduction ?

    Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui, naissent l’impressionnisme au piano, le piano orchestral – Mazeppa, la quatrième étude d’exécution transcendante – et le piano littéraire – les Années de pèlerinage.
    Il est à l’origine – avec Frédéric Chopin – de toute une lignée de compositeurs : Ravel, Rachmaninov, Scriabine.

    On va encore me dire que la Wikipedia n'est pas une évangile, n'empêche.

    Et dans la foulée si quelqu'un peut m'éclairer : qui est ce Earl Wild qui joue si bien ces Jeux d'eau ?

  16. #196
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    ce n'est pas une question de virtuosité, qui reste artificielle chez Ravel plus encore que chez Liszt: Ravel n'avait pas la virtuosité nécessaire à l'exécution de ses propres oeuvres.
    Liszt a jeté par hasard et en retravaillant d'instinct le même matériel toutes les bases de la musique du 20ème siècle, trouvailles qui lui ont été empruntées d'abord par son beau-fils, mais Liszt a continué à inventer, au-delà du chromatisme exacerbé et du développement cyclique, il est le premier à avoir expérimenté la fin de la tonalité et la sortie du système harmonique traditionnel. C'est déjà très net dans les Légendes, encore plus dans les Gondoles funèbres. Des pièces comme Nuages gris ou la transcription pour piano de Via Crucis en font le précurseur du minimalisme et des répétitifs.
    Un tel parcours est miraculeux lorsqu'on constate qu'il est parti de rien, qu'il n'a jamais compris grand chose à l'orchestration, et qu'il s'est contenté pendant longtemps de reproduire des airs populaires dans des arrangements improbables.

  17. #197
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    Tout pareil.

  18. #198
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    Quote Originally Posted by Couack View Post

    Et dans la foulée si quelqu'un peut m'éclairer : qui est ce Earl Wild qui joue si bien ces Jeux d'eau ?
    Ce monsieur a enregistré avec Horenstein une intégrale des concertos de Rach assez prisée par les spécialistes....
    je me demande si je n'ai pas ça chez moi ?...
    Râââââh j'déconne hein ?

  19. #199
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    Quote Originally Posted by Fred Audin View Post
    ce n'est pas une question de virtuosité, qui reste artificielle chez Ravel plus encore que chez Liszt: Ravel n'avait pas la virtuosité nécessaire à l'exécution de ses propres oeuvres.
    Liszt a jeté par hasard et en retravaillant d'instinct le même matériel toutes les bases de la musique du 20ème siècle, trouvailles qui lui ont été empruntées d'abord par son beau-fils, mais Liszt a continué à inventer, au-delà du chromatisme exacerbé et du développement cyclique, il est le premier à avoir expérimenté la fin de la tonalité et la sortie du système harmonique traditionnel. C'est déjà très net dans les Légendes, encore plus dans les Gondoles funèbres. Des pièces comme Nuages gris ou la transcription pour piano de Via Crucis en font le précurseur du minimalisme et des répétitifs.
    Un tel parcours est miraculeux lorsqu'on constate qu'il est parti de rien, qu'il n'a jamais compris grand chose à l'orchestration, et qu'il s'est contenté pendant longtemps de reproduire des airs populaires dans des arrangements improbables.
    Bref, ce mec est un génie : plus je l'écoute (et je l'écoute de plus en plus) plus je suis subjugué.

  20. #200
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    Ravel? Evidemment, que c'est un génie!

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