bon,je la réécoute...tiens sur la partition au début c'est marqué : "vigoureux,décidé"...
là ça crache et ça tousse
à35 clarinette et basson pas ensemble
drôle de son cette caisse claire
aie !les canards
bon sang ,les gens attendent les solos pour tousser! affreux!
62 ppp!!!ils jouent tout mf
ce que c'est mou
"Mit grossem Ausdruck"!!!!
non,ils applaudissent!!!!
bon la pause je vais manger
à35 clarinette et basson pas ensemble
aie !les canards
bon sang ,les gens attendent les solos pour tousser! affreux!
C'est vrai, mais que voulez-vous? C'est la différence entre quelque chose de vivant et un disque où tout est corrigé, où il n'y a pas le même enjeu, le même stress, que sais-je?
Les canards, bien que réels (je pense aux cors et aux trombones: eux, toujours eux..) ne m'ont pas dérangé. C'est vrai que le décalage entre le basson et la clarinette, ça c'était vraiment naze...mais sur 1h50...
C'était pas Karajan qui a dit un truc du genre: "je pardonne les fausses notes, mais jamais les erreurs de rythme..."?
une fausse note ne me dérange pas si par ailleurs il y a de la vie.
je viens de finir l'écoute. j'ai trouvé le 2ème tristounet,malgré la magie de l'orchestration qui filtrait malgé tout,le 3ème très poussif sauf le Flügelhorn qui devait avoir un train à prendre,tout cela manquait de poésie et d'imagination.
dans le 4ème il manquait le ''misterioso" au début mais la suite était mieux,l'alto très bien.
bimm bamm est indiqué "lustig im tempo" passons..
la bonne surprise est venue du final,enfin pas trop lent, avec un son très homogène,une émotion palpable,sans baisse de tension.juste un bémol à la fin avec un surprenant crescendo des trompettes sur l'avant dernier accord,un point d'orgue un peu court ,et un public incapable d'écouter quelques secondes le silence qui devrait suivre....
mais bon sang est-ce qu'une musique plus belle a jamais été écrite?
et un public incapable d'écouter quelques secondes le silence qui devrait suivre....
Ah ça! Complètement d'accord. On dirait que c'est le concours à celui qui applaudira en premier (désir d'avoir son applaudissement ou son "bravo" aussi tonitruant qu'hypocrite retransmis sur les ondes?).
Sinon, je reviens sur Gatti: je pense qu'il avait une idée derrière la tête.
Plusieurs détails m'y font penser:
Les attaques des cors au début: extrêmement précises. C'était lent (trop peut-être?) mais on aurait dit qu'il voulait compenser cette lenteur par une précision sans faille. Chaque moment du 1er mouvement favorisait l'intelligibilité du morceau (peut-être au détriment de la cohérence d'ensemble qui pouvait donner l'impression de quelque chose d'assez décousu, comme le disait Ulricht plus haut).
Les deuxième et troisième mouvements: (surtout dans le deuxième ici) j'ai retrouvé l'impression que j'ai toujours quand j'écoute les quatre premières symphonies: une impression de timidité, de fragilité, de quelque chose d'extrêmement précieux qu'un rien pourrait démolir. Bref, une idée de quelque chose de pathétique.
j'ai lu une interview de Gatti qui dit avoir peur de trop en faire, d'exagérer dans Mahler,cela explique peut être cette timidité.Néanmoins ,pour en revenir au 1er mt,il faut pouvoir en percevoir et en traduire toute la joie dyonisiaque ,démoniaque, sauvage,excessive justement!
sinon, à propos de la fin du final, on peut se référer à la version DVD d'Abbado Lucerne pour ce qui est du silence qui suit,c'est impressionnant!