Effectivement, de façon générale il n'a sans doute jamais été aussi facile et peu coûteux à la fois de se procurer des disques, et avec un choix démesurément plus grand qu'avant. Je ne sais pas trop ce qu'il en est pour les autres musiques, mais je pense que maintenant la part des mélomanes classiques qui payent un disque, même une nouveauté, plus de 10 euros, est devenue minoritaire. Et d'ailleurs, c'est sans doute un autre facteur important de l'affaissement des ventes: l'explosion de la revente.
D'un autre côté, il y a une question qui m'intrigue et à laquelle je n'ai aucun début de réponse: les habitués des plateformes amazon voient bien qu'il y a 5-6 gros revendeurs qui se partagent le gâteau (le crocodile floridien, le classique dans le ciel bleu, le film sur la planète des ET, etc., pour ne pas les nommer directement). Or, on n'y prête plus forcément attention à force de commander chez eux, mais ces gens revendent bien des disques neufs, souvent un cran moins cher que les particuliers qui essayent (on imagine péniblement) de refourguer leurs doublons ou disques mal-aimés. Or, le crocodile, le ciel bleu, etc., si j'ai bien compris, rachètent des stocks non écoulés aux distributeurs. (mais p'têt' j'ai rien compris en fait, hein).
Et ma question est: ne verra-t-on pas un jour les distributeurs réduire encore les ventes en gros qu'ils font aux vendeurs traditionnels (FNUK, Virzim...) pour arroser directement le crocodile et Cie, dont la clientèle potentielle grossit sans cesse proportionnellement à celle de FNUK et Cie? Financièrement, même en tenant compte du fait que le croco revend 50% moins cher que la FNUK, ça ne me paraitrait pas irrationnel.
Edit: pour être plus clair, on parle de revendeur aujourd'hui pour le croco, et de vendeur pour la FNUK, mais en fait ils font à peu près le même métier, non?





J'ajoute que je n'ai ni ne souhaite avoir aucun appareil permettant d'écouter de la musique dans les transports, et pourtant j'y passe au minimum deux heures par jour.
Donc, ils n'écoutaient pas de disques certes, mais je ne suis vraiment pas convaincu que le mordu moyen vivant à Paris, ou a fortiori à Vienne il y a 100 ou 200 ans, passait moins d'heures par jour à écouter de la musique et en disposait de davantage pour jouir du silence entre les concerts...




